Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

le bilan.. et le néant..

Fin d’année oblige, à l’aulne d’une élection municipale en mars prochain, comment ne pas penser à ce mandat écoulé dans le champ qui m’a été confié, relatif aux personnes en situation de handicap sur Quimper.

Avoir un bilan, c’est avoir un bon bilan. Cette assertion doit être la norme lorsque l’on se veut responsable, consciencieux et digne de la confiance de l’électeur.

Je n’aurai pas la prétention d’en faire mienne, mais je crois pouvoir dire que lors d’un mandat, jamais autant n’aura été fait sur Quimper en matière d’accessibilité à la vie de la cité pour les personnes en situation de handicap. Même s’il est évident que beaucoup demeure à faire, tant nous partions de loin, y compris en matière de voirie par exemple.

Une concertation régulière mise en place, un budget voirie qui a doublé ; une programmation de 12 millions d’Euros pour la mise en accessibilité des bâtiments communaux ; un réseau de transports entièrement accessible d’ici avant 2015, l’aide à l’implantation d’une structure accompagnant des enfants autistes, de nombreux débats (y compris sur des tabous majeurs) soulevés à travers les journées handicap tous concernés, qui dont devenus des RDV institutionnels de notre cité. Sans parler bien entendu du soutien aux associations et aux particuliers qui ont sollicité une aide pour un ou plusieurs projets.

Derrière ces quelques exemples, c’est bien sur autant de réalités concrètes qui ont permis un mieux-être à nombre de Quimpéroises et Quimpérois.

Ces avancées significatives sont collectives, et le fruit d’un travail avec les services de la ville, qui se sont véritablement emparés du sujet. Avec le soutien d’une majorité toujours active et solidaire, tant la question du handicap se traite en transversalité.

Bernard Poignant, à la fois attentif aux problématiques de celles et ceux qui en ont le plus besoin, tout en étant toujours porté vers la construction du Quimper de demain dans ses mutations, a toujours encouragé, soutenu et porté cette action.

D’autant qu’à notre arrivée, le dossier était vide et aucune impulsion n’était même véritablement lancée. Ce n’est pas qu’un sujet consensuel contrairement à une idée répandue. Il y a ceux qui font, et ceux qui regardent.. Préférant la polémique stérile à l’action qui change le quotidien.

Il s’agit bel et bien d’un marqueur de gauche dans le cadre des politiques locales. Comme le dit Charles Gardou, (une référence en la matière) dans un savoureux jeu de mots : « le handicap doit être moteur ».

Les projets et le néant…

Hier soir, à l’avant dernier conseil municipal de ce mandat, nous débattions des orientations budgétaires de 2014. A l’aulne d’une échéance électorale cruciale, le débat d’idée prend encore plus de relief et livre une vérité saisissante.

Ce fut clairement le cas. Le maire Bernard Poignant a mis le candidat Copéiste de l’UMP face à ses flagrantes contradictions. Ce dernier voulant essayer le surf électoral en jouant le tube du moment sur la fiscalité, et donc ici même au niveau local, laissant entrevoir au passage une conception particulièrement inquiétante de la qualité du service public rendu aux Quimpérois-e-s.

Bernard Poignant a cité le candidat de l’UMP qui en Décembre 2012, avec la même hausse de 1% de l’impôt pour ce même débat sur les orientations budgétaires avait salué la gestion du denier public local. Même orientation budgétaire, mais analyse radicalement opposée.. Le vent électoral semble souffler fort.. Ou comme le disait Dutronc, «la veste craque de tout côté tant elle est retournée »..

Ensuite, puisque Ludovic Jolivet faisait montre de ses craintes face à la baisse des dotations de l’état aux collectivités, Bernard Poignant a évoqué la tentative de parlementaires UMP de baisser davantage ces dotations.. Soit de 900 Millions d’Euros (en plus Du milliard 5 déjà programmé). Le parti de ce même candidat voulant donc stopper les énergies locales de proximité.

Enfin, Bernard Poignant a démontré qu’une hausse de 1% de la fiscalité locale pèse en fait d’un peu plus de 8 Euros annuel pour un couple à revenu moyen sur Quimper. Mais qu’en revanche, les investissements servaient à mettre en place une politique d’attractivité, une politique sociale avec un budget du CCAS en constante hausse, l’accompagnement des enfants de la cité au centre de nos politiques, des projets structurants pour la ville etc..

En face, la seule réponse, qui reste complètement en surface tient en fait à l’arrêt des investissements. Ainsi, la seule option serait donc l’immobilisme absolu, ne projetant ainsi pas la ville vers les enjeux du 21ème siècle.

Hier s’affrontaient d’une part une ambition pour Quimper, des projets multiples au service des habitants, portés avec hauteur de vue et responsabilité par le chef de file de la majorité ; et d’autre part du conservatisme à tous les étages, un discours lénifiant d’immobilisme, sans aucune proposition alternative ou projet porteur pour servir les habitants de notre citée tant aimée.

Bref, un débat riche d’enseignement et qui en dit déjà long..

 

Rassembler..

La capacité à rassembler est en politique une qualité indispensable. Elle démontre pour celui qui autour de lui fédère toute une équipe une confiance, une volonté de suivre un leader auquel on croit et qui porte un message d’avenir.

C’est précisément ce qu’a réussi Bernard Poignant en rassemblant autour de son nom, non seulement le parti socialiste, mais aussi une importante diversité des forces de gauche de Quimper sur des valeurs humanistes et progressistes. Allant du Parti Communiste aux démocrates du centre, en passant par le parti radical de gauche et des régionalistes de gauche.

Cette large union permettra ensuite d’aller ensemble au-devant des Quimpérois. Il serait étonnant et peu crédible de se lancer dans de vastes propositions avant même d’avoir réuni les forces politiques qui vous accompagnent.

Parallèlement, le parti socialiste de Quimper continue sa campagne d’incitation à l’inscription sur les listes électorales, soucieux des enjeux démocratiques des scrutins qui arrivent en 2014. Il ne faut jamais avoir peur de la démocratie et nous nous honorons de mener cette campagne civique et citoyenne dans les quartiers Quimpérois.

C’est pourquoi, forts de nos valeurs, que nous assumons et portons au service des habitant-e-s, nous sommes, pour notre part en ordre de marche, unis et rassemblés, dans la cohérence et tournés vers l’avenir de la ville et de l’agglomération.