Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Un binôme au service de l’autre.

IA

Isabelle ASSIH et moi-même serons donc les candidats du Parti Socialiste pour les élections départementales des 22 et 29 Mars prochain pour le canton de Quimper Centre-Ville, Kerfeunteun et Ergué-Armel.

Dans les semaines, dans les mois qui viennent, nous prendrons le temps d’expliquer les enjeux de ce scrutin aux Quimpéroises et Quimpérois. Nous ferons œuvre de pédagogie en expliquant les champs très vastes couverts par l’action du Conseil Départemental, sûrement trop méconnus, et pourtant si utiles au quotidien.

Dans les semaines à venir, nous développerons nos idées, à travers un programme qui sera concret et au service des habitants. Il s’inspirera d’un bilan, que nous défendrons car l’action des majorités successives de Pierre Maille a incontestablement renforcé les solidarités entre les citoyens et les territoires. Nous regarderons aussi vers l’avenir et les pistes d’amélioration, car il en existe bien sur toujours.

Le temps viendra rapidement pour développer de nombreuses thématiques, mais j’ai surtout envie aujourd’hui d’exprimer ma pleine et entière satisfaction de travailler en binôme avec Isabelle Assih.

En effet, Isabelle est d’abord et avant tout une battante ; elle a toujours envie d’y croire pour l’autre. Mère de famille, psychologue scolaire, je la sais infiniment sincère dans ses engagements et déterminée dans ses objectifs. « Issue de la société civile », elle incarne le renouveau et une forme de fraîcheur dont la politique manque terriblement parfois. La force de ses convictions chevillée au corps est aussi puissante que sa capacité à se projeter dans un mandat où je sais qu’elle agira dans le sens de l’intérêt général. Je suis fier de faire campagne à ses côtés.

Nos personnalités, nos professions, nos engagements dans la cité sont tournés vers la solidarité et en proximité immédiate. Nous sommes incontestablement faits de ce bois et nous ne changerons pas. Mais cette attention à l’autre, trop souvent oubliée en politique n’empêche évidemment pas de réfléchir et d’agir sur des grands projets structurants pour notre territoire et d’affirmer que les politiques économiques, au travers des contrats de territoire par exemple et de la mutualisation avec les intercommunalités peuvent également être portées à l’échelle du département. Il y va de notre force, de notre attractivité, de l’avenir des finistériens et donc du maintien d’un haut niveau de service public.

Notre binôme est un choix de longue date et s’inscrit dans un projet sincère qui contraste avec le divorce quotidien entre les citoyens et les milieux dirigeants. Le feuilleton politico-médiatique parisien génère une légitime colère. Nous pensons nous que l’authenticité de l’action locale doit permettre de redonner des lettres de noblesses à ce qu’est censée être intrinsèquement l’action politique.

Nous porterons avec sens de la pédagogie, authenticité et détermination les enjeux des politiques départementales dans les semaines qui viennent, loin des caricatures, dans un discours de vérité et d’ouverture. A très vite..

L’école de demain..

Pour les politiques d’éducation, bases fondatrices des perspectives d’avenir et de l’évolution de notre civilisation, seule une révolution permanente des esprits peut mettre fin à l’agonie d’un système éminemment inégalitaire.

Une révolution syntaxique pour commencer. Parlons d’enfants et non plus d’élèves. Redonnons une identité propre et non institutionnelle à celles et ceux qui demain fabriqueront un nouveau monde. Repenser l’école, c’est repenser l’avenir.

Tout d’abord, des constats saisissants : 150 000 jeunes sortent chaque année du « système éducation nationale ». Cette dernière est devenue malgré elle une usine à reproduction de l’inégalité sociale. D’après la très célèbre et peu contestable étude PISA, face à l’école, les enfants français sont plus stressés que les enfants… irakiens…

Le système est devenu un broyeur aveugle qui s’en prend toujours aux mêmes. La réussite scolaire va presque uniquement dépendre de la bonne rencontre avec le bon professeur. Et à combien de ces héros quotidiens que l’on ne saluera jamais assez doit-on la mise en orbite de destins qui s’étaient pourtant fracassés sur un tableau noir toujours trop rigide..

Avançons l’idée que la mission unique de l’école doit être de mettre les enfants en situation de réussite. Pour se faire, point question d’abandon des apprentissages élémentaires et des savoirs indispensables que l’on retrouve sur notre indémodable tableau noir. Mais la seule finalité ne peut être de vouloir créer une forme d’élite de l’éloquence. A cet effet, le système de notation actuelle est très certainement à interroger.

Mais en complémentarité de l’écrasante majorité des approches chrono biologistes, qui démontrent que les savoirs sont acquis avec plus d’aisance le matin, proposons que le cartable ne soit plus lourd comme un cheval mort, avec la mise en pratique d’activités de créations l’après-midi. Arts, sports, culture ouvrent sur le monde, donnent d’autres perspectives à des enfants dénués pour le moment de préjugés et évitent de fabriquer un moule, une uniformisation qui tue la singularité et favorise la pensée unique.

L’apprentissage est fondamental et constitutif, mais il est également désincarné et stérile s’il se passe de la créativité, de l’inventivité dont chaque enfant est capable. Il s’agit de tuer l’inégalité dans l’œuf entre celles et ceux qui apprennent et celles et ceux qui comprennent, entre celles et ceux qui hors des murs de l’école choisissent entre équitation et escrime et celles et ceux qui n’ont pas toujours assez de monnaie pour rentrer en bus.. Mettre les enfants en situation de réussite, c’est, hors de l’espace temps dévastateur, créer entre les murs une bulle bienveillante qui apaise, protège et surtout cherche, cherche et cherche encore ce qui place l’enfant dans les meilleurs conditions de son développement.

Sans jamais se couper du monde, nous devons être certains qu’il demeure encore quelques vagues lueurs de civilisation dans cet abattoir barbare connue autrefois sous le nom d’humanité. Nous avons le devoir d’affirmer notre foi en une école revisitée dans sa mission, modernisée dans sa pratique. Nous y viendrons, c’est le sens de l’histoire, alors anticipons dès à présent. Cette foi doit être farouche pour accomplir ensemble des grands desseins pour nos enfants. Pour nos enfants, il est peut être temps que nous atteignons les étoiles.

L’autre, celui qui nous fait.

« Portez votre culture, comme votre montre, et gardez-vous de la tirer de votre gousset et de la faire tinter pour le seul plaisir de montrer que vous n’en êtes pas dépourvus ». (Philip Chesterfield).

Dans la vie comme en politique, il est essentiel d’observer l’autre, sans malhonnêteté anthropologique, mais sincèrement, pleinement et avec une curiosité perpétuellement inassouvie. Si dans les pires moments de notre éphémère passage  terrestre, on peut faire sienne de la pensée Sartrienne, qui définit les autres comme l’enfer, la plupart du temps, cultiver sa générosité en étant vraiment avec l’autre permet de ne pas passer à côté de personnages tendres, savoureux et qui méritent toute notre estime.

Je pense à celles et ceux que je croise, comme autant de passants anonymes où en un regard profond échangé, on peut deviner une histoire, et tant de choses à se raconter qui demeureront lettre morte, par pudeur, peur ou lassitude. Il est possible d’écrire des tomes entiers sur la vie de chaque individu.

Je pense à des « gueules » que j’ai croisées hier soir par exemple, qui au-delà des rires, des pleurs ou des grimaces laissent envisager des fêlures indélébiles, des bonheurs profonds et des talents refoulés ou du moins injustement méconnus.

Je pense à mon camarade Hubert, avec qui je partage parfois un Colombelles le Dimanche matin au Braden, toujours avec un plaisir non dissimulé. Hubert, 50 ans de vie politique, jamais candidat, toujours plein d’espoir pour les autres et guidé par une humanité qui se lit dans ses yeux rieurs.

Trop d’anonymes encombrent les allées de l’indifférence alors qu’ils mériteraient des statues somptueuses à chaque coin de rue.

La passion de l’autre doit guider notre chemin, orienter notre parcours. Elle permet de nouveaux apprentissages, mais surtout aussi de caresser l’espoir de l’humilité et de répondre à l’invitation de Voltaire qui nous disait « il faut cultiver notre jardin », retourner à l’essentiel, à la terre, loin de considérations égotiques, de tendances narcissiques ou bassement matérialistes.

Dans « les vieux », Brel nous chantait entre autre la chose suivante : « Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin, traverser le présent en s´excusant déjà de n´être pas plus loin ».

N’acceptez pas leurs excuses, prenez les dans vos bras.