Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Combien ?

La plupart des candidat-s- de la primaire de la droite veulent trouver 100 milliards d’économie, soit deux fois plus que les économies réalisées sur le quinquennat actuel. La plupart souhaite aussi supprimer 150 000 postes de fonctionnaires dans la fonction publique territoriale, alors que ce n’est pas de prérogative gouvernementale, il faudra alors que les candidat-e-s de droite, pour financer ces mesures nous disent de combien ils comptent baisser les dotations aux collectivités (Ville, agglos, départements, régions).

Au risque de faire souffrir ces collectivités bien plus qu’aujourd’hui et qu’elles diminuent drastiquement leurs subventions aux associations qui assurent le lien social du quotidien (culture, sport, socio culturel etc..). Un secteur associatif souvent déjà découragé, mais pour certaines associations, de telles mesures sonneraient clairement le glas..

Au risque également que les collectivités en question n’aient pas d’autre horizon que d’augmenter les impôts si la réduction des dotations est trop forte. Donc là où à droite ils promettent tous des baisses, ils risquent de provoquer des hausses par d’autres biais..

Très clairement, nous parlons ici de baisses de dotation d’un niveau jamais connu… Avec tous les risques d’arrêt en terme de dispositifs solidaires de proximité pour l’ensemble des collectivités. Ces si nombreux services que l’on ne voit plus car ils sont gratuits et que ça parait normal..

Il serait donc temps que les candidat-e-s de droite nous donnent un montant précis des baisses de dotations d’état aux collectivités..

En attendant ces réponses… Je me suis livré à l’application d’une de ces mesures au conseil départemental du Finistère. Ce qui serait aussi bien sur transposable à la ville de Quimper.

La droite au niveau national nous parle donc de 150 000 fonctionnaires territoriaux pour lesquels on supprime le poste. Peut-être que l’alliance, groupe de la droite et du centre au conseil départemental pourrait nous aider pour savoir comment appliquer une telle mesure dans notre collectivité.

Il y a 1 878 700 fonctionnaires territoriaux selon le figaro… (je ne gonfle pas les chiffres vu mes sources..)

150 000 agents sur 1 878 700 fonctionnaires, c’est 8 %.

Donc au conseil départemental du Finistère, qui compte à peu près 4000 agents, si on y applique les 8 % prévu, il s’agit de 320 agents.. Je me demande  Lesquels… Sachant que la moitié déjà sont des agents du secteur social, en accompagnement des publics prioritaires : Protection de l’enfance, personnes âgées, personnes handicapées… Admettons que la droite se rende compte que c’est un secteur trop tendu pour y toucher

C’est donc toujours 320… Mais maintenant sur 2000 autres agents.. Sachant que 500 d’entre eux travaillent dans les Agences Techniques Départementales pour veiller à l’entretien et la sécurité du réseau routier départemental, ainsi que dans les collèges, pour assurer la maintenance, l’accueil et la restauration.. Admettons que la droite se rende compte là aussi que c’est un secteur trop tendu également.

Il reste donc 1500 agents.. Je reprends mes 320… Ou ?? Qui ?? Quel service ?? L’insertion ? Le tourisme ? Le nautisme ? L’eau ? l’environnement ? Le logement ? L’urbanisme ? la Culture ? le Sport ? la jeunesse ? …

Pourtant, le leader de la droite départemental, et la plupart de ses collègues nous disent sans arrêt qu’il faut garder tel ou tel dispositif, nous disent qu’il faut faire plus pour l’agriculture.. Voyez donc l’art de la contradiction… On ne peut avoir de tels discours dans les salons à Paris, et un autre ici en Finistère, dans l’hémicycle départemental. Car dans les deux cas, à Paris, comme à Quimper, il s’agit de flatterie électorale.. Mais en réalité, c’est juste incompatible, alors il faut choisir la cohérence et non la duplicité..

« La fraternité, on la doit aux plus fragiles », comme l’a justement dit… Alain Juppé à Rennes Mercredi soir..

Déclarations générales et généreuses de meeting et réalité glaciale d’un programme ultra-libérale qui va générer une casse inédite dans le lien social du quotidien… Affaire à suivre..

Réal politique…

A l’heure où de tout côté, la politique nationale n’aura rarement autant donné un sentiment de médiocrité, alimenté par l’orthodoxie cathodique, en quête de l’anecdote permanente, la réalité se poursuit discrétement.

Au sein du Conseil Départemental du Finistère, deux projets sur lesquels votre serviteur travaille méritent d’être ici valorisés, tant ils mettent en avant le rôle essentiel de fédération et d’animation de la collectivité départementale et la volonté des élus de la majorité d’offrir le meilleur service au public, y compris en période de disette budgétaire.

Ces deux schémas, si on souhaitait les caricaturer peuvent paraitre techniques, voir technocratiques, mais pourtant, il s’agit de « réal politique », avec des ramifications et déclinaisons concrètes sur le terrain.

Tout d’abord, le Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des services au public (SDAASP). Ce schéma est une commande de l’état auprès des conseils départementaux et des préfectures, qui pilotent leur application.

Le schéma a pour aspiration d’offrir le meilleur service pour une meilleure égalité entre les citoyens, en réduisant les zones en déficit. Il s’agit du service au sens large, car il intègre du public et du privé, du marchand et du non marchand délivrés par les opérateurs nationaux et locaux. Nous évoquons donc ici par exemple l’offre de santé, de commerces, de présence des services publics, de transports et de la nécessaire mutualisation pour tendre vers une meilleure efficacité.

Ainsi, à l’échelle des pays, le conseil départemental réunit autour de la table une cinquantaine de partenaires en ce qui concerne la Cornouaille : des élus et techniciens des collectivités (ville, communauté de communes), des institutionnels (CAF, Pole Emploi, Poste, Agence Régionale de Santé, chambres consulaires), et des associations de tout secteur pour définir des priorités et trouver des solutions communes afin d’essayer de faciliter la vie des citoyens.

A titre d’exemple concret, des Maisons de Service au Public sont en fonction ou en projet sur l’ensemble du département, et permettent de regrouper au sein d’un même bâtiment de nombreux services, afin d’éviter aux citoyens de passer d’une administration à une autre, et de se perdre dans un dédale sans fin aussi illisible que décourageant au final. Ainsi, les institutions au sein du même bâtiment travaillent directement ensemble et tout le monde gagne du temps.

Ensuite, le Projet Départemental d’Insertion (PDI), 2016-2021 qui se décline là aussi à l’échelle des pays, que j’accompagne, car il se travaille en Cornouaille sous la houlette de ma collègue Isabelle Assih. Ce projet réunit et fédère l’ensemble des acteurs de l’insertion qui accompagne au quotidien celles et ceux qui sont en situation d’exclusion économique et sociale. C’est ici à nouveau la réal politique et non pas les caricatures outrancières qui perdurent notamment sur les bénéficiaires du RSA.

Qu’il s’agisse de l’Insertion par l’Activité Economique, des chantiers d’insertion, des ateliers d’insertion, de l’Economie Sociale et Solidaire, c’est toute l’offre d’insertion qui est mise sur la table, afin bien sûr de dégager des diagnostics territoriaux, pour recenser tout ce qui existe sur le département et ainsi se fixer des objectifs concrets. Notamment, ceux de favoriser l’accès aux droits et à l’autonomie, de favoriser l’accès et le retour à l’emploi, favoriser la coordination des acteurs et la communication.

Dans les deux exemples en question, le conseil départemental utilise l’intelligence collective et participative pour trouver des solutions concrètes sur le terrain. Construire une politique publique adaptée aux aspirations citoyennes nécessite ce type de préalable. Mais ils est souvent plus facile de décider seul dans son coin, pour donner une réponse court-termiste à un problème immédiat.. C’est ici toute la question du portage politique ou pas d’un sujet. C’est aussi  toute la difficulté de la gauche à rendre lisible, simple et concrète la mise en place de politiques publiques au service du citoyen.

Enfin, si le gouvernement reconnaît au travers des deux dispositifs pré-cités le rôle clef du département en terme d’échelon de proximité, ce même gouvernement décide de snober le conseil départemental pour lui donner les moyens de ces missions, car non seulement, nous serons la seule collectivité ne bénéficiant pas de coup de pouce, mais qui verra même sa charge financière considérablement alourdie. Entre une droite qui caricature les missions essentielles du département et une gauche gouvernementale, qui semble nous mépriser.. Nous continuerons à porter haut et fort nos missions de solidarités, entre les citoyens et les territoires.

Les plus et le moins…

Il y a 8 mois, le 27 Janvier dernier, Jean-Jacques Urvoas, tout fraichement nommé Ministre de la Justice avait annoncé : « J’ai quinze mois qui seront dédiés à une priorité, obtenir des moyens conséquents pour ce ministère ».

8 mois après, dans le cadre du projet de loi de finances de 2017, le budget de la justice sera en hausse de 9 % soit 520 Millions d’Euros, du jamais vu depuis 20 ans.

L’état d’urgence de la situation de la justice Française le justifiait incontestablement. Pour autant, en politique, le plus dur et le plus important est de … « gagner ses arbitrages » pour défendre sa politique et donner des moyens à son action.

Mais au-delà de l’habileté, et d’avoir tenu son engagement, le plus important est de souligner ici à quel point la politique du ministre de la justice est clairement ancrée à gauche, car derrière les chiffres, ce sont des réalités concrètes pour un service public sinistré. Car cette augmentation historique du budget de la justice s’adresse tout d’abord aux 25 000 Français qui entrent chaque jour dans un tribunal. Le garde des sceaux, avec la loi sur la justice du XXIème siècle avait déjà fait de la justice du quotidien sa priorité. C’est une « certaine conception de la justice »..

600 emplois crées dans les juridictions, en réponse à des vacances de postes ; une augmentation de 12 % des crédits de fonctionnement, pour que matériellement les conditions de travail soient réunies ; 31 % de plus pour l’immobilier (dont le tribunal de Quimper), une revalorisation de l’aide juridictionnelle ; une augmentation pour l’aide aux victimes ; l’engagement du programme sur l’encellulement individuel (1,158 Milliard) ; 1255 créations d’emplois dans l’administration pénitentiaire ; Création de 165 emplois pour la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) etc..

Ce dernier point concerne en particulier ce qu’on appelle les  Services Pénitentiaire d’Insertion et de probation (SPIP), qui sur le terrain accomplissent une tâche ingrate, mais essentielle en matière de prévention de la récidive et de suivi de la réinsertion des individus condamnées.

Jean Jacques Urvoas avait le 27 Janvier également annoncé : « Je parlerai peu, mais j’agirais beaucoup ». On y est..

Pour être tout à fait complet, après ce satisfecit qui, au-delà de l’objectivité de l’orateur est suffisamment chiffré et factuel pour modérer les esprits chagrins, je fais part d’un vif questionnement relatif à quelques récents choix gouvernementaux.

En effet,  dans un contexte budgétaire parfois intenable pour les collectivités, si je salue vivement les gestes justes et progressistes aux communes et intercommunalités (baisses de dotation d’état réduites de moitié), et aux régions (transferts d’une fraction de la TVA permettant de dégager d’importants crédits), j’attends avec impatience des décisions fortes pour les départements.

Il serait en effet regrettable que la collectivité des solidarités soit le parent pauvre de la politique territoriale du gouvernement. A moins de considérer bien entendu que les missions de protection de l’enfance, d’accompagnement des personnes âgées, en situation de handicap, d’insertion, de jeunesse, entre autres, soient assez inutiles, superflues, ou même insignifiantes. Les missions de solidarité de proximité sont suffisamment caricaturées par la droite, pour ne pas faire l’objet de mépris par la gauche..

A deux vitesses..

Alors qu’une formidable compétition s’achève au Brésil, une autre, moins prometteuse s’ouvre en France de Frangy en passant par Neuilly. Mais intéressons-nous à la première..

Merci aux athlètes, qui nous ont offert une véritable trêve à travers des moments fédérateurs et les valeurs de l’olympisme.

Bravo et merci à Marie Riou, Virgnie Cueff, Léa Jamelot, Camille Lecointre, athlètes finistériennes, aux fortunes diverses, mais qui ont tout donné et qui peuvent être fières de l’image qui a été offerte.

Car en effet, quel plaisir d’entendre certains athlètes, contrairement à certains milliardaires en short qui toute l’année agressent la syntaxe et la grammaire hexagonale.. A croire que les millions sur les comptes en banque ne suffisent pas pour acheter un dictionnaire.. Le fossé qui sépare le sport de haut niveau et le sport business est là aussi béant..

Je pense entre autres à Pierre Ambroise Bosse, 4ème du 800 mètres, qui salue son chat au micro, à l’intelligence, le respect et la fraicheur de Maxime Beaumont, médaille d’argent de sprint en Kayak monoplace et évidemment à la sportivité de la délégation des boxeurs tricolores, avec notre maintenant emblématique couple en or Estelle Mossely et Tony Yoka qui nous ont offert de l’amour en or..

Le fossé n’est pas que dans la mentalité et l’état d’esprit des sportifs, car il faut savoir qu’en France, loin de certaines représentations, un peu plus de 4 sportifs de haut niveau sur 10 gagnent moins de 500 Euros mensuels. Je pense, et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres à Phara Anarcharsis, vice-championne d’Europe du 4 X 400 mètres d’athlétisme, qui travaille à mi-temps à Décathlon et a du mal à boucler ses fins de mois.. Il est dans de telles conditions impossible de concurrencer d’autres nations, qui elles, soutiennent leurs athlètes dans les plus grandes compétions.

Je ne dis pas ici que ces sportifs devraient être des privilégiés absolus, mais incontestablement, un équilibre devrait pouvoir être trouvé pour leur permettre, ne serait-ce que de vivre de leur sport, puisqu’ils nous représentent à l’international et génèrent une véritable respiration populaire. D’autant que dans le sport Français, c’est une minorité, donc quelques disciplines qui se partagent le gâteau, laissant des miettes à la majorité.

De tout temps, et au-delà même des alternances politiques, la France n’investit pas dans le sport. Sans doute, l’explication repose sur une forme de mépris pour ce qui est réduit à des jeux pour calmer les peuples.. J’aurais pourtant tendance à penser que le sport est avant tout créateur de moments fédérateurs, qui ne sont pas légion aujourd’hui. Le sport étant également un grand contributeur de « résilience sociale » pour une part importante de celles et ceux qui le pratiquent. Sans bien sûr avoir vocation à être une politique régalienne, le sport dans notre pays mérite un autre traitement que celui qu’il subit aujourd’hui..

En tous les cas, j’en sors encore plus convaincu que je ne pouvais l’être de tout l’intérêt de défendre les pratiques sportives sur le territoire Finistérien, y compris à l’approche de futurs débats budgétaires. Notre choix est celui de la cohésion sociale, et si je suis convaincu que c’est le bon, il nécessitera non seulement la continuation mais surtout la montée en puissance des actes déjà posés pour construire un sport départemental cohérent et viable.

Si la piteuse actualité nationale peut rendre les passionnés déjà nostalgiques des émotions brésiliennes, les paralympiques arrivent (enfin normalement, et souhaitons le vivement) et nous suivrons avec la même émotion notamment Katell Alençon et Bruno Jourdren, qui démontreront à nouveau que tout commence en Finistère.

Sport Solidaire…

Là où d’autres prennent des décisions brutales, la concertation semble le meilleur chemin..

Les deux premiers temps de concertation sur les nouvelles orientations politiques pour le sport départemental ont permis de tirer déjà quelques constats. Presque 100 participants avec entre autre des acteurs du monde sportif, des membres de comités départementaux, de clubs, des bénévoles, des éducateurs sportifs. Mais aussi des coordinateurs jeunesse, des responsables associatifs du monde du handicap ou de l’insertion, des travailleurs sociaux etc..

Notre ambition est clairement d’aller vers les publics les plus éloignés de la pratique sportive, qui sont également les « publics prioritaires » du conseil départemental, renforcés que nous sommes en la matière par aussi bien la loi notre que par notre projet politique, qui nous engage sur un mandat.

Ainsi, le travail concret en ateliers lors des deux premiers temps de rencontre aura été l’occasion de faire travailler ensemble deux mondes parallèles qui s’ignorent parfois, et que le département veut rapprocher. Je suis persuadé que la cohésion sociale existe déjà dans le mouvement sportif. Mais l’idée est de certes, valoriser ce qui se fait déjà, tout en incitant à aller encore un peu plus loin. Car oui la cohésion sociale existe dans le sport, mais quand il s’agit par exemple d’inscrire son enfant atteint de trisomie à l’athlétisme.. C’est tout de suite plus compliqué.. C’est pourtant là où le département peut être un levier, un support. Aucune question d’opposer la pratique sportive traditionnelle, faite de loisirs ou de compétitions à la cohésion sociale mais plutôt une velléité de promouvoir la complémentarité de ces deux mondes qui ne peuvent continuer à s’ignorer. C’est évidemment une des fonctions du sport, celle de la cohésion sociale, dans la mesure où le sport est d’abord du vivre ensemble, avant d’être de l’animation subventionnée. Il n’y pas d’incompatibilité, mais une synergie à trouver.

C’est ensuite une question de posture.. Car j’entends avec difficulté l’affirmation « ce n’est pas notre métier d’accueillir certains publics ».. Par contre mettre en place un ensemble d’actions pour permettre que cet accueil se fasse, oui. Mais si dès le début, on se dit que c’est impossible, alors, on ne va pas chercher la compétence qui va permettre le travail en commun.

Ainsi, nous allons maintenant synthétiser la presque trentaine de propositions qui a émergé, entre par exemple la volonté partenariale de conventionnement entre les clubs et les associations du champ social, la formation des bénévoles, une campagne de recrutement de bénévoles sur le volet éducatif, la promotion du sport famille pour les mères ou pères isolés avec leurs enfants, la mise en place d’un comité jeunesse au sein du mouvement sportif, un travail approfondi avec les étudiant-e-s en STAPS, une réflexion sur la création de postes mutualisés d’ETAPS (Educateur Territorial des Activités Physiques et Sportives), des forums des clubs dans les collèges etc etc etc.. J’en passe et des meilleurs.

Il nous reste une troisième concertation Samedi sur « Quel modèle économique pour le sport », où nous nous interrogerons sur le « Qui fait quoi » entre les différentes collectivités et le privé, pour travailler en cohérence de compétences plutôt qu’en saupoudrage irréfléchi, afin de tendre vers une meilleure efficacité dans les politiques sportives. Il conviendra aussi de s’interroger sur la mise en place d’un formulaire unique pour les demandes de subventions des clubs, car on voudrait décourager les bénévoles que l’on ne s’y prendrait pas autrement..

Enfin, l’idée directrice est bien de donner du sens à notre politique, de se doter d’une vision, d’une doctrine, de critères, afin de construire un projet politique sportif départemental. Ainsi, au-delà des aléas budgétaires, c’est le projet qui mène le budget et non l’inverse. Je me refuse à courir derrière les chiffres.. Sinon, on ne fait que subir et il ne se passe… rien pour les citoyens. Ainsi autour de la cohésion sociale, nous tâcherons ainsi d’être créatifs, novateurs et fédérateurs. Ce n’est qu’un début..

Concertationite…

Qu’elle soit passée ou à venir, la concertationite aigüe me guette : Réunions participatives sur le projet départemental, Bilans de mandat, réunions de quartiers avec le PS Quimper, Réunions Débats avec l’ensemble du mouvement sportif, Schéma d’accessibilité au service public avec élus et associations..

En l’espèce, la concertationite n’est pas une pathologie, mais plutôt une modalité indispensable d’aide à la réflexion. C’est en fait la question du sens que l’on donne aux décisions politiques et donc à l’action publique. Cette quête de sens ne peut se faire qu’au plus près des citoyens, qu’ils soient organisés ou non en associations. C’est ici toute la question de notre modèle démocratique à l’heure où les partis n’ont jamais été autant détestés (ce qui ni n’excuse, ni n’explique les violences inqualifiables à l’encontre aujourd’hui des biens, et demain des personnes…).

Le politique bashing est partout et sombre parfois dans une facilité navrante. Pour autant, ce qui doit être entendu, c’est la désespérance collective et les aspirations citoyennes vers une meilleure prise en compte  de la dimension humaine dans l’organisation politique et administrative de notre pays.

Ainsi, progressivement, en se nourrissant de ce que nous entendons au plus près des citoyens, en regardant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne, nos projets politiques locaux doivent être guidés par ce besoin de lien social en proximité. Y compris dans un projet local d’alternative, il sera indispensable de travailler à la mise en œuvre de modalités pratiques et concrètes pour qu’un certain nombre de questionnements de citoyens, sur leurs rues, leurs quartiers ou même sur des projets structurants de la ville trouve à la même hauteur de vraies réponses, en ne laissant personne suspendu dans le vide.

De vrais outils politiques, administratifs et techniques existent pour répondre efficacement aux demandes. Les élu-e-s doivent en être les garants. Nous serons amenés progressivement à déployer nos propositions en la matière, après les phases autant passionnantes qu’indispensables de concertation. C’est tout le sens d’un projet politique, qui doit s’appuyer sur une volonté de rénovation des pratiques, pour une refondation en profondeur. Le sujet ne fait que commencer. La porte s’entrouvre, écoute et échange en sont la clé.

l’intercommunalité : une chance pour les communes.

S’il fallait, sur le contenu tirer un « bilan des bilans de mandat » réalisés récemment avec Isabelle, il est évident que de nombreuses observations sont relatives au manque de lisibilité, et de visibilité de l’organisation politique et administrative de nos territoires. En clair, le citoyen ne s’y retrouve pas face au labyrinthe institutionnel, entre Région, Département, pays, intercommunalités, villes etc…

Ce qui me donne l’occasion d’insister sur un rôle particulièrement clef du Conseil Départemental, après justement un an de recul dans mon exercice de mandat.

Car au-delà de son rôle d’acteur et d’organisateur en direct sur ses compétences propres, notamment dans le vaste champ des solidarités, le conseil départemental endosse une mission essentielle de fédération et d’incitation des politiques publiques de proximité.

Non ce n’est pas un langage technocratique barbare, car ce double rôle trouve sur le terrain des applications concrètes, au service de la population. A ce titre, je souhaite mettre l’accent sur la complémentarité évidente entre des prises de compétence au niveau intercommunal et le maintien d’une politique municipale de proximité. Elargir le spectre n’affaiblit pas les responsabilités locales, mais renforce à l’inverse le niveau de service public à l’usager.

Deux illustrations concrètes pour mieux comprendre :

Pour commencer, un exemple porteur. Avec la communauté de communes du Cap Sizun, nous travaillons étroitement à la mise en place d’une maison des services publics à Audierne.  Cette maison accueillerait sous son toit les services sociaux du département, de la communauté de communes, le Pôle Emploi, la CAF, des associations etc.. De nombreux partenaires qui travaillent parfois avec le même public, au sein d’un lieu unique, mutualisé et centralisateur qui simplifierait la vie du citoyen. Ce travail est possible car il existe dans ce territoire un interlocuteur politique sur la communauté de communes, traitant des questions de solidarité et une application opérationnelle sur le terrain, avec un dynamique Centre Intercommunale d’Action Sociale (CIAS). On constate donc que par une prise de compétence intercommunale, le service public est mieux rendu pour l’ensemble des habitant-e-s des communes concernées, car nous pouvons monter des projets utiles au territoire.

Deuxième exemple, nous travaillons avec la communauté de communes du pays bigouden sud sur un projet de coordination enfance jeunesse. Sans prise de compétence par la « comm comm » de la question de la jeunesse, le projet sera moins efficient. Car si politiquement, nous avons face à nous un interlocuteur, le travail mutualisé est possible, entre compétence et vision du territoire, qui devient de fait dynamique, porteur de sens, et avec la construction possible de projets qui servent l’ensemble. Mais sans cet interlocuteur, les services départementaux interviennent seulement « par communes », donc en fonction du dynamisme de celles-ci, ce qui par conséquent peut créer des inégalités sur le territoire. Nous œuvrons en permanence sur la recherche d’une égalité territoriale, à travers des projets collectifs, qui servent, en retombées à chaque commune. Ainsi, sans cette prise de compétence, le service public est bien sur rendu, mais de façon moins efficace et moins égalitaire.

Un dernier atout non négligeable à cette montée en puissance des intercommunalités : Sur le territoire Cornouaillais, des intercommunalités fortes sont la condition d’une Cornouaille forte, qui devient alors un pôle d’équilibre Finistérien, au regard de la force là aussi de la métropole Brestoise.

Des intercommunalités fortes n’enlèvent pas de prérogatives aux communes, mais elles renforcent l’accessibilité au service public. Sur notre bout de territoire, les atouts sont sous la forme d’une triptyque : simplifier la vie des gens, renforcer le service proximité, rendre la Cornouaille plus forte et influente.

Enfin, comment ne pas insister sur le rôle précieux et indispensable des élus locaux, notamment en ruralité. C’est de plus en plus comme un sacerdoce, tant les contraintes sont multiples. Il faut avoir un sacré sens de l’intérêt général, pour s’engager politiquement dans sa commune aujourd’hui. Hommage doit être rendu à ces élus locaux, plus particulièrement dans les petites communes qui sont d’abord et avant tout au service du développement local.

Bilan réunion publique.

Un vrai moment vivifiant hier soir en terme de démocratie participative lors de notre première réunion publique de bilan de mandat avec Isabelle Assih. Nous avons échangé avec force et détail sur les projets en cours, ceux à venir, et de la politique publique en général.

La première bonne surprise fut pour nous la participation citoyenne, avec une trentaine de Quimpéroises et Quimpérois venus pour échanger, dotée d’une réelle appétence au débat.

Nous avons entre autre débattu des nouveaux périmètres des compétences du département, en convenant que le calendrier posé par le législateur n’a pas eu pour effet de nous simplifier la tâche, en laissant peu de temps après les scrutins départementaux et régionaux pour travailler sur les transferts de compétence, avec pourtant des décisions clefs à prendre comme par exemple la question portuaire..

Le RSA dans sa dimension droits et devoirs a aussi suscité du débat où nous avons pu faire tomber certaines caricatures, entre la nécessaire humanité qui doit guider nos choix, mais aussi notre sens des responsabilités sur la gestion de l’argent public. L’idée étant de travailler sur la remobilisation, dans l’intérêt du bénéficiaire et dans celui de la collectivité.

Nous avons salué le travail des agents du département, sur des missions parfois méconnues, mais pourtant indispensables au maintien de missions essentielles de solidarité en proximité.

Un sujet, qui à mon sens est un enjeu prioritaire et d’avenir a occupé un espace important. Celui relatif à la démocratie participative. En effet, je suis convaincu que les politiques sont aujourd’hui.. détestés.. Pas personnellement bien sûr, mais pour ce qu’ils représentent.. Nous sommes un pays qui a tué ses rois.. Qui dit que dans 50 ans, le système des partis politiques sera toujours le modèle.. Pourtant, il existe aussi en la matière de nombreuses caricatures, avec un « politique bashing » permanent parfois un peu facile. Avec Isabelle, nous avons évoqué la réhabilitation de la notion d’engagement, y compris en politique, mais avec un besoin de rénovation en profondeur de nos fonctionnements.. A commencer très certainement par généraliser des réunions comme hier soir..

Enfin, des citoyens s’interrogeaient également sur notre fonctionnement en binôme après le scrutin. Si nous avons des personnalités différentes, et que nous investissons des dossiers qui ne sont pas forcément les mêmes, nous avons réaffirmé avec Isabelle notre parfaite entente, et notre détermination à continuer à fonctionner conjointement car élus sur le même territoire. J’en profite pour saluer le travail acharné de ma collègue binôme sur de nombreux dossiers avec un investissement  qui ne se voit pas toujours, mais pourtant si utile à la collectivité.

Rendez-vous Lundi à Ergué Armel pour un nouveau RDV citoyen s’annonçant passionnant également.

mon Finistère demain.

Mon finistere demain

La démocratie participative fut une volonté collective affichée de notre équipe Finistère et Solidaires lors de la campagne des élections départementales.

La démocratie représentative est certes le fruit historique d’une forme de compromis (obtenu dans le sang par ailleurs) entre des exigences de pré-carré en terme de pouvoir des puissants et une aspiration populaire prolétarienne légitime à la prise en main de son propre destin.

Et si aujourd’hui, il existe une résurgence de cette crise démocratique, et qu’il n’est pas à exclure que nous sommes à l’augure d’un nouveau changement de modèle, dans l’existant, la démocratie représentative, comme participative ne peuvent fonctionner l’une sans l’autre, en s’ignorant, au risque de l’inefficience. Sans parler du cynisme, pourtant réaliste de Churchill, ou de la pensée Desprogiennes qui voyait la démocratie comme « la dictature du peuple ».., je ferai mienne la citation suivante d’Al Smith : « Tous les méfaits de la démocratie sont remédiables par davantage de démocratie ». Ce qui pousse à l’humilité et la quête permanente de sens, celui de l’horizontalité, tant l’exercice démocratique est infiniment périlleux.

Ainsi, depuis quelques semaines, nous la mettons en œuvre à travers la plateforme collaborative que vous trouverez sur le site du département du Finistère en cliquant : ici.

L’idée est bien de contribuer sur le ou les sujets que l’on souhaite afin d’apporter des idées, pour construire ensemble le Finistère de demain. Ce genre d’exercice permet parfois de trouver quelques pépites, et permet surtout à celles et ceux qui le souhaitent de participer à la construction des politiques publiques. C’est ici faire œuvre de modernité que d’avoir la volonté d’impliquer les habitant-e-s d’un territoire. Et c’est ici tout sauf un leurre, car si les services et les élu-e-s travaillent bien sur également ce projet, il s’agit bien d’apports qui permettent de balayer le plus grand nombre de thématiques, et dans leur détail.

Ainsi, demain soir, Mardi 22 Mars, nous serons présents dans 7 communes du Finistère. Vous trouverez ici les lieux précis : Lieux des réunions publiques. Je vous attends pour ma part, avec mes collègues Anne Maréchal et Stéphane Le Bourdon à Douarnenez à l’Auditorium de la médiathèque Georges Perros.

Dans la même idée, et nous reviendrons vers vous à cet effet, je vous donne les dates de nos réunions publiques, compte rendu d’un an de mandat avec ma collègue conseillère départemental Isabelle Assih :

Mardi 19 Avril à 18H30 à la MJC de Kerfeunteun

Lundi 25 Avril à 19H00 à la mairie de quartier d’Ergué Armel.

Quimper Communauté tourne le dos à l’avenir..

Contre toute attente et contre toute logique, le président de Quimper communauté a refusé la main tendue par le pays glazik, et leur intégration à une seule et même communauté de communes, dans le cadre du schéma départemental des coopérations intercommunales. Le message politique envoyé hier au pays glazik, mais également à l’ensemble du département est piteux et désastreux.

Car ce vote n’est pas « technique », c’est tout l’inverse, il concerne les gens.. Il s’agissait d’élargir un bassin de vie pour s’ouvrir de nouvelles perspectives, en termes d’attractivité, d’emploi et de nouveaux marchés.

Ce vote, va à rebours de l’histoire. En effet, c’est en décembre 1993 que 4 communes décident de se regrouper, Ergué Gabéric, Guengat, Plogonnec et Quimper. Puis en Décembre 1996, c’est au tour de Plomelin, Ploneis et Pluguffan, et enfin Locronan en 2011.. Avec ce vote négatif, nous arrêtons cette marche en avant, qui est le sens de l’histoire. Il s’agit d’un vote de repli, un vote de refus d’ouverture, un vote de refus de devenir plus fort.

J’y vois clairement un problème dans la méthode, une fois de plus.. Cette question a été débattue au bureau communautaire il y a quelques jours seulement, sur un sujet pourtant si crucial pour notre territoire, il s’agit de l’élargissement de Quimper Communauté. Notre agglomération doit se renforcer, doit devenir ce pôle d’équilibre en Finistère pour pouvoir travailler avec la métropole pour un aménagement équilibré de notre Département.

Car clairement, Ludovic Jolivet n’a pas su faire consensus, il n’a pas su dialoguer.. La preuve en est la division des communes de Quimper Communauté, puisque son premier vice-président, maire d’Ergué Gabéric l’a désavoué hier en votant pour le schéma. Sur un enjeu aussi important, dans la confusion totale, Ludovic Jolivet a décidé de reculer..

Je comprends que les maires des communes aient pris peur et ne voient dans cette fusion qu’une possible perte de pouvoir.. Pour la simple et bonne raison que le sujet leur est arrivé comme ça sur la table.. Il y a un mois.. Mais si le Président de Quimper Communauté leur en avait parlé auparavant, et depuis le début du mandat, vu l’importance de l’enjeu.. Il aurait tenté de les convaincre malgré les obstacles, Il aurait tenté de les convaincre qu’il était ici question du rayonnement de Quimper Communauté dans la Cornouaille et du rayonnement de la Cornouaille dans la Bretagne.. Mais il s’agit ici d’une forme de gestion à la petite semaine, et pas de nous construire un avenir commun, un bassin de vie fort et compétitif.

Le pays glazik nous a pourtant montré le bon exemple.. Ils sont prêts à nous rejoindre.. Gauche droite confondu, ils regardent d’abord l’intérêt de l’ensemble du territoire.. Et pourtant… avec la fusion, Eux, ils devraient passer de 26 à 8 conseillers communautaires.. 18 en moins !!! Et nous, pour 4 de moins, on s’y refuserait !!??!!

Mais le maire de Briec, Président de la communauté de communes du pays glazik, lui travaille ce sujet depuis le début du mandat, car lui, il a une vision des enjeux du territoire et n’a pas attendu le dernier moment pour s’emparer de ce débat essentiel.

Et bilan des courses.. C’est à nouveau l’affaiblissement de la Cornouaille.. Une illustration supplémentaire car risque est pris de gâcher une formidable opportunité en donnant un très mauvais signe à l’ensemble de la Cornouaille.. Le vote d’hier était crucial pour l’image de notre territoire, et pourtant quel gâchis !!

Une fois de plus, Quimper, et maintenant Quimper co tournent le dos à leur avenir.. Définitivement, Quimper n’est pas la locomotive mais bel et bien la charrette de la Cornouaille.. Pas de vision, pas de projet..

C’est la responsabilité du Président de Quimper Communauté.. C’est un désaveu pour lui et son absence de vision et de méthode, Il a toujours milité pour cette fusion et nous a pourtant proposé de voter contre hier car ce vote fut pour lui un vote politicien, surclassant donc l’intérêt général.. C’est donc un territoire qui se referme sur lui-même.. C’est une opportunité qui nous passe sous le nez..

C’est enfin un signe décourageant pour le dynamisme de notre territoire, à l’heure où Certaines agglomérations interrogent leur présence à Quimper Cornouaille Développement, à l’heure où dans de nombreux coins de la Cornouaille, quel que soit la couleur politique, de trop nombreux élus font part de leur déception sur une Cornouaille Moribonde..

Il est temps pour le maire de Quimper, président de Quimper communauté d’organiser des assises de la Cornouaille, je l’appuierais sans ambages.

Il fallait hier voter pour l’ouverture et l’avenir, et non pour la fermeture et le passé. Il fallait voter pour Quimper Communauté, il fallait voter pour la Cornouaille, et non pour un addition de communes, qui ne représentent pas l’esprit communautaire qui doit primer ici..

Il s’agissait pourtant d’un meilleur service rendu au public, il s’agissait de conquérir de nouveaux horizons, d’être plus forts ensemble. Il ne fallait pas improviser sur un tel sujet, soyons communautaires, soyons cornouaillais, regardons devant nous..

Le projet demeure encore possible ; En tant que vice président du département au pays de Cornouaille, j’y travaillerai.. Et d’ores et déjà, disons bienvenue au Pays Glazik, et ce dès Janvier 2017.