Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Un candidat, une vision, des propositions…

Le cœur de Brest battait hier soir au Vauban…

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin… Le candidat à la présidence de la république Benoit Hamon, dans sa conclusion s’est engagé à…  ne pas détenir la vérité.. Il nous a avoué ne pas avoir été frappé par la foudre divine pour devenir soudainement l’homme providentiel, le sauveur que la république attend et qui semble pourtant avoir pris un léger retard…

L’ensemble de son propos hier soir fait du bien au parti socialiste et fait du bien à la gauche.. Il fait du bien à la politique, car c’est aussi une reprise en main de l’élu, pour lutter contre un ordre établi qui nous envoie mécaniquement dans le mur, si le politique n’agit pas et subit l’écume des jours, les dogmes budgétaires, inventés sur un coin de table il y a maintenant de nombreuses années.

Benoit Hamon est cohérent pour une raison simple.. Il n’a pas dévié de ses valeurs depuis 20 ans.. C’est aussi pour cette raison que de l’ensemble des candidat-e-s à la primaire, et aussi en comparaison de ce qui à gauche ou plus ou moins à gauche, tentent une aventure individuelle, individualiste et égotique, il est le seul à présenter des propositions éminemment concrètes sur chaque sujet. La cohérence appelle à ne pas construire ses propositions au fil de l’eau…

Ce qui fut également remarquable tient au fait que Benoit Hamon a proposé une vision de la société, une nouvelle approche, une doctrine en somme, tout en déclinant les propositions précises qui vont avec.

En effet, il part du constat que notre unique horizon de croissance du PIB ne sert en réalité qu’une classe et qu’une caste, et que ce dogme budgétaire, comme d’autres règles édictées il y a longtemps et presque au hasard doit se substituer à une autre aspiration collective. Et notamment celle d’une conversion écologique de notre développement économique… Le FMI et l’OCDE qu’on ne peut taxer de gauchisme exacerbée ne disent pas autre chose..

Contrairement notamment au candidat star du système hors primaire qui à chaque pas a tous les médias nationaux sur son pallier.. Benoit Hamon ne prône pas l’émancipation par le travail.. Y compris au regard de l’état de la souffrance au travail de millions de Françaises et de Français dans notre pays.. en terme de pénibilité, de précarisation, de maladies professionnelles etc.. Le nier, c’est être hors réalité.. Le nier c’est faire partie intégrante du système..

Revenu universel, partage du travail, lutte contre le burn out, renforcement de l’économie solidaire, santé et environnement, redistribution des richesses, lutte contre les discriminations, police de proximité, service public de la petite enfance, sanctuarisation de l’éducation, solidarité européenne etc… Pour chacune de ses thématiques, et pour toutes les autres, le développement de Benoit Hamon est clair, précis et ancré à gauche. Nous aurons le loisir d’en débattre partout où il sera possible tout le mois de janvier..

Il y aura toujours un économiste pour vous expliquer que c’est irréalisable ou iconoclaste… Comme si nous étions figés dans un système qui s’autoalimente en permanence et qui ne produit au final que toujours plus de précarité.. Heureusement que ces grincheux n’avaient pas pignon sur rue au moment du Conseil National de la Résistance et de la création de la sécurité sociale pour poser cette sempiternelle question du « combien ça coûte ».. Même si là aussi, Benoit Hamon donne les réponses.

N’oubliez pas que voter à la primaire de gauche coûte deux fois moins cher que voter à celle de la droite, et c’est deux fois plus important. Installons à gauche une alternative solide, cohérente et claire face à une droite totale. Projet contre projet.. Seule alternative pour ne pas baisser les bras et éviter ce qui serait soi-disant inexorable en terme de second tour. Rien n’est écrit, tout demeure à construire.

Faire battre le coeur de la France…

Appeler à voter pour un-e- candidat à la primaire de la gauche, c’est avant tout appeler à voter à la primaire de la gauche. Et c’est bien l’essentiel.. Car notre candidat-e- aura besoin d’une légitimité, issue d’un scrutin massif, populaire et fédérateur. Viendra ensuite le rassemblement autour de la personne et du projet. Cette séquence sera décisive et sa réussite indispensable pour la suite.

D’ailleurs, avec un euro de participation, le vote à la primaire de la gauche est… deux fois moins cher que le vote à la primaire de la droite, et pourtant deux fois plus important..

Dans ce cadre, j’ai choisi comme élu de donner mon parrainage à Benoit Hamon et comme militant de le soutenir.
Sa cohérence, ses idées précises et son ancrage à gauche me semblent incarner une gauche solide, comme réponse forte à une droite particulièrement dure.

Les idées concrètes qu’il développe, et que je vous invite à consulter concourent à œuvrer vers un progrès social et écologique, une république bienveillante et humaniste, dans le cadre d’une France indépendante et protectrice.

Aux idées, qui sont me semblent-ils juste le ciment de l’action politique, on m’objecte parfois la fameuse « présidentialité ».. Les deux derniers exercices en la matière ont déjà largement éprouvé cette fable d’un autre temps.. Il y a nécessité en la matière, au moins médiatiquement d’un changement de paradigme.

Si seule la présidentialité devient un critère, alors, c’est le renoncement aux idées, qui au-delà de ne pas se vérifier génère avant tout un flou idéologique, dont on connaît aujourd’hui les conséquences dramatiques pour le parti socialiste et donc pour toute la gauche..

Benoit Hamon est incontestablement « costaud idéologiquement », attendu que depuis 20 ans, il défend les mêmes valeurs. La cohérence est aussi un indéniable gage de qualité… Benoit Hamon n’invente pas ses propositions au fil de l’eau. Les siennes sont concrètes, solides et ancrées à gauche.

Par exemple :

L’abrogation de la loi travail, afin de refuser le postulat qui serait incontournable que l’activité professionnelle peut être gage de souffrance. Il ne s’agit pas de la réguler mais de lutter contre.

La « taxe sur les robots », afin que notre modèle de protection sociale soit financées par une taxe sur la valeur ajoutée ou le chiffre d’affaires, de façon à ce que symboliquement, les machines qui se substituent aux hommes permettent de cotiser et de financer notre protection sociale.

Ne plus avoir comme unique boussole d’être indexé à la croissance du PIB.. Celui-ci n’est pas que porteur d’égalité. Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut taxer de gauchisme exacerbé reconnaissent que l’austérité génère surtout de la baisse d’activité et donc de la récession. Une conversion écologique de notre système économique est une vraie option. Et c’est ce que propose Benoit Hamon, en repensant les changements qu’il faut opérer dans le domaine de l’agriculture, des énergies, du recyclage, de l’énergie circulaire etc..

Le revenu universel qui permettra d’abord à toutes celles et ceux qui ne touchent par leur allocation de rendre ce versement automatique. On ne laisse pas les gens sans aucun revenu dans notre pays.. Et dans la suite du Quinquennat, la deuxième étape est le revenu universel pour tous, afin de donner de la souplesse au travail, car celui-ci n’est pas le seul facteur d’émancipation..

De nombreuses autres propositions sur la santé, l’éducation, la fiscalité, le temps de travail etc.. qui méritent elles aussi de grands débats sont déjà sur la table, et d’autres suivront encore.

Je rencontre tous les jours de nombreux indécis pour cette primaire de la gauche, qui n’est aucunement joué d’avance. Mais face à un candidat de droite dure, dont les Français découvrent maintenant le réel contenu, la réponse doit être une gauche sure d’elle-même et solide… Car d’autres orientations plus flottantes, si elles ont su limiter la casse ont montré leurs limites…

En tous les cas, il ne faut pas se résigner et se laisser noyer dans l’amertume de l’écume des jours.. L’élection présidentielle réserve toujours son lot de surprises et tout peut changer en très peu de temps.. Demandez à Alain Juppé ce qu’il en pense…

Simplement, il nous faudra être rassemblés autour d’un-e- candidat-e- et d’un projet et démontrer, par l’intelligence collective de notre diversité que le socialisme est plus que jamais en phase avec le réel. C’est aussi les raisons pour lesquelles si je fais campagne aujourd’hui pour un candidat car c’est la séquence du moment, je ferai campagne quoi qu’il arrive pour celle ou celui qui gagnera la primaire de la gauche. Mieux que des aventures individuelles, individualistes et égotiques, Débattons maintenant pour mieux se retrouver demain..

Interdits de débat…

Encore un conseil municipal de Quimper hier soir où l’autoritarisme du maire et l’agressivité d’un certain nombre de ses adjoints furent aussi prégnants que consternants..

A chaque fois de façon républicaine, l’opposition s’oppose et propose… Rien de nouveau sous le soleil… La majorité ne répond quasiment jamais à aucune des questions, surtout quand celles-ci sont précises. La stratégie est de soit répondre à une question qui n’a pas été posée en prêtant à l’interlocuteur des propos qui n’ont jamais été tenus, soit en accusant de posture en permanence, car il est entendu que tout ce que peut dire un contradicteur est guidé par la mauvaise foi et non par la conviction

Un maire qui, une fois que la presse a quitté l’enceinte, manque de respect, utilise parfois l’invective, tourne le dos très souvent dès qu’un membre de l’opposition s’exprime, regarde l’horloge en permanence, et coupe même le micro… Comme hier empêchant un débat de se tenir.. Un comportement global qui ne ressemble pas à celui qui prédomine à la présidence de ce type d’assemblée.. Cette pensée n’est pas partagée que par les membres de l’opposition..

Hier soir, il nous a donc empêché de nous exprimer sur tous les dossiers d’une des commissions, et ce malgré nos demandes. Pourtant, je voulais entre autre aborder un sujet qui avait fait l’objet d’un débat aussi intéressant que consensuel en commission. Je m’étais engagé auprès d’une adjointe de la majorité qui porte le projet que nous aurions ce débat, et que pour une fois un de ces sujets serait mis à l’honneur..

Il s’agissait de souligner tout l’intérêt d’une convention entre la ville et l’association Pas à Pas Finistère, qui permettra aux professionnels de la petite enfance de Quimper d’être formés par ceux du service d’accompagnement spécialisé accueillant des enfants autistes.

La majorité municipale de l’époque, avec le soutien du député Jean Jacques Urvoas, avions installé au Centre de Loisirs de Kérogan le service d’accompagnement, au moment où pourtant la prise en charge comportementaliste était très décriée. L’idée était hier de mettre en lumière l’évolution de ce débat et de défendre la présence sur Quimper de cette structure, qui voit en ce moment ces crédits ARS réorientés, rendant potentiellement moins efficace la prise en charge des enfants. Le clivage politique était donc pleinement dépassé..

Je rouvrirai prochainement ce débat sur le blog et au conseil municipal, mais je déplore l’attitude du maire de Quimper qui n’a pas laissé hier cette discussion se tenir, pour un sujet qui le mérite vraiment… Si le maire ne se comportait pas ainsi, il aurait donc pu constater que la parole de l’opposition n’est pas la caricature dont il se persuade qu’elle peut être..

Plus les questions sont précises, plus le maire et certains de ses adjoints s’énervent.. Elles le seront alors de plus en plus..

L’Unité pour l’Egalité…

La droite s’est choisi son candidat au regard d’un processus qui, il faut bien sur le reconnaître a été pour eux une réussite.. Elle a surtout voté pour une idéologie ultra-conservatrice et infiniment libérale. Le choix est clair et sans aucune ambiguïté.

La réponse de la gauche doit être double :

Tout d’abord, le devoir de l’unité, qui demeure la condition indispensable de la victoire de la gauche, dans toute la force de sa diversité. Il s’agit donc de reconnaître ses erreurs, de faire œuvre de responsabilité, de prendre de la hauteur, de lutter contre les combinaisons qui ne mènent qu’à un chemin, celui de la défaite de la France et de la mort de la gauche.

Ensuite, l’exigence d’égalité. « Elle est notre étoile polaire » comme l’a dit récemment Jean Jacques Urvoas. Il nous revient de défendre les employés, les ouvriers, les chômeurs, les précaires et la France qui souffre, face à des projets de réformes totalement inégalitaires et un jusqu’auboutisme de caste.

Notre message doit être celui de l’espoir, et de ne surtout pas se résoudre à un duel trop annoncé entre une droite extrême et une extrême droite. A cet effet, le socle de nombreuses politiques de gauche, au travers le socialisme municipal et le socialisme territorial donne souvent l’exemple.

Ce message doit porter sur l’ancrage à gauche et la compréhension du réel, à travers par exemple une réforme fiscale, qui permettra une justice sociale du quotidien.

Il s’agira d’un choix de société entre deux blocs, qui n’offre que peu d’espace au centre en réalité. Celui-ci, le MODEM, l’UDI, ses cadres, militant-e-s, électeurs ne peuvent se retrouver autour des innombrables mesures de casse sociale que cette droite dure annonce. Car en terme de représentation politique, cette primaire ne fut pas celle de la droite et du centre.. Mais bel et bien la primaire de la droite et du parti démocrate-chrétien…

Les axes programmatiques de la droite qui a triomphé hier soir sont le démantèlement de la sécurité sociale, de nombreux déremboursements, la hausse de la TVA, des saignées dans les services publics et les collectivités, donc dans le secteur associatif, la baisse des impôts pour les plus riches, l’abandon d’une politique environnementale etc..

La stratégie de la radicalisation tatchérienne pour parler à un cœur électoral ne permettra peut-être pas au nouveau champion de la droite de dépasser les 50 %.. Le radicalisme de la droite Française ne pourra pas éteindre l’intensité du pays des lumières à défaut d’un avènement conservateur et traditionaliste.

Entre le maintien de l’austérité, uniquement pour les classes populaires et le renoncement de cette orthodoxie pour rassembler plus large, le chemin sera soit celui de l’inégalité, soit celui du mensonge.

Comme le disait François Mitterrand : « Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l’avenir ».

 

Tribune : Unité de la gauche !!

Tribune Co rédigée par Matthieu Stervinou , Secrétaire de Section du PS de Quimper et Jean-Marc Tanguy, Délégué de la première circonscription :

A longueur d’édito, de reportage, et même parfois à entendre certains socialistes eux-mêmes, la présidentielle de 2017 serait déjà jouée. Alors, on demande ici la démission de l’un, le silence de l’autre etc…Tout ça pour au final servir des intérêts personnels et offrir ainsi un spectacle aussi désolant pour les citoyens, qu’il doit être réjouissant pour la droite.. Comme s’il n’était plus envisageable de lutter contre l’irrémédiable. Comme si une météorite nous fonçait dessus et que nous l’attendions sans agir, ou pire en s’autodétruisant avant de toute façon de disparaître.

Nous aurions inexorablement donc le choix entre :

–          l’ultra libéralisme froid d’une part, qui ne prône que le moins disant social, des régressions permanentes et des cadeaux de caste.

–          Le nationalisme d’autre part, qui ne pourra générer que des haines internes, une guerre civile possible, et un effondrement assuré de l’économie Française.

Nous, militants de gauche, engagés et impliqués avec des responsabilités au Parti Socialiste, nous ne voulons pas nous y résoudre.. Car pourtant, dans un monde qui n’aura jamais été autant clivé et fracturé, nos valeurs humanistes et progressistes sont plus que jamais un gage de modernité. Il est encore possible de retourner la situation et de construire une société moins inégalitaire, plus bienveillante et plus protectrice..

L’enjeu en France est simple, c’est la préservation de la république.

L’enjeu à gauche est simple, ce sont les égos contre la république.

Ainsi, pour tenter de répondre à ces enjeux, la solution est claire, c’est un rassemblement de la gauche et de ceux qui s’en réclament.

A l’issue de cette « assemblée générale » de toute de la gauche, en sort un-e- candidat-e- soutenu-e- sans conditions ni réserves par tous les autres. L’unité est la condition indispensable de la victoire. Une fois de plus, il s’agit des égos contre la république. Il s’agit de donner de la grandeur à la politique, un espoir au pays, et une voie pour la gauche.

La première chose que notre candidat-e- doit faire c’est reconnaître quelques erreurs fondamentales de ces dernières années. C’est une question d’honnêteté et de contrat de confiance avec les citoyens.

Nous devons être unis autour d’un socle de valeurs communes, sans compromis exacerbés, mais avec la diversité de notre intelligence collective. Il n’y a pas deux gauches irréconciliables.

La colère des Français est légitime. Elle s’exprime déjà aujourd’hui et s’exprimera demain par le vote au printemps prochain. L’exaspération est à son comble face à des recettes qui ne fonctionnent pas. Il s’agit de repolitiser l’action et pas seulement d’agir comme des gestionnaires.

Il faudra avoir le courage de renverser la table, de ne pas oublier que dans la pensée Jaurésienne, si on gère le réel, et on sait le faire, on doit aussi tendre vers l’idéal, ce que nous avons semble-t-il perdu de vue.

Nous sommes à un tournant historique, alors soit on s’adapte et on recrée à gauche une aventure collective qui s’articule autour du lien social du quotidien, soit on accepte de subir la nuit voir les ténèbres, et ce pour longtemps.

Face aux idées de l’extrême droite et de la droite ultra-libérale, nous ne pouvons pas rester sans combattre. C’est notre réaction collective qui conditionne notre avenir.

Alors, cher-e-s camarades engagé-e-s dans la course au château, on dégonfle le melon, et on revient aux fondamentaux de son engagement.

Alors, on le fait ce rassemblement de la gauche, avec l’unité à la cléf.

Il s’agit de prendre de la responsabilité, de la hauteur, de lutter contre les combinaisons qui ne mènent qu’à un chemin, celui de la défaite de la France, et de la mort de la gauche.

J.M Tanguy et M. Stervinou.

Le début de la fin…

Que Trump, Le Pen, Farage, Grillo, Orban, Hofer et Sarkozy à sa façon et sans doute encore d’autres soient déjà en responsabilité, ou aux portes de l’être doit très rapidement nous interpeller et nous faire réagir..

Le pire étant qu’ils puissent l’air de rien se réclamer de candidatures qui défendraient le peuple, le monde salarié, les « petites gens » la « majorité silencieuse ».. Comme s’ils pouvaient incarner les aspirations prolétariennes.. Il y a évidemment imposture et nivellement vers le bas.. Mais, très honnêtement, la gauche, en France, en Europe et partout dans le monde y a largement contribué en perdant quelques batailles culturelles majeures.

Pour que des millions de citoyens à travers le monde en arrivent à de telles conclusions électorales, pour que cette gigantesque imposture puisse fonctionner, nous devons sortir du constat angéliste de salon, en pensant que vraiment « les gens » n’ont rien compris, et avec la conviction béate que tout finira par rentrer dans l’ordre… Car si on admet qu’il n’est pas déjà trop tard, il convient de reconnaître nos fautes, notamment en n’assumant pas un héritage historique, en s’étant « technoifier » à outrance, en ayant créé des automates politiques déshumanisés, nous avons  installé, notamment à gauche une sorte de mépris de caste, une sorte de mépris de classe. Ce qui génère une médiocrité désespérante dans l’inaction politique, y compris vers celles et ceux qui souffrent le plus. La réponse à cette médiocrité et à ce mépris est la haine du politique, devenu une élite, que le politique le veuille ou non.. Les gens ne détestent pas la politique, bien au contraire, mais ils détestent ceux qui la font.. Il est impossible de continuer à nier cette évidence. Et il est si facile, de tomber dans la caricature crasse du peuple, armé de bon sens contre les élites ou de la bien-pensance du café de Flore. La réalité est bien plus complexe, mais devenir la caricature de soi même ne peut qu’alimenter ce processus de simplification..

Nous nous fourvoyons également en évoquant régulièrement le populisme de ces nouveaux prédicateurs de la haine.. Car en réalité, dans son sens premier, le populisme fait bien appel à l’intérêt que l’on porte au peuple.. Plus on va parler de populisme pour les désigner, plus on va marquer notre propre déconnexion et désintérêt envers justement le peuple..  Au lieu de les taxer de populistes, nous devrions tâcher de redevenir populaires..

Cette captation de la désespérance par les malfaisants sus nommés porte entre autre la marque de notre responsabilité, car nous avons cassé notre logiciel idéologique, notre capacité à produire des idées, pour n’être devenu qu’une machine, non plus à gagner, mais plutôt à perdre les élections… Alors que si on regarde en France, le seul parti qui travaille aujourd’hui sur le champ de l’idéologie, c’est bien le front national..

A la lecture de ces quelques lignes, en France, la droite n’a guère à se réjouir, car si demain, ils accèdent à des responsabilités nationales ils seront confrontés exactement aux mêmes difficultés.. Sachant que si l’on pardonne toujours davantage à la droite d’être les tenants d’un capitalisme déshumanisé, leur orthodoxie budgétaire, allié à un chronique manque d’empathie ne leur promet pas un chemin pavé de roses..

A l’image des grands basculements historiques, nous sentons ce grand vertige d’un désordre mondial irrémédiable, car cette odeur est dans l’air.. La seule réponse pour éviter ce qui semble aujourd’hui comme inévitable est de retourner aux fondamentaux de la gauche, de retrouver le chemin de l’émancipation de l’autre, qui doit être le leitmotiv de tout engagement politique à gauche. Servir et non se servir.

Si tout n’y est pas parfait, je plaide pour l’exportation du modèle finistérien, où tous les jours, nous appliquons une politique de gauche à dimension humaine et solidaire.. La proximité est notre guide. Même si j’ai parfois l’impression que nous nageons à contre-courant de la pensée dominante, qui nous démontre que l’autre, celui qui est en dessous est le fautif de tous nos maux : le migrant, le chômeur, le bénéficiaire du RSA etc…

Il existe un juste milieu entre les tenants actuels de l’ordre mondial, qui ne s’appuient que sur la finance et l’avènement capitalistique ; Entre les aspirants proches à court, moyen ou long terme de prendre possession de cet ordre mondial, qui ne créeront que désolation et guerres ; Entre les actuels déconnectés de la désespérance des foules incarnant les fractures contemporaines..

Si je demeure persuadé que tout commence en Finistère, espérons que demain à la même heure de l’écriture de ces lignes, outre atlantique, un drame démocratique ne se produise pas, car c’est potentiellement l’incarnation du début de la fin

Un vendredi soir au Novomax..

Très belle soirée avec mon ami Gilbert Gramoullé vendredi soir au Novomax avec notamment Octave Noir et Radio Elvis qui se sont produits dans une salle comble et ravie.

Octave Noir, pour leur première production scénique a rendu une copie parfaite, dans un registre psychédélique et éléctro, proposant une sensibilité à fleur de peau. De nombreuses influences les guident, et c’était notamment comme si le mythique groupe « Ange » s’était mit à l’éléctro et s’était produit vendredi soir. Un très beau voyage..

Radio Elvis.. Que d’énergie et de talent.. Du Rock glamour et millimétré où les trois artistes se donnent à cœur joie nous embarquant dans de vrais moments de bravoure où ils se donnent à fond, tirant le meilleur de leurs instruments respectifs. Avec un  chanteur ultra charismatique, aux textes profonds et recherchés. Ils mériteraient largement, par exemple de jouer dans un festival du côté du centre Finistère cet été…

Un grand bravo à l’équipe des Polarités, qui a fait du Novomax un objet vivant, un lieu de vie du matin au soir, où la jeune scène peut faire ses gammes, jouer, enregistrer, se chercher, parfois se produire. Une vraie ruche qui s’ouvre à de nombreux autres univers artistiques et qui ne se cantonne pas dans le cliché du Punk à chien !!

A l’image du public présent vendredi soir, un véritable métissage et brassage social et générationnel qui se côtoie.

Au cœur de ville, le Novomax est un écrin  qui se fond dans son décor naturel et urbain et qui ouvre le champ de tous les possibles.

Bravo à Gilbert Gramoullé, qui en tant qu’adjoint à la culture lors du mandat municipal précédent a œuvré et même bien plus que ça, pour que ce lieu émerge et soit ouvert sur Quimper et le monde. Le pari est pleinement réussi, grâce à la co-construction en lien avec les polarités.

La culture n’est pas une histoire d’injonctions du « payeur ».. , qui par ailleurs sont souvent plusieurs.. Mais il s’agit bel et bien d’un portage commun, de désaccords parfois sur les contenus, mais c’est toute la nuance, elle est de taille, entre la co-construction et la commande unilatérale.. Une fois le terrain d’entente trouvé, c’est la question de la confiance qui s’engage, puis celle de l’évaluation. Il s’agit de la rencontre entre le bon usage de l’argent public et l’offre culturelle proposée aux habitant-e-s d’un territoire. Et imaginer que les contenus doivent être guidés par ce que l’on pense soi même comme étant la vérité, penser unilatéralement être le patron et ainsi tout décider, au delà de la dérive autoritariste et dictatoriale est un non sens qui n’a aucun avenir..

A presque un an des effroyables assassinats du 13 Novembre, où nous étions d’ailleurs au Novomax pour son inauguration, c’était une fierté d’être présent à ces concerts, où il n’est question finalement que de lien social du quotidien.

Combien ?

La plupart des candidat-s- de la primaire de la droite veulent trouver 100 milliards d’économie, soit deux fois plus que les économies réalisées sur le quinquennat actuel. La plupart souhaite aussi supprimer 150 000 postes de fonctionnaires dans la fonction publique territoriale, alors que ce n’est pas de prérogative gouvernementale, il faudra alors que les candidat-e-s de droite, pour financer ces mesures nous disent de combien ils comptent baisser les dotations aux collectivités (Ville, agglos, départements, régions).

Au risque de faire souffrir ces collectivités bien plus qu’aujourd’hui et qu’elles diminuent drastiquement leurs subventions aux associations qui assurent le lien social du quotidien (culture, sport, socio culturel etc..). Un secteur associatif souvent déjà découragé, mais pour certaines associations, de telles mesures sonneraient clairement le glas..

Au risque également que les collectivités en question n’aient pas d’autre horizon que d’augmenter les impôts si la réduction des dotations est trop forte. Donc là où à droite ils promettent tous des baisses, ils risquent de provoquer des hausses par d’autres biais..

Très clairement, nous parlons ici de baisses de dotation d’un niveau jamais connu… Avec tous les risques d’arrêt en terme de dispositifs solidaires de proximité pour l’ensemble des collectivités. Ces si nombreux services que l’on ne voit plus car ils sont gratuits et que ça parait normal..

Il serait donc temps que les candidat-e-s de droite nous donnent un montant précis des baisses de dotations d’état aux collectivités..

En attendant ces réponses… Je me suis livré à l’application d’une de ces mesures au conseil départemental du Finistère. Ce qui serait aussi bien sur transposable à la ville de Quimper.

La droite au niveau national nous parle donc de 150 000 fonctionnaires territoriaux pour lesquels on supprime le poste. Peut-être que l’alliance, groupe de la droite et du centre au conseil départemental pourrait nous aider pour savoir comment appliquer une telle mesure dans notre collectivité.

Il y a 1 878 700 fonctionnaires territoriaux selon le figaro… (je ne gonfle pas les chiffres vu mes sources..)

150 000 agents sur 1 878 700 fonctionnaires, c’est 8 %.

Donc au conseil départemental du Finistère, qui compte à peu près 4000 agents, si on y applique les 8 % prévu, il s’agit de 320 agents.. Je me demande  Lesquels… Sachant que la moitié déjà sont des agents du secteur social, en accompagnement des publics prioritaires : Protection de l’enfance, personnes âgées, personnes handicapées… Admettons que la droite se rende compte que c’est un secteur trop tendu pour y toucher

C’est donc toujours 320… Mais maintenant sur 2000 autres agents.. Sachant que 500 d’entre eux travaillent dans les Agences Techniques Départementales pour veiller à l’entretien et la sécurité du réseau routier départemental, ainsi que dans les collèges, pour assurer la maintenance, l’accueil et la restauration.. Admettons que la droite se rende compte là aussi que c’est un secteur trop tendu également.

Il reste donc 1500 agents.. Je reprends mes 320… Ou ?? Qui ?? Quel service ?? L’insertion ? Le tourisme ? Le nautisme ? L’eau ? l’environnement ? Le logement ? L’urbanisme ? la Culture ? le Sport ? la jeunesse ? …

Pourtant, le leader de la droite départemental, et la plupart de ses collègues nous disent sans arrêt qu’il faut garder tel ou tel dispositif, nous disent qu’il faut faire plus pour l’agriculture.. Voyez donc l’art de la contradiction… On ne peut avoir de tels discours dans les salons à Paris, et un autre ici en Finistère, dans l’hémicycle départemental. Car dans les deux cas, à Paris, comme à Quimper, il s’agit de flatterie électorale.. Mais en réalité, c’est juste incompatible, alors il faut choisir la cohérence et non la duplicité..

« La fraternité, on la doit aux plus fragiles », comme l’a justement dit… Alain Juppé à Rennes Mercredi soir..

Déclarations générales et généreuses de meeting et réalité glaciale d’un programme ultra-libérale qui va générer une casse inédite dans le lien social du quotidien… Affaire à suivre..

Réal politique…

A l’heure où de tout côté, la politique nationale n’aura rarement autant donné un sentiment de médiocrité, alimenté par l’orthodoxie cathodique, en quête de l’anecdote permanente, la réalité se poursuit discrétement.

Au sein du Conseil Départemental du Finistère, deux projets sur lesquels votre serviteur travaille méritent d’être ici valorisés, tant ils mettent en avant le rôle essentiel de fédération et d’animation de la collectivité départementale et la volonté des élus de la majorité d’offrir le meilleur service au public, y compris en période de disette budgétaire.

Ces deux schémas, si on souhaitait les caricaturer peuvent paraitre techniques, voir technocratiques, mais pourtant, il s’agit de « réal politique », avec des ramifications et déclinaisons concrètes sur le terrain.

Tout d’abord, le Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des services au public (SDAASP). Ce schéma est une commande de l’état auprès des conseils départementaux et des préfectures, qui pilotent leur application.

Le schéma a pour aspiration d’offrir le meilleur service pour une meilleure égalité entre les citoyens, en réduisant les zones en déficit. Il s’agit du service au sens large, car il intègre du public et du privé, du marchand et du non marchand délivrés par les opérateurs nationaux et locaux. Nous évoquons donc ici par exemple l’offre de santé, de commerces, de présence des services publics, de transports et de la nécessaire mutualisation pour tendre vers une meilleure efficacité.

Ainsi, à l’échelle des pays, le conseil départemental réunit autour de la table une cinquantaine de partenaires en ce qui concerne la Cornouaille : des élus et techniciens des collectivités (ville, communauté de communes), des institutionnels (CAF, Pole Emploi, Poste, Agence Régionale de Santé, chambres consulaires), et des associations de tout secteur pour définir des priorités et trouver des solutions communes afin d’essayer de faciliter la vie des citoyens.

A titre d’exemple concret, des Maisons de Service au Public sont en fonction ou en projet sur l’ensemble du département, et permettent de regrouper au sein d’un même bâtiment de nombreux services, afin d’éviter aux citoyens de passer d’une administration à une autre, et de se perdre dans un dédale sans fin aussi illisible que décourageant au final. Ainsi, les institutions au sein du même bâtiment travaillent directement ensemble et tout le monde gagne du temps.

Ensuite, le Projet Départemental d’Insertion (PDI), 2016-2021 qui se décline là aussi à l’échelle des pays, que j’accompagne, car il se travaille en Cornouaille sous la houlette de ma collègue Isabelle Assih. Ce projet réunit et fédère l’ensemble des acteurs de l’insertion qui accompagne au quotidien celles et ceux qui sont en situation d’exclusion économique et sociale. C’est ici à nouveau la réal politique et non pas les caricatures outrancières qui perdurent notamment sur les bénéficiaires du RSA.

Qu’il s’agisse de l’Insertion par l’Activité Economique, des chantiers d’insertion, des ateliers d’insertion, de l’Economie Sociale et Solidaire, c’est toute l’offre d’insertion qui est mise sur la table, afin bien sûr de dégager des diagnostics territoriaux, pour recenser tout ce qui existe sur le département et ainsi se fixer des objectifs concrets. Notamment, ceux de favoriser l’accès aux droits et à l’autonomie, de favoriser l’accès et le retour à l’emploi, favoriser la coordination des acteurs et la communication.

Dans les deux exemples en question, le conseil départemental utilise l’intelligence collective et participative pour trouver des solutions concrètes sur le terrain. Construire une politique publique adaptée aux aspirations citoyennes nécessite ce type de préalable. Mais ils est souvent plus facile de décider seul dans son coin, pour donner une réponse court-termiste à un problème immédiat.. C’est ici toute la question du portage politique ou pas d’un sujet. C’est aussi  toute la difficulté de la gauche à rendre lisible, simple et concrète la mise en place de politiques publiques au service du citoyen.

Enfin, si le gouvernement reconnaît au travers des deux dispositifs pré-cités le rôle clef du département en terme d’échelon de proximité, ce même gouvernement décide de snober le conseil départemental pour lui donner les moyens de ces missions, car non seulement, nous serons la seule collectivité ne bénéficiant pas de coup de pouce, mais qui verra même sa charge financière considérablement alourdie. Entre une droite qui caricature les missions essentielles du département et une gauche gouvernementale, qui semble nous mépriser.. Nous continuerons à porter haut et fort nos missions de solidarités, entre les citoyens et les territoires.

Primaire de la droite pour… la droite…

En ce jour de débat à droite, il est comme une urgence d’évoquer ici les raisons pour lesquelles, il est préférable de laisser la primaire de la droite et du centre (cette « variété molle de la droite » comme disait Mitterrand) à ceux qui aiment ça..

Si je perçois les motivations de l’électeur de gauche de se mêler de cette histoire pour, et c’est le plus couramment répandu, soit voter Juppé afin d’éviter le second tour Sarkozy-Le Pen, soit voter Sarkozy, se disant que c’est le seul qui peut permettre une victoire de la gauche, dans tous les cas, c’est me semble-t-il une bien mauvaise idée car :

Aller voter à la primaire de la droite et du centre, c’est donner sur deux tours 4 Euros à l’ancienne UMP, et ainsi renflouer les caisses d’un parti, qui a suffisamment joué avec l’argent du contribuable lors de la dernière campagne présidentielle. En effet, la primaire n’est pas que coûteuse pour ses organisateurs. Rappelons que les militants qui tiennent les bureaux sont bénévoles et la location des salles est souvent gratuite. Ainsi, la participation financière de l’électeur de la primaire si elle couvre les quelques frais engagés est surtout une opportunité financière pour les partis, ce que je ne condamne pas, mais en se pensant de gauche, je ne vois pas comment on peut ainsi financer le parti de « LR ».  A partir de 2 millions d’électeurs, ils rentrent dans leurs frais, le reste servira à la campagne présidentielle..

Les primaires ne sont pas le premier tour de la présidentielle. Le favori d’Octobre est très rarement celle ou celui qui accède au palais 6 mois plus tard.. Demandez à Raymond Barre, Lionel Jospin, Edouard Balladur et Ségolène Royal ce qu’ils en pensent.. Seul François Hollande a démenti la tradition.. Dans tous les exemples précédents, c’est donc d’autres candidat-e-s, que l’on pensait carbonisés qui ont su inverser la tendance. Aujourd’hui, la primaire de la droite focalise toute l’attention.. Celle de la gauche arrive fin Janvier, et avec elle toute sa dynamique. Le parcours des un-e-s et des autres d’ici le 23 Avril 2017 est encore long et semé d’embuches, plus particulièrement pour ceux qui tiennent le haut du pavé aujourd’hui.

C’est bien une feuille de papier à cigarette qui sépare l’ensemble des candidat-e-s à la primaire de la droite et du centre, ce qui vaut également pour les deux favoris, Juppé et Sarkozy. Si je peux comprendre que des réactions épidermiques parcourent l’échine de tout corps de gauche normalement constitué à la vue de l’ancien président de la république, il suffit de regarder dans un premier temps la stratégie de chaque candidat et dans un second temps les propositions du soi-disant nouveau che guevara de la droite Alain Juppé..

Il faut d’emblée comprendre que les deux favoris en question occupent d’abord et avant tout un espace politique. Sarkozy, avec sa campagne tout feu tout flamme droitise à outrance sa campagne pour attirer dans ses filets un électorat exaspéré, et potentiellement ultra-droitier, électeurs du front national. Ainsi, pour exister, Juppé joue la partition inverse, avec une campagne furtive, en feintant la modération et la distance, pour récolter de son côté les palmes des centristes (ce qui vient d’être fait avec l’UDI). Mais à peine élu, nous constaterons que l’un comme l’autre sortira de son espace stratégique actuel. En effet, Juppé devra reconquérir la droite dure et ainsi se droitisera, alors que Sarkozy devra être moins clivant et ainsi adresser des signes au centre, et sans se gauchiser, il calmera fatalement ses outrances. Ainsi, chacun dans leur déport respectif se rapprochera au final de ce qu’est un candidat de droite !!

Un petit détour par les propositions d’Alain Juppé permet de comprendre que son positionnement actuel est bien plus stratégique qu’idéologique. Car il y a ce qu’il dit mais surtout ce qu’il dit moins… Seuils sociaux (droit des salariés) bloqués pendant 5 ans, sortie des 35H00, retraite à 65 ans, alignement des retraites du public sur le privé, suppression de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), plafonnement des aides sociales, maintien du nucléaire, diminution de 300 000 postes de fonctionnaires, dégressivité de l’allocation chômage, facilitation de la procédure de licenciements…

Bref, on lève l’impôt de la richesse, en faisant les poches de celles et ceux qui abusent bien sur abondamment de l’aide sociale.. Un grand classique.. Robin des Bois a lui aussi fait sa mue capitalistique..

Et puis, n’oublions que le chef actuel de Juppé, Sarko et compagnie s’appelle en ce moment Laurent Wauquier.. Vous savez, celui qui veut entrer en « résistance » avec son refus d’accueil de 1800 réfugiés dans sa région de près de 8 millions d’habitants, la deuxième plus riche de France.. Son comportement sur cette question est exactement le même que celui du maire de Béziers…

Bref, la primaire de la droite ne me semble pas être l’affaire de celles et ceux qui se pensent de gauche. Y participer est un véritable signal de défaitisme, car si nous avons, ne nous en cachons pas nos propres turpitudes, regarder leurs propositions se fait se sentir plus que jamais de gauche..