Le Blog de Jean-Marc Tanguy
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Premier Conseil : de la communication mais peu de réponses..

Premier conseil municipal à Quimper hier soir, depuis l’installation de la nouvelle équipe le 06 Avril dernier.

Chacun-e- doit prendre le temps de s’installer dans ses nouvelles fonctions. Ce qui vaut bien sur également pour votre serviteur. La majorité a semblé clairement surprise de trouver face à elle une opposition dans son rôle et déjà en ordre de marche. A défaut de répondre à nombre de nos questionnements sur des sujets de fond en lien avec des engagements de campagne déjà non tenus, ils n’ont pu que tenter de poser de bien faibles leurres rhétoriques en évoquant une défaite non digérée en ce qui nous concerne.

Beaucoup de communication hier mais peu de réponses de la majorité. Avec par ailleurs un maire qui ne laisse pas toujours la parole à l’opposition pour répondre justement à quelques effets de communication.

A l’image de mon intervention ci dessous, qui restera sans réponses du maire et de ses adjoints quant au questionnement final :

« Au sujet de la répartition des délégations sur l’enfance et les rythmes scolaires, votre réponse est tellement claire en effet qu’elle en devient invisible. Cette désorganisation sur les structures des délégations est à l’image de vos propos récents aux uns et aux autres dans la presse, c’est à dire la pagaille.

D’autant Madame Steunou, conseillère municipale déléguée aux rythmes de l’enfant, que sur le blog de la première circonscription de l’UMP, datant du 12 Juin 2013, vous parliez des Temps d’Activités Périscolaires (TAP) comme, je cite : « 45 minutes de trampoline ou de poterie qui ne changeront pas le niveau scolaire des enfants ».

C’est une vision réductrice et caricaturale.

Maintenant, vous venez d’arriver aux manettes, vos analyses électoralistes de l’époque ne résistent pas à l’épreuve du réel et des responsabilités. Vous reniez vos engagements, après avoir tant vilipendé les TAP, vous les maintenez finalement pour l’année prochaine, c’est le reniement acte I de cette majorité. Gageons que ce ne soit pas le début d’un long feuilleton.

Heureusement, Benoit Hamon, qui lui aussi vient d’arriver, a su faire preuve de responsabilité, en assouplissant les conditions de mise en œuvre de la réforme. Dans un esprit, qui fut celui de notre majorité, soit non figé face à cette réforme et avec contrairement à ce que vous affirmez une volonté de concertation permanente, grâce notamment à un diagnostic dans chaque école.

A votre tour, par exemple lors du prochain conseil municipal de clarifier votre position, afin de permettre la réussite de chaque enfant, ce qui nous réunit tous.

Face à vos contradictions, quand les Quimpérois pourront connaître clairement votre méthode et donc le calendrier qui va avec ?  »

Affaire à suivre donc..

 

Martin Président !!

Non, au regard du titre ci dessus, je ne retourne pas dans un récent passé en oubliant un « e » à Martin et un « e » à Président..

Tout le monde a intégré le fait que sur la forme, au sein du gouvernement, la méthode devait changer, et sur le fond que des efforts colossaux mais justes doivent être consentis par nombre de concitoyens. Mais où est ce cap, où est cette ambition de gauche, où est cet horizon socialiste qui reposent sur des principes et des valeurs, et qui sans promettre le grand soir, permettent juste de se dire que l’on veut continuer à vire ensemble, unis et solidaires.

Et bien à défaut de trouver pour le moment ce cap dans la bouche de ceux et celles qui devraient l’incarner près de nous, tournons nous vers un ami… Allemand… Oui cet ami Allemand s’appelle Martin Schulz. Candidat du Parti Socialiste Européen à  la présidence de la commission Européenne.

C’est demain, souhaitons le à toutes et tous que peut être, il sera notre papa.. Schulz..

Plus sérieusement, Martin nous parle avec une sincérité absolue ; nous parle vrai et simple tout en gardant sa hauteur ; Martin respire la gauche et le socialisme. Il a au cœur la jeunesse, l’emploi, l’Europe Sociale, la lutte contre le Dumping Social, contre les cadeaux incessants aux banques et démontre les postures populistes, électoralistes et caricaturales de l’extrême droite. Martin a fait un vœu d’égalité cher à nos cœurs d’Européens de gauche.

Pour lancer la campagne des Européennes, le parti socialiste est toujours en avance sur les autres. Je ne doute pas qu’il en sera exactement de même sur Quimper et dans notre circonscription sous la houlette bienveillante de Marine Boulakhras.

Lors de ce lancement de campagne à Paris, Quelques morceaux choisis :

« C’est seulement et seulement si nous sommes capables de ressentir la douleur de cette jeunesse que le peuple nous fera confiance »

« Je ne veux pas que notre Europe dégage des milliards pour sauver les banques, et rechigne à mettre la main à la poche quand il s’agit de nos jeunes »

« Je comprends ceux qui sont déçus par l’Europe. La crise économique a dévasté l’Europe, pour les 26 millions d’Européens qui recherchent un emploi, pour les 120 millions d’Européens qui sont exposés au risque de pauvreté, je veux leur dire que la réponse n’est pas non à l’Europe, mais oui à une meilleure Europe »

« Ce ne sera pas simple après 10 ans de droite qui ont nourri la méfiance des Européens auprès des institutions ».

Et le passage le plus fort :

« Nous dissertons à longueur de journées sur des milliards d’Euros pour sauver les banques. Chers camardes, nous ne parlons plus qu’en milliards. Alors que pour 96% de nos concitoyens et plus, 1000 Euros sont un horizon indépassable. C’est la raison pour laquelle je vous dit, arrêtons de parler qu’en milliards, parlons sur les gens pour lesquels, 1000 Euros est la vie de tous les jours. »

« J’ai un voisin, chez moi, le facteur de mon quartier, marié, deux enfants. Il touche 1250 Euros net, le loyer pour l’appartement c’est 550 Euros. L’Europe ne doit pas s’occuper de la banque où il paye ses échéances, je veux que l’Europe s’occupe de lui, ça c’est notre Europe »

« Je veux dire à Marine Le Pen, qui refuse de débattre, que vous n’avez aucun bilan de votre mandat Européen, que vous occupez un siège aux frais du contribuable. La seule chose que vous faites, c’est instrumentaliser ce scrutin à des fins politiciennes. »

Clairement, ce discours que je vous conseille de retrouver en cliquant ici requinque après la séquence que vous savez et on comprend mieux pourquoi récemment Madame Le Pen a refusé de débattre contre l’homme qui dit la vérité, qui parle de la souffrance économique et sociale de nos concitoyens avec ses tripes, et qui croît en l’Europe. La haineuse populiste électoraliste de l’extrême droite française se serait à coup sur faite humiliée par tant de hauteur et de parler vrai. Martin Schulz conjugue les deux, nous ferions bien de nous en inspirer.

Comment ne pas finir sur ces mots de Jacques Delors : « Je refuse une Europe qui ne serait qu’un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c’est vers ça qu’on va, je lance un cri d’alarme »

 

Plus on est fragiles, plus on est forts…

« Plus on est fragiles, plus on est forts ». Phrase extraite d’une mini série trois fois Manon qui a été intelligemment diffusé sur Arté. A voir d’urgence, cette série s’inscrit dans la lignée de « polisse » ou « Suzanne » avec une vive et âpre violence morale filmée au plus près sans concession, facilité ou quelconque pathos.

Œuvrant quotidiennement dans ce domaine, je ne peux que confirmer l’authenticité des parcours de  vie d’écorchées vives décrites dans trois fois Manon. Rien ne leur est épargné, et ce qui bouleverse le non initié est que Manon, c’est vous et moi. Il n’y a pas de prédisposition génétique à se tromper de parcours. « vivre, c’est le contraire d’aimer » disait Camus. Il est tellement complexe parfois de continuer à avancer.

Toujours au sujet de ces écorchés, le processus de simplification tend à les juger sans les comprendre, tend à la confusion entre ce qui est inexcusable et ce qui est explicable. Il faut bien sur sanctionner à la hauteur de l’infraction commise. D’autres, dont un maire que je connais propose quant à lui, je cite de « les emmener ailleurs s’ils nous enmerdent.. »..

Ce genre d’édiles, usant de démagogie et de vulgarité à la mode Niçoise trouvera toujours, c’est à dire 6 ans pas plus, sur son chemin des opposants de mon style pour démontrer entre autre que serrer des mains ne suffit pas à se dire maire du quotidien ou de proximité.

Dans un pays où RMC (Bourdin, Brunet et cie..) le matin progresse de 18% en taux d’écoute, il nous faut retravailler nos modes d’expression. On peut, comme je le suis, être addict à France Inter et apprendre à échanger simplement et sans ambages. Le souci d’immédiateté et le politique bashing permanent doivent nous faire sortir de nos mairies, de nos conseils généraux et du parti socialiste pour aller au devant de cette réalité qui nous échappe.

Il n’y a pas d’un côté les citoyens et de l’autre les politiques. Il y a des citoyens qui font de la politique et des politiques qui sont des citoyens. Faire croire que l’on est pas issu d’un parti pour s’octroyer une respectabilité en surfant sur l’ère du temps revient à vendre des glaçons à un esquimau.. Le besoin légitime de simplicité se respecte et nous devons être en capacité de répondre à cette aspiration, mais sûrement pas d’y répondre par la simplification populiste qui ne respecte pas l’électeur mais insulte son intelligence, laissons cela à d’autres.

J’ai entendu certain-e-s que je ne connais pas pendant cette campagne nous traiter d’élites… Je les inviterai volontiers à venir passer une semaine avec moi, dans les réalités saisissantes des services de protection de l’enfance. L’illustration est très largement transposable à nombre de mes ex-colisitiers.

« Plus on est fragiles, plus on est forts », cette adage parle bien au conseiller municipal d’opposition que je suis devenu, qui constate par exemple au sujet des rythmes scolaires et des fameux TAP, le reniement acte 1 de l’actuelle majorité. Le feuilleton ne fait que commencer..

 

Départ…

Bernard Poignant a pris une décision personnelle en annonçant hier son souhait de quitter la vie politique municipale. C’est un choix éminemment respectable et les mêmes qui critiquaient hier sa candidature lui reprochent aujourd’hui de partir… Il faudrait savoir..

Ce genre de comportement dit surtout à quel point il est difficile d’imaginer la vie politique Quimpéroise sans Bernard Poignant, même pour ses opposants.

Ce matin, beaucoup de sentiments mêlés entre une évidente tristesse de voir ainsi une page se refermer et une farouche volonté de collectivement en ouvrir une autre. En tous les cas, une immense fierté d’avoir, sous sa responsabilité de premier édile conduit une politique solidaire et progressiste.

Dans cette histoire commune avec la ville de Quimper, je retiendrai deux traits de caractère en particulier : la passion et la pudeur.

La passion pour Quimper, car il a conduit avec ardeur tant de projets pour son développement. Il connaît sa ville sur le bout des ongles, en étant jamais avare de l’anecdote inédite pour presque chaque détour de la cité Cornouaillaise.

La pudeur, forgée dans un parcours de vie où rien ne fut simple, qui lui permet de se protéger contre la flatterie exacerbée forcément intéressée ou l’hostilité mécanique essentiellement nourrie par une forme de jalousie féroce. En tout les cas, une hauteur, parfois une distance, qui si elle pouvait déconcerter ou donner un sentiment mitigé est aussi, quant on connaît le personnage le signe d’une profondeur et d’un humanisme qui se lit sur son visage.

Une anecdote que j’aime à raconter le caractérise. Au tout début du mandat précédent, je subissais pour la première fois des critiques publiques sur l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Je m’en ouvre à certains mais pas à Bernard Poignant tout de suite. Il vient me voir, et me dit que lors d’une des dernières interviews de François Mitterrand, Jean-Pierre Elkabbach lui demande « la meilleure qualité pour être président de la République ». Réponse froide et cynique du président : « l’indifférence ». Évidemment, pas l’indifférence à l’autre, mais à ce qui se dit dans l’outrance ou dans l’excès.

A aucun moment, il ne me dira qu’il sait que « le jeune élu de province » que je suis est touché par quelques critiques, mais il prendra l’exemple venue du plus haut niveau de l’état pour me faire comprendre que finalement tout ça fait partie du jeu et qu’il faut continuer à avancer.

C’est aussi cela Bernard Poignant, l’art subtil de vous faire passer des messages. Homme avec ses imperfections et contradictions comme tout à chacun, il a très certainement parfois été incompris, mais restera pour nombre d’entre nous celui à qui on peut se référer.

Gageons que ses mérites demain seront reconnus, l’histoire le dira, et je n’en doute pas.

 

Quelques oublis non négligeables.

Ce matin, nous avons installé la nouvelle équipe municipale pour les 6 années à venir.

La courtoisie républicaine appelle à la modération dans les commentaires et analyses, pour laisser à cette nouvelle équipe le temps de travailler.

Néanmoins, dans le discours introductif du maire tout juste élu, je note trois oublis majeurs qui en disent long :

Pas un mot sur la politique sociale et sur des axes relatifs aux questions de solidarité. Vouloir incarner la proximité en mettant visiblement de côté l’accompagnement au quotidien de celles et ceux qui en ont le plus besoin est une source évidente d’inquiétudes.

Pas un mot non plus sur les services publics aux Quimpéroises et Quimpérois, qui permet également d’accompagner tous les jours l’ensemble d’une population, de l’enfance au plus grand âge.

Enfin, sur une vision plus globale, pour l’attractivité de notre territoire, la Cornouaille a également été oubliée dans les premiers propos de Ludovic Jolivet.

Il est évident que l’exercice de style de ce premier discours ne pouvait se prêter à un catalogue détaillé de projets précis. Mais ce discours doit donner le ton et ces trois dimensions fondatrices méritaient quelques mots, ce ne fut malheureusement pas le cas. La vigilance s’impose donc.

Le scrutin est clair, la cérémonie de ce matin fut républicaine et citoyenne, mais ces premiers oublis posent déjà quelques questions.

Sérénité et volonté..

Dimanche prochain, nous allons installer une nouvelle équipe municipale à Quimper. Depuis une semaine, chacun y va de sa petite analyse et c’est bien légitime. Je me suis déjà exprimé à quelques reprises sur un début d’explication. Car je crois que les analyses dans un tel contexte doivent être le fruit d’un travail collectif, et doivent également s’inscrire dans le temps. Le radicalisme dans la précipitation est forcément mauvais conseiller.

Dans les grandes lignes, il est impossible d’ignorer en la matière la carte de France et des communes qui basculent de gauche à droite de façon aussi massive.

Pour autant, il ne faut pas jouer à l’autruche et se dédouaner de certaines réflexions, y compris dans notre propre responsabilité collective.

Il faut nous rassembler autour de valeurs communes, réinvestir des champs populaires pour éviter comme je le dis depuis longtemps que le drame du parti socialiste soit de parler avec des trémolos dans la voix de la défense des plus vulnérables, alors que ces derniers ne sont même pas dans nos salles. Nous avons l’impérieux devoir de rendre notre discours le plus accessible possible sans tomber dans le processus de simplification qui conduit à une forme de démagogie, laissons cela à d’autres.

Enfin, nous ne pouvons tomber dans le piège tristement banal du procès d’intention de celui ou celle qui savait tout mieux que tout le monde, car le plus grand tord qui interpelle est alors d’avoir fait silence.

Il faut assumer et réorienter le navire plutôt que de le quitter ou de dire que l’on n’y était pas. Pour poursuivre cette métaphore maritime, voici un extrait d’une revue de presse de l’excellent Bruno Duvic sur France Inter dont il est bon de s’inspirer :

« Lionel Lemonchois a en effet passé 10 jours, au milieu de l’atlantique dans la coque de son trimaran qui s’était retourné. Et à l’entendre, c’était juste un mauvais moment à passer. Une fois le bateau mis en sécurité, il a attendu le remorqueur qui avait été prévenu. « Comme tout est à l’envers, tu te fais un petit intérieur au plafond. J’étais pas mal installé. » Inconvénient, le bruit, « quand tu es dans une coque à 10 centimètres de l’eau ». Et puis il faut s’occuper. Il a lu et relu toutes les étiquettes qu’il pouvait et le livre de bord. Le jour de son anniversaire, « je me suis senti un peu plus couillon que d’habitude ». Un bateau de croisière est passé. Il a refusé d’embarquer. Pas question de lâcher son trimaran. « J’ai regardé leur feu de route s’évanouir. Il faisait presque nuit. Tu te dis : la récréation est terminée. »

Le remorqueur enfin. Très lent sur l’océan. « Tu t’emmerdes sur un bateau à moteur ». Alors les deux derniers jours, Lionel Lemonchois a quitté le remorqueur et est retourné dans sa coque qui trainait derrière. Retour dans son petit chez lui, cette fois, à l’endroit. »

Ainsi, j’en retiens que même dans les pires des difficultés, il faut savoir s’en retourner à ses racines et reprendre son ouvrage. A ce titre, Mitterrand disait : « 24 heures de découragement, pas plus ».

Comprendre et construire..

Depuis dimanche soir, plusieurs évidences s’imposent :

Remercier les candidat-e-s, les adhérents-e-s et sympathisant-e-s d’avoir pris part à cette campagne, qui fut sur Quimper intensive, voire acharnée. En effet, bon nombre de camarades présents depuis quelques années ont pu nous dire que rarement autant n’a été fait sur une campagne électorale, en terme de porte à porte notamment.

Féliciter les futurs nouveaux élus de la majorité, à commencer par le premier d’entre eux,  Ludovic Jolivet, ce qui est fait me concernant. Il s’agit ici de la continuité républicaine, de l’intérêt général et de l’esprit de responsabilité, car ce qui doit primer pour tout à chacun est le souhait que Quimper se développe et progresse. C’est le sens de l’engagement de toutes et tous.

Remercier chaleureusement Bernard Poignant et saluer le maire qu’il a été, où pendant des années, il a fait avancer cette ville, et où il s’est considérablement battu et investi pour elle. A nouveau, le parcours d’engagement au service de la collectivité doit être respecté, ce qui hier matin dans la presse locale n’était pas vraiment le cas de la part du maire élu. Gageons qu’il saura se rattraper Dimanche prochain lors du conseil municipal.

Analyser collectivement et humblement les raisons de cette défaite sans tomber dans un quelconque reniement car en ce qui me concerne, je suis fier du maire avec lequel j’ai travaillé lors de ce mandat qui s’achève, fier du bilan que nous laissons, et fier du projet que nous avons porté.

Au delà de ces affirmations, il y a en France 155 villes qui basculent à droite, dont Limoges, qui, depuis 1912 était à gauche, sans parler de nombreux bastions communistes de la région parisienne, qui eux aussi ont changé de couleur politique où même de Brest, qui passe tout près d’une mauvaise surprise. C’est donc incontestablement d’abord et avant tout une claque nationale, un rejet de la politique gouvernementale, une souffrance évidente et une impatience légitime. Même s’il ne faut pas oublier que 10 ans de droite sont à effacer, que l’ardoise est lourde, et qu’en deux ans, l’action gouvernementale ne peut porter ses fruits.

Même si l’affirmation précédente pèse lourdement sur le scenario que nous connaissons, localement, nous devons également nous pencher sur ce qui a pu faire qu’autant d’électeurs ne sont pas venus dimanche dernier. Ce travail se fera collectivement et dans le temps. La précipitation en la matière est forcément mauvaise conseillère.

Enfin, il est évident que l’opposition, dont je fais partie avec d’autres sera constructive, ferme et déterminée. Il faut donc souhaiter que l’exercice des responsabilités ne soit pas à l’image de la campagne de la liste UMP, qui a davantage agi en déconstruction plus qu’en construction. A renfort de démagogie parfois, de mensonges souvent, et en personnalisant à outrance l’enjeu. Être un maire de proximité ne signifie pas uniquement faire de la visibilité, car quant on est maire, on l’est à 100%, où que l’on se trouve. Être un maire de proximité, c’est d’abord et avant tout assurer un haut niveau de service public aux Quimpéroises et Quimpérois. Nous n’avons rien entendu des leaders de la droite à ce sujet pour le moment. Les programmes ont été déchirés dans l’entre deux tours, il en restera sans doute quelques caméras de vidéosurveillance et nous verrons pour la suite..

La démocratie a parlé, et sans aucune ambiguïté. Il faut souhaiter le meilleur pour Quimper, son agglomération et la Cornouaille.

Une des vidéos de ma réaction Lundi matin, devant la mairie en cliquant ici.