Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Le Blog de Jean-Marc Tanguy

A deux vitesses..

Alors qu’une formidable compétition s’achève au Brésil, une autre, moins prometteuse s’ouvre en France de Frangy en passant par Neuilly. Mais intéressons-nous à la première..

Merci aux athlètes, qui nous ont offert une véritable trêve à travers des moments fédérateurs et les valeurs de l’olympisme.

Bravo et merci à Marie Riou, Virgnie Cueff, Léa Jamelot, Camille Lecointre, athlètes finistériennes, aux fortunes diverses, mais qui ont tout donné et qui peuvent être fières de l’image qui a été offerte.

Car en effet, quel plaisir d’entendre certains athlètes, contrairement à certains milliardaires en short qui toute l’année agressent la syntaxe et la grammaire hexagonale.. A croire que les millions sur les comptes en banque ne suffisent pas pour acheter un dictionnaire.. Le fossé qui sépare le sport de haut niveau et le sport business est là aussi béant..

Je pense entre autres à Pierre Ambroise Bosse, 4ème du 800 mètres, qui salue son chat au micro, à l’intelligence, le respect et la fraicheur de Maxime Beaumont, médaille d’argent de sprint en Kayak monoplace et évidemment à la sportivité de la délégation des boxeurs tricolores, avec notre maintenant emblématique couple en or Estelle Mossely et Tony Yoka qui nous ont offert de l’amour en or..

Le fossé n’est pas que dans la mentalité et l’état d’esprit des sportifs, car il faut savoir qu’en France, loin de certaines représentations, un peu plus de 4 sportifs de haut niveau sur 10 gagnent moins de 500 Euros mensuels. Je pense, et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres à Phara Anarcharsis, vice-championne d’Europe du 4 X 400 mètres d’athlétisme, qui travaille à mi-temps à Décathlon et a du mal à boucler ses fins de mois.. Il est dans de telles conditions impossible de concurrencer d’autres nations, qui elles, soutiennent leurs athlètes dans les plus grandes compétions.

Je ne dis pas ici que ces sportifs devraient être des privilégiés absolus, mais incontestablement, un équilibre devrait pouvoir être trouvé pour leur permettre, ne serait-ce que de vivre de leur sport, puisqu’ils nous représentent à l’international et génèrent une véritable respiration populaire. D’autant que dans le sport Français, c’est une minorité, donc quelques disciplines qui se partagent le gâteau, laissant des miettes à la majorité.

De tout temps, et au-delà même des alternances politiques, la France n’investit pas dans le sport. Sans doute, l’explication repose sur une forme de mépris pour ce qui est réduit à des jeux pour calmer les peuples.. J’aurais pourtant tendance à penser que le sport est avant tout créateur de moments fédérateurs, qui ne sont pas légion aujourd’hui. Le sport étant également un grand contributeur de « résilience sociale » pour une part importante de celles et ceux qui le pratiquent. Sans bien sûr avoir vocation à être une politique régalienne, le sport dans notre pays mérite un autre traitement que celui qu’il subit aujourd’hui..

En tous les cas, j’en sors encore plus convaincu que je ne pouvais l’être de tout l’intérêt de défendre les pratiques sportives sur le territoire Finistérien, y compris à l’approche de futurs débats budgétaires. Notre choix est celui de la cohésion sociale, et si je suis convaincu que c’est le bon, il nécessitera non seulement la continuation mais surtout la montée en puissance des actes déjà posés pour construire un sport départemental cohérent et viable.

Si la piteuse actualité nationale peut rendre les passionnés déjà nostalgiques des émotions brésiliennes, les paralympiques arrivent (enfin normalement, et souhaitons le vivement) et nous suivrons avec la même émotion notamment Katell Alençon et Bruno Jourdren, qui démontreront à nouveau que tout commence en Finistère.

Ne rien lâcher…

Depuis l’horrible et lâche attentat de Saint Etienne du Rouvray, j’écoute presque en boucle l’Ave Maria de Schubert, en me répétant inlassablement que Les barbares veulent la haine et la division et que les seules réponses seront le courage, l’intelligence et la fraternité. La musique qui adoucit les mœurs est une forme de thérapie..

Ces barbares s’en prennent à notre liberté, aussi bien à Nice, Bagdad, Paris, Orlando, Toulouse, Bruxelles, Tel Aviv, Ansbach, Beyrouth etc… Ils assassinent des enfants, des artistes, des policiers, des prêtres, des femmes et hommes de la rue..

Ils ne cherchent que haine et division, et en France, ils y trouvent un écho certain… A l’aulne de quelques politiciens de pacotille, omnibulés par un scrutin qui aussi spécifique qu’il puisse être amène la droite française à ne se parler qu’à elle-même, faisant pourtant peur à tout le monde, en réclamant des mesures qui soit existent déjà, soit ne sont pas constitutionnelles..

La résidence surveillée par exemple n’est qu’un gadget.. Mettre des milliers de personne en « résidence surveillée » non seulement ne s’improvise pas mais est quasi impossible à mettre en œuvre.

Ensuite, nous sommes encore dans un état de droit et enfermer sans réelle procédure constitue une porte ouverte à bien des dangers guidés sur la subjectivité, le ressenti, plus que par le droit.

Par ailleurs, une telle mesure n’aurait par exemple aucunement empêché la tuerie de Nice, au regard du profil de l’assassin..

Enfin, une telle décision ne ferait qu’augmenter l’antagonisme, permettant aux prédicateurs du sang et de la haine de nourrir leurs ignobles rangs de nouveaux monstres..

Donc : impossible, Dangereux, Inutile, et propice à l’escalade. Et comble du cynisme, si demain, l’opposition arrive aux responsabilités, il n’existe aucune certitude qu’elle appliquerait une telle mesure pour toutes ces raisons. La surenchère est surtout verbale, démagogique et électoraliste.

Malheureusement, il faut se forger l’intime et douloureuse conviction que toutes les réponses n’existent pas face à un tel ennemi.. Il n’y a aucun remède miracle dans une telle guerre. Si c’est terriblement humain de penser le contraire, y croire ne sert qu’à se rassurer. Pourtant, jamais un gouvernement n’aura autant fait pour lutter contre le terrorisme. Il suffit pour s’en convaincre de voir le nombre d’attentats déjoués pour le comprendre. Mais il est bien plus facile de faire peur que d’expliquer… Personne ne peut sous des prétextes fallacieux s’arroger le monopole de la colère et de l’indignation. Entre indignation  et indignité, certains semblent d’ailleurs faire œuvre d’une large confusion, sans doute assez largement organisée..

Avant que Jean Jacques Urvoas, comme parlementaire ne relance début 2015 une loi sur le renseignement, rien n’avait été fait depuis… l’époque du Minitel.. Nous sommes pour le moment réellement en retard sur nos ennemis. Il faut simplement du courage pour affronter cette vérité tragique.

Il y a ceux qui parlent de « légaliser l’arbitraire », et ceux qui agissent en responsabilité..

Le courage dans la période est de ne pas tomber dans le piège de la haine. Les barbares eux, n’attendent que ça.. Ce n’est pas en tournant le dos à notre constitution, à nos principes de vivre ensemble et en faisant prédominer le règle de la réaction par l’émotion que nous sortirons vainqueurs d’un affrontement qui de toute façon s’installera dans le temps.. Nous gagnerons sur nos valeurs, et s’en détourner est un attendu absolu des barbares..

Comme le dit très justement le Président de la République : « Certains nous disent : « Mieux vaut ne plus avoir d’état de droit et être en liberté ». Mais nous n’aurions plus la liberté ni l’état de droit. Et nous aurions toujours le terrorisme ».

https://www.youtube.com/watch?v=2bosouX_d8Y&feature=share

 

Taisez vous !!!

Il y a des articles que l’on préférerait ne pas avoir à écrire…

« Le risque Zéro n’existe pas ».. « Etre en démocratie, c’est avoir du courage ».. Je repense à ces mots souvent entendus de Jean-Jacques Urvoas.. Notamment à la lecture des petites phrases du « concours Lépine du Yaka Faukon » de certains élus de la droite Française.. Ils commencent tous comme Marine Le Pen d’ailleurs… (dans les événements tragiques, les esprits tragiques se rencontrent..) par dire qu’ils sont en colère… Oui bien sûr, nous à gauche, et encore plus les membres du gouvernement sommes joyeux et légers aujourd’hui… Leur colère.. je vais la transmettre à mon amie Murielle et ses filles, qui sont allées se réfugier jeudi soir, qui ont couru vite, si vite… prises dans le mouvement de foule de la promenade des anglais.. Si vous saviez, « politiciens » qui déshonorent votre mandat.. Si vous saviez ce qu’elles font de votre colère…

Pour Henri Guaino, je cite, et ce n’est pas le site parodique « Le Gorafi » qui n’aurait même pas osé.. : « Il suffit de mettre à l’entrée de la promenade des anglais un militaire avec un lance-roquette et il arrêtera le camion ». Un vraie génie militaire le député des Yvelines..

Pour Christian Estrosi, avec les circonstances du traumatisme sincèrement ressenti infligée à la ville dont il est l’édile.. se questionner sur la pseudo incohérence entre la velléité initiale de mettre fin à l’état d’urgence le midi avant l’attaque et la décision de le prolonger après l’attaque.. est aussi douteux qu’inutile.

Pour Alain Juppé, toute « droite ouverte et humaniste » qu’il incarne en apparence : « Si tous les moyens avaient été pris, le drame n’aurait pas eu lieu »… Si M. Juppé est aussi intelligent qu’il est prétendu, il devrait très vite retirer de tels propos.. Surtout quand ils sont suivis de.. aucune proposition…

Eric Ciotti veut enfermer tout le monde, Ménard dit ouvertement que le Président de la République est directement responsable etc etc…

Comme si la politique n’était pas suffisamment méprisée collectivement pour venir y ajouter un « tel degré de médiocrité« , comme l’ont souligné à juste titre certains éditorialistes.

Souvent, la fameuse « gauche caviar » et son mépris assumé des classes laborieuses et prolétariennes m’irritent au plus haut point… Mais quand la « droite cassoulet » touche les bas-fonds de l’âme humaine au paroxysme absolu.. La nausée n’est pas loin..

Être dans l’opposition exige souvent d’assumer ses contradictions, j’en sais quelque chose.. Combien de fois ne me suis-je pas moi-même trouvé immodéré, comment ne pas l’admettre.. Mais en la matière, ceux cités plus haut qui insultent leur mandat sont aussi excessifs qu’ils sont insignifiants..

Il ne s’agit pas de prétendre qu’aucune question se pose. Mais sur des sujets aussi complexes, où chaque jour apporte son lot d’informations, un minimum de recul et de pondération semblent devoir être de rigueur.. Alors SVP, décence, hauteur et responsabilité !! Ne cherchez pas des divisions sur ce sujet, ou du moins pas tout de suite, alors que nos héros ne sont même pas enterrés…

Alors non, ce n’est pas car vos sentiments se soustraient à vos intérêts électoraux que vous empêcherez la fraternité de s’exprimer.. Vous n’êtes pas à la hauteur, en surfant ainsi sur le sang des victimes et en jouant à la surenchère démagogue.. A défaut de vous taire, au lieu de ne rien proposer ou de dire n’importe quoi, laissez au moins les victimes et leurs familles en paix, laissez libres celles et ceux qui veulent avoir une pensée, un geste ou toute autre signe humaniste..  et donc… TAISEZ VOUS !!!!!

Nous sommes Nice.. Vous êtes petits.. si petits..

Nous sommes Nice…

Devant l’effroyable, pas d’amalgames ou de facilités. Les réponses seront le courage, l’intelligence et la fraternité. Nous sommes ‪#‎Nice‬

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Faites le…

Qu’ils furent beaux et généreux nos gladiateurs des temps modernes… Ils ont fait de l’assertion de Michéa : « Le plus beau but était une passe » une réalité et même un absolu. Tant hier, c’est le collectif qui s’est exprimé.. Face à la montagne qu’on nous présente depuis 1958 comme infranchissable, nos héros d’une soirée ont défendu tous ensemble avec une abnégation et une solidarité, qui confine à une forme de génie poétique sur toutes les lignes..

Hugo, Façon Gordon Banks de 1970 d’un soir. Kimmich avait marqué un but… Mais LLoris l’a arrêté… Sa sobriété et sa détermination lui donnent le supplément d’âme qui lui permet de livrer une copie parfaite et d’en faire hier soir le meilleur gardien de foot au monde, qui normalement pourtant était censé se trouver de l’autre côté du terrain.

Antoine, ce gamin à l’allure d’un dandy des années 30, qui avec ses deux buts hier soir a rappelé un certain 12 Juillet 98.. Grizou et Zizou même combat.. Griezman est un ébouriffant généreux, faisant partie de cette catégorie assez unique, qui à eux seuls peuvent changer le cours d’un match en un éclair. Si l’histoire va jusqu’au bout.. Pour continuer à filer la métaphore zinediste pleinement adaptée, s’il y a eu une génération Zidane, il pourrait y avoir une génération Griezmann.

Didier, sorte de sorcier vaudou tricolore, qui est l’homme de la situation, celui qui peut nous amener au bout de l’histoire, tant son esprit de la gagne et son sens de « l’anticipation situationnelle » lui fait trouver les mots pour sublimer son groupe. Dédé connaît le vertige victorieux et cultive un état d’esprit irréprochable afin d’amener ses troupes vers le beau, l’infini et l’éternité.. (CF Titre de l’équipe 13 Juillet 1998…). Le système D fonctionne à plein..

Attardons nous un paragraphe, mais pas plus.. Sur les « gâcheurs », les »grincheux » et autres esprits chagrins, qui n’ont de cesse que de vouloir gâcher la fête et qui étonnement même en serrant les dents n’ont pas encore lâché cette lecture.. Ca ne saurait tarder..

Ceux-là nous parlent de «Panem et Circenses », soit du « pain et des jeux », pour anesthésier les peuples et les détourner de l’essentiel.. Sans parler de ce que j’appelle souvent moi même « les milliardaires en crampons »… Mais pour reprendre encore Michéa, je répondrai que : « Signaler l’intérêt philosophique du football a en effet toutes les chances d’apparaître comme une provocation déplacée à une époque où le mépris des sentiments et des passions populaires est devenu un métier et passe pour une vertu ». C’est même devenu un sport, y compris pour une certaine gauche, qui s’en est fait l’experte et qui démontre là tout son mépris pour la chose populaire, pour la vie quotidienne des gens, pour leurs rêves et aspirations… Non ce n’est pas sale.. Et c’est même d’une splendeur qui échappe aux broyeurs de noir, qui ne comprennent pas ces moments de bravoure, se positionnant non pas comme une élite, car aigrie et déconnectée, mais plutôt comme une police moralisante de la pensée.. J’aime bestialement, tripalement, mais aussi poétiquement le foot et j’en suis fier Messieurs les censeurs !!!

Les larmes de Payet lors du France Roumanie sont les larmes du retour à l’enfance et du rêve de gosse.. On est bien sur au-delà du foot business. Et très sincèrement, que l’on aime ou pas, comment demeurer insensible à la communion que seul le sport, et en particulier le foot arrive à générer.. Certes, il y a fort à parier qu’en cas de ciel bleu Dimanche soir, cette communion, comme un enivrement collectif soit aussi intense qu’éphémère.. Mais comme dirait Aimé Jacquet « Quel beau truc à vivre »…

On ne communie plus aujourd’hui à grande échelle.. Ou du moins, le dernier besoin que l’on a ressenti en la matière fut motivé par l’horreur et l’effroi..

Tout le monde sait où il était le 12 Juillet 1998… Alors c’est vrai, depuis, qu’avons-nous fait de l’esprit Black Blanc Beurre.. Mais ne demandons pas au foot de résoudre tous les maux d’un pays qui ne sait pas se poser les bonnes questions sur sa jeunesse.. Mais ne serait-ce que les oublier l’espace d’un instant..

Alors, Hugo, Backary, Samuel, Laurent, Patrice, Blaise, Paul, Moussa, Dimitri, Antoine, Olivier et vos 12 amis, faites le.. Vous n’avez pas le droit de nous en priver… Vous êtes face à l’histoire..

Le foot s’inscrit dans l’histoire.. C’est l’histoire dans l’histoire.. Au travers les générations, nous avons aimé vous détester et détesté vous aimer.. Aujourd’hui nous connaissons des temps de médiocrité et de turpitudes.. Alors, n’y allez surtout pas ajouter une défaite… Donnez-nous de la lumière.. Ephémère évidemment, mais nous en avons tellement, terriblement et cruellement besoin.. Alors, je me permets cette injonction.. Faites-le..

Le Flou artistique…

Le dénouement hier du débat en conseil municipal sur le centre d’art contemporain ressemble à un saisissant mépris et à une bien mauvaise plaisanterie envers les acteurs culturels concernés. Suite aux prises de parole de l’opposition, ils ont laissé entendre que la porte demeurait ouverte, pour au dernier moment annoncer le maintien du désengagement. Le maire botte en touche en pensant mettre zéro euro dans une structure hébergée à Quimper mais en demandant aux autres partenaires une rallonge budgétaire !! Comble de mauvaise foi pour essayer de préserver un semblant de majorité, tant elle est fracturée sur la question, et gagnant du temps avant l’été. Le flou artistique complet.. c’est malheureusement le cas de le dire..

Mais une fois de plus, il se trompe car hier ce fut le vœu que nous avons défendu avec tous les collègues de l’opposition, mais demain nous ne lâcherons rien politiquement, pour continuer à faire vivre la diversité culturelle à Quimper.

Ci dessous, le texte de mon intervention d’hier soir :

« Monsieur Le Maire, Mesdames et messieurs les élu-e-s, chers collègues.

Votre décision M. Le Maire d’arrêter la subvention au centre d’art contemporain est particulièrement brutale…

Brutale car sans aucune autre forme de débat, vous mettez donc fin à la vie du quartier.

Brutale car les 8 salariés Quimpérois au chômage l’apprennent… par la presse…

Brutale car au départ c’était 15 % de moins par an.. Puis a été évoqué la fusion avec l’école d’art, et en quelques jours, la prise de décision de stopper la subvention

Brutale car Teatr Piba Très Tôt Théâtre, les polarités, l’odyssée des mots, l’art contemporain, je cite « vous n’aimez pas », ou « c’est du bruit pas du son », ou encore « je vais donner des consignes »… Il est clair que guider une politique par des choix purement personnels.. Ressemble davantage au fait du monarque et empêche la diversité culturelle..

Sur l’argument budgétaire, une autre lecture est possible… Brigitte l’évoquera au compte administratif.. Mais un seul exemple.. Sur la politique culturelle, la région, avec les mêmes contraintes a augmenté son budget pour la culture. Le département, avec bien plus de contrainte car il verse d’importantes prestations, maintient son budget culture.. C’est donc un choix éminemment politique et éminemment idéologique

Car la culture devient trop souvent la variable d’ajustement d’une politique municipale. Quimper, Perpignan, Avignon, Chalons Sur Saone, et dans le lot il y en a une de gauche… L’objet de notre débat n’est pas politicien.. Alors que la culture, à l’échelle d’une ville ou d’une agglomération doit justement être pensée non pas comme une charge mais comme un levier d’émancipation.. Je suis persuadé, et ça n’engage peut être que moi… Qu’une politique culturelle doit avoir l’ambition d’éviter l’entre soi, pour faire en sorte que  les publics dit « éloignés » aient aussi accès à la vie culturelle, dans sa diversité.

La place de l’art au plus proche des citoyens, doit continuer à structurer notre action. La culture populaire c’est la culture pour chacun. C’est en fait ce que Antoine Vitez, quand il dirigeait le théâtre Chaillot en 81 appelait « L’élitisme pour tous »… sans renoncer aux exigences des créations… Mais bien en allant vers…

La création en général, qu’il s’agisse du théâtre, de la danse, de la musique, de l’art contemporain est un défi essentiel face au rouleau compresseur cathodique de la simplification et de l’immédiateté..

C’est apprendre l’altérité et c’est bousculer nos conventions, nos certitudes..

La culture n’est pas autre chose qu’un investissement, au même titre que l’éducation.. Je partage cette affirmation avec votre ami Alain Juppé…

Demain sur Quimper, si vous maintenez votre décision, les jeunes générations d’artistes investiront d’autres lieux.. Plus au Nord… C’est l’arroseur arrosé pour le maire de Quimper qui organise lui-même la fuite vers Brest…

Car ce lieu culturel avait la force de sa liberté, et offrait des alternatives. Le débat est bien celui de la diversité culturelle, garante de liberté, porteuse d’espoir, et créatrice d’une génération de citoyens qui n’abandonne pas.. « Cette métamorphose la plus profonde de l’être humain » comme dirait Malraux ..

Il y a aujourd’hui dans des greniers les chefs d’œuvre inconnus de demain.. Picasso, Gauguin et Van Gogh, en savent quelque chose..

Quelques propositions : relancer le processus de discussion, vous y êtes invité par Marc Bécam, vous avez de meilleures perspectives budgétaires pour 2017, avec une baisse de DGF divisée par 2.. Avec les 120 000 Euros proposés par le ministère. Passez les équipements culturels à l’échelon communautaire avec la force du Pays Glakik et de l’Arthémuse, travaillez avec Brest à une solution mutualisée. La politique ce sont des choix. Je ne fais que poser la question : vaut-il mieux stationner 1H00 ou 1H30 de plus… plutôt que de priver nos enfants demain de l’accès à une forme de culture ? C’est une question de vision d’avenir ou pas de notre société.. C’est le besoin immédiat face à l’intérêt général..

La petite économie comptable d’aujourd’hui peut devenir le grand appauvrissement politique de demain.

Alors, pour conclure, Mesdames et messieurs de la majorité : COURAGE, ce n’est pas courage fuyez, mais courage ASSUMEZ !!!

Pensez à nouveau à Malraux, qui en 2 phrases répondait à son premier ministre lui donnant une note de cadrage qui devait saper la politique culturelle.. en 2 Phrases : « Je n’ai  pas beaucoup aimer votre courrier.. Veuillez m’en écrire un autre… »…

Alain, je crois que tu n’es pas d’accord avec ce qui se passe.. Ce n’est pas trop tard.. Mais il n’y a que les combats que l’on ne mène pas qui sont perdus d’avance !! Aujourd’hui le Quartier, demain ART4CONTEXT, après-demain, à qui le tour ?

Mesdames et messieurs de la majorité, ce n’est pour le moment que le bureau municipal qui en quelques minutes a décidé de rayer 25 ans d’histoire. La décision vous revient, c’est ça être élu !!! Je vous demande donc Solennellement de ne pas participer à cette erreur historique pour notre ville..  Ce n’est pas une raison économique donc il est encore temps..

Proposez nous ce soir une porte de sortie. Tout le monde peut se tromper, c’est un geste fort de reconnaître ses erreurs.. Ne soyez pas sectaire comme vous l’aviez
indiqué pour votre première phrase de maire… »

 

Sport Solidaire…

Là où d’autres prennent des décisions brutales, la concertation semble le meilleur chemin..

Les deux premiers temps de concertation sur les nouvelles orientations politiques pour le sport départemental ont permis de tirer déjà quelques constats. Presque 100 participants avec entre autre des acteurs du monde sportif, des membres de comités départementaux, de clubs, des bénévoles, des éducateurs sportifs. Mais aussi des coordinateurs jeunesse, des responsables associatifs du monde du handicap ou de l’insertion, des travailleurs sociaux etc..

Notre ambition est clairement d’aller vers les publics les plus éloignés de la pratique sportive, qui sont également les « publics prioritaires » du conseil départemental, renforcés que nous sommes en la matière par aussi bien la loi notre que par notre projet politique, qui nous engage sur un mandat.

Ainsi, le travail concret en ateliers lors des deux premiers temps de rencontre aura été l’occasion de faire travailler ensemble deux mondes parallèles qui s’ignorent parfois, et que le département veut rapprocher. Je suis persuadé que la cohésion sociale existe déjà dans le mouvement sportif. Mais l’idée est de certes, valoriser ce qui se fait déjà, tout en incitant à aller encore un peu plus loin. Car oui la cohésion sociale existe dans le sport, mais quand il s’agit par exemple d’inscrire son enfant atteint de trisomie à l’athlétisme.. C’est tout de suite plus compliqué.. C’est pourtant là où le département peut être un levier, un support. Aucune question d’opposer la pratique sportive traditionnelle, faite de loisirs ou de compétitions à la cohésion sociale mais plutôt une velléité de promouvoir la complémentarité de ces deux mondes qui ne peuvent continuer à s’ignorer. C’est évidemment une des fonctions du sport, celle de la cohésion sociale, dans la mesure où le sport est d’abord du vivre ensemble, avant d’être de l’animation subventionnée. Il n’y pas d’incompatibilité, mais une synergie à trouver.

C’est ensuite une question de posture.. Car j’entends avec difficulté l’affirmation « ce n’est pas notre métier d’accueillir certains publics ».. Par contre mettre en place un ensemble d’actions pour permettre que cet accueil se fasse, oui. Mais si dès le début, on se dit que c’est impossible, alors, on ne va pas chercher la compétence qui va permettre le travail en commun.

Ainsi, nous allons maintenant synthétiser la presque trentaine de propositions qui a émergé, entre par exemple la volonté partenariale de conventionnement entre les clubs et les associations du champ social, la formation des bénévoles, une campagne de recrutement de bénévoles sur le volet éducatif, la promotion du sport famille pour les mères ou pères isolés avec leurs enfants, la mise en place d’un comité jeunesse au sein du mouvement sportif, un travail approfondi avec les étudiant-e-s en STAPS, une réflexion sur la création de postes mutualisés d’ETAPS (Educateur Territorial des Activités Physiques et Sportives), des forums des clubs dans les collèges etc etc etc.. J’en passe et des meilleurs.

Il nous reste une troisième concertation Samedi sur « Quel modèle économique pour le sport », où nous nous interrogerons sur le « Qui fait quoi » entre les différentes collectivités et le privé, pour travailler en cohérence de compétences plutôt qu’en saupoudrage irréfléchi, afin de tendre vers une meilleure efficacité dans les politiques sportives. Il conviendra aussi de s’interroger sur la mise en place d’un formulaire unique pour les demandes de subventions des clubs, car on voudrait décourager les bénévoles que l’on ne s’y prendrait pas autrement..

Enfin, l’idée directrice est bien de donner du sens à notre politique, de se doter d’une vision, d’une doctrine, de critères, afin de construire un projet politique sportif départemental. Ainsi, au-delà des aléas budgétaires, c’est le projet qui mène le budget et non l’inverse. Je me refuse à courir derrière les chiffres.. Sinon, on ne fait que subir et il ne se passe… rien pour les citoyens. Ainsi autour de la cohésion sociale, nous tâcherons ainsi d’être créatifs, novateurs et fédérateurs. Ce n’est qu’un début..

Concertationite…

Qu’elle soit passée ou à venir, la concertationite aigüe me guette : Réunions participatives sur le projet départemental, Bilans de mandat, réunions de quartiers avec le PS Quimper, Réunions Débats avec l’ensemble du mouvement sportif, Schéma d’accessibilité au service public avec élus et associations..

En l’espèce, la concertationite n’est pas une pathologie, mais plutôt une modalité indispensable d’aide à la réflexion. C’est en fait la question du sens que l’on donne aux décisions politiques et donc à l’action publique. Cette quête de sens ne peut se faire qu’au plus près des citoyens, qu’ils soient organisés ou non en associations. C’est ici toute la question de notre modèle démocratique à l’heure où les partis n’ont jamais été autant détestés (ce qui ni n’excuse, ni n’explique les violences inqualifiables à l’encontre aujourd’hui des biens, et demain des personnes…).

Le politique bashing est partout et sombre parfois dans une facilité navrante. Pour autant, ce qui doit être entendu, c’est la désespérance collective et les aspirations citoyennes vers une meilleure prise en compte  de la dimension humaine dans l’organisation politique et administrative de notre pays.

Ainsi, progressivement, en se nourrissant de ce que nous entendons au plus près des citoyens, en regardant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne, nos projets politiques locaux doivent être guidés par ce besoin de lien social en proximité. Y compris dans un projet local d’alternative, il sera indispensable de travailler à la mise en œuvre de modalités pratiques et concrètes pour qu’un certain nombre de questionnements de citoyens, sur leurs rues, leurs quartiers ou même sur des projets structurants de la ville trouve à la même hauteur de vraies réponses, en ne laissant personne suspendu dans le vide.

De vrais outils politiques, administratifs et techniques existent pour répondre efficacement aux demandes. Les élu-e-s doivent en être les garants. Nous serons amenés progressivement à déployer nos propositions en la matière, après les phases autant passionnantes qu’indispensables de concertation. C’est tout le sens d’un projet politique, qui doit s’appuyer sur une volonté de rénovation des pratiques, pour une refondation en profondeur. Le sujet ne fait que commencer. La porte s’entrouvre, écoute et échange en sont la clé.

Jean-Jacques Urvoas, un ministre du 21ème siècle…

Depuis 3 mois et 20 jours, le ministre de la justice est au travail, inlassablement.. On connaissait les qualités d’artisan du droit de Jean-Jacques Urvoas, mais son action à la Chancellerie démontre aussi un évident ancrage à gauche dans le contenu du travail fourni.

Tout d’abord, car dès son arrivée à la fonction de garde des sceaux, il s’est concentré sur un objectif simple, sur un axe majeur et sur une ambition unique : redonner des moyens à la justice pour fonctionner.

Pas besoin de grandes déclarations enflammées dans de multiples médias, mais une activité de tous les instants pour gagner son arbitrage.. C’est une pratique politique aussi respectueuse et discrète qu’efficace.. Réclamer ainsi des moyens budgétaires pour la justice , c’est d’abord et avant tout viser à l’amélioration d’un service public sinistré. Si les professionnels de la justice œuvrent dans des conditions décentes, les 4 millions de français qui entrent dans un tribunal par an seront accompagnés avec plus d’efficacité. C’est au final un dégel de 107 millions d’Euros, qui entre les frais de justice, le fonctionnement des juridictions, le réseau informatique et l’immobilier, doit permettre une nette amélioration pour la justice du quotidien.

Ensuite, au-delà des moyens, il y a le travail politique de fond à travers notamment le projet de loi sur « la modernisation de la justice du 21 ème siècle » dont l’examen commence cette semaine. Cette loi, au regard de ses orientations est celle du concret et du quotidien. C’est un pragmatisme de gauche. Le temps et les moyens manquent pour révolutionner totalement la justice dans notre pays, mais un certain mépris affiché devant une loi qui ne serait pas fondamentale est un mépris pour l’ensemble de nos concitoyens… Car il est dans ce texte d’abord et avant tout question de la justice du quotidien, avec des applications concrètes, aux motivations protectrices et simplificatrices. La justice est aussi et surtout le droit des plus faibles.

Comme l’a dit le garde des sceaux hier dans son propos introductif au débat : « les idées ne sont pas vraies ou fausses. Elles sont utiles ou ne le sont pas ». En complétant par une citation de Montesquieu : « Souvent l’injustice n’est pas dans les jugements, elle est dans les délais ». C’est typiquement le cas dans cette loi, malgré les polémiques naissantes sur la question des divorces ou des infractions routières.

Mais une mesure du projet de loi attire pour le moment moins l’attention et pour autant là aussi, elle incarne un discours de vérité et nécessite un certain courage politique face à la démagogie. Les tribunaux correctionnels pour mineurs instaurés par Nicolas Sarkozy en Janvier 2012 ne sont qu’un affichage électoraliste et sécuritaire. Les mineurs de plus de 16 ans ont vu leur situation pris en charge par cette juridiction dans… 1% des situations, et avec au final moins de sévérité que les décisions prises par les juges pour enfants. Mais le titre « tribunaux correctionnels pour mineurs »… consistait à soi seul une sorte de racolage électorale supra-démagogique… Constater que certains députés de « LR » continuent à défendre une juridiction pleinement inefficace est assez consternant.

Ainsi, dans cette analyse assumée comme pleinement subjective.. Si j’ai parfois quelques hésitations, pour ne pas dire davantage, avec certaines orientations gouvernementales… Je suis fier de l’action de Jean Jacques Urvoas, qui comme il le déclamait déjà dans sa première campagne en 2007 « agit et protège ».  C’est un ancrage à gauche que de vouloir, humblement, juste être utile.. En servant la justice de proximité. Cette volonté d’agir sur le quotidien est la même qui doit animer notre action politique locale. C’est la clef de la rénovation et de la refondation.

Goéland.. Mon amour..

Ci-dessous, mon discours lu lors de l’inauguration du festival du Goéland Masqué. Il est un peu long certes, mais aujourd’hui c’est férié, il y a le temps… J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire et à le dire..

« Merci pour cette invitation. C’est pour le Conseil Départemental du Finistère un plaisir d’être à vos côtés pour ce 16 ème festival… 16 ans, un âge de tous les possibles, celui de l’insouciance et parfois de l’inconscience.. En tout cas, un âge où on s’interdit peu de choses… Ce qui, je trouve caractérise bien l’état d’esprit du Goéland.

L’an dernier, juste avant de faire le discours inaugural, j’ai notamment fait la connaissance de Jean Bernard Pouy.. On m’en avait un peu parlé avant… Et on ne m’avait pas menti…

En effet, l’an dernier, juste avant le discours, Jean-Bernard Pouy vient vers moi et me demande, un tantinet goguenard : « Alors, c’est vous le député-maire ? »… Je lui réponds : « Je ne suis ni député, ni maire ».. Mais alors, « vous êtes de quel bord ? ».. Réponse : « de gauche ».. Et lui : « Mais quelle gauche ? »… Vient alors le moment du discours, sauvé que je fus de répondre à une question à laquelle, encore aujourd’hui plus qu’hier, il est compliqué de répondre..

Je lisais Jeudi dans la presse ce que disait le président, Roger Hélias : « Avec Jean-Bernard Pouy, on ne sait jamais sur quel pied danser, entre sincérité et ironie ».. Je valide l’affirmation… En un échange de quelques secondes l’an dernier, il m’a fait passer d’innombrables messages, aussi justes qu’existentiels. La force, la férocité et la sensibilité de celui qui a écrit quelques 115 romans noirs, et 350 nouvelles..

Le décor était planté. Je comprenais là que le festival du goéland masqué fonctionne entre autre sur deux principes, aussi indispensables qu’ils se raréfient dans la période : la liberté, et l’irrévérence..  C’est un de vos secrets et même un de vos trésors, gardez le précieusement..

D’autant plus, j’ai développé un lien fort avec le festival, presque charnel.. Sans parler d’une forme de zoophilie littéraire avec le goéland, je ne pensais pas un jour tomber amoureux d’un palmipède.. De quoi mettre au chômage son psychiatre..

vous avez eu en effet la folie de m’octroyer lors du dernier concours du goéland croqué le prix humour noir pour un modeste texte nommé plume de sang.. (d’ailleurs s’il y a des éditeurs dans l’assistance, je suis prêt à travailler sur la suite des aventures de Thérèse Leduc, qui éviscère ces victimes à la petite cuillère..). Je précise de suite aux esprits chagrins que le concours était anonyme, et que si notre relation est charnelle… elle n’est pas tarifée.. Vous ne m’avez pas donné ce prix pour être sûr de percevoir la subvention du conseil départemental…. Enfin j’espère.. Je conclurai à ce sujet…

Délivrer un pris à des amateurs, c’est aussi ça le goéland, cette bienveillance, cette attention à l’autre, je l’ai vécu de près.. Donc « merci pour ce moment »… Comme dirait… comme dirait.

Mais plus institutionnellement parlant, ce qui nous plait le plus dans votre démarche, c’est que vous êtes presque visionnaire… Un goéland extra lucide, aussi bien en un mot qu’en deux… Car, je l’ai dis l’an dernier, je le redis cette année, depuis déjà longtemps, vous avez placé la solidarité et la cohésion sociale au cœur de votre action d’éducation populaire…

En effet, vous intervenez à l’EPHAD de Menez Kergoff, vous multipliez les activités scolaires, vous organisez les rencontres au bistrot. L’ensemble de ces actions permet la rupture de l’isolement, et favorise la culture pour tous. C’est pour nous au conseil départemental constitutionnel et intrinsèque à ce que devrait être chaque velléité d’une association qui se veut porteuse d’une volonté d’éducation populaire. Car c’est ce que vous faites, en réhabilitant auprès de toutes et tous la lettre, le mot, la phrase et le livre…

Au Goéland Masqué, vous avez donc tout compris, car de surcroît votre action s’inscrit aussi dans ce que j’appellerai une forme de résistance contemporaine… Résistance face à un fléau qui a franchi les portes de la cité.. Fléau cathodique, fléau numérique, fléau médiatique, et fléau qui est devenu universel, et qui s’appelle l’immédiateté…

En son nom, s’opère un crime quotidien, celui de la simplification, du jetable, de l’analyse primitive en surface… Vous, vous prenez le temps de vous arrêter, sur les lettres, sur les mots, sur les phrases, sur les livres… Vous nous parlez donc de l’essentiel, de l’existence dans la richesse de sa complexité, à travers l’inspiration des auteurs artistes.. Lire un livre est un moment d’intimité, un moment de grâce et une véritable plongée introspective dans ce qu’il y a de plus vrai en chacun d’entre nous.. Lire un livre est un acte infini d’humanité.. Car oui, le polar est le révélateur de l’âme humaine par excellence.. Il va chercher les tréfonds des viles mais aussi géniales pensées et fantasmes..

Il faut en effet se battre au quotidien pour que le lecteur ne soit pas, comme dirait Jean Bernard Pouy « une espèce en voie de disparition ». Ce combat est le votre, c’est celui de l’émancipation.. Le thème cette année étant le polar et le rock, je n’ai pu m’empêcher une analogie… Le Goéland masqué est au polar, ce que « Stairway To Heaven » de Led Zepplin est au Rock.. Indispensable et éternel..

Pour conclure, je vous livre un petit texte hommage au goéland qui n’a pas été primé cette fois ci, et qui démontre que notre relation n’est donc pas tarifée..

« Le Goeland masqué se gèle les gaules dans sa geaule palmé. Mais, Goulument, la grandiloquence des géants gangsters du galimatias n’a d’égal que la gentillesse des gagas du gargantusesque groupement du goéland. Malgré la gouvernance gérontocratique..

Ces grivois gargamels se gavent à la gaudriole et gauloise galéjade, en gravant dans le galet du Guilvinec et de Treguennec la grandeur de leur géantisme génie.

Avec gourmandise, ces gogos nous guident pour Gambader groupés afin de gouter la ganja givré du Groenland Mais gare aux gros gorets qui se gargarisent des génocides et guerres de la grave ganacherie.

C’est bien leur augural gnose qui gratouille notre point G. Un giga orgasme gravitationnel et généralisé.

Le gras goéland se gondole et glousse de gaieté tant ses organisateurs et géniteurs savent goûter et faire déguster sans frugalité ce qui génère leur légendaire et glorieuse grâce.. en un mot : la générosité. »

Alors, merci pour votre écoute et même s’il n’y a aucun rapport, j’ai eu envie de finir sur une citation de Pierre Dac : « si, vous avez perdu au Tiercé, vengez-vous, mangez du cheval »…

Longue vie au Goéland.. »