Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Plaidoyer à tendance sincère et subjective 2…

Il y a 5 ans jour pour jour, le 26 Mai 2012, j’écrivais la chose suivante : Plaidoyer à tendance sincère et subjective

En ce moment si particulier, si troublé où nombre de repères s’effritent et où tout ce que l’on pensait acquis ne l’est plus, il existe encore quelques références solides, et des bases fortes sur lesquelles il est possible de s’appuyer.

Le sérieux, le travail, la ténacité, le compétence et la disponibilité de Jean-Jacques Urvoas en font partie. Qualités mises au service de la constance et de la cohérence de son engagement à gauche. En 5 ans, il a bonifié pleinement le spectre de ses connaissances avec 4 ans passés à la commission des lois comme président et 1 an passé à la chancellerie comme garde des sceaux.

29 rapports, 710 amendements, 1526 prises de paroles en commission, 1085 interventions dans l’hémicycle, 152 questions écrites, 3 lois rédigées, 8 lois rapportées.. Peu de parlementaires peuvent se prémunir d’un tel bilan chiffré, à commencer par le premier ministre actuel, faute de cumul, ce qui est navrant et consternant de banalité en terme de manque de renouveau dans la pratique politique..

Jean-Jacques Urvoas n’est pas un oiseau migrateur, là où sans doute, il aurait été plus aisé de faire les yeux doux au camp du vainqueur annoncé.. Certains l’on fait et en récoltent aujourd’hui les bénéfices avec une investiture là, où la manque d’adversaire ici.. Mais sur quelle base autre que le service à soi-même peut-on ainsi se comporter. « JJU » a fait lui le pari de la sincérité et de l’ancrage.

Le vrai enjeu, le seul enjeu de ces élections législatives est la réussite du pays, donc du quinquennat actuel. Autant, on ne peut se positionner dans l’opposition dogmatique, au risque alors de fracturer le pays et de servir de marchepied en 2022 à l’extrême droite Française, autant le pire cadeau à faire à Emmanuel Macron serait de lui accorder un blanc-seing et une automaticité des votes. Ni frondeur, ni suiveur.

Jean Jacques Urvoas votera par exemple les textes sur le régalien, à savoir la défense, la justice, la sécurité intérieur, votera également de nombreux textes sur l’éducation nationale, comme le fait de réduire à 12 le nombre d’élèves pas classe en Zones d’Education Prioritaire.

Par contre, il est par exemple en désaccord sur la suppression de l’Impôt sur les grandes Fortunes et sur l’augmentation de 1.7 de CSG, qui à raison de 400 Euros par an viendra frapper les retraités qui gagnent tout juste plus que 1180 Euros..

Je préfère un député utile et constructif qui vote avec un sens politique ancré à gauche que des parlementaires qui dogmatiquement vont soit tout valider, même le pire ; ou soit tout contrer même le meilleur. Jean Jacques Urvoas l’a fait en s’opposant à tout quand il fut dans la minorité et en votant tout quand il fut dans la majorité.. Il sait et il dit que le temps est justement venu de travailler autrement, et c’est peut-être le message que les électeurs ont voulu faire passer lors de cette présidentielle.

Le renouveau à tout prix n’est pas un argument à soi seul.. Le seul lien qui unit les candidat-e-s estampillés de la majorité présidentielle est d’avoir cliqué sur internet le fait qu’ils voulaient être candidats..

Quel est le point commun, l’histoire collective entre le candidat en Marche « bobo chic » du 13 ème arrondissement de Paris et le même candidat en marche dans les alpes maritimes, copain du grand progressiste Eric Ciotti.. Pas sûr qu’un tel attelage une fois celui constitué se retrouve comme un seul homme, du seul fait princier, avec le risque qu’au premier coup de grisou, l’on assiste à une envolée de moineaux..

Alors, pour justement sortir des postures dogmatiques et stériles, pour ne pas se jeter pleinement dans l’inconnu, je choisis en ce qui me concerne la gauche, la solidité, la compétence, l’honnêteté et la ténacité. Il faudra être fort pour être entendu, il faut des boussoles qui servent à chaque texte, à chaque choix, à chaque rédaction d’amendement, je choisi celles de Jean-Jacques Urvoas : l’égalité et la justice sociale.

Jean Jacques Urvoas, je l’écrivais en 2012, je le redis ici et maintenant, fait partie de ceux qui donnent encore confiance et espoir en la politique. Il n’est guidé que par l’intérêt général, et seul le travail assidu a construit son ADN politique. Il préfère travailler un week-end entier à la rédaction d’une loi plutôt que d’arpenter la circonscription pour remettre des coupes.. Ce qui est très noble, mais sans lien avec la mission d’un député.. Il redonne en agissant ainsi ces lettres de noblesse à la pratique parlementaire. Cette attitude est trop rare pour ne pas être reconduite, ce talent est trop grand pour ne pas être utilisé à nouveau au service des citoyens.

Enfin, ce qui est plus méconnu, car derrière l’inlassable travailleur, existe un Jean Jacques Urvoas à dimension particulièrement humaine, révolté contre l’injustice sociale, qui garde cette propension salutaire à l’indignation, admiratif des combats portés par ceux qui bénévolement ou professionnellement tente de lutter contre la précarité sociale du quotidien.. Avec par ailleurs un humour sans faille, une culture vaste, bref une densité humaine qui en font au-delà du parlementaire fort et précieux un homme ouvert et qui pense que c’est toujours le gentil qui gagne.. Donnons-lui raison dès le 11 Juin prochain..

 

5 semaines…

Nous avons 5 semaines pour faire campagne, 5 semaines où nous devrions consacrer toute notre énergie à ne faire que ça…

Nous devons défendre sur le terrain les valeurs qui sont les nôtres, y compris dans les nuances qui sont les nôtres, et surtout car la victoire d’Emmanuel Macron offre potentiellement de fortes zones d’incertitudes. C’est donc le moment où jamais d’affirmer ce qui nous rassemble, et non pas de donner à voir un congrès avant le congrès. Avant de nous parler à nous-mêmes, nous ferions mieux de parler aux Français, car je demeure persuadé que nous avons encore beaucoup à leur dire. Toute autre attitude revient à se saborder soi-même et à tomber dans le piège grossier qui nous est tendu par celles et ceux qui sont bien plus machiavels qu’ils le laissent penser..

D’autant qu’avec une participation historiquement faible pour ce type d’élections, avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, et une motivation de vote qui reposait pour une grande part sur l’indispensable barrage à la haine, le président de la république élu ne s’appuie pas sur base très solide et peut remercier la gauche. Le sondage qui nous dit que 61 % des Français ne souhaite pas donner au président élu une majorité vient d’ailleurs le rappeler. Sans parler du fait que les candidats en marche ne sont pas vraiment en ordre.. de marche, pas encore désignés, 15 000 volontaires, 577 investis.. donc éventuellement 14 423 déçus, fâchés, voir très en colère..

Ainsi, nous avons l’impérieux devoir de nous rappeler qu’au-delà des postures et « des socialistes qui parlent aux socialistes », notre étoile polaire doit être la recherche de l’égalité, notre boussole l’intérêt général. Car le score historique du Front National n’est « pas celui des fachos, mais des fâchés ». Pour mémoire, le FN c’était 5,5 millions de voix en 2002, 3,8 millions en 2007, 6,4 millions en 2012 et… 11 millions de voix dimanche dernier… Il faut vraiment avoir une poutre dans l’œil pour ne pas comprendre à quel point tant de gens vont mal dans notre pays ..

Notre plateforme programmatique doit reprendre très certainement à la fois un certain nombre de propositions de Benoit Hamon, qui portent en elle la justice sociale et également s’inscrire dans le prolongement d’une action gouvernementale sur certains sujets où le pays a avancé depuis 5 ans.

Ainsi, car nous ne pouvons compter que sur nous dans ce combat démocratique à venir, soyons nous-même pour ne pas disparaître, car cette disparition ne se décrète pas à la télévision..  Nos futur-e-s député-e-s ne doivent être ni des godillots silencieux, ni des frondeurs systématiques. Car nous ne devons pas être des oiseaux migrateurs. Face à ces instabilités qui s’annoncent, la solidité et le caractère rassembleur de Jean-Jacques Urvoas sont des atouts majeurs dans le moment que nous vivons. Nous sommes ni insoumis ni en marche, car dans un cas comme dans l’autre, le citoyen au moment de venir voter risque de préférer l’original à la copie..

Faire battre vos cœurs..

Cette campagne à une semaine du premier tour est incontestablement aussi polluée par les affaires, la facilité, l’argent et le concours de beauté absurde et permanent, qu’elle est pourtant décisive pour l’avenir de notre nation et de ses enfants.. La façon dont se déroule cette campagne me fait dire que nous sommes au bord du rapt démocratique..

Pour théoriser simplement la définition de la crise de Gramsci, l’ancien monde se meurt, mais la double peine serait d’empêcher le nouveau de naître. C’est l’enjeu de cette campagne : la continuation ou l’aggravation des multiples crises ou la construction collective et non naïve d’un futur désirable..

Sortez le temps de cette lecture de la dictature sondagière, de la logorrhée des commentateurs cathodiques ou de certains pouvoirs financiers qui voient comme leurs pires ennemies les mutations indispensables qui viennent contrecarrer les aspirations des puissants.. Car être de gauche, c’est avoir une aversion pour ceux qui sont si durs avec les plus faibles, et si faibles avec les plus puissants.

Car on peut avoir raison sans hurler. La panoplie providentielle de celle oui celui qui enfile le costume de sauveur de la patrie, frappé-e- par le génie de la nation est un mythe, une fable, qui maintient le peuple à disposition d’un pouvoir concentré dans les mains d’un-e- seul-e-. C’est immaturité démocratique d’estimer qu’une figure iconique autoritaire serait l’ultime réponse à la souffrance et à la déspérance. Ce vieux monde, cette monarchie républicaine, nous sommes les seuls en Europe à imaginer qu’elle est le remède.. 30 ans d’échec cumulé en pensant ainsi…

Le rapport au peuple n’est pas celui de l’abstraction aux foules.. La question n’est pas de « faire président ».. Le singe qui imite le lion reste un singe.. C’est de privilégier toujours le nous, et ne pas tomber dans le « jeu du je ».

On vote pour la république, pas pour la présidence, on vote pour nos enfants, pas pour des personnalités, on vote pour un projet, pas pour des candidats tribunitiens.. On vote pour celui non pas qui le veut le plus, non pas pour un monarque et la régente, mais pour celui qui sincèrement, honnêtement porte un projet cohérent, novateur et plein d’espoir pour nos enfants.. Pour le seul candidat qui dit ne pas détenir la vérité à lui seul. Soupçonnons Benoit Hamon d’être honnête.

Soyons matures démocratiquement..

Je prends un exemple, celui du handicap, mais qui vaut pour tous les sujets.. Au lieu de parler du handicap pendant 40 minutes en conférence de presse sans que 30 secondes n’y soit même consacrée dans les médias nationaux, et d’avoir travaillé des semaines pour arriver à 73 propositions si précises sur tous les sujets liés aux situations de handicap, qui peuvent avoir un impact sur des millions et des millions de personnes, sans doute que Benoit Hamon aurait dû s’asseoir sur un fauteuil roulant.. Le poids de l’image.. Voilà sans doute comment fonctionne aujourd’hui la politique.. Alors, il ne faut pas céder à ces facilités, à cette médiocrité, à cette dictature sondagière qui influence plus qu’elle ne dit la vérité.

La meilleure façon de lutter contre les lamentables trahisons et méthodiques défections est précisément de voter ce qu’ils ne veulent pas que vous votiez.. Très honnêtement, le problème aujourd’hui est dans doute davantage le parti socialiste que le socialisme.. Socialisme incarné par Benoit Hamon et son projet. Le futur désirable en centralité entre la folle sortie de la zone Euro de Jean Luc Mélenchon avec ses ambiguïtés face à des régimes politiques autoritaires et les choix ultra-libéraux d’Emmanuel Macron avec ses ambiguïtés face à des puissances qui ne laisseront jamais s’installer les réponses courageuses aux défis de demain.

La pire façon de lutter contre le front national est précisément la peur du front national.. La démocratie ne se contourne pas.. Le vote est un acte de conviction et non de peur. Au-delà du barrage demain au FN, c’est un pont pour après-demain.. Ces politiques peureuses et si peu audacieuses n’ont fait que prospérer les nationalismes partout en Europe. Alors que parler à celles et ceux qui aujourd’hui se réfugient derrière un vote de colère, loin de toute raison est précisément pour une fois, ne serait-ce que de leur parler dans les yeux, en leur proposant le refus de la fatalité. Alors, ils quitteront l’entreprise familiale de mythification Le Pen..

Etre de gauche c’est d’affirmer que ce sont les plus vulnérables qui sont le moins bien protégés.. De gauche, c’est d’abord et avant tout pour eux que nous faisons de la politique.. Car nous savons que pour être libres, il faut d’abord avoir des droits. La liberté ne se décrète pas.. Si nous n’agissons pas ainsi, alors nous faisons de la politique à gauche pour qui ? Pour un clan.. pour notre clan.. Quel est ce réalisme, ce pragmatisme, qui ne conduit à la fin qu’à la passivité, l’inaction et la technocratie. Et qui ne mène qu’à un seul chemin : le front national..

La solution ne peut pas non plus être, ne serait-ce que prendre le risque de sortir de la zone Euro.. Car si la France sort de la zone Euro, elle sort fatalement de l’Europe.. Et l’Europe sort fatalement du concert international sans la France.. Soyons intimement Européen, et car nous aimons l’Europe, changeons là.. « On ne tombe pas amoureux d’un grand marché », comme disait Jacques Delors.. La seule réponse pour éviter ce marché glaçant et ignorant des peuples sera politique et démocratique.

La solution n’est pas davantage de faire allégeance au Kremlin, en renégociant avec lui les frontières, car à rebours, aujourd’hui, nous avons besoin de l’Europe comme jamais… Face aux dislocations à l’Est et à l’Ouest.. face à Trump et à Poutine… Nous avons besoin d’une Europe solide, de l’Europe de la paix.. Et pas d’un plan B plombée, dont l’issue est irrémédiable..

La solution n’est pas non plus de détricoter le droit du travail par ordonnance, de supprimer l’ISF, d’augmenter la CSG, la TVA, d’être timoré ou absent des enjeux environnementaux, à l’aulne pourtant de grands scandales sanitaires en cas d’inaction..

L’irréalisme, la vraie utopie c’est de croire en la divine apparition de la croissance, inexistante depuis des décennies, ou alors servant les intérêts de toujours les mêmes.. Disons-le clairement, ce qui est bon pour l’économie ne l’est pas forcément pour vous… En Grèce ou en Espagne, comme disait Coluche « les pauvres seront contents d’apprendre qu’ils habitent un pays riche. »

Emmanuel Macron et François Fillon portent ces projets libéraux et ultra libéraux. L’un disant : « enrichissez vous ».. L’autre disant : « enrichissez nous »..

Ils sont le porteurs d’un vieux monde qui ne sourcille pas devant les 8 personnes qui détiennent 50 % des richesses de la planète.. Ils ont la main qui tremble face aux 500 Français qui détiennent 456 Milliards d’Euros, plus que le budget de l’état..

Une mesure pour ne pas se laisser faire : le revenu universel d’existence qui permet la revalorisation du travail… la réconciliation du travailleur et du chômeur.. Le revenu universel paye le travail à sa juste valeur.. Il augmente de 400 Euros la différence entre le RSA et un travail au SMIC à mi-temps. Il lutte contre la grande précarité, il protège et inverse les rapports de force.

Qu’on arrête de nous faire croire que ce nouveau pilier de la sécurité sociale, voulu par le conseil national de la résistance, qui coûte moins cher que le pacte de compétitive sans aucun résultat du quinquennat sortant n’est pas finançable quand il s’agit d’aider les travailleurs pauvres, les précaires, les jeunes, les temps partiels etc… Quel mépris pour ceux qui vont si mal..

Le rapport au travail, c’est ne plus accepter de laisser faire.. Laisser faire le libéralisme, qui évolution démographique et raréfaction du travail combinés feront dire à Fillon et Macron d’ici très peu de temps vous verrez.. si opar malheur l’un d’entre eux devaient présidez au destin du pays que le départ à la retraite devra flirter avec les 70 ans..

Et quand justement, on réclame à corps et à cris le recul de l’âge de départ en retraite, on retarde surtout l’arrivée sur le marché du travail des jeunes générations.. Donc l’on crée du chômage… Le Revenu Universel, ce n’est pas déplaire à ceux qui ne souffrent pas au travail, mais c’est permettre à celles et ceux, invisibles, qui se réfugient dans un vote de peur et de haine de ne plus subir cette insupportable pression et autorité de grands groupes qui veut toujours faire travailler plus en gagnant toujours moins… Le libéralisme ne fera que conforter cette terrible injustice pour toujours les mêmes..

Nous croyons en la valeur du travail, nous essayons lucidement avec un projet novateur, argumenté et budgété de casser la machine à désespérer et de construire un futur désirable pour les 4 générations qui se côtoient désormais..

Nous voulons réinventer la démocratie sociale, préserver notre bien commun l’environnement. Nous voulons créer la première république sociale, écologique et bienveillante.. Ce n’est pas être naïf que de porter l’espoir pour les autres.. Mais c’est être lucide de dire que nous abattrons les murs qui se dressent, que nous ne regardons pas la carte d’identité quand nous tendrons la main..

Une confidence pour conclure : Après m’avoir donné envie de faire plus encore, de lutter contre l’ordre acquis ou établi, j’aimerai que les mots de Benoit Hamon sur les maux de la France et de l’Europe fasse battre autant vos cœurs que le mien..

Nous sommes le cœur brulant de la gauche, le cœur battant de la France.

Pour toutes ces raisons, je suis fier du candidat, fier du projet, fier de sa campagne..

Trop souvent, on le trouve « sympa ».. On trouve son projet « très bien fait ».. Mais on est pas sûr de voter pour lui..

J’entends même qu’il « aurait raison trop tôt ».. Mais en quoi voir plus loin et être avant-gardiste constitueraient une mesure d’empêchement de vote.. Et si on prenait un temps d’avance dès maintenant..

Benoit Hamon vient de la Terre de granit qu’est la Bretagne.. Il vient de Brest, ville de métal et de feu, d’un Finistère où tout commence et où tout est ouvert sur l’immensité et sur l’éternité..

Alors, Il faut tenir et faire face à l’air du temps.. ne pas se laisser guider par l’amertume de l’écume des jours..

L’espérance et le futur désirable sont à portée de vote..

Ne votez pas contre, Votez POUR, votez POUR plus de justice, POUR plus d’écologie, POUR plus d’égalité, POUR plus de fraternité, votez POUR Benoit Hamon Dimanche prochain.. Car aujourd’hui au creux de l’hiver.. Mais Demain c’est la possibilité de l’invincible été..

Plaidoyer pour le projet de Benoit Hamon

Le projet de Benoit Hamon me paraît être le plus à même de rassembler la gauche. Car n’oublions pas que c’est le premier objectif. Si la gauche n’est pas rassemblée au premier tour le 23 Avril prochain, c’est l’histoire même de l’élection présidentielle, la défaite sera au RDV. Mais contrairement aux affirmations du rouleau compresseur cathodique, rien n’est joué à l’avance.. Le programme de Benoit Hamon est le seul qui me semble-t-il propose un projet de transformation de la société, une nouvelle approche, de notre rapport au travail et à l’économie. Et de cette vision, émanent des propositions concrètes sur tous les sujets, qui ne s’écrivent pas au fil de l’eau, ou en urgence entre noël et le jour de l’an façon devoir de vacances, mais qui répondent à une exigence de progrès social et écologique, à une république bienveillante et humaniste, et à une France indépendante et protectrice.

Le projet de Benoit Hamon est clairement ancré à gauche et réaliste. Une gauche qui s’assume, qui n’a pas peur d’elle-même, qui ne propose pas uniquement des rustines de régulation de l’austérité, mais un projet de transformation, ambitieux, crédible, cohérent, argumenté et chiffré. En cela, Benoit Hamon depuis 20 ans dit la même chose, en s’étant bien sur adapté aux grandes mutations.. La cohérence, la constance sont des valeurs sures en politique.. Benoit Hamon allie cohérence, constance, verticalité. Il est lui-même, pas de posture, pas de culture du slogan, de communication à outrance, d’égo démesuré..

La droite l’a quelque part démontré à sa façon, le meilleur gage de présidentialité, est la cohérence, la défense d’une vision, avec des propositions précises et nouvelles. A sa façon, et c’est aussi pour cette raison que d’autres candidats se tendent légèrement, Benoit Hamon est en quelque sorte le François Fillon de gauche.

Quelques mesures phares du programme du candidat : Revenu universel qui permet d’Eradiquer la grande précarité et contribuer à définir un nouveau rapport au travail et au temps libre, la réduction du temps de travail, abrogation de la loi travail, 49-3 citoyen pour permettre à 1% du corps électoral d’imposer au parlement l’examen d’une loi, reconnaissance du vote blanc, droit de vote aux étrangers aux élections locales, recrutement de 40 000 enseignant-e-s, création d’un visa humanitaire, arrêt des pesticides et des perturbateurs endocriniens, une PAC verte pour accompagner la transition agricole.

Mais  cet ensemble se tient dans une vision que soutient Benoit Hamon, s’appuyant sur un complet changement de modèle qui interroge notre rapport à l’économie et notre rapport au travail.

Il propose un nouveau modèle économique et social. Et pas l’unique dogme des points de croissance, car, honnêtement, tabler sur la croissance, faire reposer toutes ses propositions sur des hypothèses de croissance.. C’est tout miser sur Pépin du Poirier dans la 8ème.. Comme depuis 30 ans, si l’hypothèse c’est la croissance, rien de ce que certains proposent ne se fera. C’est cela être irréaliste.. Et c’est surtout cela l’impuissance politique… A quoi ça sert de prendre le pouvoir si ce n’est pas pour transformer le monde.

La recherche continue de la croissance du PIB ne peut plus être un modèle quand il génère un système de développement productiviste et consumériste : quand il est excluant, fracture le pays et souvent dangereux écologiquement.

Pas plus que le dogme de la règle des 3 % de déficit, sur laquelle repose pourtant l’ensemble de notre système budgétaire et qui ne s’appuie pourtant sur.. absolument rien. Crée par Guy Abeille, jeune diplômé, à la demande de François Mitterand. Cette règle est une aberration économique. Personne n’ose dire le contraire.

Benoit Hamon prône un total changement de paradigme.. Sans parler de Stiglitz, ou de Picketty, Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut pas taxer de gauchisme exacerbé disent bien que l’austérité, les dogmes budgétaires si mécaniquement réduisent dans un tout premier temps la dette.. Ces politiques baissent le niveau d’activité, et généré de la récession.. Selon l’observatoire des inégalités, l’Espagne et la Grèce connaissent des taux de pauvreté qui explosent la moyenne européenne.. Ils ont baissé leur dette, mais à quel prix !!! Voilà ce que génère donc la politique d’austérité ou sa simple régulation.

Ainsi, la seule vraie politique d’avenir est une mutation profonde de notre système économique, par une conversion écologique de notre modèle..

Le Revenu Universel par exemple soulève en réalité un vrai débat à gauche. Benoit Hamon pense en effet que le travail n’est pas le seul facteur d’émancipation.. Historiquement, la gauche voulait libérer l’individu de l’aliénation. On surinvestit en France le travail, qui est pourtant amené à disparaître progressivement par la révolution numérique. Le revenu universel permet donc la valorisation des engagement citoyens, bénévoles, associatifs. En sacralisant le travail, on stigmatise d’autant plus ceux qui n’ont pas d’activité.

La mécanique implacable de la raréfaction du travail (3 millions d’emplois en France supprimé à terme, selon le FMI) amènera mécaniquement la retraite à 70 ans, qu’on soit des tenants de l’austérité ou des régulateurs de cet austérité. Benoit Hamon nous propose de ne pas nous laisser faire et d’agir politiquement. C’est un vieux monde qui s’éteint, et à nous à gauche, d’ouvrir la prochaine page avec des réponses de gauche adaptées aux prochaines grandes mutations..

Et comme on parle parfois d’irréalisme à propos de Benoit Hamon.. Car il y a aujourd’hui Toujours un dominique Seux caché quelque part pour expliquer que rien n’est possible.. En 1945, quand le Conseil National de la Résistance a crée la sécurité sociale, heureusement que Dominique n’avait pas pignon sur rue pour nous expliquer que ce n’était pas possible avec une sécurité sociale qui coutait 100 % du PIB, quand le revenu universel en coûte entre 15 et 20 %.

Plus proche de nous, Michel Rocard de la « deuxième gauche ».. donc pas considérée comme la plus redistributive en 1988 avec le RMI, et qui avait aussi le projet d’un revenu universel pour les jeunes.

La fortune des plus riches ne cesse d’augmenter : Le capital cumulé des 500 Français les plus riches s’élève en 2015 à 460 milliards d’euros, cinq fois plus qu’en 1996.. Avec des augmentations fulgurantes ces dernières années.

Ainsi, pour le financement des propositions, Benoit Hamon propose, entre autres : La taxation des haut revenus, l’attaque de certaines niches fiscales, la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscale, une taxe de 0,65 % du patrimoine financier et immobilier et la taxe sur les grands groupes qui remplacent l’humain par le robot, renonçant ainsi au financement de la protection sociale..

Enfin, pour celles et ceux qui hésiteraient sur le soi-disant manque de « présidentialité » de Benoit Hamon, il est intéressant de constater que les deux derniers exercices présidentiels ne plaident pas en la faveur de cet argument. Car contrairement à ce qu’on pensait quelques mois avant.. Nicolas Sarkozy est celui qui a le plus abaissé la fonction présidentielle et si François Hollande ne se représente pas, c’est entre autre car on lui reproche de n’être jamais entré dans le costume..

« Faire président » c’est quoi ? avoir le bon manteau.. Le bon profil à la télé.. Marquer des silences en fin de phrases, faire preuve de solennité …J’ai tendance à penser que la cohérence, la constance, la vision d’ensemble peuvent construire en réalité un président. Benoit Hamon ne se veut pas dans le mythe mensonger d’un autre temps de l’homme providentiel, mais il est aujourd’hui le candidat utile à la gauche, et demain utile à la France.

Respect des partis et des militants.

Meilleurs vœux à toutes et à tous, et qui de mieux que Jacques Brel pour entamer cette nouvelle année, qui en 1968 nous disait entre autre la chose suivante :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d’être vous. »

Et au risque d’être à contre-courant, ce qui est finalement réjouissant, en ce début 2017, je rends d’abord hommage à l’engagement en général, et à l’engagement politique et militant en particulier.

En effet, il est de bon ton et particulièrement à la mode de tirer sur les partis politiques, et de surfer sur le « politique bashing ».

Même si les chiffres actualisés sont difficiles à trouver, il y aurait en France un peu plus de 400 000 adhérent-e-s dans les partis politiques. Un grand nombre d’entre eux n’exerce aucun mandat. Ils sont désintéressés, bénévoles, croient en un idéal, veulent analyser chaque thème, ne se laissant pas rattraper par l’écume des jours et la surface des choses. La plupart d’entre eux sont membres d’associations d’éducation populaire, culturelles, sportives, socio-culturelles.. Ils font le choix de venir à des réunions de section pour confronter leur point de vue plutôt que de faire la révolution de canapé devant leur télévision.. Ce sont aussi les fameux « vrais gens « , la fameuse société civile, dont personne ne peut se revendiquer un quelconque monopole.

Je parle ici de ce qui fonde les partis politiques. Qui très souvent sont aussi une école conviviale de formation pour les élus locaux. Même si un grand nombre ne sont pas issus de partis politiques, il y a plus de 615 000 élus locaux en France, qui chaque jour s’investissent pour l’amélioration du quotidien de leurs concitoyens sur tous les sujets.

Et pourtant.. Le rouleau compresseur des médias audiovisuels nous parlera systématiquement des partis politiques comme des fabriques à malhonnêteté… voire pire, et des élu-e-s comme des individus malhonnêtes.. voire pire.

Bien sûr qu’il y a des conflits internes, des fractures idéologiques qui traversent tous les courants politiques, c’est affaire de sociologie de groupe de base , comme on retrouve dans tout système organisé, dans tout groupe. C’est même plutôt sain et vivifiant démocratiquement.

Car au-delà de certains médias nationaux, de nouveaux courants politiques, qui à la moindre phrase chocs ont tous ces mêmes médias sur le palier de leur porte, entretiennent aussi à des fin pourtant tristement électoralistes ce « tous pourris » simplificateur et mensonger.

C’est paresse intellectuelle et facilité certaine de penser que sous couvert de nouveauté, l’on serait plus vertueux. Comme toute nouvelle histoire, il n’y a aucun nuage au début, dans un sorte de concours d’hypocrisie générale.. Comme s’il s’agissait d’un paradis terrestre qui s’exonérerait de tout conflit.. Mais la nature humaine est ainsi faite qu’elle se nourrit dans la confrontation.

Nous en reparlerons en effet dans quelques mois ou années, quand ces « nouveaux » mouvements seront fatalement moins nouveaux.. et eux aussi traversés par les turpitudes des désignations internes, des négociations, des compromis et des fameuses histoire de personnes.. Ils n’en seront pas exonérés.. Mais pour le moment, la nouveauté les en épargne. Ce n’est qu’une histoire de timing, très habilement et froidement calculé.. Ce qui est finalement très politique, dans le sens non noble du terme..

Dans la même idée, il ne faut pas confondre un leader charismatique et un leader cathodique. Je préfère par exemple le comportement du candidat que je soutiens à la primaire qui ne veut aucunement évoquer sa vie privée, que d’autres (hors primaires) qui s’exhibent familialement dans la presse de salles d’attente… Il y a d’un côté une modernité démocratique et de l’autre la perpétuation de la monarchie républicaine.. La modernité n’est pas toujours là où l’on pense…

Je martèle donc que l’engagement dans un parti politique n’est pas impure et je salue mes camarades, qui contre vents et marées, choisissent pas gros vent de ne pas se jeter dans le premier canot de sauvetage en or se trouvant sur leur chemin, et qui inlassablement défendent leurs valeurs, quel que soit le sens du vent. Que le maximum de respect leur soit consenti.

Un candidat, une vision, des propositions…

Le cœur de Brest battait hier soir au Vauban…

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin… Le candidat à la présidence de la république Benoit Hamon, dans sa conclusion s’est engagé à…  ne pas détenir la vérité.. Il nous a avoué ne pas avoir été frappé par la foudre divine pour devenir soudainement l’homme providentiel, le sauveur que la république attend et qui semble pourtant avoir pris un léger retard…

L’ensemble de son propos hier soir fait du bien au parti socialiste et fait du bien à la gauche.. Il fait du bien à la politique, car c’est aussi une reprise en main de l’élu, pour lutter contre un ordre établi qui nous envoie mécaniquement dans le mur, si le politique n’agit pas et subit l’écume des jours, les dogmes budgétaires, inventés sur un coin de table il y a maintenant de nombreuses années.

Benoit Hamon est cohérent pour une raison simple.. Il n’a pas dévié de ses valeurs depuis 20 ans.. C’est aussi pour cette raison que de l’ensemble des candidat-e-s à la primaire, et aussi en comparaison de ce qui à gauche ou plus ou moins à gauche, tentent une aventure individuelle, individualiste et égotique, il est le seul à présenter des propositions éminemment concrètes sur chaque sujet. La cohérence appelle à ne pas construire ses propositions au fil de l’eau…

Ce qui fut également remarquable tient au fait que Benoit Hamon a proposé une vision de la société, une nouvelle approche, une doctrine en somme, tout en déclinant les propositions précises qui vont avec.

En effet, il part du constat que notre unique horizon de croissance du PIB ne sert en réalité qu’une classe et qu’une caste, et que ce dogme budgétaire, comme d’autres règles édictées il y a longtemps et presque au hasard doit se substituer à une autre aspiration collective. Et notamment celle d’une conversion écologique de notre développement économique… Le FMI et l’OCDE qu’on ne peut taxer de gauchisme exacerbée ne disent pas autre chose..

Contrairement notamment au candidat star du système hors primaire qui à chaque pas a tous les médias nationaux sur son pallier.. Benoit Hamon ne prône pas l’émancipation par le travail.. Y compris au regard de l’état de la souffrance au travail de millions de Françaises et de Français dans notre pays.. en terme de pénibilité, de précarisation, de maladies professionnelles etc.. Le nier, c’est être hors réalité.. Le nier c’est faire partie intégrante du système..

Revenu universel, partage du travail, lutte contre le burn out, renforcement de l’économie solidaire, santé et environnement, redistribution des richesses, lutte contre les discriminations, police de proximité, service public de la petite enfance, sanctuarisation de l’éducation, solidarité européenne etc… Pour chacune de ses thématiques, et pour toutes les autres, le développement de Benoit Hamon est clair, précis et ancré à gauche. Nous aurons le loisir d’en débattre partout où il sera possible tout le mois de janvier..

Il y aura toujours un économiste pour vous expliquer que c’est irréalisable ou iconoclaste… Comme si nous étions figés dans un système qui s’autoalimente en permanence et qui ne produit au final que toujours plus de précarité.. Heureusement que ces grincheux n’avaient pas pignon sur rue au moment du Conseil National de la Résistance et de la création de la sécurité sociale pour poser cette sempiternelle question du « combien ça coûte ».. Même si là aussi, Benoit Hamon donne les réponses.

N’oubliez pas que voter à la primaire de gauche coûte deux fois moins cher que voter à celle de la droite, et c’est deux fois plus important. Installons à gauche une alternative solide, cohérente et claire face à une droite totale. Projet contre projet.. Seule alternative pour ne pas baisser les bras et éviter ce qui serait soi-disant inexorable en terme de second tour. Rien n’est écrit, tout demeure à construire.

Faire battre le coeur de la France…

Appeler à voter pour un-e- candidat à la primaire de la gauche, c’est avant tout appeler à voter à la primaire de la gauche. Et c’est bien l’essentiel.. Car notre candidat-e- aura besoin d’une légitimité, issue d’un scrutin massif, populaire et fédérateur. Viendra ensuite le rassemblement autour de la personne et du projet. Cette séquence sera décisive et sa réussite indispensable pour la suite.

D’ailleurs, avec un euro de participation, le vote à la primaire de la gauche est… deux fois moins cher que le vote à la primaire de la droite, et pourtant deux fois plus important..

Dans ce cadre, j’ai choisi comme élu de donner mon parrainage à Benoit Hamon et comme militant de le soutenir.
Sa cohérence, ses idées précises et son ancrage à gauche me semblent incarner une gauche solide, comme réponse forte à une droite particulièrement dure.

Les idées concrètes qu’il développe, et que je vous invite à consulter concourent à œuvrer vers un progrès social et écologique, une république bienveillante et humaniste, dans le cadre d’une France indépendante et protectrice.

Aux idées, qui sont me semblent-ils juste le ciment de l’action politique, on m’objecte parfois la fameuse « présidentialité ».. Les deux derniers exercices en la matière ont déjà largement éprouvé cette fable d’un autre temps.. Il y a nécessité en la matière, au moins médiatiquement d’un changement de paradigme.

Si seule la présidentialité devient un critère, alors, c’est le renoncement aux idées, qui au-delà de ne pas se vérifier génère avant tout un flou idéologique, dont on connaît aujourd’hui les conséquences dramatiques pour le parti socialiste et donc pour toute la gauche..

Benoit Hamon est incontestablement « costaud idéologiquement », attendu que depuis 20 ans, il défend les mêmes valeurs. La cohérence est aussi un indéniable gage de qualité… Benoit Hamon n’invente pas ses propositions au fil de l’eau. Les siennes sont concrètes, solides et ancrées à gauche.

Par exemple :

L’abrogation de la loi travail, afin de refuser le postulat qui serait incontournable que l’activité professionnelle peut être gage de souffrance. Il ne s’agit pas de la réguler mais de lutter contre.

La « taxe sur les robots », afin que notre modèle de protection sociale soit financées par une taxe sur la valeur ajoutée ou le chiffre d’affaires, de façon à ce que symboliquement, les machines qui se substituent aux hommes permettent de cotiser et de financer notre protection sociale.

Ne plus avoir comme unique boussole d’être indexé à la croissance du PIB.. Celui-ci n’est pas que porteur d’égalité. Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut taxer de gauchisme exacerbé reconnaissent que l’austérité génère surtout de la baisse d’activité et donc de la récession. Une conversion écologique de notre système économique est une vraie option. Et c’est ce que propose Benoit Hamon, en repensant les changements qu’il faut opérer dans le domaine de l’agriculture, des énergies, du recyclage, de l’énergie circulaire etc..

Le revenu universel qui permettra d’abord à toutes celles et ceux qui ne touchent par leur allocation de rendre ce versement automatique. On ne laisse pas les gens sans aucun revenu dans notre pays.. Et dans la suite du Quinquennat, la deuxième étape est le revenu universel pour tous, afin de donner de la souplesse au travail, car celui-ci n’est pas le seul facteur d’émancipation..

De nombreuses autres propositions sur la santé, l’éducation, la fiscalité, le temps de travail etc.. qui méritent elles aussi de grands débats sont déjà sur la table, et d’autres suivront encore.

Je rencontre tous les jours de nombreux indécis pour cette primaire de la gauche, qui n’est aucunement joué d’avance. Mais face à un candidat de droite dure, dont les Français découvrent maintenant le réel contenu, la réponse doit être une gauche sure d’elle-même et solide… Car d’autres orientations plus flottantes, si elles ont su limiter la casse ont montré leurs limites…

En tous les cas, il ne faut pas se résigner et se laisser noyer dans l’amertume de l’écume des jours.. L’élection présidentielle réserve toujours son lot de surprises et tout peut changer en très peu de temps.. Demandez à Alain Juppé ce qu’il en pense…

Simplement, il nous faudra être rassemblés autour d’un-e- candidat-e- et d’un projet et démontrer, par l’intelligence collective de notre diversité que le socialisme est plus que jamais en phase avec le réel. C’est aussi les raisons pour lesquelles si je fais campagne aujourd’hui pour un candidat car c’est la séquence du moment, je ferai campagne quoi qu’il arrive pour celle ou celui qui gagnera la primaire de la gauche. Mieux que des aventures individuelles, individualistes et égotiques, Débattons maintenant pour mieux se retrouver demain..

Tribune : Unité de la gauche !!

Tribune Co rédigée par Matthieu Stervinou , Secrétaire de Section du PS de Quimper et Jean-Marc Tanguy, Délégué de la première circonscription :

A longueur d’édito, de reportage, et même parfois à entendre certains socialistes eux-mêmes, la présidentielle de 2017 serait déjà jouée. Alors, on demande ici la démission de l’un, le silence de l’autre etc…Tout ça pour au final servir des intérêts personnels et offrir ainsi un spectacle aussi désolant pour les citoyens, qu’il doit être réjouissant pour la droite.. Comme s’il n’était plus envisageable de lutter contre l’irrémédiable. Comme si une météorite nous fonçait dessus et que nous l’attendions sans agir, ou pire en s’autodétruisant avant de toute façon de disparaître.

Nous aurions inexorablement donc le choix entre :

–          l’ultra libéralisme froid d’une part, qui ne prône que le moins disant social, des régressions permanentes et des cadeaux de caste.

–          Le nationalisme d’autre part, qui ne pourra générer que des haines internes, une guerre civile possible, et un effondrement assuré de l’économie Française.

Nous, militants de gauche, engagés et impliqués avec des responsabilités au Parti Socialiste, nous ne voulons pas nous y résoudre.. Car pourtant, dans un monde qui n’aura jamais été autant clivé et fracturé, nos valeurs humanistes et progressistes sont plus que jamais un gage de modernité. Il est encore possible de retourner la situation et de construire une société moins inégalitaire, plus bienveillante et plus protectrice..

L’enjeu en France est simple, c’est la préservation de la république.

L’enjeu à gauche est simple, ce sont les égos contre la république.

Ainsi, pour tenter de répondre à ces enjeux, la solution est claire, c’est un rassemblement de la gauche et de ceux qui s’en réclament.

A l’issue de cette « assemblée générale » de toute de la gauche, en sort un-e- candidat-e- soutenu-e- sans conditions ni réserves par tous les autres. L’unité est la condition indispensable de la victoire. Une fois de plus, il s’agit des égos contre la république. Il s’agit de donner de la grandeur à la politique, un espoir au pays, et une voie pour la gauche.

La première chose que notre candidat-e- doit faire c’est reconnaître quelques erreurs fondamentales de ces dernières années. C’est une question d’honnêteté et de contrat de confiance avec les citoyens.

Nous devons être unis autour d’un socle de valeurs communes, sans compromis exacerbés, mais avec la diversité de notre intelligence collective. Il n’y a pas deux gauches irréconciliables.

La colère des Français est légitime. Elle s’exprime déjà aujourd’hui et s’exprimera demain par le vote au printemps prochain. L’exaspération est à son comble face à des recettes qui ne fonctionnent pas. Il s’agit de repolitiser l’action et pas seulement d’agir comme des gestionnaires.

Il faudra avoir le courage de renverser la table, de ne pas oublier que dans la pensée Jaurésienne, si on gère le réel, et on sait le faire, on doit aussi tendre vers l’idéal, ce que nous avons semble-t-il perdu de vue.

Nous sommes à un tournant historique, alors soit on s’adapte et on recrée à gauche une aventure collective qui s’articule autour du lien social du quotidien, soit on accepte de subir la nuit voir les ténèbres, et ce pour longtemps.

Face aux idées de l’extrême droite et de la droite ultra-libérale, nous ne pouvons pas rester sans combattre. C’est notre réaction collective qui conditionne notre avenir.

Alors, cher-e-s camarades engagé-e-s dans la course au château, on dégonfle le melon, et on revient aux fondamentaux de son engagement.

Alors, on le fait ce rassemblement de la gauche, avec l’unité à la cléf.

Il s’agit de prendre de la responsabilité, de la hauteur, de lutter contre les combinaisons qui ne mènent qu’à un chemin, celui de la défaite de la France, et de la mort de la gauche.

J.M Tanguy et M. Stervinou.

Un vendredi soir au Novomax..

Très belle soirée avec mon ami Gilbert Gramoullé vendredi soir au Novomax avec notamment Octave Noir et Radio Elvis qui se sont produits dans une salle comble et ravie.

Octave Noir, pour leur première production scénique a rendu une copie parfaite, dans un registre psychédélique et éléctro, proposant une sensibilité à fleur de peau. De nombreuses influences les guident, et c’était notamment comme si le mythique groupe « Ange » s’était mit à l’éléctro et s’était produit vendredi soir. Un très beau voyage..

Radio Elvis.. Que d’énergie et de talent.. Du Rock glamour et millimétré où les trois artistes se donnent à cœur joie nous embarquant dans de vrais moments de bravoure où ils se donnent à fond, tirant le meilleur de leurs instruments respectifs. Avec un  chanteur ultra charismatique, aux textes profonds et recherchés. Ils mériteraient largement, par exemple de jouer dans un festival du côté du centre Finistère cet été…

Un grand bravo à l’équipe des Polarités, qui a fait du Novomax un objet vivant, un lieu de vie du matin au soir, où la jeune scène peut faire ses gammes, jouer, enregistrer, se chercher, parfois se produire. Une vraie ruche qui s’ouvre à de nombreux autres univers artistiques et qui ne se cantonne pas dans le cliché du Punk à chien !!

A l’image du public présent vendredi soir, un véritable métissage et brassage social et générationnel qui se côtoie.

Au cœur de ville, le Novomax est un écrin  qui se fond dans son décor naturel et urbain et qui ouvre le champ de tous les possibles.

Bravo à Gilbert Gramoullé, qui en tant qu’adjoint à la culture lors du mandat municipal précédent a œuvré et même bien plus que ça, pour que ce lieu émerge et soit ouvert sur Quimper et le monde. Le pari est pleinement réussi, grâce à la co-construction en lien avec les polarités.

La culture n’est pas une histoire d’injonctions du « payeur ».. , qui par ailleurs sont souvent plusieurs.. Mais il s’agit bel et bien d’un portage commun, de désaccords parfois sur les contenus, mais c’est toute la nuance, elle est de taille, entre la co-construction et la commande unilatérale.. Une fois le terrain d’entente trouvé, c’est la question de la confiance qui s’engage, puis celle de l’évaluation. Il s’agit de la rencontre entre le bon usage de l’argent public et l’offre culturelle proposée aux habitant-e-s d’un territoire. Et imaginer que les contenus doivent être guidés par ce que l’on pense soi même comme étant la vérité, penser unilatéralement être le patron et ainsi tout décider, au delà de la dérive autoritariste et dictatoriale est un non sens qui n’a aucun avenir..

A presque un an des effroyables assassinats du 13 Novembre, où nous étions d’ailleurs au Novomax pour son inauguration, c’était une fierté d’être présent à ces concerts, où il n’est question finalement que de lien social du quotidien.

Les plus et le moins…

Il y a 8 mois, le 27 Janvier dernier, Jean-Jacques Urvoas, tout fraichement nommé Ministre de la Justice avait annoncé : « J’ai quinze mois qui seront dédiés à une priorité, obtenir des moyens conséquents pour ce ministère ».

8 mois après, dans le cadre du projet de loi de finances de 2017, le budget de la justice sera en hausse de 9 % soit 520 Millions d’Euros, du jamais vu depuis 20 ans.

L’état d’urgence de la situation de la justice Française le justifiait incontestablement. Pour autant, en politique, le plus dur et le plus important est de … « gagner ses arbitrages » pour défendre sa politique et donner des moyens à son action.

Mais au-delà de l’habileté, et d’avoir tenu son engagement, le plus important est de souligner ici à quel point la politique du ministre de la justice est clairement ancrée à gauche, car derrière les chiffres, ce sont des réalités concrètes pour un service public sinistré. Car cette augmentation historique du budget de la justice s’adresse tout d’abord aux 25 000 Français qui entrent chaque jour dans un tribunal. Le garde des sceaux, avec la loi sur la justice du XXIème siècle avait déjà fait de la justice du quotidien sa priorité. C’est une « certaine conception de la justice »..

600 emplois crées dans les juridictions, en réponse à des vacances de postes ; une augmentation de 12 % des crédits de fonctionnement, pour que matériellement les conditions de travail soient réunies ; 31 % de plus pour l’immobilier (dont le tribunal de Quimper), une revalorisation de l’aide juridictionnelle ; une augmentation pour l’aide aux victimes ; l’engagement du programme sur l’encellulement individuel (1,158 Milliard) ; 1255 créations d’emplois dans l’administration pénitentiaire ; Création de 165 emplois pour la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) etc..

Ce dernier point concerne en particulier ce qu’on appelle les  Services Pénitentiaire d’Insertion et de probation (SPIP), qui sur le terrain accomplissent une tâche ingrate, mais essentielle en matière de prévention de la récidive et de suivi de la réinsertion des individus condamnées.

Jean Jacques Urvoas avait le 27 Janvier également annoncé : « Je parlerai peu, mais j’agirais beaucoup ». On y est..

Pour être tout à fait complet, après ce satisfecit qui, au-delà de l’objectivité de l’orateur est suffisamment chiffré et factuel pour modérer les esprits chagrins, je fais part d’un vif questionnement relatif à quelques récents choix gouvernementaux.

En effet,  dans un contexte budgétaire parfois intenable pour les collectivités, si je salue vivement les gestes justes et progressistes aux communes et intercommunalités (baisses de dotation d’état réduites de moitié), et aux régions (transferts d’une fraction de la TVA permettant de dégager d’importants crédits), j’attends avec impatience des décisions fortes pour les départements.

Il serait en effet regrettable que la collectivité des solidarités soit le parent pauvre de la politique territoriale du gouvernement. A moins de considérer bien entendu que les missions de protection de l’enfance, d’accompagnement des personnes âgées, en situation de handicap, d’insertion, de jeunesse, entre autres, soient assez inutiles, superflues, ou même insignifiantes. Les missions de solidarité de proximité sont suffisamment caricaturées par la droite, pour ne pas faire l’objet de mépris par la gauche..