Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Respect des partis et des militants.

Meilleurs vœux à toutes et à tous, et qui de mieux que Jacques Brel pour entamer cette nouvelle année, qui en 1968 nous disait entre autre la chose suivante :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d’être vous. »

Et au risque d’être à contre-courant, ce qui est finalement réjouissant, en ce début 2017, je rends d’abord hommage à l’engagement en général, et à l’engagement politique et militant en particulier.

En effet, il est de bon ton et particulièrement à la mode de tirer sur les partis politiques, et de surfer sur le « politique bashing ».

Même si les chiffres actualisés sont difficiles à trouver, il y aurait en France un peu plus de 400 000 adhérent-e-s dans les partis politiques. Un grand nombre d’entre eux n’exerce aucun mandat. Ils sont désintéressés, bénévoles, croient en un idéal, veulent analyser chaque thème, ne se laissant pas rattraper par l’écume des jours et la surface des choses. La plupart d’entre eux sont membres d’associations d’éducation populaire, culturelles, sportives, socio-culturelles.. Ils font le choix de venir à des réunions de section pour confronter leur point de vue plutôt que de faire la révolution de canapé devant leur télévision.. Ce sont aussi les fameux « vrais gens « , la fameuse société civile, dont personne ne peut se revendiquer un quelconque monopole.

Je parle ici de ce qui fonde les partis politiques. Qui très souvent sont aussi une école conviviale de formation pour les élus locaux. Même si un grand nombre ne sont pas issus de partis politiques, il y a plus de 615 000 élus locaux en France, qui chaque jour s’investissent pour l’amélioration du quotidien de leurs concitoyens sur tous les sujets.

Et pourtant.. Le rouleau compresseur des médias audiovisuels nous parlera systématiquement des partis politiques comme des fabriques à malhonnêteté… voire pire, et des élu-e-s comme des individus malhonnêtes.. voire pire.

Bien sûr qu’il y a des conflits internes, des fractures idéologiques qui traversent tous les courants politiques, c’est affaire de sociologie de groupe de base , comme on retrouve dans tout système organisé, dans tout groupe. C’est même plutôt sain et vivifiant démocratiquement.

Car au-delà de certains médias nationaux, de nouveaux courants politiques, qui à la moindre phrase chocs ont tous ces mêmes médias sur le palier de leur porte, entretiennent aussi à des fin pourtant tristement électoralistes ce « tous pourris » simplificateur et mensonger.

C’est paresse intellectuelle et facilité certaine de penser que sous couvert de nouveauté, l’on serait plus vertueux. Comme toute nouvelle histoire, il n’y a aucun nuage au début, dans un sorte de concours d’hypocrisie générale.. Comme s’il s’agissait d’un paradis terrestre qui s’exonérerait de tout conflit.. Mais la nature humaine est ainsi faite qu’elle se nourrit dans la confrontation.

Nous en reparlerons en effet dans quelques mois ou années, quand ces « nouveaux » mouvements seront fatalement moins nouveaux.. et eux aussi traversés par les turpitudes des désignations internes, des négociations, des compromis et des fameuses histoire de personnes.. Ils n’en seront pas exonérés.. Mais pour le moment, la nouveauté les en épargne. Ce n’est qu’une histoire de timing, très habilement et froidement calculé.. Ce qui est finalement très politique, dans le sens non noble du terme..

Dans la même idée, il ne faut pas confondre un leader charismatique et un leader cathodique. Je préfère par exemple le comportement du candidat que je soutiens à la primaire qui ne veut aucunement évoquer sa vie privée, que d’autres (hors primaires) qui s’exhibent familialement dans la presse de salles d’attente… Il y a d’un côté une modernité démocratique et de l’autre la perpétuation de la monarchie républicaine.. La modernité n’est pas toujours là où l’on pense…

Je martèle donc que l’engagement dans un parti politique n’est pas impure et je salue mes camarades, qui contre vents et marées, choisissent pas gros vent de ne pas se jeter dans le premier canot de sauvetage en or se trouvant sur leur chemin, et qui inlassablement défendent leurs valeurs, quel que soit le sens du vent. Que le maximum de respect leur soit consenti.

Concertationite…

Qu’elle soit passée ou à venir, la concertationite aigüe me guette : Réunions participatives sur le projet départemental, Bilans de mandat, réunions de quartiers avec le PS Quimper, Réunions Débats avec l’ensemble du mouvement sportif, Schéma d’accessibilité au service public avec élus et associations..

En l’espèce, la concertationite n’est pas une pathologie, mais plutôt une modalité indispensable d’aide à la réflexion. C’est en fait la question du sens que l’on donne aux décisions politiques et donc à l’action publique. Cette quête de sens ne peut se faire qu’au plus près des citoyens, qu’ils soient organisés ou non en associations. C’est ici toute la question de notre modèle démocratique à l’heure où les partis n’ont jamais été autant détestés (ce qui ni n’excuse, ni n’explique les violences inqualifiables à l’encontre aujourd’hui des biens, et demain des personnes…).

Le politique bashing est partout et sombre parfois dans une facilité navrante. Pour autant, ce qui doit être entendu, c’est la désespérance collective et les aspirations citoyennes vers une meilleure prise en compte  de la dimension humaine dans l’organisation politique et administrative de notre pays.

Ainsi, progressivement, en se nourrissant de ce que nous entendons au plus près des citoyens, en regardant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne, nos projets politiques locaux doivent être guidés par ce besoin de lien social en proximité. Y compris dans un projet local d’alternative, il sera indispensable de travailler à la mise en œuvre de modalités pratiques et concrètes pour qu’un certain nombre de questionnements de citoyens, sur leurs rues, leurs quartiers ou même sur des projets structurants de la ville trouve à la même hauteur de vraies réponses, en ne laissant personne suspendu dans le vide.

De vrais outils politiques, administratifs et techniques existent pour répondre efficacement aux demandes. Les élu-e-s doivent en être les garants. Nous serons amenés progressivement à déployer nos propositions en la matière, après les phases autant passionnantes qu’indispensables de concertation. C’est tout le sens d’un projet politique, qui doit s’appuyer sur une volonté de rénovation des pratiques, pour une refondation en profondeur. Le sujet ne fait que commencer. La porte s’entrouvre, écoute et échange en sont la clé.

Bilan réunion publique.

Un vrai moment vivifiant hier soir en terme de démocratie participative lors de notre première réunion publique de bilan de mandat avec Isabelle Assih. Nous avons échangé avec force et détail sur les projets en cours, ceux à venir, et de la politique publique en général.

La première bonne surprise fut pour nous la participation citoyenne, avec une trentaine de Quimpéroises et Quimpérois venus pour échanger, dotée d’une réelle appétence au débat.

Nous avons entre autre débattu des nouveaux périmètres des compétences du département, en convenant que le calendrier posé par le législateur n’a pas eu pour effet de nous simplifier la tâche, en laissant peu de temps après les scrutins départementaux et régionaux pour travailler sur les transferts de compétence, avec pourtant des décisions clefs à prendre comme par exemple la question portuaire..

Le RSA dans sa dimension droits et devoirs a aussi suscité du débat où nous avons pu faire tomber certaines caricatures, entre la nécessaire humanité qui doit guider nos choix, mais aussi notre sens des responsabilités sur la gestion de l’argent public. L’idée étant de travailler sur la remobilisation, dans l’intérêt du bénéficiaire et dans celui de la collectivité.

Nous avons salué le travail des agents du département, sur des missions parfois méconnues, mais pourtant indispensables au maintien de missions essentielles de solidarité en proximité.

Un sujet, qui à mon sens est un enjeu prioritaire et d’avenir a occupé un espace important. Celui relatif à la démocratie participative. En effet, je suis convaincu que les politiques sont aujourd’hui.. détestés.. Pas personnellement bien sûr, mais pour ce qu’ils représentent.. Nous sommes un pays qui a tué ses rois.. Qui dit que dans 50 ans, le système des partis politiques sera toujours le modèle.. Pourtant, il existe aussi en la matière de nombreuses caricatures, avec un « politique bashing » permanent parfois un peu facile. Avec Isabelle, nous avons évoqué la réhabilitation de la notion d’engagement, y compris en politique, mais avec un besoin de rénovation en profondeur de nos fonctionnements.. A commencer très certainement par généraliser des réunions comme hier soir..

Enfin, des citoyens s’interrogeaient également sur notre fonctionnement en binôme après le scrutin. Si nous avons des personnalités différentes, et que nous investissons des dossiers qui ne sont pas forcément les mêmes, nous avons réaffirmé avec Isabelle notre parfaite entente, et notre détermination à continuer à fonctionner conjointement car élus sur le même territoire. J’en profite pour saluer le travail acharné de ma collègue binôme sur de nombreux dossiers avec un investissement  qui ne se voit pas toujours, mais pourtant si utile à la collectivité.

Rendez-vous Lundi à Ergué Armel pour un nouveau RDV citoyen s’annonçant passionnant également.

mon Finistère demain.

Mon finistere demain

La démocratie participative fut une volonté collective affichée de notre équipe Finistère et Solidaires lors de la campagne des élections départementales.

La démocratie représentative est certes le fruit historique d’une forme de compromis (obtenu dans le sang par ailleurs) entre des exigences de pré-carré en terme de pouvoir des puissants et une aspiration populaire prolétarienne légitime à la prise en main de son propre destin.

Et si aujourd’hui, il existe une résurgence de cette crise démocratique, et qu’il n’est pas à exclure que nous sommes à l’augure d’un nouveau changement de modèle, dans l’existant, la démocratie représentative, comme participative ne peuvent fonctionner l’une sans l’autre, en s’ignorant, au risque de l’inefficience. Sans parler du cynisme, pourtant réaliste de Churchill, ou de la pensée Desprogiennes qui voyait la démocratie comme « la dictature du peuple ».., je ferai mienne la citation suivante d’Al Smith : « Tous les méfaits de la démocratie sont remédiables par davantage de démocratie ». Ce qui pousse à l’humilité et la quête permanente de sens, celui de l’horizontalité, tant l’exercice démocratique est infiniment périlleux.

Ainsi, depuis quelques semaines, nous la mettons en œuvre à travers la plateforme collaborative que vous trouverez sur le site du département du Finistère en cliquant : ici.

L’idée est bien de contribuer sur le ou les sujets que l’on souhaite afin d’apporter des idées, pour construire ensemble le Finistère de demain. Ce genre d’exercice permet parfois de trouver quelques pépites, et permet surtout à celles et ceux qui le souhaitent de participer à la construction des politiques publiques. C’est ici faire œuvre de modernité que d’avoir la volonté d’impliquer les habitant-e-s d’un territoire. Et c’est ici tout sauf un leurre, car si les services et les élu-e-s travaillent bien sur également ce projet, il s’agit bien d’apports qui permettent de balayer le plus grand nombre de thématiques, et dans leur détail.

Ainsi, demain soir, Mardi 22 Mars, nous serons présents dans 7 communes du Finistère. Vous trouverez ici les lieux précis : Lieux des réunions publiques. Je vous attends pour ma part, avec mes collègues Anne Maréchal et Stéphane Le Bourdon à Douarnenez à l’Auditorium de la médiathèque Georges Perros.

Dans la même idée, et nous reviendrons vers vous à cet effet, je vous donne les dates de nos réunions publiques, compte rendu d’un an de mandat avec ma collègue conseillère départemental Isabelle Assih :

Mardi 19 Avril à 18H30 à la MJC de Kerfeunteun

Lundi 25 Avril à 19H00 à la mairie de quartier d’Ergué Armel.

Quimper à Gauche…

Hier soir, en Bretagne comme à Quimper, la victoire de Jean-Yves Le Drian est d’une étonnante netteté. Fait historique d’ailleurs, car il faudra regarder mais rarement Quimper est « plus à gauche » qu’à Brest, et ce fut pourtant le cas hier soir (58.15 % contre 57,86 %). Un « vrai siphonage », diraient certains.. Dans le Finistère, aucune commune aujourd’hui n’a placé le FN en tête.. C’est inlassablement le travail de terrain en tant qu’élu, notre sens de la pédagogie qui doivent pouvoir faire tomber les clichés et redorer le blason de la pratique politique.

Ce qui fut particulièrement remarquable hier soir, c’est la capacité des socialistes quimpérois au rajeunissement et au renouvellement. Entamé aux départementales, ce fait se confirme hier soir. Avec Karim Ghachem, qui va devenir Vendredi un conseiller régional utile et passionné, récompensant ainsi un travail de militant de longue haleine. Mélanie Thomin passe ce matin à un siège de l’élection, mais tout comme Karim, elle incarne pleinement ce renouveau. C’est également le mouvement des jeunes socialistes qui renaît avec force à Quimper. Nous avons collectivement su tirer les leçons du passé, en mars dernier, et encore hier soir. Les pages ne se déchirent pas, elles se tournent progressivement, et dans le respect.

C’est également une nouvelle défaite cinglante pour Ludovic Jolivet et sa majorité. En un an et demi, brutalité et manque de vision caractérisent la gouvernance locale. Trois échéances électorales sont autant de déroutes pour le maire de Quimper, avec une amplification de la faiblesse de la droite au fil des scrutins (Européennes, départementales, régionales). Le maire de Quimper ne pourra pas cette fois ci entonner la rengaine habituelle « c’est la faute des autres », car il s’est pleinement investi dans cette campagne, étant lui-même candidat et ayant appelé des milliers de Quimpérois au téléphone pour inciter au vote Le Fur.

La majorité municipale est déjà minée par les divisions, et immobilise tout projet. L’exemple du refus de la ville à l’entrée du pays glazik en est un exemple malheureusement révélateur. On ne peut s’en réjouir, car Quimper est en train de perdre un temps considérable, quand d’autres bâtissent un avenir solide et durable..

Enfin, Nous avons hier soir entre camarades honoré notre ami et camarade Gérard Mével, conseiller régional hors pair et militant chevillé au corps. Rigueur, travail et valeurs de gauche en étendard, Gérard Mével est un modèle pour la jeunesse évoquée tout à l’heure.

Bref, ce matin, à gauche, tout commence à Quimper..

Bretagne rose, Pays brun…

Le scrutin d’hier est tout d’abord une défaite pour la démocratie. Dans un pays en état d’urgence, en crises multiples, une participation de la moitié seulement des électeurs traduit l’exaspération et la défiance vis-à-vis de la politique et l’absence de réponses. Un tel niveau de participation favorise mécaniquement le parti d’extrême droite, qui a capitalisé sur tous les arguments, sauf ceux relatifs à la région..

Pour autant, si l’on peut comprendre sur le champ des valeurs la stratégie d’une part et fustiger l’attitude antirépublicaine de Nicolas Sarkozy et de ses amis d’autre part, le désistement de nos listes dans certains endroits me semble une bien mauvaise stratégie.. Demander à nos camarades, nos amis, de voter pour Etrosi ou Bertrand.. Sachant que ce rassemblement peut ne pas suffire… Sachant que l’on perd donc une représentation démocratique de la gauche dans ces régions.. Sachant que de toute façon, défaite ou victoire, l’industrie Le Pen soit hurlera au complot soit se glorifiera d’avoir gagné seule.. Le remède pourrait s’avérer pire que le mal..

En Bretagne, c’est néanmoins une satisfaction qui prédomine pour les listes conduites par Jean-Yves Le Drian. Une liste qui s’appuie sur un bilan, une équipe, un projet et un homme solide, qui sait rassembler. Pour autant, chaque scrutin à son histoire, et dans la première circonscription, nous allons repartir en campagne de proximité dès ce Lundi, avec la volonté de rassembler l’ensemble des forces de gauche. Notamment face à une droite bretonne aussi dure que divisée et qui ne saura pas faire l’union des bretons dont notre région a besoin.

Enfin, sur Quimper, la gauche s’ancre clairement, et on ne peut que constater que depuis que Ludovic Jolivet est maire de cette ville, la droite sur Quimper perd toutes les élections (Européennes, départementales et régionales). Par ailleurs, nous démontrons également à gauche une capacité au rassemblement et au renouvellement, avec de la jeunesse et des nouveaux élus aux départementales, et deux nouveaux jeunes candidats Quimpérois avec Karim Ghachem et Mélanie Thomin, possiblement élus dimanche prochain. C’est un message encourageant pour l’avenir.

Définitivement, le clivage politique entre notre région et le reste du pays est saisissant. Nous vivons dans une sorte d’ilot de résistance, et l’adage départemental « tout commence en Finistère » n’aura jamais aussi bien porté son nom.

Familles de demain..

Le croquis ci dessous vu à un concours de dessin sur les familles d’hier, d’aujourd’hui et de demain.. Concours organisé par des travailleurs sociaux du Département ou se mélangent enfants confiés, suivis en prévention et enfants du personnel départemental.

Dessins dont une partie était pilotée en atelier avec les enfants par un bénéficiaire du RSA. Remarquable initiative avec aucune hiérarchie dans la relation entre les un-e-s et les autres. C’est un véritable engagement de service public qui a guidé les agents de la collectivité qui ont piloté cette action.

Action qui s’inscrit dans la nécessaire démocratisation de l’action sociale, qui permet de sortir l’espace d’un instant du cadre établi, ce qui peut être très payant car c’est la possibilité d’une relation égalitaire, au-delà des statuts.

Ce moment rappelle l’exposition actuelle à la maison du département sur les métiers du service public départemental. Les agents de la collectivité sont 4000 et représentent plus de 100 métiers, au service des finistériennes et finistériens.

Merci à toutes celles et ceux qui ont travaillé sur ce projet, qui correspond à un réel besoin de solidarité collective.

Le dessin ci-dessous est un message d’ouverture pour le moins intéressant à mettre en avant..

concours dessin

 

Porte à porte, le retour…

Comme nous l’avions annoncé lors des élections départementales, avec Isabelle ASSIH, ma collègue conseillère départementale, nous tenons à revenir vers les citoyens, en porte à porte, en dehors de toute campagne électorale pour échanger sur le département mais aussi sur tous les sujets que souhaiteront aborder celles et ceux que nous rencontrerons. Nous expliquerons nos premières actions, et les orientations qui les guident. Je martèle qu’être élu, c’est n’avoir que des devoirs, pas de droit. Et le premier devoir qui nous incombe est évidemment celui de la pédagogie. Certaines premières actions sont très concrètes et parfois pas toujours lisibles. A nous de les expliquer.

Ce lien direct avec les citoyens est pour nous indispensable à toute action politique. A ce titre,  à plusieurs moments de l’année, nous viendrons nous présenter ainsi aux habitan-t-e-s du canton. Il est clair que la confiance aux acteurs politiques, même locaux est aujourd’hui entamée. C’est donc à nous « d’aller vers », et non d’être attentistes. Il n’y a pas les élus d’une part et les électeurs d’autres part.. Il serait plus adapté de parler de citoyens et de leurs représentants. C’est aussi le sens de notre action sur les jours à venir.

Pour ces rencontres, nous tenons à disposition des plaquettes expliquant le fonctionnement du Conseil Départemental, ainsi que des cartes de visite. Si nous réitérerons cette action, en dehors de la période estivale, il nous semble comme une évidence d’aller rencontrer celles et ceux, qui pour différentes raisons ne partent pas en vacances.

A la rentrée, nous publierons une lettre d’information et au premier trimestre prochain, nous organiserons des réunions de compte rendu de mandat. Ainsi, nous serons présents cette semaine :

Ce matin au braden et Mercredi 29 le matin a penvillers.

La semaine prochaine :

Mardi 04 le matin au petit guelen. Mercredi 05 le matin à kerfeunteun.

 

La politique, c’est l’autre..

Hier matin, cérémonie du 08 mai particulièrement émouvante où fort d’une longue préparation sur l’art oratoire, les enfants de l’école Léon Blum ont lu des textes de l’union des anciens combattants, et l’ordre du jour du général De Gaulle et du général de Lattre de Tassigny, avec une fougue républicaine et une passion citoyenne qui a touché les adultes que nous étions. L’indispensable devoir de mémoire et la transmission générationnelle ont prédominé hier et permettent de se doter de quelques repères, savoir d’où on vient pour savoir où on va, et surtout rappeler vers où nous ne devons plus jamais aller.

C’est aussi l’occasion de saluer nos héros, ce qui ont dit non, qui ne se sont pas résignés  et qui au prix d’une jeunesse sacrifiée, d’une innocence assassinée se sont levés avec un infini courage afin de sanctuariser leur liberté et préserver notre honneur collectif. Honneur collectif tant entamé par celles et ceux qui, non contents de s’être soumis à l’occupant, ont mis en œuvre l’horreur avec zèle. La reconnaissance envers nos héros est d’autant plus évidente que bien malin celui qui pourrait dire aujourd’hui comment il se comporterait face à la terreur morale et la peur physique qu’ont eux-mêmes connues celles et ceux que l’on célèbre aujourd’hui.

Je suis toujours très fier d’assister à ces temps forts, empreints d’une rare solennité, précieuse en ces époques où trop souvent l’artifice et le superficiel règnent.

Dans la même idée, n’hésitez pas aujourd’hui à vous rendre dans les locaux d’Emmaüs à Quimper, dans le secteur de l’Hippodrome, pour une grande opération de vente au public.

Etre présent aux différents événements d’une cité doit non seulement être un devoir, mais aussi un plaisir pour celles et ceux qui prétendent à être des représentants politiques. Et j’avoue mon étonnement quand j’entends parfois des discours, y compris à gauche, qui la main sur le cœur, évoquent les tartes à la crème de « ouvrir les portes et les fenêtres », «de reconquérir le peuple de gauche » mais qui depuis des années, ne sont finalement jamais présents, ni de près, ni de loin à la rencontre des citoyens.

Les moments de congrès de nos organisations politiques sont fondateurs pour se doter d’un logiciel, d’un cap etc.. Mais c’est aussi parfois le lieu adéquat pour mesurer le fossé entre ceux qui disent et ceux qui font. La base de la politique locale est d’aimer l’autre, et non pas d’aimer les lignes, que l’on a soi-même écrites, qui se perdent dans l’abime des égos inutiles. L’art oratoire, le vrai, je l’ai entendu hier matin, de la bouche des enfants de la république.

A dimanche !!

On y est.. Depuis Décembre, avec Isabelle, nous sommes en campagne, presque tous les jours. Je le disais dans l’article précédent, nous avons enchaîné les rencontres, certaines inoubliables avec tant de citoyen-e-s.

Cette détermination doit aussi être de mise en dehors des campagnes électorales. Je retiens de cette expérience si riche que nous devrions être en campagne, quand nous ne sommes pas en campagne (…). Je demeure persuadé que la confiance peut encore être rétablie entre citoyen-e-s et élu-e-s, en passant notamment par la possibilité d’agir de l’élu local. D’ailleurs, nous ne devrions plus parler d’élus et d’électeurs, mais bel et bien de citoyens et de représentants.

Il ne faut pas se retrouver en lévitation permanente, mais bel et bien aimer l’autre, et vouloir essayer d’accompagner celle ou celui qui a une demande, un projet. Nous ne disons pas que nous réussirons tout, mais nous essaierons sans cesse. C’est notre crédo, car c’est notre tempérament, notre engagement. C’est ce que j’ai porté sur le sujet que l’on m’a confié quand j’ai pu le faire comme élu municipal, et la détermination sans faille d’Isabelle en fera une conseillère départementale d’une redoutable efficacité.

Un vrai binôme en campagne, un vrai binôme au conseil départemental. Une fois élu-e-s, nous ne disparaîtrons pas pendant 5 ans pour revenir ensuite se faire réélire. Nous ne demandons qu’à pouvoir le démontrer. Le renouveau des pratiques politiques est pour nous une exigence et une évidence.

Présents sur le terrain Quimpérois depuis tant d’années, nous vous demandons votre confiance. Confiance au bilan de l’action de Pierre Maille. Confiance en notre capacité d’action. Confiance en nos engagements de présence et de travail. Confiance en nous. Elle sera rendue, c’est notre engagement absolu.

Aux urnes Dimanche.

Amitiés Républicaines

https://www.youtube.com/watch?v=EoAlg_MZ6eo&feature=share