L’école de demain..

Pour les politiques d’éducation, bases fondatrices des perspectives d’avenir et de l’évolution de notre civilisation, seule une révolution permanente des esprits peut mettre fin à l’agonie d’un système éminemment inégalitaire.

Une révolution syntaxique pour commencer. Parlons d’enfants et non plus d’élèves. Redonnons une identité propre et non institutionnelle à celles et ceux qui demain fabriqueront un nouveau monde. Repenser l’école, c’est repenser l’avenir.

Tout d’abord, des constats saisissants : 150 000 jeunes sortent chaque année du « système éducation nationale ». Cette dernière est devenue malgré elle une usine à reproduction de l’inégalité sociale. D’après la très célèbre et peu contestable étude PISA, face à l’école, les enfants français sont plus stressés que les enfants… irakiens…

Le système est devenu un broyeur aveugle qui s’en prend toujours aux mêmes. La réussite scolaire va presque uniquement dépendre de la bonne rencontre avec le bon professeur. Et à combien de ces héros quotidiens que l’on ne saluera jamais assez doit-on la mise en orbite de destins qui s’étaient pourtant fracassés sur un tableau noir toujours trop rigide..

Avançons l’idée que la mission unique de l’école doit être de mettre les enfants en situation de réussite. Pour se faire, point question d’abandon des apprentissages élémentaires et des savoirs indispensables que l’on retrouve sur notre indémodable tableau noir. Mais la seule finalité ne peut être de vouloir créer une forme d’élite de l’éloquence. A cet effet, le système de notation actuelle est très certainement à interroger.

Mais en complémentarité de l’écrasante majorité des approches chrono biologistes, qui démontrent que les savoirs sont acquis avec plus d’aisance le matin, proposons que le cartable ne soit plus lourd comme un cheval mort, avec la mise en pratique d’activités de créations l’après-midi. Arts, sports, culture ouvrent sur le monde, donnent d’autres perspectives à des enfants dénués pour le moment de préjugés et évitent de fabriquer un moule, une uniformisation qui tue la singularité et favorise la pensée unique.

L’apprentissage est fondamental et constitutif, mais il est également désincarné et stérile s’il se passe de la créativité, de l’inventivité dont chaque enfant est capable. Il s’agit de tuer l’inégalité dans l’œuf entre celles et ceux qui apprennent et celles et ceux qui comprennent, entre celles et ceux qui hors des murs de l’école choisissent entre équitation et escrime et celles et ceux qui n’ont pas toujours assez de monnaie pour rentrer en bus.. Mettre les enfants en situation de réussite, c’est, hors de l’espace temps dévastateur, créer entre les murs une bulle bienveillante qui apaise, protège et surtout cherche, cherche et cherche encore ce qui place l’enfant dans les meilleurs conditions de son développement.

Sans jamais se couper du monde, nous devons être certains qu’il demeure encore quelques vagues lueurs de civilisation dans cet abattoir barbare connue autrefois sous le nom d’humanité. Nous avons le devoir d’affirmer notre foi en une école revisitée dans sa mission, modernisée dans sa pratique. Nous y viendrons, c’est le sens de l’histoire, alors anticipons dès à présent. Cette foi doit être farouche pour accomplir ensemble des grands desseins pour nos enfants. Pour nos enfants, il est peut être temps que nous atteignons les étoiles.

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One Response to L’école de demain..

  1. ABJ says:

    Ouais ,on pourrait s’exprimer plus catch ,en autre se de’mander ce qui déconne au niveau de l’éducation nationale,le statut des fonctionnaires ,leur évaluation ,et ce déni ,défense de corp,fonctinnaires électoraP.S.

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