Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Longue vie au Foot Fauteuil sur Quimper !!

Le foot fauteuil est d’abord et avant tout une activité sportive. Un sport qui se destine à des personnes en situation de handicap moteur, mais qui dans ses caractéristiques répond à de nombreuses exigences sportives, entre le sens de l’effort, la précision, l’importance du collectif, la joie de marquer un but, de faire la passe décisive etc..

Cette activité reprend sur Quimper et c’est une excellente initiative. Pour en avoir été l’entraîneur il y a quelques années, j’en connais les vertus sportives et humaines mais aussi toutes les difficultés en terme logistiques et organisationnelles.

Mais elles seront à n’en point douter dépassées quand je regarde l’enthousiasme et le dynamisme de celles et ceux, qui encadrent l’activité. Je ne serai jamais loin et donc à leur côté pour que cette activité se prolonge sur Quimper même si je devine leur capacité à déplacer des montagnes, apanage des parents et familles d’enfants en situation de handicap. Merci et ne lâchez rien Fabrice, Arnaud et les autres.. Rien ne leur est facile, donc le combat est devenu une habitude quotidienne, ce qui bien sur ne devrait pas être le cas.

Jouer au foot fauteuil permet de pouvoir dire : « je vais à l’entraînement » comme tout le monde. La joie de marquer un but en match officiel (après quelques mois de galère pour mettre en place l’activité) procure à l’ensemble du groupe (entraîneur compris..) une incommensurable joie. Après les avoir rencontrés, j’ai reconnu des sourires que je connais, ceux des joueurs, qui au-delà du handicap sont surtout en situation de réussite, ce qui est tellement précieux.

A la lecture du magazine d’information de Quimper communauté, je constate d’ailleurs que l’action politique des dernières années en matière de politique du handicap sur Quimper est prolongée, en souhaitant qu’elle soit bien sûr amplifiée.

Très heureux de finir 2014 et d’entamer 2015 sur la renaissance du foot fauteuil à Quimper. A cet effet, un récent article de Côté Quimper que vous trouverez en cliquant ici : article côté quimper.

Et quelques archives qui donnent du baume au cœur sur le blog du député ici, et autre article de presse là.

Dernier lien où j’ai le plaisir de retrouver un héros discret du quotidien.. Louis, à qui on te doit beaucoup, et où que tu sois, je devine ton sourire devant le retour du foot fauteuil à Quimper.

Très bonne année à toutes et tous.

Chapeau les artistes !!

Hier soir, nous étions donc quelques milliers pour un festival éminemment populaire, accessible, participatif et surtout fédérateur. Un final qui a fait vibrer, et qui a fait partager une ambiance avec sur scène de nombreux artistes, venus de tout le département qui ont montré leur plaisir de nous en donner. Puisqu’il pense que c’est essentiel, je ne sais pas quel est l’avis du maire, mais franchement, qu’il le garde. Hier, il n’y avait que plaisir et bonheur. Merci à tous ces artistes, qui malgré une semaine sûrement un peu difficile pour un certain nombre d’entre eux ne se sont pas laissés gâcher la fête par des clowns tristes.

Mais mon rêve de cette nuit n’est malheureusement pas la réalité.. J’avais imaginé que la polémique créée par le maire de Quimper lui-même n’était en fait qu’une grosse blague, une performance artistique de Ludovic Jolivet qui allait devant les milliers de spectateurs présent-e-s hier soir nous confier doucement dans le creux de l’oreille qu’il n’avait évidemment pas l’intention de faire œuvre d’ingérence sur la programmation des acteurs culturels et que tout ceci faisait partie du festival.

Et bien malheureusement non il n’en fut rien… Nous allons devoir être particulièrement vigilants et solidaires face à des méthodes brutales et qui s’appuient sur une idéologie de droite dure dans le lien avec la création artistique.

Le maire de Quimper sait, lui, ce qui relève du populaire ou de l’élitisme quand déjà, les professionnels eux-mêmes ne savent pas toujours qualifier une œuvre.
Le maire de Quimper sait, lui, ce qui est adapté pour tel ou tel âge, quand déjà les pédagogues et autres professionnels de l’éducation se posent souvent ces questions.
Le maire de Quimper sait, lui, ce qui doit être financé ou pas, et décidera seul, sans tenir compte des autres partenaires comme le Département, la région ou l’état..

Ne pas aimer un spectacle (pour les rares à qui ça peut arriver face aux performances de Très Tôt Théâtre – Quimper) est un apprentissage fondateur, et développe notamment chez l’enfant un esprit critique, évitant ainsi l’uniformisation. Ou comme le développait Pagnol, lorsque le jeune enfant se rend compte que ses parents peuvent mentir : Quel choc, donc quel apprentissage.

Longue vie à la liberté culturelle.

La culture.. c’est moi..

A propos de ce lien.. http://vimeo.com/114442871

Parler de la culture en disant « je » et « moi » sans arrêt, c’est déjà n’avoir rien compris à la création artistique qui est de fait universelle. Même de la part d’un expert reconnu, ce comportement serait étonnant et détonnant, mais ce n’est ici pas le cas me semble-t-il.

Après un match de l’UJAP ou du Quimper Volley, M. Jolivet pense pouvoir se rendre dans les vestiaires pour dire : « c’est nul, c’est pas comme ça qu’il faut jouer »..

Définitivement, Monsieur Jolivet n’est pas un maire, mais un patron.. Il y a grand danger de vouloir ainsi faire ingérence dans les choix culturels et de vouloir peser sur la programmation.

Il parle de « culture populaire », car sur un mode on ne peut plus démagogique, il veut opposer ce que tout le monde aimerait comme lui, à une forme d’élite qui se pâmerait devant du contemporain qui compterait pour rien. Toutes les formes d’art peuvent élever, et qui serait Monsieur Jolivet pour opposer les arts les uns aux autres, en fonction de ses propres critères, qui seraient donc ceux de la majorité des habitants de cette ville.. Il pense que Quimper lui appartient, on l’avait deviné, mais il veut aussi être propriétaire des goûts des plus de 63 000 habitants de notre cité…

Le plus grave, il dit, je cite, « c’est les consignes que je donne ».. L’ingérence municipale et même de la politique en général sur la culture est l’apanage d’un système dictatorial ou du moins d’un douteux complexe d’autoritarisme.

« Il est absurde d’avoir une règle rigoureuse sur ce qu’on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu’on ne devrait pas lire » Oscar Wilde.

8 mois de communication, des saignées injustes et un scandale..

Il y a 8 mois, dès son discours d’investiture, le nouveau maire de Quimper, Ludovic Jolivet n’avait eu aucun mot pour le service public. Nous comprenons mieux pourquoi aujourd’hui.

En ce jour d’élections professionnelles dans la fonction publique, Ludovic Jolivet démontre par ses paroles et ses actes qu’il n’a en fait aucune considération pour la notion de service public. Quimper n’est pas son entreprise privée, mais une belle et chaleureuse ville qui appartient à ses habitant-e-s.

Décryptage : il pense pourtant que la ville lui appartient.. Il répète à tue-tête de nombreuses contre-vérités avec un autoritarisme sidérant qui interpelle : « je paie, je décide », « c’est moi le patron », « c’est moi qui décide ». Non, Monsieur Le Maire, non seulement vous n’êtes pas seul à décider, car il y a des élus dans votre majorité et vous avez même une opposition, qui d’ailleurs pourrait s’agrandir, vu qu’en 6 mois, déjà deux élus de votre groupe se vont vu retirer leurs délégations..

Aucune considération pour la culture, avec des coupes claires prévues, et du mépris pour de nombreux acteurs et créateurs. Stigmatisation de certaines associations humanitaires qui viennent en aide en particulier aux étrangers. Une drôle de danse du ventre avec un autre parti politique dont il s’agit sans doute de remercier les électeurs. La majorité municipale oublie que les acteurs associatifs sont des acteurs économiques (dans le département, 1 emploi sur 6 provient de l’associatif) qui produisent des emplois, de l’activité et donc de la richesse.

Ensuite, la scandaleuse rémunération du Directeur Général des Services. Au-delà de la légitime application de la grille de salaire de la fonction publique, Ludovic Jolivet a choisi son DGS et a négocié avec lui son périmètre d’intervention, ses primes etc.. Le maire de Quimper doit la transparence à ses administré-e-s et il a le devoir d’annoncer clairement la rémunération de son DGS, primes comprises et en précisant cette drôle de mission de son DGS auprès du CCAS. Il ne s’agit pas de « voyeurisme », comme le dit fébrilement M. Jolivet mais de transparence dans le bon usage de l’argent des Quimpérois. Et pas de faire voter en catimini la prime de son ami DGS en dissimulant délibérément le montant sans doute scandaleux de la dite prime..

Au regard des chiffres qui circulent (seule base de référence tant que le chiffre n’est pas rendu public), l’augmentation de la rémunération du DGS par rapport au mandat précédent correspond à 6 emplois à temps plein.. Il doit en effet être compétent ce DGS pour faire le travail de 6 agents.. Cette augmentation correspond au budget total de l’accessibilité de la voirie sur Quimper pour les personnes en situation de handicap..  D’autres exemples ne manquent pas..

A l’heure où à Quimper, plus de 10 000 personnes touchent par mois 900 Euros ou moins, le maire de Quimper organise les conditions du retour de l’argent fou, fruit d’une idéologie qui consiste à se servir plutôt qu’à servir. A l’heure où le secteur associatif va être atteint lourdement par des choix idéologiques, où les fonctionnaires municipaux vont devoir se serrer la ceinture comme jamais, leur directeur général des services lui se fait plaisir. C’est le retour « des copains et des coquins » comme à la grande époque du RPR..

En 8 mois : déni de démocratie, choix idéologiques nauséabonds, retour de l’argent roi, mépris des acteurs associatifs.. Seule la communication fait l’objet de toute l’attention du maire et de sa majorité. Le maire a récemment dit dans une grossière erreur à propos des subventions aux associations : « c’est moi qui paie ». Je vous réponds à propos de la scandaleuse rémunération de votre DGS : ce sont les Quimpérois qui paient..

Servir et non se servir..

Le politique est aujourd’hui la cible idéale de l’ensemble de nos maux et dysfonctionnements. L’amalgame et la simplification règnent. Il est également incontestable que certains exemples ne sont pas aidants, souvent venus d’en haut, mais aussi récemment du local, avec une rémunération très probablement proprement scandaleuse dont le maire, très gêné refuse de donner le montant en choisissant donc la dissimulation. Nous aurons l’occasion d’en reparler très rapidement..

Je considère la politique comme une formidable possibilité d’agir sur le quotidien de façon concrète. C’est se battre pour que celles et ceux qui ont quelque chose à dire se fassent entendre. C’est savoir que l’on peut écrire un livre sur la vie du passant anonyme, qui a une histoire bouleversante ou délirante ou les deux, ou toute autre chose à raconter.

C’est la passion de l’autre, la vraie. Ce n’est pas naïf, c’est croire en un idéal, croire en l’émancipation. La politique offre cette incroyable opportunité d’être créatif parfois, mais les ¾ du temps, il s’agit d’être un passeur pour le beau, pour ce qui élève. La politique, c’est comprendre que l’on est des accompagnateurs de ceux qui savent.

Le politique est souvent attendu, et se sentir attendu lui confère un puissant sentiment, qui répond à un besoin de compensation, une quête de l’estime de soi quasi pathologique. Il suffit jute de le savoir pour en éviter les travers et les pièges. C’est enfin et surtout une question de principes, de valeurs, de lignes directrices, de ce qui est infranchissable, et de certains absolus sur le plan moral.