Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Réal politique…

A l’heure où de tout côté, la politique nationale n’aura rarement autant donné un sentiment de médiocrité, alimenté par l’orthodoxie cathodique, en quête de l’anecdote permanente, la réalité se poursuit discrétement.

Au sein du Conseil Départemental du Finistère, deux projets sur lesquels votre serviteur travaille méritent d’être ici valorisés, tant ils mettent en avant le rôle essentiel de fédération et d’animation de la collectivité départementale et la volonté des élus de la majorité d’offrir le meilleur service au public, y compris en période de disette budgétaire.

Ces deux schémas, si on souhaitait les caricaturer peuvent paraitre techniques, voir technocratiques, mais pourtant, il s’agit de « réal politique », avec des ramifications et déclinaisons concrètes sur le terrain.

Tout d’abord, le Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des services au public (SDAASP). Ce schéma est une commande de l’état auprès des conseils départementaux et des préfectures, qui pilotent leur application.

Le schéma a pour aspiration d’offrir le meilleur service pour une meilleure égalité entre les citoyens, en réduisant les zones en déficit. Il s’agit du service au sens large, car il intègre du public et du privé, du marchand et du non marchand délivrés par les opérateurs nationaux et locaux. Nous évoquons donc ici par exemple l’offre de santé, de commerces, de présence des services publics, de transports et de la nécessaire mutualisation pour tendre vers une meilleure efficacité.

Ainsi, à l’échelle des pays, le conseil départemental réunit autour de la table une cinquantaine de partenaires en ce qui concerne la Cornouaille : des élus et techniciens des collectivités (ville, communauté de communes), des institutionnels (CAF, Pole Emploi, Poste, Agence Régionale de Santé, chambres consulaires), et des associations de tout secteur pour définir des priorités et trouver des solutions communes afin d’essayer de faciliter la vie des citoyens.

A titre d’exemple concret, des Maisons de Service au Public sont en fonction ou en projet sur l’ensemble du département, et permettent de regrouper au sein d’un même bâtiment de nombreux services, afin d’éviter aux citoyens de passer d’une administration à une autre, et de se perdre dans un dédale sans fin aussi illisible que décourageant au final. Ainsi, les institutions au sein du même bâtiment travaillent directement ensemble et tout le monde gagne du temps.

Ensuite, le Projet Départemental d’Insertion (PDI), 2016-2021 qui se décline là aussi à l’échelle des pays, que j’accompagne, car il se travaille en Cornouaille sous la houlette de ma collègue Isabelle Assih. Ce projet réunit et fédère l’ensemble des acteurs de l’insertion qui accompagne au quotidien celles et ceux qui sont en situation d’exclusion économique et sociale. C’est ici à nouveau la réal politique et non pas les caricatures outrancières qui perdurent notamment sur les bénéficiaires du RSA.

Qu’il s’agisse de l’Insertion par l’Activité Economique, des chantiers d’insertion, des ateliers d’insertion, de l’Economie Sociale et Solidaire, c’est toute l’offre d’insertion qui est mise sur la table, afin bien sûr de dégager des diagnostics territoriaux, pour recenser tout ce qui existe sur le département et ainsi se fixer des objectifs concrets. Notamment, ceux de favoriser l’accès aux droits et à l’autonomie, de favoriser l’accès et le retour à l’emploi, favoriser la coordination des acteurs et la communication.

Dans les deux exemples en question, le conseil départemental utilise l’intelligence collective et participative pour trouver des solutions concrètes sur le terrain. Construire une politique publique adaptée aux aspirations citoyennes nécessite ce type de préalable. Mais ils est souvent plus facile de décider seul dans son coin, pour donner une réponse court-termiste à un problème immédiat.. C’est ici toute la question du portage politique ou pas d’un sujet. C’est aussi  toute la difficulté de la gauche à rendre lisible, simple et concrète la mise en place de politiques publiques au service du citoyen.

Enfin, si le gouvernement reconnaît au travers des deux dispositifs pré-cités le rôle clef du département en terme d’échelon de proximité, ce même gouvernement décide de snober le conseil départemental pour lui donner les moyens de ces missions, car non seulement, nous serons la seule collectivité ne bénéficiant pas de coup de pouce, mais qui verra même sa charge financière considérablement alourdie. Entre une droite qui caricature les missions essentielles du département et une gauche gouvernementale, qui semble nous mépriser.. Nous continuerons à porter haut et fort nos missions de solidarités, entre les citoyens et les territoires.

l’intercommunalité : une chance pour les communes.

S’il fallait, sur le contenu tirer un « bilan des bilans de mandat » réalisés récemment avec Isabelle, il est évident que de nombreuses observations sont relatives au manque de lisibilité, et de visibilité de l’organisation politique et administrative de nos territoires. En clair, le citoyen ne s’y retrouve pas face au labyrinthe institutionnel, entre Région, Département, pays, intercommunalités, villes etc…

Ce qui me donne l’occasion d’insister sur un rôle particulièrement clef du Conseil Départemental, après justement un an de recul dans mon exercice de mandat.

Car au-delà de son rôle d’acteur et d’organisateur en direct sur ses compétences propres, notamment dans le vaste champ des solidarités, le conseil départemental endosse une mission essentielle de fédération et d’incitation des politiques publiques de proximité.

Non ce n’est pas un langage technocratique barbare, car ce double rôle trouve sur le terrain des applications concrètes, au service de la population. A ce titre, je souhaite mettre l’accent sur la complémentarité évidente entre des prises de compétence au niveau intercommunal et le maintien d’une politique municipale de proximité. Elargir le spectre n’affaiblit pas les responsabilités locales, mais renforce à l’inverse le niveau de service public à l’usager.

Deux illustrations concrètes pour mieux comprendre :

Pour commencer, un exemple porteur. Avec la communauté de communes du Cap Sizun, nous travaillons étroitement à la mise en place d’une maison des services publics à Audierne.  Cette maison accueillerait sous son toit les services sociaux du département, de la communauté de communes, le Pôle Emploi, la CAF, des associations etc.. De nombreux partenaires qui travaillent parfois avec le même public, au sein d’un lieu unique, mutualisé et centralisateur qui simplifierait la vie du citoyen. Ce travail est possible car il existe dans ce territoire un interlocuteur politique sur la communauté de communes, traitant des questions de solidarité et une application opérationnelle sur le terrain, avec un dynamique Centre Intercommunale d’Action Sociale (CIAS). On constate donc que par une prise de compétence intercommunale, le service public est mieux rendu pour l’ensemble des habitant-e-s des communes concernées, car nous pouvons monter des projets utiles au territoire.

Deuxième exemple, nous travaillons avec la communauté de communes du pays bigouden sud sur un projet de coordination enfance jeunesse. Sans prise de compétence par la « comm comm » de la question de la jeunesse, le projet sera moins efficient. Car si politiquement, nous avons face à nous un interlocuteur, le travail mutualisé est possible, entre compétence et vision du territoire, qui devient de fait dynamique, porteur de sens, et avec la construction possible de projets qui servent l’ensemble. Mais sans cet interlocuteur, les services départementaux interviennent seulement « par communes », donc en fonction du dynamisme de celles-ci, ce qui par conséquent peut créer des inégalités sur le territoire. Nous œuvrons en permanence sur la recherche d’une égalité territoriale, à travers des projets collectifs, qui servent, en retombées à chaque commune. Ainsi, sans cette prise de compétence, le service public est bien sur rendu, mais de façon moins efficace et moins égalitaire.

Un dernier atout non négligeable à cette montée en puissance des intercommunalités : Sur le territoire Cornouaillais, des intercommunalités fortes sont la condition d’une Cornouaille forte, qui devient alors un pôle d’équilibre Finistérien, au regard de la force là aussi de la métropole Brestoise.

Des intercommunalités fortes n’enlèvent pas de prérogatives aux communes, mais elles renforcent l’accessibilité au service public. Sur notre bout de territoire, les atouts sont sous la forme d’une triptyque : simplifier la vie des gens, renforcer le service proximité, rendre la Cornouaille plus forte et influente.

Enfin, comment ne pas insister sur le rôle précieux et indispensable des élus locaux, notamment en ruralité. C’est de plus en plus comme un sacerdoce, tant les contraintes sont multiples. Il faut avoir un sacré sens de l’intérêt général, pour s’engager politiquement dans sa commune aujourd’hui. Hommage doit être rendu à ces élus locaux, plus particulièrement dans les petites communes qui sont d’abord et avant tout au service du développement local.

mon Finistère demain.

Mon finistere demain

La démocratie participative fut une volonté collective affichée de notre équipe Finistère et Solidaires lors de la campagne des élections départementales.

La démocratie représentative est certes le fruit historique d’une forme de compromis (obtenu dans le sang par ailleurs) entre des exigences de pré-carré en terme de pouvoir des puissants et une aspiration populaire prolétarienne légitime à la prise en main de son propre destin.

Et si aujourd’hui, il existe une résurgence de cette crise démocratique, et qu’il n’est pas à exclure que nous sommes à l’augure d’un nouveau changement de modèle, dans l’existant, la démocratie représentative, comme participative ne peuvent fonctionner l’une sans l’autre, en s’ignorant, au risque de l’inefficience. Sans parler du cynisme, pourtant réaliste de Churchill, ou de la pensée Desprogiennes qui voyait la démocratie comme « la dictature du peuple ».., je ferai mienne la citation suivante d’Al Smith : « Tous les méfaits de la démocratie sont remédiables par davantage de démocratie ». Ce qui pousse à l’humilité et la quête permanente de sens, celui de l’horizontalité, tant l’exercice démocratique est infiniment périlleux.

Ainsi, depuis quelques semaines, nous la mettons en œuvre à travers la plateforme collaborative que vous trouverez sur le site du département du Finistère en cliquant : ici.

L’idée est bien de contribuer sur le ou les sujets que l’on souhaite afin d’apporter des idées, pour construire ensemble le Finistère de demain. Ce genre d’exercice permet parfois de trouver quelques pépites, et permet surtout à celles et ceux qui le souhaitent de participer à la construction des politiques publiques. C’est ici faire œuvre de modernité que d’avoir la volonté d’impliquer les habitant-e-s d’un territoire. Et c’est ici tout sauf un leurre, car si les services et les élu-e-s travaillent bien sur également ce projet, il s’agit bien d’apports qui permettent de balayer le plus grand nombre de thématiques, et dans leur détail.

Ainsi, demain soir, Mardi 22 Mars, nous serons présents dans 7 communes du Finistère. Vous trouverez ici les lieux précis : Lieux des réunions publiques. Je vous attends pour ma part, avec mes collègues Anne Maréchal et Stéphane Le Bourdon à Douarnenez à l’Auditorium de la médiathèque Georges Perros.

Dans la même idée, et nous reviendrons vers vous à cet effet, je vous donne les dates de nos réunions publiques, compte rendu d’un an de mandat avec ma collègue conseillère départemental Isabelle Assih :

Mardi 19 Avril à 18H30 à la MJC de Kerfeunteun

Lundi 25 Avril à 19H00 à la mairie de quartier d’Ergué Armel.

Prendre en main l’avenir de Quimper.

Une nouvelle majorité municipale est arrivée aux commandes de notre ville il y a 22 mois. 1/3 du mandat, le temps où l’on doit lancer les principaux chantiers sur lesquels on s’est engagé devant la population. Durant cette période, avec mes collègues du groupe d’opposition municipale, j’ai voulu observer patiemment, je me suis opposé de façon constructive ou plus fermement, quand l’intérêt général de la Ville et de ses habitants me  paraissait être mis en cause.

Personne ne peut prétendre à la perfection : ni l’opposition, ni le parti socialiste, ni les autres mouvements de gauche et écologistes. Nous devons aussi nous appliquer à nous même des critiques, et faire œuvre de modestie et d’humilité, en particulier au regard des multiples crises qui nous frappent et qui appellent au rassemblement plus qu’à la division.

Car au final, c’est toujours l’intérêt de Quimper et l’avenir de ses habitants, actuels et à venir, qui doit primer.

Ludovic Jolivet, lors de son élection en Mars 2014, nous promettait un courant d’air frais, un profond renouvellement pour mettre la Ville en mouvement. Il était en effet possible d’y croire. Mais force est de constater que le courant d’air a tourné au souffle court.

Trois raisons majeures à cela :

Tout d’abord, le conformisme institutionnel municipal que le maire et son équipe n’arrivent pas à faire évoluer.

Ensuite, les logiques politiques conservatrices qui immobilisent et paralysent. Il existe comme une sorte d’enfermement de l’équipe municipale, qui ne se repose que sur le seul socle de la droite.

Enfin, un manque permanent de vision d’avenir, de projet global, une impréparation, pour ne pas dire plus dans l’approche des dossiers structurants. Ce qui génère une ville qui se replie sur elle-même quand d’autres à l’inverse anticipent sur les enjeux de demain. Le retard s’accumule et le quotidien des Quimpéroises et des Quimpérois en subira les conséquences avec un avenir de la cité compromis en matière économique, d’emplois, de logement, d’accès à la culture et aux loisirs …

Les promesses non tenues forment une longue litanie : stationnement, salle multifonctions,  vidéo-surveillance… Autant de mesures que le maire et sa majorité annonçaient comme des marques fortes de leur projet.

La brutalité dans la méthode et les propos est finalement la seule originalité, au quotidien, de ces 650 jours de mandat.

La rémunération du Directeur général des services  qui pose question, dont une part prise sur le budget du Centre Communal d’Action sociale, ne peut qu’installer le doute sur l’éthique et le sens de l’intérêt général des acteurs concernés.

La communication à outrance n’est qu’on trompe l’œil pour masquer cette absence de vision et cette pauvreté dans l’action.  Je m’appliquerai dans les années à venir à argumenter sur ces différents points.

En effet, le maire parle beaucoup, mais agit très peu ! Ou quand il agit, c’est pour se renier ou pour annuler. 

Alors, il nous faut prendre en main l’avenir de Quimper.

2016 est une année charnière et passionnante, car pour la première fois en 3 ans, il n’y a pas d’élections. En politique, le plus ressourçant, le plus créatif et le plus constructif, c’est le travail de réflexion. Nous allons pouvoir collectivement travailler chaque sujet concrètement, en y associant la population dans ses lieux de vie et l’ensemble des acteurs qui font bouger notre ville. Ce travail nous permettra de préparer dans un premier temps une alternative de gauche puis un projet d’alternance de gauche à mettre en œuvre. Travail qui sera collectif et ouvert, totalement ouvert.

Un collectif sous la houlette du secrétaire de la section du Parti socialiste Matthieu Stervinou, qui y travaille avec ardeur. Ce travail doit s’ouvrir au monde économique, associatif, syndical et à tous les citoyens qui le souhaitent. Ce travail collectif doit porter puis incarner un projet pour la ville, l’agglomération et la Cornouaille.

Car, faut-il le reconnaître, au niveau national, la production de nouveaux projets, de nouvelles pratiques dans les appareils politiques est aujourd’hui paralysée par la préparation des élections présidentielles, à gauche comme à droite.. Au moment où il faudrait dans l’urgence répondre à l’angoisse sociale de nos concitoyens les plus touchés par la crise, au moment où il faut proposer un projet mobilisateur et juste face à la démagogie simpliste des fausses solutions  du Front national.

Alors, localement, à travers des propositions concrètes, le temps  vient de poser les bases de cette alternative à travers une exemplarité dans la pratique des responsabilités, en terme de mandat, de rémunération, de comportement ; A travers une construction collective cornouaillaise permettant à Quimper un développement économique réel ; A travers la mise en œuvre d’un projet solidaire guidé par une idée de justice et d’égalité.

Il est possible de créer pour Quimper et son agglomération les conditions d’un territoire qui s’anime au quotidien.

Il est possible de créer pour Quimper et son agglomération une dynamique par le prisme de la Cornouaille, sur le développement économique, les transports, la pêche, le tourisme, la culture, le sport etc.. Il nous faut de véritables assises de la Cornouaille. Si le maire de Quimper ne le fait pas, d’autres s’en chargeront, à d’autres échelles car il s’agit de prendre en main notre avenir.

Et pour conclure, pourquoi pas concrétiser le rêve de nombreux habitants de notre région en œuvrant pour une Bretagne à 5 départements et ainsi rejoindre l’invitation de Jean Jacques Urvoas à travailler collectivement vers une future architecture administrative et politique correspondant à un modèle breton.. Quimper doit y prendre toute sa part. Avec d’une part le respect des champs de compétences des collectivités et avec d’autre part de vrais pôles d’équilibre, notamment en tenant compte de la diversité des richesses de la Bretagne occidentale.

C’est dans ce contexte combatif et plein d’espoir que je souhaite à toutes et tous mes meilleurs vœux pour 2016, et comme disait Jacques Brel il y a 48 ans :

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir,
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
et des rires d’enfants.

Quimper Communauté tourne le dos à l’avenir..

Contre toute attente et contre toute logique, le président de Quimper communauté a refusé la main tendue par le pays glazik, et leur intégration à une seule et même communauté de communes, dans le cadre du schéma départemental des coopérations intercommunales. Le message politique envoyé hier au pays glazik, mais également à l’ensemble du département est piteux et désastreux.

Car ce vote n’est pas « technique », c’est tout l’inverse, il concerne les gens.. Il s’agissait d’élargir un bassin de vie pour s’ouvrir de nouvelles perspectives, en termes d’attractivité, d’emploi et de nouveaux marchés.

Ce vote, va à rebours de l’histoire. En effet, c’est en décembre 1993 que 4 communes décident de se regrouper, Ergué Gabéric, Guengat, Plogonnec et Quimper. Puis en Décembre 1996, c’est au tour de Plomelin, Ploneis et Pluguffan, et enfin Locronan en 2011.. Avec ce vote négatif, nous arrêtons cette marche en avant, qui est le sens de l’histoire. Il s’agit d’un vote de repli, un vote de refus d’ouverture, un vote de refus de devenir plus fort.

J’y vois clairement un problème dans la méthode, une fois de plus.. Cette question a été débattue au bureau communautaire il y a quelques jours seulement, sur un sujet pourtant si crucial pour notre territoire, il s’agit de l’élargissement de Quimper Communauté. Notre agglomération doit se renforcer, doit devenir ce pôle d’équilibre en Finistère pour pouvoir travailler avec la métropole pour un aménagement équilibré de notre Département.

Car clairement, Ludovic Jolivet n’a pas su faire consensus, il n’a pas su dialoguer.. La preuve en est la division des communes de Quimper Communauté, puisque son premier vice-président, maire d’Ergué Gabéric l’a désavoué hier en votant pour le schéma. Sur un enjeu aussi important, dans la confusion totale, Ludovic Jolivet a décidé de reculer..

Je comprends que les maires des communes aient pris peur et ne voient dans cette fusion qu’une possible perte de pouvoir.. Pour la simple et bonne raison que le sujet leur est arrivé comme ça sur la table.. Il y a un mois.. Mais si le Président de Quimper Communauté leur en avait parlé auparavant, et depuis le début du mandat, vu l’importance de l’enjeu.. Il aurait tenté de les convaincre malgré les obstacles, Il aurait tenté de les convaincre qu’il était ici question du rayonnement de Quimper Communauté dans la Cornouaille et du rayonnement de la Cornouaille dans la Bretagne.. Mais il s’agit ici d’une forme de gestion à la petite semaine, et pas de nous construire un avenir commun, un bassin de vie fort et compétitif.

Le pays glazik nous a pourtant montré le bon exemple.. Ils sont prêts à nous rejoindre.. Gauche droite confondu, ils regardent d’abord l’intérêt de l’ensemble du territoire.. Et pourtant… avec la fusion, Eux, ils devraient passer de 26 à 8 conseillers communautaires.. 18 en moins !!! Et nous, pour 4 de moins, on s’y refuserait !!??!!

Mais le maire de Briec, Président de la communauté de communes du pays glazik, lui travaille ce sujet depuis le début du mandat, car lui, il a une vision des enjeux du territoire et n’a pas attendu le dernier moment pour s’emparer de ce débat essentiel.

Et bilan des courses.. C’est à nouveau l’affaiblissement de la Cornouaille.. Une illustration supplémentaire car risque est pris de gâcher une formidable opportunité en donnant un très mauvais signe à l’ensemble de la Cornouaille.. Le vote d’hier était crucial pour l’image de notre territoire, et pourtant quel gâchis !!

Une fois de plus, Quimper, et maintenant Quimper co tournent le dos à leur avenir.. Définitivement, Quimper n’est pas la locomotive mais bel et bien la charrette de la Cornouaille.. Pas de vision, pas de projet..

C’est la responsabilité du Président de Quimper Communauté.. C’est un désaveu pour lui et son absence de vision et de méthode, Il a toujours milité pour cette fusion et nous a pourtant proposé de voter contre hier car ce vote fut pour lui un vote politicien, surclassant donc l’intérêt général.. C’est donc un territoire qui se referme sur lui-même.. C’est une opportunité qui nous passe sous le nez..

C’est enfin un signe décourageant pour le dynamisme de notre territoire, à l’heure où Certaines agglomérations interrogent leur présence à Quimper Cornouaille Développement, à l’heure où dans de nombreux coins de la Cornouaille, quel que soit la couleur politique, de trop nombreux élus font part de leur déception sur une Cornouaille Moribonde..

Il est temps pour le maire de Quimper, président de Quimper communauté d’organiser des assises de la Cornouaille, je l’appuierais sans ambages.

Il fallait hier voter pour l’ouverture et l’avenir, et non pour la fermeture et le passé. Il fallait voter pour Quimper Communauté, il fallait voter pour la Cornouaille, et non pour un addition de communes, qui ne représentent pas l’esprit communautaire qui doit primer ici..

Il s’agissait pourtant d’un meilleur service rendu au public, il s’agissait de conquérir de nouveaux horizons, d’être plus forts ensemble. Il ne fallait pas improviser sur un tel sujet, soyons communautaires, soyons cornouaillais, regardons devant nous..

Le projet demeure encore possible ; En tant que vice président du département au pays de Cornouaille, j’y travaillerai.. Et d’ores et déjà, disons bienvenue au Pays Glazik, et ce dès Janvier 2017.

Quimper pépére perd…

Pour la première fois depuis longtemps, j’ai honte de l’image de ma ville.. A travers l’expression récente de son maire et la polémique absurde lancée face à Brest, Quimper donne l’image d’une pleureuse, dans une complainte permanente, en coma profond, qui rejette toujours la faute sur les autres, incapable de s’activer et n’assumant rien. « Libérons Quimper » qu’ils disaient.. Ou quand la communication de marketing électorale vient se fracasser contre la réalité politique. Agissez, au lieu de vous répandre dans la presse. Rassemblez au lieu de diviser et de nous mettre tout le monde à dos.. Écoutez votre adjoint et vice-président Monsieur Guénégan qui vous dit : « s’il veut que Quimper prenne toute sa place Ludovic Jolivet doit devenir  » Le rassembleur de la Cornouaille. Pas le diviseur du Finistère »

Pour la CCI, les changements actuels étaient inscrits dans la loi sur la métropolisation soutenue par .. le même qui crie au loup aujourd’hui.. Le besoin de desserte aérienne de qualité dont la fermeture était soutenue il y a encore peu par.. devinez qui.. Mais aujourd’hui, le projet pour la ligne Londres-Quimper… Ce sont des drapeaux britanniques dans l’hyper centre.. On est sauvés… On avait cru à une kermesse inter écoles jumelées au départ.. Vision étriquée, ou pas de vision, telle est la question… Pour continuer à filer la métaphore outre-manche..

Quimper n’est pas une bourgade que l’on gère à la petite semaine, recluse, qui auto suffit et fermée sur la Cornouaille, le département et la région. Faire croire que nous serions une sorte de petit village gaulois est une œuvre poujadiste, un triste et grave repli sur soi..

Gérer la ville ne se résume pas à désorganiser le réseau de transport en commun, à mépriser les acteurs culturels, dire « on vous soutient » à toutes celles et ceux que l’on aide pas, à monopoliser la parole à coup d’anecdote personnelle en caporalisant les acteurs, à l’organisation d’un cochon grillé place saint corentin..

Gérer la ville, c’est avoir une ambition pour elle, une vision, un projet collectif porteur de sens, et non pas faire plaisir aux copains et coquins, comme du temps de De Rohan à la région et de Miossec au département.. La droite locale a cette confondante capacité au clientélisme et à l’immobilisme, qui à ce jour peut mettre Quimper dans de véritables difficultés, faute de perspectives affirmées..

Ce risque malgré tant d’atouts et de forces Quimpéroises est celui du coma profond, d’une ville toute petite, une bourgade fière mais d’une fierté inutile car éteinte et agonisante.. Une ville qui s’est récemment ridiculisée, au travers du pathétique épisode d’un discours édifiant vu par 17 000 personnes.. Une ville, qui maintenant s’isole, par son absence de pilotage de la Cornouaille, et son opposition inutile à Brest… Mais… Mais, c’est toujours la faute des autres.. Pourtant se plaindre c’est subir. Pourtant, ne pas agir c’est mourir.

Dans les déclarations récentes du maire de Quimper, point question de surfer sur une vague électorale en vue des prochaines régionales.. Pensez-vous… Avec une première adjointe en bonne position dans cette histoire.. Mais non bien sûr.. L’étape suivante sera la critique des institutions départementales et régionales (pourtant le contrat avec la région a été encensé récemment en Conseil par la majorité.. les documents sont à disposition du public..). Mais SVP, mettez fin à cette triste blague.. A quand un vrai débat privilégiant l’intérêt général avant les petits profits électoraux. Il ne tient qu’à cette majorité d’agir afin de « libérer Quimper » plutôt que de se répandre en pleureuse dans la presse..

Une solution est dans l’article ci-dessous : la capacité d’entraînement par ce formidable outil qu’est la Cornouaille.. Les atouts de sa diversité ne peuvent être négligés.. S’ils ne sont pas utilisés par le maire de Quimper, alors il faudra bien que d’autres s’en chargent, car pour le moment, à défaut d’être une locomotive active de la Cornouaille, Quimper en est une charrette qui n’avance plus..

Osons la Cornouaille Monsieur Le maire

Cornouaille, LA réponse..

Il est surprenant de constater que Monsieur Jolivet se répand dans la presse pour se plaindre du « siphonnage » de Brest sur Quimper… Faut-il lui rappeler qu’il n’est plus dans l’opposition et qu’il ne tient qu’à lui de rendre notre ville attractive. Agir serait plus efficace que d’en parler publiquement, car se plaindre ainsi, c’est subir. Le maire de Quimper doit donc rapidement se mettre en mode action, et proposer un vrai plan d’action à l’échelle de la Cornouaille.

D’autant que la fusion des CCI était de toute façon prévue par la loi, avec la métropole comme lieu d’accueil. La loi automatise ce qui se passe aujourd’hui. Métropolisation Brestoise soutenue à l’époque par un certain.. Ludovic Jolivet.. Et il avait d’ailleurs raison.. Mais l’on constate donc ici une forme d’incohérence.

Pour autant, le risque d’isolement pour Quimper est réel face à d’autres territoires qui se structurent. Mais à cet effet, le message du maire de Quimper est à rebours de l’histoire qui doit s’écrire devant nous. Pourquoi prendre le risque de diviser le nord et le sud du département, en crispant au passage beaucoup d’acteurs.. Au-delà de la division, le rôle du président de Quimper communauté doit d’abord être celui de la fédération, du rassemblement, et en particulier à l’échelle de la Cornouaille, qui est LA réponse face aux mutations actuelles qui nous entourent.

Ce territoire, avec ses 95 communes, ses 10 EPCI est le deuxième plus grand pays de Bretagne. La population y progresse tous les ans de façon régulière et représente 10,4 % de la population bretonne, et 10% des emplois bretons, fort notamment de ses filières agricoles, industrielles, de la pêche, le tourisme etc.. La diversité de la Cornouaille en fait sa force.

Sauf que ces atouts impressionnants aujourd’hui … ne servent à rien.. Pour une raison très simple.. L’absence de projet politique Cornouaillais, et un bassin de vie qui n’est à ce jour pas partagé. Tout est pourtant réuni pour que Quimper rayonne en Cornouaille et que la Cornouaille rayonne en Bretagne. Tout le monde y gagnerait. La fédération des acteurs politiques économiques de la Cornouaille est un travail que Quimper Cornouaille Développement (QCD) doit soutenir. Force est de constater que le maire de Quimper se désintéresse de QCD. Alors que l’urgence est bien de mettre en œuvre une Cornouaille politique avec une capacité d’entraînement. Il est temps d’agir, plus que de réagir..

Au titre du pays de Cornouaille, le département travaillera et accompagnera toute initiative allant dans ce sens, et prendra toute sa part à cette construction indispensable afin que la Cornouaille joue son rôle, qui ne peut être que majeur au cœur de la région Bretagne.

Petit…

Un conseil communautaire hier soir qui démontre que Quimper, et de fait Quimper communauté ne portent quasiment que des projets sous calibrés, basés sur l’évènementiel, flous, sans vision et sans portage politique.

Les Quimpérois ont été très clairs sur leur appréciation du plan transports, comment ne pas en tenir compte. Mais est-ce une raison suffisante pour ne plus avoir d’ambition en faveur d’une politique moderne et ambitieuse de transport public. Certes, il y a la gratuité du samedi matin, pour relancer l’attractivité du centre-ville, et l’amélioration des fréquences sur quelques lignes armatures. Ceux sont des mesures, mais en aucun cas, le fruit d’une vision politique pour notre agglomération.

L’usager veut légitimement un réseau de bus abordable financièrement, ponctuel, fréquent et avec une amplitude journalière conséquente. Les bus électriques Bolloré (en cours de développement pour sa partie urbaine et péri-ubaine) pourraient répondre à cette aspiration avec de surcroît un marché crucial pour l’emploi local et bien sur un vrai bonus environnemental. L’utilisation de ce type de bus nécessite une préparation, un travail en amont sur les flux de transports dans notre agglomération. Pour le moment, malheureusement, le maire de Quimper et son équipe continuent à faire peur et à annuler plutôt que de vouloir se projeter dans l’avenir. C’est assez «  petit bras » et figé, mais c’est finalement l’immobilisme habituel de la droite dans notre cité Cornouaillaise.

Sur la culture, là aussi, vision figée et vitrifiée, avec une préférence pour des salons du livre à entrée payante, histoire de financer l’hôtellerie des auteurs VIP. Sans que les bibliothèques de l’ensemble des communes de Quimper communauté n’y soit associé. Pas de travail en amont comme c’est par exemple le cas à penmarc’h avec le Goëland Masqué où toute l’année, il y a intervention dans les EPHAD, les écoles. Le jour du salon, existent des débats sur l’illettrisme ou autre..  Toutes les bibliothèques environnantes travaillent main dans la main pour cet événement. Ainsi, un public le plus large possible bénéficie d’un accès direct à une culture de fait utile socialement. Le sens est donné à l’utilisation de l’argent public. Il s’agit d’une culture populaire.. A Quimper, le choix a été fait d’une lecture publique événementielle qui ne s’ancre pas dans son paysage économique et sociale, mais qui se fige et se vitrifie… Pas de vision là non plus..

Enfin, hier, nous avons signé le contrat de territoire qui nous lie avec le conseil départemental… 6 mois de retard pris par le président de Quimper communauté.. Sur les 22 communautés de communes du département, nous étions donc …. Les derniers… Autant de retard dans les projets de notre agglomération, pour les entreprises, les associations. Il est notoire que le Maire de Quimper a préféré attendre le résultat des élections départementales de Mars dernier, pensant que sa couleur politique l’emporterait pour faire passer plus facilement les projets… L’électoralisme a été préféré à l’intérêt général. Mais au-delà, ce qui est le plus inquiétant est à nouveau l’absence de projet structurant, l’absence de vision pour notre ville, Pour notre agglomération, pour la Cornouaille. A l’heure où d’autres territoires se structurent dans le département et dans notre région, Quimper ne porte que des projets sous calibrés, et n’assume pas son rôle de locomotive de la Cornouaille, terre forte de ses contrastes et de sa diversité, entre terre et mer, la force de son littoral, de sa filière agricole et agroalimentaire, du tourisme, de la culture, du nautisme etc… Ces enjeux aujourd’hui ne sont pas portés par Quimper, qui se replie sur elle-même..

La CCI voit ses moyens se réduire sur Quimper, l’agence de développement est démantelée.. Et pas de vision ou de portage politique.. De la communication.. Incessante. Et franchement, de l’inquiétude pour notre territoire, qui devient petit et vide de sens..  Et pourtant, que de richesses..

Le goéland masqué

goéland

Retour sur le festival littéraire du « Goéland masqué » à Penmarc’h où j’avais hier soir le plaisir de représenter la présidente de notre département Nathalie Sarrabezolles, dont l’attachement à la culture, et entre autre aux politiques de lecture publique est bien connu et reconnu.

La culture comme le sport sont l’un et l’autre des leviers d’émancipation indispensables. Ils permettent, en ces temps de tension permanente, de s’échapper, de s’évader l’espace d’un instant, et doivent pouvoir toucher tous les publics. A cet effet, Malraux allait jusqu’à dire « La culture, ce qui a fait de l’homme autre chose qu’un accident de l’univers.. ». Nous avons le devoir de mettre en œuvre un projet politique, qui permet le lien social, donc le bien social, et dans une finalité d’éducation populaire, d’élévation collective..

Le festival « le goéland masqué » répond pleinement à ces exigences. D’abord, car le projet vise à favoriser l’accès d’un large public à la culture dans le domaine de la littérature, mais aussi la lecture et l’image en y impliquant l’ensemble des bibliothèques, travail essentiel en terme de politique de lecture public, d’autant plus sur un territoire quelque peu excentré.

L’association de l’ensemble du réseau de lecture est essentielle dans le cadre de ce festival. J’ai vu très récemment, le week-end dernier notamment… d’autres événements… payants… avec aucun travail de fond en terme de politique de lecture publique… ni en amont, ni en aval.. et qui donc, à part le plaisir immédiat, ne sert strictement à rien

Toute l’année, le Goéland masqué intervient au sein de l’EPHAD de Menez Kergloff à Penmarc’h, travaille également à la promotion de la langue bretonne, organise des rencontres régulières avec les auteurs dans les bistrots et intervient également dans les établissements scolaires, de l’enseignement primaire au supérieur afin de développer la créativité de nos plus jeunes, et de contribuer à faire de la civilisation de demain des citoyens avertis et ouverts sur le monde.

Le Goéland masqué s’adresse à un public non pas de 7 à 77 ans, mais de 3 à 120 ans, soit à tous les âges de la vie, et contribue au rayonnement culturel de son territoire.

En ce qui concerne le polar, en particulier breton, ma connaissance se limite à des titres qui à la fois prête au sourire mais joue également sur la promotion de notre territoire comme « un macchabée à pont l’abbé », ou encore « coup de boule à Tréboul..

Pour autant, j’avais eu la chance il y a quelques années de rencontrer Thierry Jonquet, qui nous a malheureusement quitté et qui fut un pilier du polar social et engagé, dont l’œuvre m’a souvent profondément touché.

Lire un livre est un moment de grande intimité partagé avec l’auteur, un moment de calme apparent et pourtant une nourriture intellectuelle dont la source ne tarit jamais.

La lecture permet le silence, dans des fonctions politiques où tout le monde parle beaucoup et même tout le temps.. à commencer par moi… Ce silence permet d’apprécier la quiétude d’un moment de lecture. Et au-delà de son élévation, la lecture permet aussi le repos de l’âme..

Merci infini aux auteurs, qui nous offrent le cadeau du partage de leurs inspirations et nous font voyager dans des histoires qui se réinventent en permanence, avec audace et créativité.

Chabrol disait : « j’aime le polar, c’est comme une bouée de sauvetage pour explorer l’humain ».

Dans ce même esprit, les Espagnols votent ce dimanche et certains partis ont évoqué au cœur de leur campagne le polar : « le bourreau de Gaudi », parce que le polar s’inscrit dans la société, et qu’il est un révélateur de l’âme humaine, loin de ce qui ressemble parfois à un certain nombrilisme littéraire..  Le polar, lui s’ouvre sur le monde. Ce qui tombe bien dans le cas de ce festival, attendu que.. « tout commence en Finistère« ..