Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Le courage en politique

La politique cultive parfois l’art de la contradiction. Mais le plus important demeure sans aucun doute dans l’honnêteté intellectuelle et le sens des responsabilités. Localement, sur l’écotaxe, c’est clairement ce qui a guidé les déclarations et positions de Bernard Poignant, de Jean-Jacques Urvoas et de la section du parti socialiste de Quimper. Tout trois ont salué le courage politique de Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement qui a donc pris la décision de suspendre la taxe Borloo.

Dans le « jeu politique », il y a les « éléments de langage », les « petites phrases », qui d’un côté comme de l’autre ne font pas toujours l’honneur de leurs auteurs. Mais en l’espèce, personne ne peut se permettre de jouer puisqu’il s’agit en fait de craintes si fortes qui s’installent dans le pays, et où dans la séquence, la Bretagne en devient un symbole. Face à tant de souffrances, et devant une violence potentielle, le « jeu politique » ne peut que s’effacer pour faire place à la responsabilité collective et à l’unité républicaine.

A rebours du courage et de la responsabilité évoqués ci dessus, force est de constater que le comportement de la droite, aussi bien au niveau national que sur Quimper est particulièrement affligeant.. Le candidat Copéiste de l’UMP sur Quimper était face à la tentation de la récupération électoraliste, et sans grande surprise, il s’y est précipité, parlant à longueur de tribunes du maire de Quimper plutôt que de sembler prendre la mesure des difficultés de celles et ceux qui poussent aujourd’hui un cri de colère. Pendant ce temps là, ses « camarades » députés décidaient de boycotter une réunion hier matin, où l’intérêt général était pourtant à l’ordre du jour.

La hauteur de vue face à la culture de l’immédiateté, chacun-e- sera juge. Nous pouvons donc souhaiter que la manifestation de Samedi, si elle exprime une colère générale qui ne peut qu’être entendue, ne soit pas prise en otage par une minorité qui détruit et saccage.

75 % de bêtise… au moins…

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Knysna est une ville de la province du Cap-Occidental, en Afrique du Sud et compte environ 37 000 habitants. Knysna se situe au cœur de la route des jardins, presque l’équivalant en simplifiant de notre Côte d’Azur..

Mais aujourd’hui, Knysna est devenu en France un véritable syndrome..

En effet, un jour médiocre de 2010, des milliardaires en crampons, vêtus de bleu, décidèrent d’entamer une grève au cœur d’un continent qui souffre d’autant de maux que Patrice Evra en connaît lui de gros… mots.

Bref, un comportement collectif qui au delà de la bêtise sans nom qui le caractérise semblait figurer l’apogée d’un système footballistique qui arrivait à ses limites.

Et bien… non. Ils ont osé défier les frontières de l’indécence en prenant le pays d’abord en témoin, puis ensuite en otage (du moins, pour celles et ceux qui comme moi gaspillent leurs économies dans les stades ou devant canal plus..).

Certains clubs (pas tous..) s’indignent donc de la taxe à 75 % sur les revenus de plus d’un million d’Euros et menacent d’une grève fin Novembre. Pour être précis, c’est en fait 120 joueurs et 14 clubs qui sont concernés (dont aucun en ligue 2). Contrairement au catastrophisme annoncé par certains dirigeants des clubs, c’est en fait par club entre 1 à 5 millions d’Euros qui sont ainsi concernés, ce qui est donc bien loin de l’apocalypse qui guetterait l’ensemble du foot Français.

A propos de football, il en existe toujours un et il s’est particulièrement signifié hier après-midi à Quimper au stade de Penvillers, dans le cadre de l’opération de la Fédération Française de Football du « match de rêve ». La mise en lumière du monde amateur a permit de constater le respect entre équipiers, adversaires, avec le public etc.. Les bénévoles du Quimper Kerfeunteun Football Club, l’ensemble des dirigeants et des joueurs des deux équipes ont offert un spectacle, et ont rappelé par la même à tous que le foot est un jeu de ballon et pas autre chose. 

Et ce, malgré la défaite rageante des Quimpérois, ou comme le dirait un certain Franck R : « c’est vrai que c’est pas nous qu’on a gagné »

Sinon, à Knysna, le chômage touche 40% de la population métisse et 59% de la population noire.

LE candidat…

municipales 2014 candidature Bernard Poignant

Entouré de nombreux jeunes militant(e)s, Bernard Poignant a déclaré sa candidature avec  sens de la responsabilité, vision pour son territoire et ambition pour ses habitant-es.

Bernard Poignant a une nouvelle fois démontré ses qualités de leadership, de rassembleur et de fédérateur, qui sont reconnues aussi bien sur la Commune, que la Communauté et bien sur la Cornouaille.

Quelques morceaux choisis :

« Fort de la confiance de mes amis socialistes, mieux vaut être désigné par des Quimpérois que nommé par des Parisiens. De notre bilan, les Quimpérois seront seuls juges. Il me semble qu’il a contribué à remettre du mouvement dans les politiques publiques. Dans la vie, il y a les « diseux » et les « faiseux ». Avec mon équipe, je me situe dans la deuxième catégorie. 

Le candidat nommé par Jean-François Copé envisage de distinguer Quimper et Quimper Communauté. C’est une erreur qui coûterait cher en impôts. Il faudrait tout doublonner. Par conséquent, la fiscalité aussi. 

(…)

La liste que je conduirai sera tournée vers l’avenir. Aider à l’emploi, améliorer notre attractivité, amplifier nos politiques de solidarité sociale resteront des axes prioritaires. Plusieurs gros dossiers et grands chantiers seront terminés dans la période 2014/2020. Tous doivent contribuer à faire entrer Quimper dans le 21ème siècle. L’actuelle opposition a un seul but : tout arrêter. Je vous propose de tout continuer. »

Vous retrouverez l’intégralité de la déclaration de Bernard Poignant sur son blog.

Retrouvez également sa vidéo ici.

 

 

 

PolitiqueS…

Dans à peu près tous les dictionnaires, le mot « politique » dans son étymologie nous ramène à la notion de citoyenneté, ou du moins à tout ce qui est relatif au citoyen..

Étonnante définition sous notre ère dans un monde où nombre de citoyens estime que les politiques sont des commerciaux, qui vendent essentiellement du verbe, nourrissent leurs égos et servent d’abord et avant tout leurs propres intérêts.

Par ailleurs, « LA » politique n’est pas autre chose que ce qu’en font les femmes et les hommes, car les politiques sont précisément des citoyens, des « animaux politiques« , pour reprendre la pensée d’Aristote.

D’autres systèmes ont auparavant existé avec plus ou moins de réussite et il est fort à parier que dans de nombreuses décennies, le fonctionnement de notre société interpellera les adultes de demain et laissera même très certainement perplexe la majorité des enfants d’aujourd’hui.

La notion du temps est aujourd’hui complètement galvaudée, et dans une boulimie de consommation, chaque question, aussi complexe fut-elle doit trouver sa réponse dans les secondes qui suivent. Pour d’autres, dont de nombreux observateurs chinois, la révolution française est encore récente..

Une société souvent lisse et parfois médiocre où Guillon remplace Desproges et où les chaînes d’infos détrônent la lecture de la presse. Certains(e)s politiques pratiquant le sens de l’image donneraient presque raison à Daninos quant il disait :  » Autruche, seul animal officiellement doué de sens politique« ..

Pourtant, la politique est avant tout aujourd’hui l’incroyable capacité offerte de changer ce qui semble immuable, dans un but progressiste et juste. Au niveau local, cette affirmation prend tout son sens. Ainsi, il faut pouvoir être en capacité de sortir des outrances, des démagogies et de l’exigence immédiate pour se rendre compte qu’au delà de l’ambition, qui doit être assumée, et qui n’est pas une injure, le politique peut aussi et surtout être guidé par des convictions.

Convictions forgées entre autre par une éducation, une histoire personnelle. Sans être un « robin des bois » ou un chevalier blanc, l’investissement qui est donné est parfois à la hauteur du mépris qui est ressenti..

Il est tentant de donner son avis sur le feuilleton du jour. Oui, comme Ardi à l’époque, la place de Léonarda est en France, et l’école doit être un lieu de vie et de paix et pas de violence et d’arrachement, mais mesdames et messieurs, un peu de calme et de décence, pas de prise d’otages, de la hauteur, et attendons d’en savoir plus avant de se donner en spectacle inutilement d’un côté ou de l’autre de l’échiquier..

Vaclav Havel disait : « La vraie politique est simplement le service du prochain« . Paul Valéry de son côté : « Toute politique tend à traiter les hommes comme des choses« .  La deuxième est en vogue aujourd’hui. Je milite pour la réhabilitation de la première.

 

 

 

Respirons..

La balade est défini dans le « wiktionnaire » comme « une promenade sans but précis« . Pourtant, la balade peut avoir un but historique, géographique, géologique etc.. Elle permet surtout, dans l’espace de sa durée, de sortir de ce qui nous préoccupe, ou du moins d’envisager différemment le souci ou la question. La balade ne coûte pas et quant elle est dominicale, elle devrait être largement réhabilitée, permettant de conclure la semaine passée, tout en préparant celle à venir. L’idée étant bien sur en fonction du site choisi de faire face à plus grand, à l’infini nature, ce qui permet aussi l’humilité du promeneur, et un retour à des sources fondatrices et terriennes.

Cette démarche ne répond pas à un souci de consommation, qui n’apporte pas forcément de désir immédiat. Brel disait dans une interview à la RTBF en 1971 :   » j’ai besoin de vivre, de me balader, de respirer« .

Ces moment de respiration, de prise de distance et de recul auraient sans doute servi du côté de Brignoles.. Pour après la balade, se déplacer afin d’accomplir son devoir électoral, dans le but d’empêcher la bête immonde de s’emparer d’un deuxième siège d’une assemblée départementale sur le territoire national. Même si clairement, il s’agit d’un secteur géographique, qui au delà des 4000 cantons que comptent notre pays, a déjà connu ce genre de vote.

Simplifier le débat, dans un monde éminemment complexe est une stratégie électorale payante. Comme si changer le prénom faisait oublier les principes idéologiques du front national, soit le négationnisme, le libéralisme économique et l’antiparlementarisme. Ce parti nationaliste joue au martyr politique et les réponses qu’il propose ne sont que flatteries électorales simplistes pour citoyens qui souffrent.

Alors, cette fois ci le front républicain n’a pas marché pleinement, mais celui ci, associé à notre devoir de pédagogie sur que ce qu’est réellement le front national aujourd’hui, en démontant chacune de ses propositions et bien sur en apportant des réponses pour nos concitoyens qui en ont besoin demeurent les meilleures outils pour que l’authentique désespérance d’un certain nombre d’électeurs ne conduise pas à terme à un suicide de la république.

Franc et Massif…

Bernard Poignant

Contrairement à un candidat UMP qui doit son investiture à une décision parisienne peu claire, dans une organisation départementale pleinement divisée, le parti socialiste de Quimper s’est à nouveau honoré de sa procédure démocratique. Car, NOUS, ON VOTE, ce qui donne une légitimité évidente au candidat très largement désigné hier soir, Bernard Poignant, que je soutenais depuis sa déclaration de candidature et dont la victoire me réjouit car elle permet aux socialistes d’avoir un « patron » qui donne le cap.

Contrairement à l’UMP, qui sans programme pour le moment, compte valider ses propositions en à peine quelques mois de réunions, et en s’appuyant essentiellement sur ce que notre équipe municipale à mis en place, nous avons un projet, qui a été travaillé pendant un an. C’est ici gage de responsabilité et de volonté pour le bien être de notre ville.

Contrairement à un candidat UMP qui clive dans son propre camp et qui divise ses partenaires, nous avons avec Bernard Poignant un candidat qui rassemble et qui fédère, fort du score franc et massif de 73% obtenu hier soir.

En ces temps troublés et où tout semble aller trop vite, nous devons localement faire œuvre de responsabilité, de sérieux et d’ambition, pour répondre au mieux, en particulier à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Au final, la démocratie, un projet et un vrai leader nous permettent d’entrer en campagne unis, ambitieux, et avec une vraie vision pour le Quimper de demain, tout le monde ne peut pas en dire autant.