Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Un candidat, une vision, des propositions…

Le cœur de Brest battait hier soir au Vauban…

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin… Le candidat à la présidence de la république Benoit Hamon, dans sa conclusion s’est engagé à…  ne pas détenir la vérité.. Il nous a avoué ne pas avoir été frappé par la foudre divine pour devenir soudainement l’homme providentiel, le sauveur que la république attend et qui semble pourtant avoir pris un léger retard…

L’ensemble de son propos hier soir fait du bien au parti socialiste et fait du bien à la gauche.. Il fait du bien à la politique, car c’est aussi une reprise en main de l’élu, pour lutter contre un ordre établi qui nous envoie mécaniquement dans le mur, si le politique n’agit pas et subit l’écume des jours, les dogmes budgétaires, inventés sur un coin de table il y a maintenant de nombreuses années.

Benoit Hamon est cohérent pour une raison simple.. Il n’a pas dévié de ses valeurs depuis 20 ans.. C’est aussi pour cette raison que de l’ensemble des candidat-e-s à la primaire, et aussi en comparaison de ce qui à gauche ou plus ou moins à gauche, tentent une aventure individuelle, individualiste et égotique, il est le seul à présenter des propositions éminemment concrètes sur chaque sujet. La cohérence appelle à ne pas construire ses propositions au fil de l’eau…

Ce qui fut également remarquable tient au fait que Benoit Hamon a proposé une vision de la société, une nouvelle approche, une doctrine en somme, tout en déclinant les propositions précises qui vont avec.

En effet, il part du constat que notre unique horizon de croissance du PIB ne sert en réalité qu’une classe et qu’une caste, et que ce dogme budgétaire, comme d’autres règles édictées il y a longtemps et presque au hasard doit se substituer à une autre aspiration collective. Et notamment celle d’une conversion écologique de notre développement économique… Le FMI et l’OCDE qu’on ne peut taxer de gauchisme exacerbée ne disent pas autre chose..

Contrairement notamment au candidat star du système hors primaire qui à chaque pas a tous les médias nationaux sur son pallier.. Benoit Hamon ne prône pas l’émancipation par le travail.. Y compris au regard de l’état de la souffrance au travail de millions de Françaises et de Français dans notre pays.. en terme de pénibilité, de précarisation, de maladies professionnelles etc.. Le nier, c’est être hors réalité.. Le nier c’est faire partie intégrante du système..

Revenu universel, partage du travail, lutte contre le burn out, renforcement de l’économie solidaire, santé et environnement, redistribution des richesses, lutte contre les discriminations, police de proximité, service public de la petite enfance, sanctuarisation de l’éducation, solidarité européenne etc… Pour chacune de ses thématiques, et pour toutes les autres, le développement de Benoit Hamon est clair, précis et ancré à gauche. Nous aurons le loisir d’en débattre partout où il sera possible tout le mois de janvier..

Il y aura toujours un économiste pour vous expliquer que c’est irréalisable ou iconoclaste… Comme si nous étions figés dans un système qui s’autoalimente en permanence et qui ne produit au final que toujours plus de précarité.. Heureusement que ces grincheux n’avaient pas pignon sur rue au moment du Conseil National de la Résistance et de la création de la sécurité sociale pour poser cette sempiternelle question du « combien ça coûte ».. Même si là aussi, Benoit Hamon donne les réponses.

N’oubliez pas que voter à la primaire de gauche coûte deux fois moins cher que voter à celle de la droite, et c’est deux fois plus important. Installons à gauche une alternative solide, cohérente et claire face à une droite totale. Projet contre projet.. Seule alternative pour ne pas baisser les bras et éviter ce qui serait soi-disant inexorable en terme de second tour. Rien n’est écrit, tout demeure à construire.

Bilan réunion publique.

Un vrai moment vivifiant hier soir en terme de démocratie participative lors de notre première réunion publique de bilan de mandat avec Isabelle Assih. Nous avons échangé avec force et détail sur les projets en cours, ceux à venir, et de la politique publique en général.

La première bonne surprise fut pour nous la participation citoyenne, avec une trentaine de Quimpéroises et Quimpérois venus pour échanger, dotée d’une réelle appétence au débat.

Nous avons entre autre débattu des nouveaux périmètres des compétences du département, en convenant que le calendrier posé par le législateur n’a pas eu pour effet de nous simplifier la tâche, en laissant peu de temps après les scrutins départementaux et régionaux pour travailler sur les transferts de compétence, avec pourtant des décisions clefs à prendre comme par exemple la question portuaire..

Le RSA dans sa dimension droits et devoirs a aussi suscité du débat où nous avons pu faire tomber certaines caricatures, entre la nécessaire humanité qui doit guider nos choix, mais aussi notre sens des responsabilités sur la gestion de l’argent public. L’idée étant de travailler sur la remobilisation, dans l’intérêt du bénéficiaire et dans celui de la collectivité.

Nous avons salué le travail des agents du département, sur des missions parfois méconnues, mais pourtant indispensables au maintien de missions essentielles de solidarité en proximité.

Un sujet, qui à mon sens est un enjeu prioritaire et d’avenir a occupé un espace important. Celui relatif à la démocratie participative. En effet, je suis convaincu que les politiques sont aujourd’hui.. détestés.. Pas personnellement bien sûr, mais pour ce qu’ils représentent.. Nous sommes un pays qui a tué ses rois.. Qui dit que dans 50 ans, le système des partis politiques sera toujours le modèle.. Pourtant, il existe aussi en la matière de nombreuses caricatures, avec un « politique bashing » permanent parfois un peu facile. Avec Isabelle, nous avons évoqué la réhabilitation de la notion d’engagement, y compris en politique, mais avec un besoin de rénovation en profondeur de nos fonctionnements.. A commencer très certainement par généraliser des réunions comme hier soir..

Enfin, des citoyens s’interrogeaient également sur notre fonctionnement en binôme après le scrutin. Si nous avons des personnalités différentes, et que nous investissons des dossiers qui ne sont pas forcément les mêmes, nous avons réaffirmé avec Isabelle notre parfaite entente, et notre détermination à continuer à fonctionner conjointement car élus sur le même territoire. J’en profite pour saluer le travail acharné de ma collègue binôme sur de nombreux dossiers avec un investissement  qui ne se voit pas toujours, mais pourtant si utile à la collectivité.

Rendez-vous Lundi à Ergué Armel pour un nouveau RDV citoyen s’annonçant passionnant également.

Porte à porte, le retour…

Comme nous l’avions annoncé lors des élections départementales, avec Isabelle ASSIH, ma collègue conseillère départementale, nous tenons à revenir vers les citoyens, en porte à porte, en dehors de toute campagne électorale pour échanger sur le département mais aussi sur tous les sujets que souhaiteront aborder celles et ceux que nous rencontrerons. Nous expliquerons nos premières actions, et les orientations qui les guident. Je martèle qu’être élu, c’est n’avoir que des devoirs, pas de droit. Et le premier devoir qui nous incombe est évidemment celui de la pédagogie. Certaines premières actions sont très concrètes et parfois pas toujours lisibles. A nous de les expliquer.

Ce lien direct avec les citoyens est pour nous indispensable à toute action politique. A ce titre,  à plusieurs moments de l’année, nous viendrons nous présenter ainsi aux habitan-t-e-s du canton. Il est clair que la confiance aux acteurs politiques, même locaux est aujourd’hui entamée. C’est donc à nous « d’aller vers », et non d’être attentistes. Il n’y a pas les élus d’une part et les électeurs d’autres part.. Il serait plus adapté de parler de citoyens et de leurs représentants. C’est aussi le sens de notre action sur les jours à venir.

Pour ces rencontres, nous tenons à disposition des plaquettes expliquant le fonctionnement du Conseil Départemental, ainsi que des cartes de visite. Si nous réitérerons cette action, en dehors de la période estivale, il nous semble comme une évidence d’aller rencontrer celles et ceux, qui pour différentes raisons ne partent pas en vacances.

A la rentrée, nous publierons une lettre d’information et au premier trimestre prochain, nous organiserons des réunions de compte rendu de mandat. Ainsi, nous serons présents cette semaine :

Ce matin au braden et Mercredi 29 le matin a penvillers.

La semaine prochaine :

Mardi 04 le matin au petit guelen. Mercredi 05 le matin à kerfeunteun.

 

La politique, c’est l’autre..

Hier matin, cérémonie du 08 mai particulièrement émouvante où fort d’une longue préparation sur l’art oratoire, les enfants de l’école Léon Blum ont lu des textes de l’union des anciens combattants, et l’ordre du jour du général De Gaulle et du général de Lattre de Tassigny, avec une fougue républicaine et une passion citoyenne qui a touché les adultes que nous étions. L’indispensable devoir de mémoire et la transmission générationnelle ont prédominé hier et permettent de se doter de quelques repères, savoir d’où on vient pour savoir où on va, et surtout rappeler vers où nous ne devons plus jamais aller.

C’est aussi l’occasion de saluer nos héros, ce qui ont dit non, qui ne se sont pas résignés  et qui au prix d’une jeunesse sacrifiée, d’une innocence assassinée se sont levés avec un infini courage afin de sanctuariser leur liberté et préserver notre honneur collectif. Honneur collectif tant entamé par celles et ceux qui, non contents de s’être soumis à l’occupant, ont mis en œuvre l’horreur avec zèle. La reconnaissance envers nos héros est d’autant plus évidente que bien malin celui qui pourrait dire aujourd’hui comment il se comporterait face à la terreur morale et la peur physique qu’ont eux-mêmes connues celles et ceux que l’on célèbre aujourd’hui.

Je suis toujours très fier d’assister à ces temps forts, empreints d’une rare solennité, précieuse en ces époques où trop souvent l’artifice et le superficiel règnent.

Dans la même idée, n’hésitez pas aujourd’hui à vous rendre dans les locaux d’Emmaüs à Quimper, dans le secteur de l’Hippodrome, pour une grande opération de vente au public.

Etre présent aux différents événements d’une cité doit non seulement être un devoir, mais aussi un plaisir pour celles et ceux qui prétendent à être des représentants politiques. Et j’avoue mon étonnement quand j’entends parfois des discours, y compris à gauche, qui la main sur le cœur, évoquent les tartes à la crème de « ouvrir les portes et les fenêtres », «de reconquérir le peuple de gauche » mais qui depuis des années, ne sont finalement jamais présents, ni de près, ni de loin à la rencontre des citoyens.

Les moments de congrès de nos organisations politiques sont fondateurs pour se doter d’un logiciel, d’un cap etc.. Mais c’est aussi parfois le lieu adéquat pour mesurer le fossé entre ceux qui disent et ceux qui font. La base de la politique locale est d’aimer l’autre, et non pas d’aimer les lignes, que l’on a soi-même écrites, qui se perdent dans l’abime des égos inutiles. L’art oratoire, le vrai, je l’ai entendu hier matin, de la bouche des enfants de la république.

FAIRE de la politique..

Depuis de nombreux mois, j’entends de plus en plus : « moi, je fais pas de politique ». Y compris dans la bouche d’élus locaux, qui se persuadent en se donnant bonne conscience de ne pas faire partie de ce gang des pestiférés, coupable de tous les maux.

C’est quelque peu facile, pour ne pas dire un tantinet lâche de se désolidariser d’un statut qui est tant jeté en pâture aujourd’hui. Agir ainsi contribue d’ailleurs pleinement à cette haine féroce. Comme si « ne pas faire de politique » donnait immédiatement un blanc-seing et un passeport de respectabilité au-dessus de tout soupçon.

Consciemment, c’est surtout une défausse sémantique simpliste, car au sens étymologique du terme, participer à une action politique revient à participer à l’organisation de la société. Rien d’infamant donc.  Ne pas être politicien, ça c’est autre chose.

Tant que notre société fonctionnera ainsi, il faudra toujours des femmes et des hommes qui s’engagent. Un jour, peut-être, nous changerons de cadre, mais pour le moment dans une société si fragilisée, tenir le comportement décrit ci-dessus ne sert qu’à inutilement souffler sur les braises. Même s’il serait mensonger de nier que parfois, l’appartenance à une organisation politique peut participer à une absence de liberté ou comme le dessinait Cabu : « un homme de parti est une partie d’hommes ».

Pour autant, le meilleur changement de cadre possible me semble devoir s’incarner par le renouvellement, le rajeunissement et donc le renouveau dans les pratiques ; plus particulièrement au niveau local, afin de renouer cette confiance entre citoyens et élus. Les citoyens doivent savoir qu’ils peuvent devenir élus, et les élus ne pas oublier qu’ils sont des citoyens. Cette déhiérarchisation doit être la donne pour ne pas que les élus ne touchent plus terre mais pour que précisément ils soient des élus citoyens, car des citoyens élus.

Le minimum pour un-e- élu-e- doit être de se battre pour ses dossier, alors que certain-e-s d’entre eux ne donnent leur maximum que pour être ré-élu-e-s.. C’est aussi ce qui contribue au légitime ras le bol civique de nombre de citoyens. Alors, que quand on se bat pour son dossier, tout simplement : … il avance et l’on obtient des résultats, et c’est donc là que l’on « fait de la politique », vu que l’on contribue à l’organisation de la société. Il y a ceux qui siègent et il y a ceux qui se lèvent.. « Choisis ton camp camarade », comme aurait aimé Robert De Jouvenel qui nous disait : « Un sénateur, c’est un député qui s’obstine ».

La haine du politique permet aussi à certains fossoyeurs d’occuper les têtes de gondoles, comme Eric Zemmour, sorte de caution intellectuelle de la bêtise contemporaine haineuse et hideuse, basée sur le rejet de la différence et donc le culte du soi, du lecteur, meilleur que les autres et bien sur irréprochable.. On lit Zemmour comme l’on va à Confesse, se débarrassant de ses propres démons, à la différence qu’avec ce « penseur de la haine », on  pense que seuls les autres sont les fautifs, c’est se mentir à soi-même mais tellement flatteur.

En 2015, j’assume, je ferai de la politique, mais uniquement celle que j’aime, celle qui fait grandir, celle qui émancipe et surtout celle qui est concrète et au service quotidien de celles et ceux à qui l’on demande des suffrages. C’est un juste retour des choses, une leçon d’humilité permanente et surtout un devoir absolu qui permet d’apporter son modeste caillou à l’édifice.

Privés de parole !!!!

Déni de démocratie ce soir au conseil municipal de Quimper. En effet, Ludovic Jolivet, après avoir ouvert lui même un débat sur la réduction des dotations de l’état aux collectivités(à travers un voeu qu’il a retiré de l’ordre du jour du conseil municipal) refuse de donner la parole a l’opposition.

Après une première interruption de séance de notre groupe d’opposition, il rééditera son refus..

Privés de parole, nous ne pouvons que quitter la séance.

La démocratie est foulée au pied par le maire de Quimper qui a confondu autorité et autoritarisme.. Avec une rare agressivité, il a demandé à Gilbert Gramoullé de fermer… son micro, faisant ici penser à la citation de Jean-Louis BARRAULT : « La dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours ».. 

Au delà de nos personnes et de nos électeurs, c’est par la même l ensemble des Quimpérois-e-s qui est pris en otage de ce déni de démocratie.

Ses premiers mots de maire furent : « je ne suis pas sectaire« .. On peut donc légitimement ce soir se poser la question

Sans doute gêné de cette erreur jamais vu à Quimper, la maire a révélé là son vrai visage. Il ne pourra ensuite que minimiser en évoquant un incident que nous aurions provoqué car nous n’avions rien à dire au conseil. Il nous connaît mal, et tente de masquer sa faute par cette sortie aussi prévisible que mensongère. Nous n’avions pas d’autre choix que de sortir puisque nous avons été privé de parole, mais voilà Monsieur le Maire ci dessous à quel point je n’avais rien préparé ce soir, et ce que vous auriez entendu « entre autre » :

« Je dois d’abord admettre ma surprise devant un rapport aussi politisé et partisan sur sa première page. Il est même assez déconcertant au regard de termes utilisés, au-delà de ce que chacun peut penser des TAP de demander à des fonctionnaires municipaux de rédiger un tract électoral plus qu’une délibération. Je n’avais pour ma part, même si je n’ai l’expérience que d’un mandat précédemment jamais vu ça. Et je formule le vœu (peut-être pieu) que dans un rapport officiel, de telles méthodes ne soient pas généralisées.

Pour les TAP, finalement, vous continuez exactement sur les modalités précédentes, à savoir un diagnostic par école et des concertations qui mènent à des expérimentations, décidées par les conseils d’école, lieu de débats et de prises de décisions. Par école, en effet, il était offert la possibilité de travailler sur les scénarios d’une heure 30, de trois fois une heure etc..

En tout cas, force est de constater que le cimetière des promesses électorales non tenues s’agrandit de jours en jours (à tel point qu’il va falloir sans doute mettre en place un compteur)

–           Rythmes scolaires : pas de pause comme promis, mais on continue ce qui se faisait avant, en l’enrobant un peu différemment et en s’octroyant les mérites de l’apaisement. Premier abandon de promesses donc.

–           Plateforme jeunesse : abandon pur et simple

–           Salle multisports : début d’abandon

–           Politique de transports : « on verra »

–           Projet Educatif local : « on rationalise »

–           Subvention aux associations d’aide aux personnes étrangères : ajournement sans explication

Le maire de Quimper reconnaît d’une part que la ville fut bien gérée et martèle d’autre part que le gouvernement a tant baissé les dotations aux collectivités, avec une logique de 50 milliards d’économie qu’il n’a plus de marges de manœuvre.. Pour les amis UMP de Monsieur JOLIVET, c’est 130 milliards d’économie qui serait nécessaire.. Qu’en serait-il alors …

Entre ce cimetière de promesses non tenues et les « on verra » permanents, difficile de savoir où va votre majorité. Mais je vous l’accorde, il vous reste la communication que vous maîtrisez là pour le coup très bien. » 

Réaction à l’appel au non vote !!

Je fais part de ma consternation à la lecture de l’appel de trois organisations dites d’extrême gauche (dont je préfère taire le nom), pour inciter les citoyens à ne pas participer au scrutin Européen de Dimanche prochain.

Le droit de vote est une longue histoire internationale. En France, il a succédé au suffrage censitaire et a continué son évolution, qui n’est souhaitons le pas terminée. Il en aura fallu des hautes luttes de grand-e-s citoyen-e-s du monde pour mettre en place le vote des hommes et des femmes.

Il est l’expression de la démocratie, qui pour paraphraser la pensée Churchillienne est « le pire des régimes à l’exception de tous les autres ». Refuser la démocratie, c’est fatalement le début de la dictature.

La liberté est totale de considérer que l’union européenne est une construction illégitime, une mascarade, ou « qu’elle est le fruit d’une construction néolibérale » comme l’affirment les trois mouvements en questions. Mais il me semble qu’avec 25 listes en présence, ou le vote blanc, le spectre est suffisamment large pour précisément contester le modèle européen. De nombreuses forces en présence s’en revendiquent d’ailleurs.

Un tel appel confine à nier notre histoire collective, à refuser le progrès toujours possible et dénote de l’irresponsabilité la plus totale. J’ai ici une pensée pour celles et ceux qui partout dans le monde tombent sous les balles en revendiquant la possibilité de glisser un bulletin dans une urne.

L’union Européenne est trop souvent un outil du libéralisme à tout crin, je partage pleinement ce constat. Elle est dirigée sans âme par une droite qui préfère aider la banque qui étouffe le chômeur plutôt que l’inverse, et qui ne parle plus qu’en milliards.

Mais je n’abandonne pas mes rêves d’une Europe des peuples, qui permet l’émancipation de celles et ceux qui souffrent le plus, qui lutte activement contre le chômage massif, notamment des jeunes, par l’arrêt des cadeaux aux banques, la fin du dumping social, l’instauration d’un SMIC Européen, le paiement des impôts là où les bénéfices sont réalisés etc…

Ne pas proposer autre chose que la non participation au scrutin est une insulte à nos anciens, et un risque pour nos enfants. Comment ne pas conclure sur cette citation de Lincoln qui disait « un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil ».

Le Pen, un vote dangereux et inutile…

Hier, belle matinée de campagne Européenne sur Quimper, où la droite locale brillait d’ailleurs par son absence, avec juste un militant présent, à une semaine d’une élection majeure… Étonnant. Sans doute qu’à Paris comme à Quimper, au sein de l’UMP, personne n’est d’accord sur une vision commune de l’Europe. Je continue toujours à m’interroger, si près du scrutin, sur le choix du principal soutien de Jean François Copé sur Quimper quant au futur président de la commission européenne.

Hier après-midi, devant un « discours » lénifiant de Madame Le Pen, présidente du premier parti d’extrême droite française. Définitivement, le front national est :

Le Parti de la haine. Car comment ne pas comprendre la désespérance, la souffrance, le sentiment de mépris que ressentent tant de nos concitoyens. Mais les diatribes anti-immigration ; L’absence de discours sur des valeurs universelles ; L’absence de mots sur la lutte contre les atrocités de la guerre que nous avons connues sur notre continent ; La connivence avec des groupuscules les plus dangereux d’extrême droite sur l’ensemble de l’Europe.. Tout ça ne doit pas trouver tant d’écho dans notre pays.

Le parti du mensonge. Contrairement à leurs fausses affirmations, l’inflation avant l’Euro atteignait des niveaux record. La fin de l’Euro et la déflation généreraient des millions de chômeurs en quelques semaines, sauf pour les auto-proclamés économistes sympathisants de la cause identitaire. Enfin, l’immigration est moins forte en France que chez la plupart de nos voisins Européens, et ce qu’elle rapporte est supérieur à ce qu’elle coûte selon des chercheurs de l’université de Lille (60 Milliards contre 48 Milliards)

Le parti du vide : Pendant le discours d’hier, très court en temps, nourri d’incantations, de petites phrases, de jeux de mots douteux et à la limite de la vulgarité parfois, il est possible de décompter… zéro proposition, et un maximum de boucs-émissaires. En particulier, rien sur la jeunesse d’Europe.

Le parti de l’incompétence : Votez pour le front national, c’est une forme de financement d’emplois fictifs, grassement rémunérés, au regard du rendement des nationalistes français sur les bancs Européens. Ils ne participent pas aux travaux législatifs, ni à la commission, ni dans les groupes de travail. La fille de Jean Marie Le Pen fustige la loi sur les travailleurs détachés et le lendemain ne vote pas contre, mais s’abstient… Le père de Marine Le Pen a voté lui contre une loi proposant l’éradication de la torture.. Bref, soit ils ne sont pas là, où du moins sont suffisamment présents pour toucher le chèque de 6200 Euros mensuels (sans parler des autres indemnités), soit ils votent n’importe quoi. Madame Le Pen est plus que jamais la candidate du système qu’elle dénonce. Voter Front National, c’est voter inutile.

C’est donc le néant nationaliste, qui prospère grâce au rejet de la politique Européenne incarnée par une droite qui la gère sans âme et qui peut se féliciter d’avoir trouvé son idiot utile dans le front national. Face à ce vote inutile, Une candidate ancrée à gauche : Isabelle Thomas, un futur président de la commission qui parle simple et vrai tout en maintenant le débat à un haut niveau : Martin Schulz. Contre le dumping social, les cadeaux aux banques, et en travaillant au quotidien pour la jeunesse.  

Nous ne pouvons que craindre le pire dimanche 25 Mai… Au delà de notre score… Mais surtout si le nationalisme triomphe car comme le disait Romain Gary : « le patriotisme, c’est l’amour des siens. Le nationalisme c’est la haine des autres ».

Troubles de l’élection..

Dans les semaines qui viennent, le Parti Socialiste de Quimper et le Mouvement des Jeunes Socialistes vont aller au devant des Quimpéroises et Quimpérois dans le cadre d’une campagne d’inscription sur les listes électorales. Au regard bien entendu des scrutins à venir en 2014

Nous nous déploierons en nombre dans les quartiers les plus récents de la ville, où potentiellement se trouvent un certain nombre d’électeurs mal inscrits ou non inscrits.

C’est donc une campagne civique et pédagogique que nous allons mener. Il est par ailleurs étonnant de noter que si nous en avons pris l’habitude depuis de nombreuses années, nous sommes très souvent la seule organisation politique à développer cette action citoyenne et démocratique.

Il est évident qu’au delà de ce devoir de pédagogie que nous honorons ici, il s’agira également de se tenir à disposition des habitant-e-s que nous rencontrerons afin d’échanger sur de nombreux sujets, allant du local, au national, en passant souhaitons le par l’Européen.

Lincoln disait : « un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil« . Il a encore plus raison aujourd’hui qu’hier, dans une époque où quand l’espoir se fait rare, le vote ne paraît plus comme une solution.

C’est à mon sens précisément le contraire, y compris sur des scrutins locaux, où la politique est partout et permet de concrètement déployer nombre d’actions au service de la population.

Pour exemple, hier encore, se tenait la commission intercommunale d’accessibilité à Quimper, où même si beaucoup reste à faire, nous avons pu constater qu’en matière de transports et de bâtiments, les progrès sont importants pour les personnes en situation de handicap.

Je note qu’à ce sujet, le dossier était vide à notre arrivée en 2008, ce qui atteste bien du fait que le vote permet de choisir les orientations politiques que l’on pense importantes pour sa ville, son pays, son continent.

Car voter, c’est écrire l’histoire, ou une fois n’est pas coutume, je citerai Jacques Chirac : « le droit de vote, ce n’est pas l’expression d’une humeur, c’est une décision à l’égard de son pays, à l’égard de ses enfants ».