Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Réal politique…

A l’heure où de tout côté, la politique nationale n’aura rarement autant donné un sentiment de médiocrité, alimenté par l’orthodoxie cathodique, en quête de l’anecdote permanente, la réalité se poursuit discrétement.

Au sein du Conseil Départemental du Finistère, deux projets sur lesquels votre serviteur travaille méritent d’être ici valorisés, tant ils mettent en avant le rôle essentiel de fédération et d’animation de la collectivité départementale et la volonté des élus de la majorité d’offrir le meilleur service au public, y compris en période de disette budgétaire.

Ces deux schémas, si on souhaitait les caricaturer peuvent paraitre techniques, voir technocratiques, mais pourtant, il s’agit de « réal politique », avec des ramifications et déclinaisons concrètes sur le terrain.

Tout d’abord, le Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des services au public (SDAASP). Ce schéma est une commande de l’état auprès des conseils départementaux et des préfectures, qui pilotent leur application.

Le schéma a pour aspiration d’offrir le meilleur service pour une meilleure égalité entre les citoyens, en réduisant les zones en déficit. Il s’agit du service au sens large, car il intègre du public et du privé, du marchand et du non marchand délivrés par les opérateurs nationaux et locaux. Nous évoquons donc ici par exemple l’offre de santé, de commerces, de présence des services publics, de transports et de la nécessaire mutualisation pour tendre vers une meilleure efficacité.

Ainsi, à l’échelle des pays, le conseil départemental réunit autour de la table une cinquantaine de partenaires en ce qui concerne la Cornouaille : des élus et techniciens des collectivités (ville, communauté de communes), des institutionnels (CAF, Pole Emploi, Poste, Agence Régionale de Santé, chambres consulaires), et des associations de tout secteur pour définir des priorités et trouver des solutions communes afin d’essayer de faciliter la vie des citoyens.

A titre d’exemple concret, des Maisons de Service au Public sont en fonction ou en projet sur l’ensemble du département, et permettent de regrouper au sein d’un même bâtiment de nombreux services, afin d’éviter aux citoyens de passer d’une administration à une autre, et de se perdre dans un dédale sans fin aussi illisible que décourageant au final. Ainsi, les institutions au sein du même bâtiment travaillent directement ensemble et tout le monde gagne du temps.

Ensuite, le Projet Départemental d’Insertion (PDI), 2016-2021 qui se décline là aussi à l’échelle des pays, que j’accompagne, car il se travaille en Cornouaille sous la houlette de ma collègue Isabelle Assih. Ce projet réunit et fédère l’ensemble des acteurs de l’insertion qui accompagne au quotidien celles et ceux qui sont en situation d’exclusion économique et sociale. C’est ici à nouveau la réal politique et non pas les caricatures outrancières qui perdurent notamment sur les bénéficiaires du RSA.

Qu’il s’agisse de l’Insertion par l’Activité Economique, des chantiers d’insertion, des ateliers d’insertion, de l’Economie Sociale et Solidaire, c’est toute l’offre d’insertion qui est mise sur la table, afin bien sûr de dégager des diagnostics territoriaux, pour recenser tout ce qui existe sur le département et ainsi se fixer des objectifs concrets. Notamment, ceux de favoriser l’accès aux droits et à l’autonomie, de favoriser l’accès et le retour à l’emploi, favoriser la coordination des acteurs et la communication.

Dans les deux exemples en question, le conseil départemental utilise l’intelligence collective et participative pour trouver des solutions concrètes sur le terrain. Construire une politique publique adaptée aux aspirations citoyennes nécessite ce type de préalable. Mais ils est souvent plus facile de décider seul dans son coin, pour donner une réponse court-termiste à un problème immédiat.. C’est ici toute la question du portage politique ou pas d’un sujet. C’est aussi  toute la difficulté de la gauche à rendre lisible, simple et concrète la mise en place de politiques publiques au service du citoyen.

Enfin, si le gouvernement reconnaît au travers des deux dispositifs pré-cités le rôle clef du département en terme d’échelon de proximité, ce même gouvernement décide de snober le conseil départemental pour lui donner les moyens de ces missions, car non seulement, nous serons la seule collectivité ne bénéficiant pas de coup de pouce, mais qui verra même sa charge financière considérablement alourdie. Entre une droite qui caricature les missions essentielles du département et une gauche gouvernementale, qui semble nous mépriser.. Nous continuerons à porter haut et fort nos missions de solidarités, entre les citoyens et les territoires.

Concertationite…

Qu’elle soit passée ou à venir, la concertationite aigüe me guette : Réunions participatives sur le projet départemental, Bilans de mandat, réunions de quartiers avec le PS Quimper, Réunions Débats avec l’ensemble du mouvement sportif, Schéma d’accessibilité au service public avec élus et associations..

En l’espèce, la concertationite n’est pas une pathologie, mais plutôt une modalité indispensable d’aide à la réflexion. C’est en fait la question du sens que l’on donne aux décisions politiques et donc à l’action publique. Cette quête de sens ne peut se faire qu’au plus près des citoyens, qu’ils soient organisés ou non en associations. C’est ici toute la question de notre modèle démocratique à l’heure où les partis n’ont jamais été autant détestés (ce qui ni n’excuse, ni n’explique les violences inqualifiables à l’encontre aujourd’hui des biens, et demain des personnes…).

Le politique bashing est partout et sombre parfois dans une facilité navrante. Pour autant, ce qui doit être entendu, c’est la désespérance collective et les aspirations citoyennes vers une meilleure prise en compte  de la dimension humaine dans l’organisation politique et administrative de notre pays.

Ainsi, progressivement, en se nourrissant de ce que nous entendons au plus près des citoyens, en regardant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne, nos projets politiques locaux doivent être guidés par ce besoin de lien social en proximité. Y compris dans un projet local d’alternative, il sera indispensable de travailler à la mise en œuvre de modalités pratiques et concrètes pour qu’un certain nombre de questionnements de citoyens, sur leurs rues, leurs quartiers ou même sur des projets structurants de la ville trouve à la même hauteur de vraies réponses, en ne laissant personne suspendu dans le vide.

De vrais outils politiques, administratifs et techniques existent pour répondre efficacement aux demandes. Les élu-e-s doivent en être les garants. Nous serons amenés progressivement à déployer nos propositions en la matière, après les phases autant passionnantes qu’indispensables de concertation. C’est tout le sens d’un projet politique, qui doit s’appuyer sur une volonté de rénovation des pratiques, pour une refondation en profondeur. Le sujet ne fait que commencer. La porte s’entrouvre, écoute et échange en sont la clé.

Les Rétrogrades…

Après Sarkozy sur les écoles, Fillon sur le logement…

En effet l’ancien premier ministre, tout comme l’ancien président insulte gratuitement le droit des personnes en situation de handicap..

Dans un haut dérapage démagogique, F. Fillon estime, je cite « absurde » que tous les logement soient accessibles « aux handicapés »…

Bien sûr que l’inflation des normes et la lourdeur administrative pèsent parfois sur les entrepreneurs.. Mais il existe là comme une forme de constance impressionnante, une grande cohérence, à faire payer toujours aux mêmes le poids de la réglementation… A en croire Messieurs Fillon et Sarkozy, il faut donc des ghettos scolaires, proche de ghettos d’habitations.

Ma seule satisfaction sera de mettre pour une fois d’accord les deux concurrents à la primaire de la droite sur le fait que franchement, les personnes handicapées abusent..

Cohérence que de contraindre les personnes handicapées à la double peine, consistant à ne pas avoir à choisir comme tout le monde une école et un logement.. J’espère juste qu’ils se mettront d’accord pour rapprocher l’école accessible des logements qui le seront aussi.. Autant parquer celles et ceux qui posent problèmes et qui sont une charge pour l’économie nationale..

Le seul point commun est le renoncement des « LR » à toute notion de justice et d’égalité.. Comme si, et très sincèrement, au-delà des alternances politiques, nous n’étions pas parmi les pays Européens les plus à la traine en matière d’accessibilité..

Tout comme ce fut le cas pour N. Sarkozy, j’invite F. Fillon à venir rencontrer les « déplaceurs de montagne » que sont les parents d’enfants en situation de handicap pour leur exposer leurs théories progressistes. Je ne savais pas que LR signifiait : Les Rétrogrades.

 

Sarkoghetto

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’accessibilité des écoles aux enfants en situation de handicap sont purement scandaleux..

Il affirme, je cite « on est pas obligés de mettre des ascenseurs dans toutes les écoles, il n’y a qu’à réserver une ou deux écoles pour l’accessibilité handicapés »…

Le patron de « Les Républicains » a donc en projet de créer des ghettos scolaires hyper-stigmatisants.. Car après tout… Pour qui se prennent-ils ces enfants en situation de handicap, à vouloir comme tous les autres s’inscrire dans leurs écoles de quartiers.. Ils n’ont qu’à traverser toute la ville pour retrouver leurs copains, forcément en fauteuil roulant eux aussi..

Tous les jours, dans mes fonctions d’élu départemental, et auparavant dans un parcours associatif sur ces questions, je mesure le parcours du combattant pour les enfants en situation de handicap et leurs parents.. Au lieu de leur faire part de l’infini respect qu’ils méritent.. Monsieur Sarkozy vient de leur cracher à la figure honteusement.. Pour une raison d’économies, toujours sur le dos des mêmes, très probablement afin d’avoir les coudées franches pour supprimer l’ISF de ses amis..

J’ai demandé officiellement à ce monsieur de retirer ces propos rétrogrades, irresponsables et honteux, ou de réaliser les économies qu’il évoque en rendant toutes les écoles de France accessibles avec le montant des sondages de l’Elysée entre 2007 et 2012 et l’argent récolté pendant ses conférences de 2012 à aujourd’hui.

Les artisans de l’inclusion

Le combat pour éviter la fermeture du poste de l’enseignante spécialisée à Jacques Prévert fut exemplaire à tout point de vue. Comment ne pas cacher sa satisfaction suite à la décision rendue hier par l’académie qui revient sur sa position initiale et qui laisse l’enseignante en place.

Ce combat a d’abord été celui des enfants. En premier lieu les enfants sourds et malentendants qui ne verront pas leur avenir compromis. J’ai donc une forte pensée ce matin pour Léa et ses petits camarades, qui continueront à bénéficier de l’accompagnement qu’ils méritent et surtout dont ils ont besoin. Je pense aussi à tous les autres enfants, les « entendants » qui grâce à la présence de ce dispositif s’ouvrent à la tolérance et au respect de l’autre. Il s’agit fondamentalement de l’inclusion au quotidien, aussi bien en salle de classes que dans la cour d’école où le handicap disparaît aux yeux de tous.

Ce combat a ensuite été celui des parents. Les parents des 5 enfants concernés bien sûr. Leur humilité et leur discrétion n’ont pas entamé leur détermination. Et je ne suis pas prêt d’oublier le visage d’une maman en particulier quand hier, elle a appris que l’enseignement spécialisé était maintenu. Soulagement, bonheur et dignité retrouvée s’y mêlaient, devant le maintien de cet opportunité pour son enfant, qui dans cette école n’est pas différent. Comment ne pas penser non plus à tous ces autres parents de l’école Jacques Prévert, qui n’ont pas d’enfant sourd ou malentendant, mais qui par solidarité et par envie de conserver le modèle inclusif se sont battus eux aussi avec une détermination sans faille.

Ce combat a également été celui de l’enseignante spécialisée qui défend une éthique professionnelle et qui, pour l’avoir vue en situation, apporte à ces enfants bien plus que ses hautes qualités pédagogiques, mais aussi toute l’attention et l’affection dont les enfants ont besoin pour compenser leur situation de handicap

Ce combat a enfin été celui.. de nous tous. Car il s’agit du maintien d’un modèle de société où l’attention à l’autre prime, au-delà du respect stricto sensu des cadres établis ou imposés. Ce combat démontre que les luttes légitimes ne sont pas vaines, y compris dans nos sociétés fracturées. Je suis heureux ce matin d’y avoir travaillé avec Isabelle Assih et Jean-Jacques Urvoas, et une fois de plus, ce résultat appartient avant tout à toutes celles et ceux cités plus haut, qui le méritent grandement car leur joie est très certainement à la hauteur de la détermination et du cœur qu’ils ont mis à ce précieux ouvrage.

Longue vie à l’inclusion à l’école Jacques Prévert à Quimper

J’accède, donc je suis…

Hier, journée éminemment concrète et utile, grâce à une intelligente initiative de l’espace associatif Quimpérois. En partenariat avec « jaccède.com », nous sommes quelques bénévoles à nous être rendus dans différents sites du quartier de Penhars en particulier pour certes vérifier l’accessibilité des espaces publics, bâtiments municipaux et commerces, mais surtout pour faire œuvre de pédagogie et engager un dialogue direct et très concret avec celles et ceux que nous rencontrions.

J’ai donc crapahuté avec Chrystel, mon binôme du jour, qui avec son fauteuil électrique, n’a pas hésiter à tester, expérimenter, essayer de franchir parfois l’infranchissable..

Ce fut pourtant une journée tristement ordinaire, avec ses poubelles en plein milieu du trottoir, ses voitures stationnées en mode anarchie totale, ses portes lourdes comme un cheval mort etc etc etc..

Sur une journée type, la personne en situation de handicap se retrouve en position perpétuelle de quémandeur permanent, ce qui en soi est difficilement supportable, induisant ainsi le sentiment de dépendance et une forme de privation de liberté.

Nous avions comme mission en particulier d’évaluer les nouveaux commerces des 4 vents dans le quartier de Kermoysan. Deux constats s’imposent : la gentillesse et la chaleur humaine de l’ensemble des commerçants que nous avons rencontrés, et une accessibilité qui a été pensée et anticipée dans l’ensemble de ces sites, à une exception notable près.. Les portes de chaque commerce sont bien trop lourdes et sans accompagnement, Chrystel n’aurait jamais pu entrer dans aucun d’entre eux.. Encore la dépendance en pleine face.. L’environnement crée ici la situation de handicap..

Il y aurait plusieurs tomes à écrire pour narrer cette journée qui fut si intense, si dense et parfois si violente. Il faut beaucoup d’abnégation, de volonté, d’humour et de patience pour ne pas exploser de colère devant un environnement bien trop souvent hostile.

Si j’affirme totalement subjectivement que beaucoup a été fait en matière d’accessibilité sur Quimper ces dernières années, j’ajoute qu’énormément demeure à faire. En tant qu’élu municipal d’opposition, j’aurai évidemment l’œil bien ouvert sur le budget consacré à la mise en accessibilité de la ville, y compris sur la voirie, qui traditionnellement est doublé à chaque changement de mandature..

Toujours est-il qu’hier, aller sur le terrain fut bien entendu particulièrement salutaire avec des rencontres hautes en couleur et un sentiment de désespérance passagère vite effacée par une envie permanente de conquérir les étoiles, handicap ou pas.

Quimper à tous les âges

Dans la campagne électorale sur Quimper, la donne est en fait assez simple. Il y a ceux qui font des coups, qui sont dans la réaction, qui cherchent la polémique permanente et ne proposent rien ou peu. Il ne peut suffire par exemple de proposer un plan voiture « pagailleux » et un plan caméras flou, vide et creux.

Gage à la fois de la responsabilité et de la passion qui nous animent pour Quimper, nous sommes les seuls à proposer aux Quimpéroises et Quimpérois un projet d’ensemble, de proximité et de prospective, que vous retrouverez en cliquant ici.

Nous traitons de tous les sujets, pour tout le monde, alors évoquons précisément ici Quimper à tous les âges à travers nos propositions relatives à la petite enfance, la jeunesse et les aînés.

Une ville se pense de la crèche à l’EHPAD, et le rôle des élus, garants du service rendu au public, est de permettre à chacun-e de trouver sa place, en fonction de sa singularité et de son projet de vie.

C’est ici la dimension sociale que nous avons au cœur qui forge l’identité d’une ville, c’est notre pacte pour le vivre ensemble. Ne pas y penser et ne rien proposer en la matière serait une forme de mépris, une faute lourde et qui en dit long.

En ce qui concerne la petite enfance, nous proposons le recrutement d’assistantes maternelles, l’augmentation du nombre de places pour la crèche associative « les bons petits diables » qui sera relogée, la construction d’une nouvelle structure au Cap Horn de 100 places, la poursuite de l’expérimentation sur les horaires atypiques, et le travail d’une politique de la petite enfance à l’échelle intercommunale.

Pour la jeunesse, nous créerons une plateforme jeunesse en cœur de ville à la providence, nous accompagnerons la Mission Locale du pays de Cornouaille, notamment en la transférant dans des locaux plus adaptés, nous finaliserons la politique d’accompagnement des projets des jeunes (coup de pouce, prêts à taux zéro), nous étudierons la faisabilité d’une nouvelle auberge de jeunesse, et nous continuerons l’embauche d’emplois d’avenir, à destination des jeunes pas ou peu diplômés.

Enfin, pour accompagner les personnes âgées dans la ville et dans l’agglomération, nous mettrons en place un Centre d’Action Sociale à l’échelle intercommunale pour répondre aux nouveaux besoins des personnes âgées, nous poursuivrons le plan de « Quimper, Ville amie des aînés », nous accompagnerons le maintien à domicile par l’adaptation des logements, nous accompagnerons la création de résidence séniors, nous construirons une nouvelle maison de retraite (regroupement Magnolias et Bruyeres), nous travaillerons au renforcement du partenariat avec l’ARPAC, et à la rénovation des locaux de l’APAC dans une logique intergénérationnelle.

Emile Durkheim, entre autre penseur du lien social, disait : « l’éducation doit nous amener à dépasser notre nature initiale, c’est à cette condition que l’enfant deviendra un homme ». Il en va de notre responsabilité d’élus de permettre les conditions de l’émancipation et la liberté de choix des habitant-es de notre territoire.

 

Accessibilité : une affaire de volontarisme politique

Le baromètre national de l’Association des Paralysés de France donne la ville de Quimper comme mal classée. Ce classement est à modérer et à analyser.

Tout d’abord sur la question de la temporalité : les villes les mieux positionnées, comme Nantes ou Grenoble ont commencé à faire de l’accessibilité bien avant 2008. Quand notre équipe municipale est arrivée aux responsabilités, il n’y avait rien d’engagé en la matière alors que nous avions l’échéance de 2015 en vue. De nombreux dossiers ont pu avancer durant notre mandat.

Un schéma directeur de l’accessibilité des écoles a été mis en place : les écoles Frédéric Le Guyader, Kergoat ar Lez, Kervilien, Ferdinand Buisson sont accessibles depuis cette rentrée. Les travaux sont en cours à Léon Goraguer, Yves Le Manchec, Jacques Prévert et Jules Ferry. En janvier 2015, environ 70% des écoles seront accessibles.

Des bâtiments publics comme les mairies annexes ont et vont déménager pour pouvoir rendre un service public accessible à tous : Penhars à la Maison des services publics et la mairie annexe de Kerfeunteun dans le futur projet au Bois du séminaire. Enfin, les médiathèques et les piscines sont accessibles comme bientôt le Conservatoire de Musique et d’Arts Dramatiques (CMAD).

Dans l’ensemble de nos projets majeurs, Parc des Expositions, Centre des Congrès, Pôle Max Jacob et Pôle Sportif, la question du handicap occupe une place centrale.

Ce sont 12 millions d’euros qui sont investis durant ce mandat sur la question de l’accessibilité des bâtiments de la ville.

Soucieux du bon usage du denier public, le nombre de chantiers à faire démarrer simultanément ainsi qu’une réflexion sur le devenir de nombreux bâtiments nous contraints à regarder au-delà de l’horizon 2015. Il est impensable de fermer les bâtiments le temps des travaux et d’engager des sommes importantes sur des bâtiments dont le devenir est en question.

En revanche, la volonté politique de ces investissements financiers est à la hauteur de l’enjeu de l’accès à tout pour tous.

L’ensemble du réseau de transports en commun sera accessible avant l’échéance légale de 2015, notamment grâce à l’action du Plan Transports. Nous équipons progressivement tous les bus de deux places pour les personnes en fauteuil. Réduire la taille des véhicules compromettrait d’ailleurs cette avancée.

Les moyens du service Handicub sont augmentés parallèlement à l’accessibilité du réseau commun car les besoins des personnes ne sont pas forcément les mêmes.

Pour la voirie, le budget de nos prédécesseurs a été doublé mais l’effort doit se poursuivre lors du prochain mandat.

Pour conclure, il reste du chemin à parcourir notamment dû à l’immobilisme de l’équipe précédente. On peut raisonnablement affirmer que jamais autant n’aura été fait sur un mandat à Quimper en matière de prise en compte des personnes en situation de handicap, comme l’indique en particulier la note du baromètre de 21/21 pour le volontarisme politique.

Le logement, une priorité

 

logement

Hier en fin de journée nous avons présenté l’organigramme de campagne de la liste « Quimper pour vous », la liste rassemblée autour de Bernard Poignant, avec une équipe qui mêle jeunesse et expérience, et qui se tourne vers l’avenir de la ville.

Dans le cadre de notre projet autant complet que transversal (vous le trouverez en cliquant ici), nous avons présenté nos propositions sur la question du logement ; que nous voulons comme la priorité de notre prochain mandat face au parti de Jean-François Copé et de ses amis, qui à six semaines du premier tour n’a pour le moment toujours aucun programme à proposer aux Quimpérois-e-s.

Nous affirmons d’emblée que le logement et son accès sont des facteurs importants d’attractivité. Mixité sociale et intergénérationnelle, meilleure isolation thermique, plus grande adaptabilité aux habitants, notamment face au vieillissement de la population sont autant de principes qui guideront notre politique du logement.

Cette politique se décline essentiellement en 4 axes principaux :

Tout d’abord, un quartier de la gare en devenir, qui fera l’objet d’un vaste programme de rénovation et de renouvellement urbain, qui verra entre autre autres se développer la dimension économique par la création de bureaux et de services ainsi que sa dimension commerciale par la création de nouveaux commerces. Il s’agira également de requalifier les espaces urbains et de les embellir.

Ensuite, la création d’un nouveau quartier au sud de Quimper. Il devra être situé au sud de la zone de Kervoalic. Ce nouveau quartier comportera des pavillons individuels, des collectifs accessibles à des prix abordables. Il sera également composé d’équipements et de commerce de proximité.

Puis, la poursuite des programmes d’habitat et notamment sur le logement social. Aussi bien à Kerfeunteun, avec Kervouyec, à Penhars avec Kervalguen, ou à Ergué Armel avec Linéostic, nous favoriserons la mixité sociale et générationnelle, respectueux de notre environnement et notre qualité de vie. Nous amplifierons les actions en faveur du logement social, qui permet de réduire les inégalités sur ce premier droit élémentaire de l’accès au logement. Nous créerons également un office centralisateur de recensement et d’accompagnement individualisé vers le logement adapté pour les personnes en situation de handicap.

Enfin, la densification du centre-ville pour favoriser son attractivité. Comme pour l’ancienne bibliothèque de Toul Al Laër, en cœur de ville, qui sera remplacée par du logement et des commerces, tout comme l’ancienne caserne des pompiers au Cap Horn, qui sera transformé en logements et équipements de proximité, ou encore l’ancienne école Saint Corentin, transformée en résidence pour les seniors.

Sur chaque sujet qui fait le quotidien des habitants de notre cité, nous avons des propositions précises et qui s’inspirent de notre volonté de tenir compte des singularités en construisant ensemble une ville ouverte sur l’avenir.

 

LA PAGAILLE !!!

Le candidat de Jean-François Copé sur Quimper souhaite donc organiser la pagaille dans le centre-ville de Quimper. Avec un « plan voiture » contradictoire, peu clair, non chiffré bien que très certainement particulièrement couteux, et incompatible avec le partage de l’espace public selon les différents modes de déplacement.

Il s’appuie sur le programme national du CERTU, avec lequel la ville travaille, et donc nullement inconnu par le maire et son équipe comme il l’affirme de façon clairement mensongère. Sauf que, comme nous connaissons fort bien ce programme, nous constatons que Ludovic Jolivet y a surtout pioché ce qui l’arrange bien, car il passe sous silence le fait que « la clé de ce programme est bien de réduire la place de la voiture sur la voirie – circulation et stationnement – au bénéfice des autres modes « . CF Certu : Septembre 2013 « une voirie pour tous ». Le changement de paradigme avec ce qu’il dit depuis 6 ans, à 6 semaines du premier tour de l’élection municipale est ici surtout affaire électoraliste.

Par ailleurs, et sans trop de surprises, la dimension du handicap est niée dans son programme.

En effet, la suppression des feux tricolores dans le centre-ville pourrait poser un véritable problème d’accès au cœur de Quimper aux personnes déficientes visuelles. Nous avons, depuis le début du mandat, programmé la mise en accessibilité des carrefours à feux à l’aide d’un boitier sonore indiquant à quel moment il est possible de traverser.

Plus de feux tricolores, plus de passages possibles pour les personnes déficientes visuelles. Et pour le moment, aucune proposition alternative à ce problème, qui n’a évidemment pas été pensé.

Par ailleurs, la réduction de 3 mètres pour la longueur des bus posera la question du nombre de places réservées pour les personnes en fauteuil à l’intérieur même du bus. Nous travaillons à ce qu’au moins deux places soient présentes dans tous les bus, ce qui nécessite déjà des compromis en matière de partage de l’espace. Dans ce qui est développé par la droite Quimpéroise ici, soit il n’y a qu’une place réservée dans tous les bus, voir aucune, ou alors moins pour tous les autres, y compris les personnes âgées qui ont besoin de s’asseoir.

Le service Handiqub n’est pas une substitution au réseau de transports en commun, mais une complémentarité, en « porte à porte » pour les personnes handicapées qui ne peuvent prendre le transport en commun. Dans notre projet complet pour la ville, et non parcellaire, au gré des événements, nous évoquons « la poursuite du travail avec handiqub au-delà de l’accessibilité de l’ensemble du réseau ».

Au final, peu de surprises, car le candidat UMP est en cohésion avec le désert sur une quelconque politique du handicap à notre arrivée en 2008 et l’absence pendant 6 ans des élus d’opposition aux commissions d’accessibilité.

Bref, la pagaille organisée et le déni des singularités, qui en disent long sur ce que serait une éventuelle future gestion de la ville et de l’agglomération.