Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

L’école et rien d’autre…

« Sur le chemin de l’école » part d’une idée simple et nous amène pourtant très loin dans ce qui est une ode à la chance de l’instruction et de l’éducation.

Il s’agit de la quintessence de ce que l’école peut apporter. A tel point que les enfants que nous suivons à pas pressé et au souffle haletant pendant tout le film, se mettent constamment en danger et font preuve d’une sidérante abnégation pour juste avoir le droit à l’instruction.

Ils savent que c’est important, veulent y arriver et bravent tous les risques possibles pour juste s’asseoir en face du professeur.

Ce film est un bouleversant message d’espoir, en nous montrant ainsi ces enfants, avides d’un avenir meilleur. Il est aussi bien sur terriblement violent, nous renvoyant à nos propres incohérences, notre luxe quotidien que l’on oublie, et notre indifférence notoire au sort des 80% du monde avec qui nous ne partageons pas les richesses.

Ce chef d’œuvre est une ode à la vie, qui à travers des yeux naïfs et dans des contrées nues, où le matérialisme n’existe pas, réhabilite le goût d’apprendre et le rêve de l’émancipation. Les fauteuils en pleurent encore…

 

Constructif…

Il n’est jamais bon, voir même parfois inquiétant de faire l’unanimité. Mais quand critique se fait jour, si elle n’est pas constructive, c’est tout le monde qui en fait les frais et le public qui est mal informé. Ainsi, je répondrai sobrement sur ce blog à une lecture matinal qui m’a laissé quelque peu perplexe.

Tout d’abord, il a toujours été clairement annoncé que la journée « handicap tous concernés » devait aussi servir à souligner ce qui dysfonctionne, et si possible par la preuve, afin que celle ci soit évidente à tous. Il fallait ainsi savoir se saisir de cette journée dans ce sens là. Nous n’avons par ailleurs jamais affirmé contrairement à ce qui était évoqué que la ville de Quimper était pleinement accessible.

Ensuite, il est question d’un classement, qui est en fait un baromètre de l’accessibilité des chefs lieux dans le pays. Le classement général de Quimper n’est en effet pas satisfaisant à l’heure actuelle ; sauf que le volontarisme politique (21 sur 21 dans ce même classement) permet justement que d’ici avant le 01 Janvier 2015, l’ensemble des bâtiments soit accessible pour tout les types de handicap. Les travaux ont déjà commencé dans des écoles et de nombreux bâtiments. Ce qui importe est de regarder la note de la ville à la date butoir de la loi car avec tous les travaux programmés, nous serons bien mieux classés,  en comparaison d’autres villes qui investissent bien moins que nous (pour mémoire, l’ensemble de la mise en accessibilité des bâtiments de la ville se chiffre à près à 12 Millions d’Euros).

Les villes qui sont bien classées dans ce baromètre ont commencé en 2005 (voir avant) une programmation des travaux, ce qui n’existait pas avant notre arrivée en 2008. Sachant que par ailleurs, certaines associations remettent en cause les critères de réalisation de ce classement, qui n’est pas non plus l’alpha et l’oméga de l’accessibilité dans la ville.

Enfin, les commissions d’accessibilité laissent toujours la place au débat pour les associations. Une prochaine commission, dans quelques jours traitera précisément des problèmes rencontrés dans les transports, puisque là encore, l’ensemble du réseau devient accessible et le sera pleinement avant début 2015. Ce qui entraîne de nouveaux réflexes pour toutes et tous, car maintenant, et c’est une évidence, les personnes en situation de handicap sont dans les bus et non plus en dehors.

Pour conclure, il y a encore beaucoup de travail à mener, nous ne l’avons jamais nié et nous comprenons la forte attente des personnes directement concernées, mais les choses avancent et il y a encore beaucoup de mentalités à faire évoluer. C’est précisément le but par exemple de la journée handicap tous concernés, à laquelle l’ensemble des associations de personnes en situation de handicap dans la ville ont participé et avec un débat du Vendredi qui a été unanimement salué. Et c’est sans doute car nous avançons que les demandes sont grandissantes, ce qui est pleinement légitime.

Le travail est très dense et les services de la ville comme les élus qui en ont la charge s’investissent sans compter sur ces questions et si le quotidien ne change pas assez vite, ce que je peux comprendre, ce travail doit être pour autant salué.

Une deuxième réussie…

Il y a deux ans, le 24 Septembre 2011, près d’un millier de personne était venu sur les différents sites de la première édition de la journée handicap tous concernés. Pour un premier RDV, c’était déjà considérable.

Samedi dernier, c’est le double qui s’est rendu place Saint Corentin, pour entre autre apprendre à dire bonjour en langue des signes, danser, grimper le mur d’escalade ou tout simplement découvrir les multiples situations de handicap.

2000 personnes qui ont échangé, partagé et finalement dédramatisé autour du handicap. Sans jugements ni craintes, ne serait ce que l’espace d’une journée, c’est une vraie respiration citoyenne et républicaine.

Par ailleurs, dès le Vendredi soir, avec la conférence de Marcel NUSS sur la vie affective et la sexualité des personnes en situation de handicap,c’est 130 personnes qui sont venues briser un tabou. Même si je ne partage pas l’avis de Marcel NUSS sur l’ensemble du sujet, il a été essentiellement question du droit privé, du droit liberté, dans le libre accès de chacun au plaisir, y compris, quand mécaniquement, on ne peut même pas s’en procurer seul..

Les spectateurs présents se rappelleront longtemps de la conférence de Marcel NUSS, que l’on aurait pu écouter toute la nuit, tant le pouvoir de captation sur l’auditoire est totale et tant la force du propos vous cloue, vous aussi sur votre fauteuil.. Sans doute inconsciemment, c’est aussi là acte de malice de Marcel NUSS.

Pendant trois jours, je n’ai pas rencontré un provocateur mais un homme libre, comme il n’en existe plus beaucoup, et un homme engagé comme il en manque cruellement. Marcel NUSS dérange, sans doute déjà par sa présence, il impressionne encore plus à partir du moment où il prend la parole. Il n’est pas ce qu’on attend de lui… Moi aussi, je me risque à la provocation en vous disant que l’époque du gamin en fauteuil qui vous attendrit, mais qui surtout ne vous dit pas un mot (« parce que y’en a qui parlent en plus »..)  pour pouvoir faire sortir la monnaie correspond à une symbolique du pathos larmoyant d’une ère aujourd’hui finissante..

Aujourd’hui, par l’intermédiaire de Marcel NUSS, les personnes en situation de handicap revendiquent le droit à l’amour. Si cela gêne quelqu’un, c’est ce que celui-ci ne doit pas lui même être à l’aise avec cette notion.. Quant on débat de ce genre de sujet, on peut débattre de tout, et c’est incontestablement la première étape du vrai chemin qui conduit au respect de la dignité humaine et qui ne fait pas de l’inclusion qu’un vain mot pour politique en quête de reconnaissance.

Bref, lors de ce week-end, j’ai en plus le sentiment de m’être fait un ami, ce qui comme chantait Garat puis Brassens est peut être le plus important : « avoir un bon copain, voilà c’qu’y a de meilleur au monde.. »

Au moment émouvant de saluer Marcel et sa bande, nous nous sommes promis de continuer à faire vivre ce débat d’une manière ou d’une autre. Il y a complémentarité entre nous et comme certain(e)s ont pu le dire à d’autres époques, car il s’agit là aussi d’une révolution culturelle : « ce n’est qu’un début, continuons le combat« .

 

Une première réussie…

1273410_10153284474430327_779043091_oHier après-midi, donc la première fête de la rose se tenait à Quimper. C’est près de 300 personnes qui sont venues se rassembler avec pourtant une météo trop généreuse et où l’excuse de la ballade dominicale ensoleillée devenait même valable.

Si la période est difficile, si parfois on sent que légitimement, certains camarades sont impatients, hier, nous avons senti beaucoup d’envie et d’espoir. Et je ne parle pas de tous mes camarades qui ont avec moi, porté cette journée et à qui je rends à nouveau hommage ici. Trop nombreux pour être cité(e)s, mais je sais qu’ils se reconnaîtront.

Cet espoir insufflé en particulier par la Ministre des Droits des Femmes et la porte parole du gouvernement : Najat Vallaud Belkacem, qui nous a fait l’honneur de sa présence. Une présence simple et chaleureuse, une accessibilité de tous les instants, des convictions, et un message d’espoir porté à la tribune. Fort de nos valeurs progressistes, Najat a bien sur insisté sur la notion de progrès que l’action gouvernementale est en train d’apporter à la société.

Ainsi, cette première fête de la rose de la première circonscription du Finistère, en 2013, 30 ans exactement après l’adoption de la loi en faveur de l’égalité professionnelle portée par Yvette ROUDY aura été un moment fort de la rentrée des socialistes, qui demeurent particulièrement mobilisés. La réussite de cette journée est bien sur avant tout collective.

Les dernières lignes du message que j’ai voulu faire passer hier à la tribune :

« Parce que tout reste à écrire, que tout demeure à inventer et qu’au plus profond de nos âmes et de nos cœurs, nous nourrissons une utopie qui ne doit pas nous quitter. De la première affiche que nous avons collée à la dernière tribune que nous avons saisie, nous portons ce rêve d’égalité. Chacun cherche sa route. Nous cherchons la nôtre… Avec Louise Michel, nous pensons que le genre humain sera heureux quand le règne de l’égalité et de la liberté sera atteint.

Tout ne sera pas parfait, mais nous savons qu’il est toujours plus dévastateur de ne pas combattre plutôt que de prendre le risque d’être incompris. Ce rêve d’égalité, Najat, ne t’a jamais abandonné et au nom de tous les camarades présents ici, je t’en remercie ». 

Fête de la rose

Grosse actu dans les jours à venir car après avoir passé votre week-end, et ce dès vendredi (cf article précédent) à déambuler dans le cadre de la journée handicap tous concernés, il vous sera possible de vous rendre dans la salle du chapeau rouge pour la première fête de rose de notre circonscription que nous mettons en place pour les adhérents et les sympathisants du parti socialiste.

La mise en place de ce rassemblement familial, festif et politique était par ailleurs un engagement de ma part quelques temps avant d’être élu par les adhérents délégué de circonscription lors de notre dernier congrès.

Lors de ce rassemblement, de nombreux stands, des jeux pour les enfants, des quizz sur la circonscription, sur l’égalité femmes / hommes, des crêpes, du cidre, du jazz et bien sur des prises de parole, dont celle de notre invité d’honneur Najat Vallaud Belkacem, Ministre des Droits des Femmes et porte parole du gouvernement.

Avec Nolwenn Macouin, trésorière de la circonscription  et les secrétaires de section de Quimper, Ergué-Gabéric, Briec, Fouesnant et Plomelin, c’est pour nous une véritable fierté d’accueillir Najat, qui porte en elle une vision d’avenir des enjeux de société et qui à la tribune nous démontrera tout son talent, tout en rappelant les actions gouvernementales qui font avancer le pays et qui correspondent aux engagements présidentiels de François Hollande. Elle évoquera également sa propre action au sein du gouvernement et  notamment le projet de loi progressiste qu’elle porte sur le combat contre les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes.

A ce sujet, notre président de la république François Hollande disait le 07 Mars dernier : « La liberté, la dignité, l’égalité des femmes, c’est une cause universelle. Ce n’est pas l’engagement d’une journée, ce n’est pas même le combat d’une année. Cette cause est la justification de tout mandat exercé au nom du peuple français et d’abord le mien. »

Handicap tous concernés II

L'affiche de Handicap, tous concernés !

Le week-end prochain, et ce dès Vendredi soir, se tiendra la « journée handicap tous concernés ». Une journée pour sensibiliser, une journée pour dédramatiser. Fort de son succès il y a deux ans, ce projet que nous portons avec la ville de Quimper se remet en place, avec de nombreuses animations festives et pédagogiques autour du partage d’expériences, handicap ou pas. Ainsi, pour ce moment fort d’’échanges, de musique, de danse, de sports, de conférences, d’humour, de handicap ou de « validité » RDV de 10H00 à 20H00 place Saint Corentin à Quimper. Toute la famille du handicap Quimpérois, mais pas seulement, sera au RDV. Vous en retrouverez le programme  complet en cliquant ici.

Je tiens particulièrement à insister sur la conférence qui se tiendra le Vendredi 20 Septembre à 20H00 à la MPT de Penhars.

En effet, nous levons un tabou majeur en invitant Marcel NUSS, écrivain et conférencier, qui milite en faveur de l’assistance sexuelle auprès des personnes en situation de handicap, qui du fait de ce handicap sont empêchées de tout rapport sexuel.

Marcel NUSS, lui-même lourdement handicapé sait de quoi il parle et je partage avec lui le fait que la fameuse « inclusion » dont on se gargarise parfois commence aussi par le droit au plaisir le plus élémentaire. « La sexualité pour tous » me direz-vous..

Même s’il est pour moi une évidence qu’il ne s’agit pas d’alléger les dispositifs législatifs sur la prostitution, l’assistance sexuelle doit être possible dans la mesure où aujourd’hui encore, des adolescents en situation de lourd handicap en arrivent à demander à leur mère de les masturber (ce qui intéresserait ici Œdipe), au risque que sans l’assouvissement de ce plaisir, ces jeunes garçons deviennent fous . Car Maslow dans sa pyramide, par puritanisme peut-être et manque de fantaisie sûrement a juste oublié d’ajouter la sexualité comme besoin physiologique et constitutif de l’être humain. Et il ne s’agit bien sûr pas uniquement des hommes, mais des êtres en situation de handicap qui se sentent désincarnés et asexués. .

D’excellentes références existent en la matière, notamment au cinéma, comme « nationale 7 », « hasta la vista », ou plus récemment « the sessions ». On y voit qu’il s’agit au-delà de la sexualité, de la vie affective, de la tendresse, des relations sincères et fortes, et plus généralement donc de l’image et des représentations renvoyées par le handicap, la peur qu’il crée et l’effet miroir qu’il projette.

Comme le dit très justement Marcel NUSS : « j’ai une vie qui prend le contrepied de ce qu’on attend de moi. J’ai fait la nique à l’image.. »

Ainsi, je trouve non pas courageux, mais évident que nous puissions s’emparer de ce sujet et ne serait-ce que d’ouvrir le débat, tant le tabou est puissant et que recouvrir le sujet d’un mouchoir est une forme de lâche facilité, car comme le dit à nouveau notre conférencier du soir, dont je ne suis pas peu fier qu’il ait accepté d’être le parrain : « il est plus facile de parler de cul que de sexualité »

En espérant vous voir en nombre à la conférence de Vendredi soir, pour vous en donner un aperçu, une vidéo de Marcel NUSS : http://www.youtube.com/watch?v=M9pmo19N2tg

 

Mon candidat…

 

La candidature de Bernard Poignant est une excellente nouvelle.

 

Une excellente nouvelle pour la Cornouaille, car après avoir été abandonnée par l’équipe municipale qui nous a précédés (2001-2008), elle se développe aujourd’hui en matière d’aménagement du territoire, d’économie, de tourisme, d’innovation, d’énergie et d’identité cornouaillaise. Son rayonnement doit continuer.

Une excellente nouvelle pour Quimper Communauté, qui, sous l’impulsion de son président a fait sienne la devise de Quimper : « unanet e vimp kreñv » (unis, nous serons forts). La dynamique communautaire est réelle et de nombreux projets structurants ont vu le jour ou sont en cours de réalisation. Il s’agit de l’intérêt collectif et de construire ensemble une communauté de destin.

Une excellente nouvelle pour Quimper, car son maire « 100 % made in Quimper », connaît et sent sa ville autant qu’il l’aime. Il sait penser le Quimper de demain, pour pérenniser le développement de note cité. Le Quimper d’aujourd’hui connaît un haut niveau de service à la population, essentiel pour permettre à chacun(e) de trouver sa place.

Une excellente nouvelle pour la gauche, diverse dans son expression au sein de notre ville. Elle doit se rassembler autour d’un leader qui permet à chacune de ses composantes de s’exprimer et de mettre en place les actions politiques en lien avec nos valeurs progressistes de solidarité et de justice sociale qui trouvent aujourd’hui dans la ville de nombreuses déclinaisons concrètes.

Une excellente nouvelle pour le parti socialiste, qui s’honorera comme il en a l’habitude à Quimper en terme d’exemplarité démocratique, puisque ce sont les adhérents socialistes qui auront le dernier mot pour désigner le premier d’entre eux. Notre organisation politique étant aujourd’hui rassemblée autour d’un projet pour la ville et qui demain se tournera tout entier vers celle-ci autour de, je le souhaite, Bernard Poignant qui est le trait d’union de la diversité de nos expressions internes.

Notre ville a besoin de l’expérience de Bernard Poignant pour continuer à se développer. Il faut être en capacité de connaître sa ville aujourd’hui pour pouvoir la comprendre et anticiper les mutations de demain. Pour paraphraser Jean-Jacques URVOAS, pour le job, il « est le meilleur d’entre nous ». Je l’ai constaté en tant qu’élu dans sa majorité où j’ai pu apprécier des qualités de leadership indiscutable doublé d’une compréhension des enjeux et d’une vision pour notre territoire. Sur les projets inhérents à ma délégation, j’ai toujours été accompagné et soutenu pour que la ville avance sur le chemin de l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Face pour le moment au vide abyssal de contenu programmatique du candidat de l’UMP et aux inquiétudes que l’on peut nourrir au regard de son agressivité, qui n’incarne aucunement la ville, et qui ne semble pas compatible avec la hauteur de vue nécessaire pour la fonction, il y a un choix de cohérence qui s’impose et que je fais aujourd’hui en vous proposant de me suivre en votant Bernard Poignant.        

 

 

Une vraie rentrée..

La rentrée qui s’annonce dans les jours qui viennent est celle de l’égalité des chances pour de nombreux écoliers. Entre les 6700 postes d’enseignants supplémentaires destinés en priorité à la scolarisation des enfants de moins de trois ans, la mise en place du dispositif « plus de maîtres que de classes » dans les territoires prioritaires, l’amélioration des remplacements, la poursuite des efforts en matière de lutte contre le décrochage scolaire, les nouveaux rythmes scolaires pour un quart des écoliers français, mieux adaptés aux rythmes d’apprentissage des enfants, la création d’un service public du numérique éducatif etc..

Je retiens en particulier la titularisation des plus de 28 000 postes d’auxiliaires de vie scolaire, qui interviennent dans une logique de compensation auprès des élèves en situation de handicap. Il s’agissait bien de LA mesure attendue par l’ensemble des acteurs associatifs, LA mesure par laquelle tout commence. C’est en effet à la racine que l’inégalité doit être traitée pour donner une chance citoyenne à l’ensemble des enfants de France. Il s’agit bien de la mise en place d’une vraie politique du handicap et pas de saupoudrages électoraux.

Je note par ailleurs que la commission handicap de la section de Quimper a depuis de nombreuses années toujours défendu la prioritaire professionnalisation des AVS. Le travail politique paie et nos idées ont infusé dans notre organisation politique de gauche.

Il est incontestable que l’on ne peut s’improviser accompagnant d’un enfant en situation de handicap au quotidien et qu’avec des professionnels formés, les enfants accompagnés le seront dans un cadre professionnel et de fait porteur d’avenir.

Au-delà, c’est l’ensemble des professionnels de l’enseignement qui dans leur cursus de formation appréhendera au mieux les différentes problématiques inhérentes aux diverses situations de handicap.

Comme l’a souligné Mme CARLOTTI, il s’agit bien d’une mesure de justice et d’égalité qui conjugue à la fois l’emploi et la jeunesse. Sans toujours faire la une de la presse, il s’agit bien du respect des grands choix de société de François HOLLANDE.

Enfin, cette mesure, qui était incontestablement la priorité absolue en matière de politique du handicap est la première d’une série qui construit une société de plus en plus inclusive.