Le Blog de Jean-Marc Tanguy
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Porte à porte, le retour…

Comme nous l’avions annoncé lors des élections départementales, avec Isabelle ASSIH, ma collègue conseillère départementale, nous tenons à revenir vers les citoyens, en porte à porte, en dehors de toute campagne électorale pour échanger sur le département mais aussi sur tous les sujets que souhaiteront aborder celles et ceux que nous rencontrerons. Nous expliquerons nos premières actions, et les orientations qui les guident. Je martèle qu’être élu, c’est n’avoir que des devoirs, pas de droit. Et le premier devoir qui nous incombe est évidemment celui de la pédagogie. Certaines premières actions sont très concrètes et parfois pas toujours lisibles. A nous de les expliquer.

Ce lien direct avec les citoyens est pour nous indispensable à toute action politique. A ce titre,  à plusieurs moments de l’année, nous viendrons nous présenter ainsi aux habitan-t-e-s du canton. Il est clair que la confiance aux acteurs politiques, même locaux est aujourd’hui entamée. C’est donc à nous « d’aller vers », et non d’être attentistes. Il n’y a pas les élus d’une part et les électeurs d’autres part.. Il serait plus adapté de parler de citoyens et de leurs représentants. C’est aussi le sens de notre action sur les jours à venir.

Pour ces rencontres, nous tenons à disposition des plaquettes expliquant le fonctionnement du Conseil Départemental, ainsi que des cartes de visite. Si nous réitérerons cette action, en dehors de la période estivale, il nous semble comme une évidence d’aller rencontrer celles et ceux, qui pour différentes raisons ne partent pas en vacances.

A la rentrée, nous publierons une lettre d’information et au premier trimestre prochain, nous organiserons des réunions de compte rendu de mandat. Ainsi, nous serons présents cette semaine :

Ce matin au braden et Mercredi 29 le matin a penvillers.

La semaine prochaine :

Mardi 04 le matin au petit guelen. Mercredi 05 le matin à kerfeunteun.

 

ευχαριστώ (merci) Alexis..

La situation tragique quotidienne en Grèce est en fait une question bien plus politique que financière..

Tout d’abord, il est à dénoncer la mauvaise foi de certains médias… Les 640 Euros par Français que coûterait la réponse aux exigences grecques correspondraient à un effacement total de la dette.. Ce que personne ne demande… Une certaine droite populiste et démagogique (une fois de plus, le nom républicain est ici foulé au pied..) joue lamentablement sur ce type de peurs et d’égoïsme facile en s’appuyant sur un mensonge honteux..

En réalité, un rééchelonnement de la dette ne ferait pas perdre d’argent à la France.. Et d’après Libération, les bons du Trésor grecs achetés par la BCE rapporterait même à notre pays 80 millions d’Euros par an…

Sur le plan politique, comment ne pas saluer le courage démocratique, le courage politique et l’honnêteté intellectuelle du premier ministre Grec. C’est une forme de « romantisme politique » peut-être, mais alors quelle bouffée d’oxygène dans la prédominance actuelle de la tiède et médiocre technocratie.. Alors que les différents pouvoirs qui se sont succédés en Grèce ont admis en 2004 puis en 2009 leur mensonge absolu sur les comptes Grecs.. Et aujourd’hui,  c’est le premier ministre actuel Grec qui serait à condamner.. Et pas les menteurs et les fossoyeurs qui, de surcroît, pour faire plaisir à Bruxelles ont trahi leur peuple autant que l’Europe

Il faut aussi regarder l’histoire récente.. l’Europe a laissé Athènes entrer dans l’Euro.. en pleine connaissance de cause d’une situation qui ne fut dévoilée certes qu’en 2004.. Mais à l’époque, Berlin et Paris ont pourtant refusé de donner des pouvoirs d’investigation à Eurostat, l’institut de statistique européen. Nous fûmes étonnement tolérants à l’époque, et nous serions étonnement intransigeants maintenant..

Notre devoir est également de ne pas être tièdes et de ne pas laisser les extrêmes récupérer le courage de Tsipras. En particulier le parti d’extrême droite Français, qui profite à de très mauvaises fins de la situation, pour entretenir sa logorrhée tristement habituelle antisystème, mais qui ne partage rien sur le fond des orientations politiques du premier ministre grec ; A commencer par la volonté de l’entreprise Le Pen de l’affaiblissement de notre Union Européenne, que ni nous, ni Alexis Tsipras ne souhaitons..

Une autre voie est possible que celle de la frilosité social libéral, à défaut de la sociale démocratie, c’est celle d’un socialisme démocratique, d’autant que je demeure persuadé qu’une majorité de socialistes français auraient voté non Dimanche… Car les grecs qui ont voté oui, eux, sont d’abord et avant tout celles et ceux qui n’ont pas subi de plein fouet les politiques d’austérité.. Et nous rejoindrions leurs avis ? Nous femmes et hommes de gauche.. Choisis ton camp camarade..

Incontestablement, même si Le président Hollande semble tenter l’apaisement, il doit être bien plus fort et clair sur cette question.. C’est un moment historique pour sortir de l’ambiguïté et de la peur de déplaire.. Car de cette peur, on n’en sort jamais.. Les conséquences politiques, stratégiques et géopolitiques de la sortie de la Grèce de la zone Euro seraient dramatiques et le parti de Sarkozy à cet effet se ridiculise en évoquant cette possibilité.. l’Europe n’existe pas sans la Grèce.. Si elle sort, le coût pour la France sera alors bien plus élevé..

Si comparaison ne vaut pas toujours raison, comment ne pas se rappeler du 27 février 1953 et de l’effacement de la dette de l’Allemagne, dont un des créanciers qui avait accepté l’annulation de 60% de la dette était… la Grèce.. Il n’est point question ici de redevabilité, mais retrouvons notre intelligence collective. Car ce qui coute le plus cher dans notre construction Européenne, ce qui fait sa valeur, c’est la solidarité entre les peuples.. Le reste, c’est l’Europe de la jungle..

La vraie force de l’Europe réside dans cette solidarité.. Faire croire qu’entendre Tsipras et le peuple qu’il représente aujourd’hui est signe de faiblesse est une facilité idéologique populiste, qui procède du repli sur soi. La vraie faiblesse est de nier la réalité historique de l’Europe, dont la construction s’appuie sur une communauté de destins..

A l’image de notre drapeau bleu et jaune.. Il est plus que temps que notre projet politique européen touche enfin les étoiles..

Petit…

Un conseil communautaire hier soir qui démontre que Quimper, et de fait Quimper communauté ne portent quasiment que des projets sous calibrés, basés sur l’évènementiel, flous, sans vision et sans portage politique.

Les Quimpérois ont été très clairs sur leur appréciation du plan transports, comment ne pas en tenir compte. Mais est-ce une raison suffisante pour ne plus avoir d’ambition en faveur d’une politique moderne et ambitieuse de transport public. Certes, il y a la gratuité du samedi matin, pour relancer l’attractivité du centre-ville, et l’amélioration des fréquences sur quelques lignes armatures. Ceux sont des mesures, mais en aucun cas, le fruit d’une vision politique pour notre agglomération.

L’usager veut légitimement un réseau de bus abordable financièrement, ponctuel, fréquent et avec une amplitude journalière conséquente. Les bus électriques Bolloré (en cours de développement pour sa partie urbaine et péri-ubaine) pourraient répondre à cette aspiration avec de surcroît un marché crucial pour l’emploi local et bien sur un vrai bonus environnemental. L’utilisation de ce type de bus nécessite une préparation, un travail en amont sur les flux de transports dans notre agglomération. Pour le moment, malheureusement, le maire de Quimper et son équipe continuent à faire peur et à annuler plutôt que de vouloir se projeter dans l’avenir. C’est assez «  petit bras » et figé, mais c’est finalement l’immobilisme habituel de la droite dans notre cité Cornouaillaise.

Sur la culture, là aussi, vision figée et vitrifiée, avec une préférence pour des salons du livre à entrée payante, histoire de financer l’hôtellerie des auteurs VIP. Sans que les bibliothèques de l’ensemble des communes de Quimper communauté n’y soit associé. Pas de travail en amont comme c’est par exemple le cas à penmarc’h avec le Goëland Masqué où toute l’année, il y a intervention dans les EPHAD, les écoles. Le jour du salon, existent des débats sur l’illettrisme ou autre..  Toutes les bibliothèques environnantes travaillent main dans la main pour cet événement. Ainsi, un public le plus large possible bénéficie d’un accès direct à une culture de fait utile socialement. Le sens est donné à l’utilisation de l’argent public. Il s’agit d’une culture populaire.. A Quimper, le choix a été fait d’une lecture publique événementielle qui ne s’ancre pas dans son paysage économique et sociale, mais qui se fige et se vitrifie… Pas de vision là non plus..

Enfin, hier, nous avons signé le contrat de territoire qui nous lie avec le conseil départemental… 6 mois de retard pris par le président de Quimper communauté.. Sur les 22 communautés de communes du département, nous étions donc …. Les derniers… Autant de retard dans les projets de notre agglomération, pour les entreprises, les associations. Il est notoire que le Maire de Quimper a préféré attendre le résultat des élections départementales de Mars dernier, pensant que sa couleur politique l’emporterait pour faire passer plus facilement les projets… L’électoralisme a été préféré à l’intérêt général. Mais au-delà, ce qui est le plus inquiétant est à nouveau l’absence de projet structurant, l’absence de vision pour notre ville, Pour notre agglomération, pour la Cornouaille. A l’heure où d’autres territoires se structurent dans le département et dans notre région, Quimper ne porte que des projets sous calibrés, et n’assume pas son rôle de locomotive de la Cornouaille, terre forte de ses contrastes et de sa diversité, entre terre et mer, la force de son littoral, de sa filière agricole et agroalimentaire, du tourisme, de la culture, du nautisme etc… Ces enjeux aujourd’hui ne sont pas portés par Quimper, qui se replie sur elle-même..

La CCI voit ses moyens se réduire sur Quimper, l’agence de développement est démantelée.. Et pas de vision ou de portage politique.. De la communication.. Incessante. Et franchement, de l’inquiétude pour notre territoire, qui devient petit et vide de sens..  Et pourtant, que de richesses..