Le Blog de Jean-Marc Tanguy
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Martin Président !!

Non, au regard du titre ci dessus, je ne retourne pas dans un récent passé en oubliant un « e » à Martin et un « e » à Président..

Tout le monde a intégré le fait que sur la forme, au sein du gouvernement, la méthode devait changer, et sur le fond que des efforts colossaux mais justes doivent être consentis par nombre de concitoyens. Mais où est ce cap, où est cette ambition de gauche, où est cet horizon socialiste qui reposent sur des principes et des valeurs, et qui sans promettre le grand soir, permettent juste de se dire que l’on veut continuer à vire ensemble, unis et solidaires.

Et bien à défaut de trouver pour le moment ce cap dans la bouche de ceux et celles qui devraient l’incarner près de nous, tournons nous vers un ami… Allemand… Oui cet ami Allemand s’appelle Martin Schulz. Candidat du Parti Socialiste Européen à  la présidence de la commission Européenne.

C’est demain, souhaitons le à toutes et tous que peut être, il sera notre papa.. Schulz..

Plus sérieusement, Martin nous parle avec une sincérité absolue ; nous parle vrai et simple tout en gardant sa hauteur ; Martin respire la gauche et le socialisme. Il a au cœur la jeunesse, l’emploi, l’Europe Sociale, la lutte contre le Dumping Social, contre les cadeaux incessants aux banques et démontre les postures populistes, électoralistes et caricaturales de l’extrême droite. Martin a fait un vœu d’égalité cher à nos cœurs d’Européens de gauche.

Pour lancer la campagne des Européennes, le parti socialiste est toujours en avance sur les autres. Je ne doute pas qu’il en sera exactement de même sur Quimper et dans notre circonscription sous la houlette bienveillante de Marine Boulakhras.

Lors de ce lancement de campagne à Paris, Quelques morceaux choisis :

« C’est seulement et seulement si nous sommes capables de ressentir la douleur de cette jeunesse que le peuple nous fera confiance »

« Je ne veux pas que notre Europe dégage des milliards pour sauver les banques, et rechigne à mettre la main à la poche quand il s’agit de nos jeunes »

« Je comprends ceux qui sont déçus par l’Europe. La crise économique a dévasté l’Europe, pour les 26 millions d’Européens qui recherchent un emploi, pour les 120 millions d’Européens qui sont exposés au risque de pauvreté, je veux leur dire que la réponse n’est pas non à l’Europe, mais oui à une meilleure Europe »

« Ce ne sera pas simple après 10 ans de droite qui ont nourri la méfiance des Européens auprès des institutions ».

Et le passage le plus fort :

« Nous dissertons à longueur de journées sur des milliards d’Euros pour sauver les banques. Chers camardes, nous ne parlons plus qu’en milliards. Alors que pour 96% de nos concitoyens et plus, 1000 Euros sont un horizon indépassable. C’est la raison pour laquelle je vous dit, arrêtons de parler qu’en milliards, parlons sur les gens pour lesquels, 1000 Euros est la vie de tous les jours. »

« J’ai un voisin, chez moi, le facteur de mon quartier, marié, deux enfants. Il touche 1250 Euros net, le loyer pour l’appartement c’est 550 Euros. L’Europe ne doit pas s’occuper de la banque où il paye ses échéances, je veux que l’Europe s’occupe de lui, ça c’est notre Europe »

« Je veux dire à Marine Le Pen, qui refuse de débattre, que vous n’avez aucun bilan de votre mandat Européen, que vous occupez un siège aux frais du contribuable. La seule chose que vous faites, c’est instrumentaliser ce scrutin à des fins politiciennes. »

Clairement, ce discours que je vous conseille de retrouver en cliquant ici requinque après la séquence que vous savez et on comprend mieux pourquoi récemment Madame Le Pen a refusé de débattre contre l’homme qui dit la vérité, qui parle de la souffrance économique et sociale de nos concitoyens avec ses tripes, et qui croît en l’Europe. La haineuse populiste électoraliste de l’extrême droite française se serait à coup sur faite humiliée par tant de hauteur et de parler vrai. Martin Schulz conjugue les deux, nous ferions bien de nous en inspirer.

Comment ne pas finir sur ces mots de Jacques Delors : « Je refuse une Europe qui ne serait qu’un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c’est vers ça qu’on va, je lance un cri d’alarme »

 

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