365 jours …

Apprécions le temps qui passe365 jours à peu près nous séparent de la prochaine municipale. Au-delà des spéculations prématurées sur la future tête de liste, la majorité est dans l’action réelle et concrète. Certes, l’heure est au bilan, et en regardant celui-ci, il s’agit justement de tracer les perspectives pour l’année à venir, et pour organiser la suite, quelle que soit cette suite. Il en va d’une forme évidente de continuité des actions d’intérêt général, mais au-delà, il y va surtout du respect de son mandat et de celles et ceux qui en dépendent directement.

En matière de politique de handicap dans la ville, je soulignerai une contradiction, qui débouche sur deux affirmations.

Tout d’abord, le sentiment, que jamais Quimper n’a autant agit sur la question du handicap que sur ce mandat. Entre des budgets massifs sur la question de l’accessibilité permettant de faire fonctionner la chaîne des déplacements, des temps de concertations nombreux et réguliers et des moments de pédagogie devant les Quimpérois, lors notamment de la journée « handicap tous concernés » de 2011, qui reverra le jour le 21 septembre 2013.

Pour autant, malgré  ce volontarisme politique clivant avec le mandat précédent, le quotidien d’une personne en situation de handicap sur Quimper n’est aujourd’hui pas assez différent si on s’inscrit dans l’histoire politique de la ville. Tant les retards se sont accumulés au fil des années, par une non prise en compte de ces questions.

Ainsi, il ne s’agit pas uniquement de dresser un catalogue de satisfécits entre un budget voirie plus que doublé, permettant par exemple d’entamer la mise en accessibilité des carrefours à feux pour les déficients visuels, un budget de mise en accessibilité des établissements recevant du public fixé à 12 millions d’euros d’ici avant 2015, des lignes de transport toutes accessibles également avant cette échéance, et une spécificité départementale en terme de recensement de l’offre de logements accessibles.

Car d’autres chantiers sont à améliorer dans ces 365 jours à venir, et encore après, notamment en terme de « réflexe handicap » dans la ville, avec la création d’une nouvelle réflexion sur nos déplacements en générale, par le biais de politique novatrice, tel un agenda 22 par exemple. Et incontestablement, un accent financier à poser sur la voirie, au risque que les autres investissements manquent de sens.

Enfin, le temps politique – si pour l’administré paraît parfois s’étirer – est en fait bien rapide pour l’élu. D’où ce sentiment étrange que l’élection de 2008 était hier, alors que se profile le prochain scrutin. Même si comme disait Balzac, « le temps manque pour tout », tant qu’il reste du temps, « the show must go on » et en une journée, il restera toujours possible de changer la face du monde.

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