Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Plaidoyer à tendance sincère et subjective 2…

Il y a 5 ans jour pour jour, le 26 Mai 2012, j’écrivais la chose suivante : Plaidoyer à tendance sincère et subjective

En ce moment si particulier, si troublé où nombre de repères s’effritent et où tout ce que l’on pensait acquis ne l’est plus, il existe encore quelques références solides, et des bases fortes sur lesquelles il est possible de s’appuyer.

Le sérieux, le travail, la ténacité, le compétence et la disponibilité de Jean-Jacques Urvoas en font partie. Qualités mises au service de la constance et de la cohérence de son engagement à gauche. En 5 ans, il a bonifié pleinement le spectre de ses connaissances avec 4 ans passés à la commission des lois comme président et 1 an passé à la chancellerie comme garde des sceaux.

29 rapports, 710 amendements, 1526 prises de paroles en commission, 1085 interventions dans l’hémicycle, 152 questions écrites, 3 lois rédigées, 8 lois rapportées.. Peu de parlementaires peuvent se prémunir d’un tel bilan chiffré, à commencer par le premier ministre actuel, faute de cumul, ce qui est navrant et consternant de banalité en terme de manque de renouveau dans la pratique politique..

Jean-Jacques Urvoas n’est pas un oiseau migrateur, là où sans doute, il aurait été plus aisé de faire les yeux doux au camp du vainqueur annoncé.. Certains l’on fait et en récoltent aujourd’hui les bénéfices avec une investiture là, où la manque d’adversaire ici.. Mais sur quelle base autre que le service à soi-même peut-on ainsi se comporter. « JJU » a fait lui le pari de la sincérité et de l’ancrage.

Le vrai enjeu, le seul enjeu de ces élections législatives est la réussite du pays, donc du quinquennat actuel. Autant, on ne peut se positionner dans l’opposition dogmatique, au risque alors de fracturer le pays et de servir de marchepied en 2022 à l’extrême droite Française, autant le pire cadeau à faire à Emmanuel Macron serait de lui accorder un blanc-seing et une automaticité des votes. Ni frondeur, ni suiveur.

Jean Jacques Urvoas votera par exemple les textes sur le régalien, à savoir la défense, la justice, la sécurité intérieur, votera également de nombreux textes sur l’éducation nationale, comme le fait de réduire à 12 le nombre d’élèves pas classe en Zones d’Education Prioritaire.

Par contre, il est par exemple en désaccord sur la suppression de l’Impôt sur les grandes Fortunes et sur l’augmentation de 1.7 de CSG, qui à raison de 400 Euros par an viendra frapper les retraités qui gagnent tout juste plus que 1180 Euros..

Je préfère un député utile et constructif qui vote avec un sens politique ancré à gauche que des parlementaires qui dogmatiquement vont soit tout valider, même le pire ; ou soit tout contrer même le meilleur. Jean Jacques Urvoas l’a fait en s’opposant à tout quand il fut dans la minorité et en votant tout quand il fut dans la majorité.. Il sait et il dit que le temps est justement venu de travailler autrement, et c’est peut-être le message que les électeurs ont voulu faire passer lors de cette présidentielle.

Le renouveau à tout prix n’est pas un argument à soi seul.. Le seul lien qui unit les candidat-e-s estampillés de la majorité présidentielle est d’avoir cliqué sur internet le fait qu’ils voulaient être candidats..

Quel est le point commun, l’histoire collective entre le candidat en Marche « bobo chic » du 13 ème arrondissement de Paris et le même candidat en marche dans les alpes maritimes, copain du grand progressiste Eric Ciotti.. Pas sûr qu’un tel attelage une fois celui constitué se retrouve comme un seul homme, du seul fait princier, avec le risque qu’au premier coup de grisou, l’on assiste à une envolée de moineaux..

Alors, pour justement sortir des postures dogmatiques et stériles, pour ne pas se jeter pleinement dans l’inconnu, je choisis en ce qui me concerne la gauche, la solidité, la compétence, l’honnêteté et la ténacité. Il faudra être fort pour être entendu, il faut des boussoles qui servent à chaque texte, à chaque choix, à chaque rédaction d’amendement, je choisi celles de Jean-Jacques Urvoas : l’égalité et la justice sociale.

Jean Jacques Urvoas, je l’écrivais en 2012, je le redis ici et maintenant, fait partie de ceux qui donnent encore confiance et espoir en la politique. Il n’est guidé que par l’intérêt général, et seul le travail assidu a construit son ADN politique. Il préfère travailler un week-end entier à la rédaction d’une loi plutôt que d’arpenter la circonscription pour remettre des coupes.. Ce qui est très noble, mais sans lien avec la mission d’un député.. Il redonne en agissant ainsi ces lettres de noblesse à la pratique parlementaire. Cette attitude est trop rare pour ne pas être reconduite, ce talent est trop grand pour ne pas être utilisé à nouveau au service des citoyens.

Enfin, ce qui est plus méconnu, car derrière l’inlassable travailleur, existe un Jean Jacques Urvoas à dimension particulièrement humaine, révolté contre l’injustice sociale, qui garde cette propension salutaire à l’indignation, admiratif des combats portés par ceux qui bénévolement ou professionnellement tente de lutter contre la précarité sociale du quotidien.. Avec par ailleurs un humour sans faille, une culture vaste, bref une densité humaine qui en font au-delà du parlementaire fort et précieux un homme ouvert et qui pense que c’est toujours le gentil qui gagne.. Donnons-lui raison dès le 11 Juin prochain..

 

5 semaines…

Nous avons 5 semaines pour faire campagne, 5 semaines où nous devrions consacrer toute notre énergie à ne faire que ça…

Nous devons défendre sur le terrain les valeurs qui sont les nôtres, y compris dans les nuances qui sont les nôtres, et surtout car la victoire d’Emmanuel Macron offre potentiellement de fortes zones d’incertitudes. C’est donc le moment où jamais d’affirmer ce qui nous rassemble, et non pas de donner à voir un congrès avant le congrès. Avant de nous parler à nous-mêmes, nous ferions mieux de parler aux Français, car je demeure persuadé que nous avons encore beaucoup à leur dire. Toute autre attitude revient à se saborder soi-même et à tomber dans le piège grossier qui nous est tendu par celles et ceux qui sont bien plus machiavels qu’ils le laissent penser..

D’autant qu’avec une participation historiquement faible pour ce type d’élections, avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, et une motivation de vote qui reposait pour une grande part sur l’indispensable barrage à la haine, le président de la république élu ne s’appuie pas sur base très solide et peut remercier la gauche. Le sondage qui nous dit que 61 % des Français ne souhaite pas donner au président élu une majorité vient d’ailleurs le rappeler. Sans parler du fait que les candidats en marche ne sont pas vraiment en ordre.. de marche, pas encore désignés, 15 000 volontaires, 577 investis.. donc éventuellement 14 423 déçus, fâchés, voir très en colère..

Ainsi, nous avons l’impérieux devoir de nous rappeler qu’au-delà des postures et « des socialistes qui parlent aux socialistes », notre étoile polaire doit être la recherche de l’égalité, notre boussole l’intérêt général. Car le score historique du Front National n’est « pas celui des fachos, mais des fâchés ». Pour mémoire, le FN c’était 5,5 millions de voix en 2002, 3,8 millions en 2007, 6,4 millions en 2012 et… 11 millions de voix dimanche dernier… Il faut vraiment avoir une poutre dans l’œil pour ne pas comprendre à quel point tant de gens vont mal dans notre pays ..

Notre plateforme programmatique doit reprendre très certainement à la fois un certain nombre de propositions de Benoit Hamon, qui portent en elle la justice sociale et également s’inscrire dans le prolongement d’une action gouvernementale sur certains sujets où le pays a avancé depuis 5 ans.

Ainsi, car nous ne pouvons compter que sur nous dans ce combat démocratique à venir, soyons nous-même pour ne pas disparaître, car cette disparition ne se décrète pas à la télévision..  Nos futur-e-s député-e-s ne doivent être ni des godillots silencieux, ni des frondeurs systématiques. Car nous ne devons pas être des oiseaux migrateurs. Face à ces instabilités qui s’annoncent, la solidité et le caractère rassembleur de Jean-Jacques Urvoas sont des atouts majeurs dans le moment que nous vivons. Nous sommes ni insoumis ni en marche, car dans un cas comme dans l’autre, le citoyen au moment de venir voter risque de préférer l’original à la copie..

Faire battre vos cœurs..

Cette campagne à une semaine du premier tour est incontestablement aussi polluée par les affaires, la facilité, l’argent et le concours de beauté absurde et permanent, qu’elle est pourtant décisive pour l’avenir de notre nation et de ses enfants.. La façon dont se déroule cette campagne me fait dire que nous sommes au bord du rapt démocratique..

Pour théoriser simplement la définition de la crise de Gramsci, l’ancien monde se meurt, mais la double peine serait d’empêcher le nouveau de naître. C’est l’enjeu de cette campagne : la continuation ou l’aggravation des multiples crises ou la construction collective et non naïve d’un futur désirable..

Sortez le temps de cette lecture de la dictature sondagière, de la logorrhée des commentateurs cathodiques ou de certains pouvoirs financiers qui voient comme leurs pires ennemies les mutations indispensables qui viennent contrecarrer les aspirations des puissants.. Car être de gauche, c’est avoir une aversion pour ceux qui sont si durs avec les plus faibles, et si faibles avec les plus puissants.

Car on peut avoir raison sans hurler. La panoplie providentielle de celle oui celui qui enfile le costume de sauveur de la patrie, frappé-e- par le génie de la nation est un mythe, une fable, qui maintient le peuple à disposition d’un pouvoir concentré dans les mains d’un-e- seul-e-. C’est immaturité démocratique d’estimer qu’une figure iconique autoritaire serait l’ultime réponse à la souffrance et à la déspérance. Ce vieux monde, cette monarchie républicaine, nous sommes les seuls en Europe à imaginer qu’elle est le remède.. 30 ans d’échec cumulé en pensant ainsi…

Le rapport au peuple n’est pas celui de l’abstraction aux foules.. La question n’est pas de « faire président ».. Le singe qui imite le lion reste un singe.. C’est de privilégier toujours le nous, et ne pas tomber dans le « jeu du je ».

On vote pour la république, pas pour la présidence, on vote pour nos enfants, pas pour des personnalités, on vote pour un projet, pas pour des candidats tribunitiens.. On vote pour celui non pas qui le veut le plus, non pas pour un monarque et la régente, mais pour celui qui sincèrement, honnêtement porte un projet cohérent, novateur et plein d’espoir pour nos enfants.. Pour le seul candidat qui dit ne pas détenir la vérité à lui seul. Soupçonnons Benoit Hamon d’être honnête.

Soyons matures démocratiquement..

Je prends un exemple, celui du handicap, mais qui vaut pour tous les sujets.. Au lieu de parler du handicap pendant 40 minutes en conférence de presse sans que 30 secondes n’y soit même consacrée dans les médias nationaux, et d’avoir travaillé des semaines pour arriver à 73 propositions si précises sur tous les sujets liés aux situations de handicap, qui peuvent avoir un impact sur des millions et des millions de personnes, sans doute que Benoit Hamon aurait dû s’asseoir sur un fauteuil roulant.. Le poids de l’image.. Voilà sans doute comment fonctionne aujourd’hui la politique.. Alors, il ne faut pas céder à ces facilités, à cette médiocrité, à cette dictature sondagière qui influence plus qu’elle ne dit la vérité.

La meilleure façon de lutter contre les lamentables trahisons et méthodiques défections est précisément de voter ce qu’ils ne veulent pas que vous votiez.. Très honnêtement, le problème aujourd’hui est dans doute davantage le parti socialiste que le socialisme.. Socialisme incarné par Benoit Hamon et son projet. Le futur désirable en centralité entre la folle sortie de la zone Euro de Jean Luc Mélenchon avec ses ambiguïtés face à des régimes politiques autoritaires et les choix ultra-libéraux d’Emmanuel Macron avec ses ambiguïtés face à des puissances qui ne laisseront jamais s’installer les réponses courageuses aux défis de demain.

La pire façon de lutter contre le front national est précisément la peur du front national.. La démocratie ne se contourne pas.. Le vote est un acte de conviction et non de peur. Au-delà du barrage demain au FN, c’est un pont pour après-demain.. Ces politiques peureuses et si peu audacieuses n’ont fait que prospérer les nationalismes partout en Europe. Alors que parler à celles et ceux qui aujourd’hui se réfugient derrière un vote de colère, loin de toute raison est précisément pour une fois, ne serait-ce que de leur parler dans les yeux, en leur proposant le refus de la fatalité. Alors, ils quitteront l’entreprise familiale de mythification Le Pen..

Etre de gauche c’est d’affirmer que ce sont les plus vulnérables qui sont le moins bien protégés.. De gauche, c’est d’abord et avant tout pour eux que nous faisons de la politique.. Car nous savons que pour être libres, il faut d’abord avoir des droits. La liberté ne se décrète pas.. Si nous n’agissons pas ainsi, alors nous faisons de la politique à gauche pour qui ? Pour un clan.. pour notre clan.. Quel est ce réalisme, ce pragmatisme, qui ne conduit à la fin qu’à la passivité, l’inaction et la technocratie. Et qui ne mène qu’à un seul chemin : le front national..

La solution ne peut pas non plus être, ne serait-ce que prendre le risque de sortir de la zone Euro.. Car si la France sort de la zone Euro, elle sort fatalement de l’Europe.. Et l’Europe sort fatalement du concert international sans la France.. Soyons intimement Européen, et car nous aimons l’Europe, changeons là.. « On ne tombe pas amoureux d’un grand marché », comme disait Jacques Delors.. La seule réponse pour éviter ce marché glaçant et ignorant des peuples sera politique et démocratique.

La solution n’est pas davantage de faire allégeance au Kremlin, en renégociant avec lui les frontières, car à rebours, aujourd’hui, nous avons besoin de l’Europe comme jamais… Face aux dislocations à l’Est et à l’Ouest.. face à Trump et à Poutine… Nous avons besoin d’une Europe solide, de l’Europe de la paix.. Et pas d’un plan B plombée, dont l’issue est irrémédiable..

La solution n’est pas non plus de détricoter le droit du travail par ordonnance, de supprimer l’ISF, d’augmenter la CSG, la TVA, d’être timoré ou absent des enjeux environnementaux, à l’aulne pourtant de grands scandales sanitaires en cas d’inaction..

L’irréalisme, la vraie utopie c’est de croire en la divine apparition de la croissance, inexistante depuis des décennies, ou alors servant les intérêts de toujours les mêmes.. Disons-le clairement, ce qui est bon pour l’économie ne l’est pas forcément pour vous… En Grèce ou en Espagne, comme disait Coluche « les pauvres seront contents d’apprendre qu’ils habitent un pays riche. »

Emmanuel Macron et François Fillon portent ces projets libéraux et ultra libéraux. L’un disant : « enrichissez vous ».. L’autre disant : « enrichissez nous »..

Ils sont le porteurs d’un vieux monde qui ne sourcille pas devant les 8 personnes qui détiennent 50 % des richesses de la planète.. Ils ont la main qui tremble face aux 500 Français qui détiennent 456 Milliards d’Euros, plus que le budget de l’état..

Une mesure pour ne pas se laisser faire : le revenu universel d’existence qui permet la revalorisation du travail… la réconciliation du travailleur et du chômeur.. Le revenu universel paye le travail à sa juste valeur.. Il augmente de 400 Euros la différence entre le RSA et un travail au SMIC à mi-temps. Il lutte contre la grande précarité, il protège et inverse les rapports de force.

Qu’on arrête de nous faire croire que ce nouveau pilier de la sécurité sociale, voulu par le conseil national de la résistance, qui coûte moins cher que le pacte de compétitive sans aucun résultat du quinquennat sortant n’est pas finançable quand il s’agit d’aider les travailleurs pauvres, les précaires, les jeunes, les temps partiels etc… Quel mépris pour ceux qui vont si mal..

Le rapport au travail, c’est ne plus accepter de laisser faire.. Laisser faire le libéralisme, qui évolution démographique et raréfaction du travail combinés feront dire à Fillon et Macron d’ici très peu de temps vous verrez.. si opar malheur l’un d’entre eux devaient présidez au destin du pays que le départ à la retraite devra flirter avec les 70 ans..

Et quand justement, on réclame à corps et à cris le recul de l’âge de départ en retraite, on retarde surtout l’arrivée sur le marché du travail des jeunes générations.. Donc l’on crée du chômage… Le Revenu Universel, ce n’est pas déplaire à ceux qui ne souffrent pas au travail, mais c’est permettre à celles et ceux, invisibles, qui se réfugient dans un vote de peur et de haine de ne plus subir cette insupportable pression et autorité de grands groupes qui veut toujours faire travailler plus en gagnant toujours moins… Le libéralisme ne fera que conforter cette terrible injustice pour toujours les mêmes..

Nous croyons en la valeur du travail, nous essayons lucidement avec un projet novateur, argumenté et budgété de casser la machine à désespérer et de construire un futur désirable pour les 4 générations qui se côtoient désormais..

Nous voulons réinventer la démocratie sociale, préserver notre bien commun l’environnement. Nous voulons créer la première république sociale, écologique et bienveillante.. Ce n’est pas être naïf que de porter l’espoir pour les autres.. Mais c’est être lucide de dire que nous abattrons les murs qui se dressent, que nous ne regardons pas la carte d’identité quand nous tendrons la main..

Une confidence pour conclure : Après m’avoir donné envie de faire plus encore, de lutter contre l’ordre acquis ou établi, j’aimerai que les mots de Benoit Hamon sur les maux de la France et de l’Europe fasse battre autant vos cœurs que le mien..

Nous sommes le cœur brulant de la gauche, le cœur battant de la France.

Pour toutes ces raisons, je suis fier du candidat, fier du projet, fier de sa campagne..

Trop souvent, on le trouve « sympa ».. On trouve son projet « très bien fait ».. Mais on est pas sûr de voter pour lui..

J’entends même qu’il « aurait raison trop tôt ».. Mais en quoi voir plus loin et être avant-gardiste constitueraient une mesure d’empêchement de vote.. Et si on prenait un temps d’avance dès maintenant..

Benoit Hamon vient de la Terre de granit qu’est la Bretagne.. Il vient de Brest, ville de métal et de feu, d’un Finistère où tout commence et où tout est ouvert sur l’immensité et sur l’éternité..

Alors, Il faut tenir et faire face à l’air du temps.. ne pas se laisser guider par l’amertume de l’écume des jours..

L’espérance et le futur désirable sont à portée de vote..

Ne votez pas contre, Votez POUR, votez POUR plus de justice, POUR plus d’écologie, POUR plus d’égalité, POUR plus de fraternité, votez POUR Benoit Hamon Dimanche prochain.. Car aujourd’hui au creux de l’hiver.. Mais Demain c’est la possibilité de l’invincible été..

Respect des partis et des militants.

Meilleurs vœux à toutes et à tous, et qui de mieux que Jacques Brel pour entamer cette nouvelle année, qui en 1968 nous disait entre autre la chose suivante :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d’être vous. »

Et au risque d’être à contre-courant, ce qui est finalement réjouissant, en ce début 2017, je rends d’abord hommage à l’engagement en général, et à l’engagement politique et militant en particulier.

En effet, il est de bon ton et particulièrement à la mode de tirer sur les partis politiques, et de surfer sur le « politique bashing ».

Même si les chiffres actualisés sont difficiles à trouver, il y aurait en France un peu plus de 400 000 adhérent-e-s dans les partis politiques. Un grand nombre d’entre eux n’exerce aucun mandat. Ils sont désintéressés, bénévoles, croient en un idéal, veulent analyser chaque thème, ne se laissant pas rattraper par l’écume des jours et la surface des choses. La plupart d’entre eux sont membres d’associations d’éducation populaire, culturelles, sportives, socio-culturelles.. Ils font le choix de venir à des réunions de section pour confronter leur point de vue plutôt que de faire la révolution de canapé devant leur télévision.. Ce sont aussi les fameux « vrais gens « , la fameuse société civile, dont personne ne peut se revendiquer un quelconque monopole.

Je parle ici de ce qui fonde les partis politiques. Qui très souvent sont aussi une école conviviale de formation pour les élus locaux. Même si un grand nombre ne sont pas issus de partis politiques, il y a plus de 615 000 élus locaux en France, qui chaque jour s’investissent pour l’amélioration du quotidien de leurs concitoyens sur tous les sujets.

Et pourtant.. Le rouleau compresseur des médias audiovisuels nous parlera systématiquement des partis politiques comme des fabriques à malhonnêteté… voire pire, et des élu-e-s comme des individus malhonnêtes.. voire pire.

Bien sûr qu’il y a des conflits internes, des fractures idéologiques qui traversent tous les courants politiques, c’est affaire de sociologie de groupe de base , comme on retrouve dans tout système organisé, dans tout groupe. C’est même plutôt sain et vivifiant démocratiquement.

Car au-delà de certains médias nationaux, de nouveaux courants politiques, qui à la moindre phrase chocs ont tous ces mêmes médias sur le palier de leur porte, entretiennent aussi à des fin pourtant tristement électoralistes ce « tous pourris » simplificateur et mensonger.

C’est paresse intellectuelle et facilité certaine de penser que sous couvert de nouveauté, l’on serait plus vertueux. Comme toute nouvelle histoire, il n’y a aucun nuage au début, dans un sorte de concours d’hypocrisie générale.. Comme s’il s’agissait d’un paradis terrestre qui s’exonérerait de tout conflit.. Mais la nature humaine est ainsi faite qu’elle se nourrit dans la confrontation.

Nous en reparlerons en effet dans quelques mois ou années, quand ces « nouveaux » mouvements seront fatalement moins nouveaux.. et eux aussi traversés par les turpitudes des désignations internes, des négociations, des compromis et des fameuses histoire de personnes.. Ils n’en seront pas exonérés.. Mais pour le moment, la nouveauté les en épargne. Ce n’est qu’une histoire de timing, très habilement et froidement calculé.. Ce qui est finalement très politique, dans le sens non noble du terme..

Dans la même idée, il ne faut pas confondre un leader charismatique et un leader cathodique. Je préfère par exemple le comportement du candidat que je soutiens à la primaire qui ne veut aucunement évoquer sa vie privée, que d’autres (hors primaires) qui s’exhibent familialement dans la presse de salles d’attente… Il y a d’un côté une modernité démocratique et de l’autre la perpétuation de la monarchie républicaine.. La modernité n’est pas toujours là où l’on pense…

Je martèle donc que l’engagement dans un parti politique n’est pas impure et je salue mes camarades, qui contre vents et marées, choisissent pas gros vent de ne pas se jeter dans le premier canot de sauvetage en or se trouvant sur leur chemin, et qui inlassablement défendent leurs valeurs, quel que soit le sens du vent. Que le maximum de respect leur soit consenti.

Un candidat, une vision, des propositions…

Le cœur de Brest battait hier soir au Vauban…

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin… Le candidat à la présidence de la république Benoit Hamon, dans sa conclusion s’est engagé à…  ne pas détenir la vérité.. Il nous a avoué ne pas avoir été frappé par la foudre divine pour devenir soudainement l’homme providentiel, le sauveur que la république attend et qui semble pourtant avoir pris un léger retard…

L’ensemble de son propos hier soir fait du bien au parti socialiste et fait du bien à la gauche.. Il fait du bien à la politique, car c’est aussi une reprise en main de l’élu, pour lutter contre un ordre établi qui nous envoie mécaniquement dans le mur, si le politique n’agit pas et subit l’écume des jours, les dogmes budgétaires, inventés sur un coin de table il y a maintenant de nombreuses années.

Benoit Hamon est cohérent pour une raison simple.. Il n’a pas dévié de ses valeurs depuis 20 ans.. C’est aussi pour cette raison que de l’ensemble des candidat-e-s à la primaire, et aussi en comparaison de ce qui à gauche ou plus ou moins à gauche, tentent une aventure individuelle, individualiste et égotique, il est le seul à présenter des propositions éminemment concrètes sur chaque sujet. La cohérence appelle à ne pas construire ses propositions au fil de l’eau…

Ce qui fut également remarquable tient au fait que Benoit Hamon a proposé une vision de la société, une nouvelle approche, une doctrine en somme, tout en déclinant les propositions précises qui vont avec.

En effet, il part du constat que notre unique horizon de croissance du PIB ne sert en réalité qu’une classe et qu’une caste, et que ce dogme budgétaire, comme d’autres règles édictées il y a longtemps et presque au hasard doit se substituer à une autre aspiration collective. Et notamment celle d’une conversion écologique de notre développement économique… Le FMI et l’OCDE qu’on ne peut taxer de gauchisme exacerbée ne disent pas autre chose..

Contrairement notamment au candidat star du système hors primaire qui à chaque pas a tous les médias nationaux sur son pallier.. Benoit Hamon ne prône pas l’émancipation par le travail.. Y compris au regard de l’état de la souffrance au travail de millions de Françaises et de Français dans notre pays.. en terme de pénibilité, de précarisation, de maladies professionnelles etc.. Le nier, c’est être hors réalité.. Le nier c’est faire partie intégrante du système..

Revenu universel, partage du travail, lutte contre le burn out, renforcement de l’économie solidaire, santé et environnement, redistribution des richesses, lutte contre les discriminations, police de proximité, service public de la petite enfance, sanctuarisation de l’éducation, solidarité européenne etc… Pour chacune de ses thématiques, et pour toutes les autres, le développement de Benoit Hamon est clair, précis et ancré à gauche. Nous aurons le loisir d’en débattre partout où il sera possible tout le mois de janvier..

Il y aura toujours un économiste pour vous expliquer que c’est irréalisable ou iconoclaste… Comme si nous étions figés dans un système qui s’autoalimente en permanence et qui ne produit au final que toujours plus de précarité.. Heureusement que ces grincheux n’avaient pas pignon sur rue au moment du Conseil National de la Résistance et de la création de la sécurité sociale pour poser cette sempiternelle question du « combien ça coûte ».. Même si là aussi, Benoit Hamon donne les réponses.

N’oubliez pas que voter à la primaire de gauche coûte deux fois moins cher que voter à celle de la droite, et c’est deux fois plus important. Installons à gauche une alternative solide, cohérente et claire face à une droite totale. Projet contre projet.. Seule alternative pour ne pas baisser les bras et éviter ce qui serait soi-disant inexorable en terme de second tour. Rien n’est écrit, tout demeure à construire.

Faire battre le coeur de la France…

Appeler à voter pour un-e- candidat à la primaire de la gauche, c’est avant tout appeler à voter à la primaire de la gauche. Et c’est bien l’essentiel.. Car notre candidat-e- aura besoin d’une légitimité, issue d’un scrutin massif, populaire et fédérateur. Viendra ensuite le rassemblement autour de la personne et du projet. Cette séquence sera décisive et sa réussite indispensable pour la suite.

D’ailleurs, avec un euro de participation, le vote à la primaire de la gauche est… deux fois moins cher que le vote à la primaire de la droite, et pourtant deux fois plus important..

Dans ce cadre, j’ai choisi comme élu de donner mon parrainage à Benoit Hamon et comme militant de le soutenir.
Sa cohérence, ses idées précises et son ancrage à gauche me semblent incarner une gauche solide, comme réponse forte à une droite particulièrement dure.

Les idées concrètes qu’il développe, et que je vous invite à consulter concourent à œuvrer vers un progrès social et écologique, une république bienveillante et humaniste, dans le cadre d’une France indépendante et protectrice.

Aux idées, qui sont me semblent-ils juste le ciment de l’action politique, on m’objecte parfois la fameuse « présidentialité ».. Les deux derniers exercices en la matière ont déjà largement éprouvé cette fable d’un autre temps.. Il y a nécessité en la matière, au moins médiatiquement d’un changement de paradigme.

Si seule la présidentialité devient un critère, alors, c’est le renoncement aux idées, qui au-delà de ne pas se vérifier génère avant tout un flou idéologique, dont on connaît aujourd’hui les conséquences dramatiques pour le parti socialiste et donc pour toute la gauche..

Benoit Hamon est incontestablement « costaud idéologiquement », attendu que depuis 20 ans, il défend les mêmes valeurs. La cohérence est aussi un indéniable gage de qualité… Benoit Hamon n’invente pas ses propositions au fil de l’eau. Les siennes sont concrètes, solides et ancrées à gauche.

Par exemple :

L’abrogation de la loi travail, afin de refuser le postulat qui serait incontournable que l’activité professionnelle peut être gage de souffrance. Il ne s’agit pas de la réguler mais de lutter contre.

La « taxe sur les robots », afin que notre modèle de protection sociale soit financées par une taxe sur la valeur ajoutée ou le chiffre d’affaires, de façon à ce que symboliquement, les machines qui se substituent aux hommes permettent de cotiser et de financer notre protection sociale.

Ne plus avoir comme unique boussole d’être indexé à la croissance du PIB.. Celui-ci n’est pas que porteur d’égalité. Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut taxer de gauchisme exacerbé reconnaissent que l’austérité génère surtout de la baisse d’activité et donc de la récession. Une conversion écologique de notre système économique est une vraie option. Et c’est ce que propose Benoit Hamon, en repensant les changements qu’il faut opérer dans le domaine de l’agriculture, des énergies, du recyclage, de l’énergie circulaire etc..

Le revenu universel qui permettra d’abord à toutes celles et ceux qui ne touchent par leur allocation de rendre ce versement automatique. On ne laisse pas les gens sans aucun revenu dans notre pays.. Et dans la suite du Quinquennat, la deuxième étape est le revenu universel pour tous, afin de donner de la souplesse au travail, car celui-ci n’est pas le seul facteur d’émancipation..

De nombreuses autres propositions sur la santé, l’éducation, la fiscalité, le temps de travail etc.. qui méritent elles aussi de grands débats sont déjà sur la table, et d’autres suivront encore.

Je rencontre tous les jours de nombreux indécis pour cette primaire de la gauche, qui n’est aucunement joué d’avance. Mais face à un candidat de droite dure, dont les Français découvrent maintenant le réel contenu, la réponse doit être une gauche sure d’elle-même et solide… Car d’autres orientations plus flottantes, si elles ont su limiter la casse ont montré leurs limites…

En tous les cas, il ne faut pas se résigner et se laisser noyer dans l’amertume de l’écume des jours.. L’élection présidentielle réserve toujours son lot de surprises et tout peut changer en très peu de temps.. Demandez à Alain Juppé ce qu’il en pense…

Simplement, il nous faudra être rassemblés autour d’un-e- candidat-e- et d’un projet et démontrer, par l’intelligence collective de notre diversité que le socialisme est plus que jamais en phase avec le réel. C’est aussi les raisons pour lesquelles si je fais campagne aujourd’hui pour un candidat car c’est la séquence du moment, je ferai campagne quoi qu’il arrive pour celle ou celui qui gagnera la primaire de la gauche. Mieux que des aventures individuelles, individualistes et égotiques, Débattons maintenant pour mieux se retrouver demain..

Ca, il est revenu…

Il n’a pas toujours besoin de forcer le trait pour être dans une navrante provocation, mais à l’image de hier soir, le candidat Sarkozy, en mode opération séduction du cœur de l’électorat de la droite ne recule devant aucune outrance.

Tout à tour méprisant, mesquin, arrogant, prétentieux, agressif, agité, démagogique et menteur,  il passe son temps, dans des raccourcis et simplifications mensongères à criminaliser les musulmans, les réfugiés, les bénéficiaires du RSA, les décrocheurs scolaires et toutes celles et ceux qui ne s’inscrivent pas dans un moule autoritaire, martial et uniforme. Cette affiche de fermeté s’inscrit dans un projet de société rance, avec comme guides la peur, la haine, la division, le repli, le goût de la revanche, et à terme une guantanamoïsation de notre droit.

A force de vouloir droitiser la primaire, en enfilant les perles sécuritaires avec l’ensemble des ignominies entendues hier soir,  il pourrait donner envie à la gauche de venir y voter contre lui..

Au chapitre des provocations, mensonges, approximations et autres aberrations :

Le futur ex patron des « LR » doit comprendre que le mariage homosexuel n’existe pas.. C’est le mariage qui existe.

Il égratigne, (sans doute pas par hasard) le nom de la ministre de l’éducation nationale..

Quand il martèle ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, y compris dans les collectivités territoriales.. Il n’en a même pas la prérogative.. Si ce n’est.. En saignant les dotations aux collectivités.. Ce qui sera de toute façon le cas avec 105 milliards d’économies sur les dépenses publiques.. Il y en aura des partenaires des collectivités concernés (associations, entreprises, etc..) qui mettront la clef sous la porte à ce tarif là.

D’autant qu’il dit vouloir ramener la dépense publique de 57,5 % du PIB à 50 % du PIB, ce qui fait non pas 100 Milliards d’économies, mais plutôt 150.. Il faut y ajouter le cadeau des 5 milliards de suppression de l’Impôt sur les grandes Fortunes, qui seront autant de recettes en moins. Sachant qu’il ne dit pas un mot sur le financement de ses propositions, ce qui laisse à penser à nouveaux que les collectivités paieront un lourd crédit, et donc avec eux, tous les artisans du vivre ensemble au quotidien.

Il ne précise pas, sur les 300 000 postes de fonctionnaires, lesquels seront supprimés.. A l’hôpital, l’éducation nationale, dans les services de sécurité ?

Au même titre, la proposition de rétention administrative pour les « fichés S », pour laquelle, le conseil d’état a déjà dit non par ailleurs, qui s’en chargerait ? Les 13 000 postes de policiers et gendarmes supprimés sous son quinquennat ?

Il propose un service militaire pour les décrocheurs.. Il proposait déjà un service civique pour les mêmes en 2007.. Et pendant 5 ans de présidence.. rien..

En 2010, il a fait ouvrir des établissements de réinsertion scolaire pour ceux jugés « pertubateurs ». L’inspection générale de l’Education nationale ayant évalué et jugé inefficaces ces structures, elles furent fermées. Il le propose encore à nouveau pourtant ..

Il nous dit : « Les élèves, on les garde et on les encadre ». Mais avec qui ? Les 80 000 postes de profs et 35 000 de surveillants supprimés de 2007 à 2012.

Il évoque une juridiction spéciale face au terrorisme, mais une fois pour toute, le pôle antiterroriste existe déjà, et ce au sein du parquet de paris..

Il ose dire : « j’ai été mis en examen, et ça sera facile à vérifier, pour le seul délit formel de dépassement du plafond de la campagne »… Faux : la dénomination exacte : Financement illégal de campagne électorale ».. Je vous laisse apprécier la nuance..

Et le pire pour la fin : sur l’urgence écologique et environnementale, une grande ambition… de déclin avec une suppression du principe constitutionnel de précaution, l’autorisation des gazs de schistes, la relance du programme nucléaire, l’abaissement de toutes les normes environnementales, et le déni des dangers du réchauffement climatique..

Dans le rôle qui doit être le sien, il fut hier parfait.. Mais au-delà de la course démagogique à la posture, ce Sarkozy décomplexé livre une vision de la société qui ne fera que croître la tension dans les rapports sociaux et qui pour le destin du pays, au mieux nous conduit dans le mur, au pire, finira mal..

Raphaël Glucksmann, au travers d’un exemple résume bien la pensée sarkozyste : « les réfugiés Syriens ne fuient pas la guerre, mais risquent leur vie pour toucher des allocs », c’est bien connu..

Tel que le décrivait Stephen King.. « Ca, il est revenu.. » et on peut en effet avoir peur..

 

Encore et toujours…

La surenchère Tatcherienne de la droite française est.. « en marche ».. et ce n’est que le début..

Trois exemples précis :

Tout d’abord, l’économie de 100 Milliards d’Euros (ou 85 selon le candidat de droite concerné) sur les dépenses publiques, tout en supprimant l’impôt sur les grandes fortunes (plus de 5 milliards de recettes en 2015 pour l’état), vont avoir comme conséquence directe et mécanique de baisser encore plus le concours financier de l’état au travers de la dotation globale de fonctionnement à l’ensemble des collectivités territoriales dans tout le pays.

Pour le dire autrement et plus simplement, si les collectivités dépendent en partie de l’état, de nombreuses associations dépendent de ces mêmes collectivités. Autant dire qu’il s’agit ici du lien social du quotidien à travers le maillage associatif sportif, culturel, socio culturel qui sera attaqué et même en péril.

Ensuite, la réduction (proposée encore aujourd’hui par un candidat à la primaire de « LR ») d’un fonctionnaire sur deux « même » au sein des collectivités territoriales attaque au cœur la solidarité entre les citoyens et les territoires. Dans un conseil départemental, par exemple, de telles mesures, à la Protection Maternelle Infantile (PMI), dans les services Enfance / Famille, Personnes âgées, Personnes en situation de handicap, jeunesse, insertion etc..  sans parler bien sûr de l’aide aux entreprises, à la pêche, à l’agriculture aura des conséquences désastreuses sur le service rendu au public. Nombre de ces services fonctionnent déjà à flux tendu et des mesures si radicales viendront précariser encore plus les précaires.

Enfin, le risque est évident de diviser le pays en fustigeant systématiquement une catégorie : Le discours de la droite cassoulet sur le RSA, laissant à penser qu’une majorité écrasante ne fait que profiter du système ainsi que la dégressivité de l’allocation chômage consiste à s’en prendre toujours aux mêmes.. Ce qui dans le même temps revient à ne surtout pas toucher aux amis du Fouquet’s.. C’est ici acte de constance dans le paradigme qui attaque systématiquement celui ou celle qui est juste en dessous, pensant que si celui-ci vit moins bien, c’est tous les autres qui vivront mieux.. Au-delà de flatter certains bas instincts, c’est bien la démagogie et la caricature qui s’imposent.

A gauche, nous ne pourrons nous contenter de faire peur avec cette droite ultra ultralibérale. Pour le moment, alors que tous les candidat-e-s à la primaire de la gauche ne sont pas connu-e-s, et qu’il paraît sage, pour un choix éclairé d’attendre la liste finale des candidat-e-s, qui sera définitivement connue le 15 décembre, il nous faudra un projet crédible, précis et ancré à gauche. Si comme la plupart de mes camarades, j’attendrai au moins le 15 Décembre pour me prononcer, certaines propositions notamment de Benoit Hamon me semblent pertinentes et crédibles, entre par exemple le revenu universel d’existence, la réduction du temps de travail pour le bien-être au travail et la lutte contre le chômage, la reconnaissance du vote blanc, un parlement simplifié, qui peut contrôler l’action de l’exécutif etc..

A 231 jour du premier tour de la présidentielle, nous sommes à un tournant de ce qui doit faire France, car l’offre politique sera très claire et contrairement à une pensée répandue, le clivage gauche droite est et sera particulièrement prégnant. Notre réponse doit elle aussi être claire et sans faille, face à une droite qui agite avec frénésie le chiffon de la peur, de la haine, de la division, en pensant que la question identitaire doit primer sur la question sociale. De telles mesures, comme exposées au début de ce propos, peuvent demain affaiblir ce qui fait la force et justement l’identité de la France, à savoir la pensée des lumières, avec comme piliers la tolérance, la liberté et l’égalité.

Face au danger de mort nationaliste d’une part et la surenchère identitaire et libérale d’autre part, c’est bel un bien une véritable œuvre de fraternité sur laquelle nous allons devoir travailler, avec bien sur des déclinaisons concrètes pour démontrer que la France non seulement n’est pas en panne, ne doit pas se replier sur elle-même, mais doit avancer, encore et toujours.

 

Quimper à Gauche…

Hier soir, en Bretagne comme à Quimper, la victoire de Jean-Yves Le Drian est d’une étonnante netteté. Fait historique d’ailleurs, car il faudra regarder mais rarement Quimper est « plus à gauche » qu’à Brest, et ce fut pourtant le cas hier soir (58.15 % contre 57,86 %). Un « vrai siphonage », diraient certains.. Dans le Finistère, aucune commune aujourd’hui n’a placé le FN en tête.. C’est inlassablement le travail de terrain en tant qu’élu, notre sens de la pédagogie qui doivent pouvoir faire tomber les clichés et redorer le blason de la pratique politique.

Ce qui fut particulièrement remarquable hier soir, c’est la capacité des socialistes quimpérois au rajeunissement et au renouvellement. Entamé aux départementales, ce fait se confirme hier soir. Avec Karim Ghachem, qui va devenir Vendredi un conseiller régional utile et passionné, récompensant ainsi un travail de militant de longue haleine. Mélanie Thomin passe ce matin à un siège de l’élection, mais tout comme Karim, elle incarne pleinement ce renouveau. C’est également le mouvement des jeunes socialistes qui renaît avec force à Quimper. Nous avons collectivement su tirer les leçons du passé, en mars dernier, et encore hier soir. Les pages ne se déchirent pas, elles se tournent progressivement, et dans le respect.

C’est également une nouvelle défaite cinglante pour Ludovic Jolivet et sa majorité. En un an et demi, brutalité et manque de vision caractérisent la gouvernance locale. Trois échéances électorales sont autant de déroutes pour le maire de Quimper, avec une amplification de la faiblesse de la droite au fil des scrutins (Européennes, départementales, régionales). Le maire de Quimper ne pourra pas cette fois ci entonner la rengaine habituelle « c’est la faute des autres », car il s’est pleinement investi dans cette campagne, étant lui-même candidat et ayant appelé des milliers de Quimpérois au téléphone pour inciter au vote Le Fur.

La majorité municipale est déjà minée par les divisions, et immobilise tout projet. L’exemple du refus de la ville à l’entrée du pays glazik en est un exemple malheureusement révélateur. On ne peut s’en réjouir, car Quimper est en train de perdre un temps considérable, quand d’autres bâtissent un avenir solide et durable..

Enfin, Nous avons hier soir entre camarades honoré notre ami et camarade Gérard Mével, conseiller régional hors pair et militant chevillé au corps. Rigueur, travail et valeurs de gauche en étendard, Gérard Mével est un modèle pour la jeunesse évoquée tout à l’heure.

Bref, ce matin, à gauche, tout commence à Quimper..

Bretagne rose, Pays brun…

Le scrutin d’hier est tout d’abord une défaite pour la démocratie. Dans un pays en état d’urgence, en crises multiples, une participation de la moitié seulement des électeurs traduit l’exaspération et la défiance vis-à-vis de la politique et l’absence de réponses. Un tel niveau de participation favorise mécaniquement le parti d’extrême droite, qui a capitalisé sur tous les arguments, sauf ceux relatifs à la région..

Pour autant, si l’on peut comprendre sur le champ des valeurs la stratégie d’une part et fustiger l’attitude antirépublicaine de Nicolas Sarkozy et de ses amis d’autre part, le désistement de nos listes dans certains endroits me semble une bien mauvaise stratégie.. Demander à nos camarades, nos amis, de voter pour Etrosi ou Bertrand.. Sachant que ce rassemblement peut ne pas suffire… Sachant que l’on perd donc une représentation démocratique de la gauche dans ces régions.. Sachant que de toute façon, défaite ou victoire, l’industrie Le Pen soit hurlera au complot soit se glorifiera d’avoir gagné seule.. Le remède pourrait s’avérer pire que le mal..

En Bretagne, c’est néanmoins une satisfaction qui prédomine pour les listes conduites par Jean-Yves Le Drian. Une liste qui s’appuie sur un bilan, une équipe, un projet et un homme solide, qui sait rassembler. Pour autant, chaque scrutin à son histoire, et dans la première circonscription, nous allons repartir en campagne de proximité dès ce Lundi, avec la volonté de rassembler l’ensemble des forces de gauche. Notamment face à une droite bretonne aussi dure que divisée et qui ne saura pas faire l’union des bretons dont notre région a besoin.

Enfin, sur Quimper, la gauche s’ancre clairement, et on ne peut que constater que depuis que Ludovic Jolivet est maire de cette ville, la droite sur Quimper perd toutes les élections (Européennes, départementales et régionales). Par ailleurs, nous démontrons également à gauche une capacité au rassemblement et au renouvellement, avec de la jeunesse et des nouveaux élus aux départementales, et deux nouveaux jeunes candidats Quimpérois avec Karim Ghachem et Mélanie Thomin, possiblement élus dimanche prochain. C’est un message encourageant pour l’avenir.

Définitivement, le clivage politique entre notre région et le reste du pays est saisissant. Nous vivons dans une sorte d’ilot de résistance, et l’adage départemental « tout commence en Finistère » n’aura jamais aussi bien porté son nom.