Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Un vendredi soir au Novomax..

Très belle soirée avec mon ami Gilbert Gramoullé vendredi soir au Novomax avec notamment Octave Noir et Radio Elvis qui se sont produits dans une salle comble et ravie.

Octave Noir, pour leur première production scénique a rendu une copie parfaite, dans un registre psychédélique et éléctro, proposant une sensibilité à fleur de peau. De nombreuses influences les guident, et c’était notamment comme si le mythique groupe « Ange » s’était mit à l’éléctro et s’était produit vendredi soir. Un très beau voyage..

Radio Elvis.. Que d’énergie et de talent.. Du Rock glamour et millimétré où les trois artistes se donnent à cœur joie nous embarquant dans de vrais moments de bravoure où ils se donnent à fond, tirant le meilleur de leurs instruments respectifs. Avec un  chanteur ultra charismatique, aux textes profonds et recherchés. Ils mériteraient largement, par exemple de jouer dans un festival du côté du centre Finistère cet été…

Un grand bravo à l’équipe des Polarités, qui a fait du Novomax un objet vivant, un lieu de vie du matin au soir, où la jeune scène peut faire ses gammes, jouer, enregistrer, se chercher, parfois se produire. Une vraie ruche qui s’ouvre à de nombreux autres univers artistiques et qui ne se cantonne pas dans le cliché du Punk à chien !!

A l’image du public présent vendredi soir, un véritable métissage et brassage social et générationnel qui se côtoie.

Au cœur de ville, le Novomax est un écrin  qui se fond dans son décor naturel et urbain et qui ouvre le champ de tous les possibles.

Bravo à Gilbert Gramoullé, qui en tant qu’adjoint à la culture lors du mandat municipal précédent a œuvré et même bien plus que ça, pour que ce lieu émerge et soit ouvert sur Quimper et le monde. Le pari est pleinement réussi, grâce à la co-construction en lien avec les polarités.

La culture n’est pas une histoire d’injonctions du « payeur ».. , qui par ailleurs sont souvent plusieurs.. Mais il s’agit bel et bien d’un portage commun, de désaccords parfois sur les contenus, mais c’est toute la nuance, elle est de taille, entre la co-construction et la commande unilatérale.. Une fois le terrain d’entente trouvé, c’est la question de la confiance qui s’engage, puis celle de l’évaluation. Il s’agit de la rencontre entre le bon usage de l’argent public et l’offre culturelle proposée aux habitant-e-s d’un territoire. Et imaginer que les contenus doivent être guidés par ce que l’on pense soi même comme étant la vérité, penser unilatéralement être le patron et ainsi tout décider, au delà de la dérive autoritariste et dictatoriale est un non sens qui n’a aucun avenir..

A presque un an des effroyables assassinats du 13 Novembre, où nous étions d’ailleurs au Novomax pour son inauguration, c’était une fierté d’être présent à ces concerts, où il n’est question finalement que de lien social du quotidien.

Le Flou artistique…

Le dénouement hier du débat en conseil municipal sur le centre d’art contemporain ressemble à un saisissant mépris et à une bien mauvaise plaisanterie envers les acteurs culturels concernés. Suite aux prises de parole de l’opposition, ils ont laissé entendre que la porte demeurait ouverte, pour au dernier moment annoncer le maintien du désengagement. Le maire botte en touche en pensant mettre zéro euro dans une structure hébergée à Quimper mais en demandant aux autres partenaires une rallonge budgétaire !! Comble de mauvaise foi pour essayer de préserver un semblant de majorité, tant elle est fracturée sur la question, et gagnant du temps avant l’été. Le flou artistique complet.. c’est malheureusement le cas de le dire..

Mais une fois de plus, il se trompe car hier ce fut le vœu que nous avons défendu avec tous les collègues de l’opposition, mais demain nous ne lâcherons rien politiquement, pour continuer à faire vivre la diversité culturelle à Quimper.

Ci dessous, le texte de mon intervention d’hier soir :

« Monsieur Le Maire, Mesdames et messieurs les élu-e-s, chers collègues.

Votre décision M. Le Maire d’arrêter la subvention au centre d’art contemporain est particulièrement brutale…

Brutale car sans aucune autre forme de débat, vous mettez donc fin à la vie du quartier.

Brutale car les 8 salariés Quimpérois au chômage l’apprennent… par la presse…

Brutale car au départ c’était 15 % de moins par an.. Puis a été évoqué la fusion avec l’école d’art, et en quelques jours, la prise de décision de stopper la subvention

Brutale car Teatr Piba Très Tôt Théâtre, les polarités, l’odyssée des mots, l’art contemporain, je cite « vous n’aimez pas », ou « c’est du bruit pas du son », ou encore « je vais donner des consignes »… Il est clair que guider une politique par des choix purement personnels.. Ressemble davantage au fait du monarque et empêche la diversité culturelle..

Sur l’argument budgétaire, une autre lecture est possible… Brigitte l’évoquera au compte administratif.. Mais un seul exemple.. Sur la politique culturelle, la région, avec les mêmes contraintes a augmenté son budget pour la culture. Le département, avec bien plus de contrainte car il verse d’importantes prestations, maintient son budget culture.. C’est donc un choix éminemment politique et éminemment idéologique

Car la culture devient trop souvent la variable d’ajustement d’une politique municipale. Quimper, Perpignan, Avignon, Chalons Sur Saone, et dans le lot il y en a une de gauche… L’objet de notre débat n’est pas politicien.. Alors que la culture, à l’échelle d’une ville ou d’une agglomération doit justement être pensée non pas comme une charge mais comme un levier d’émancipation.. Je suis persuadé, et ça n’engage peut être que moi… Qu’une politique culturelle doit avoir l’ambition d’éviter l’entre soi, pour faire en sorte que  les publics dit « éloignés » aient aussi accès à la vie culturelle, dans sa diversité.

La place de l’art au plus proche des citoyens, doit continuer à structurer notre action. La culture populaire c’est la culture pour chacun. C’est en fait ce que Antoine Vitez, quand il dirigeait le théâtre Chaillot en 81 appelait « L’élitisme pour tous »… sans renoncer aux exigences des créations… Mais bien en allant vers…

La création en général, qu’il s’agisse du théâtre, de la danse, de la musique, de l’art contemporain est un défi essentiel face au rouleau compresseur cathodique de la simplification et de l’immédiateté..

C’est apprendre l’altérité et c’est bousculer nos conventions, nos certitudes..

La culture n’est pas autre chose qu’un investissement, au même titre que l’éducation.. Je partage cette affirmation avec votre ami Alain Juppé…

Demain sur Quimper, si vous maintenez votre décision, les jeunes générations d’artistes investiront d’autres lieux.. Plus au Nord… C’est l’arroseur arrosé pour le maire de Quimper qui organise lui-même la fuite vers Brest…

Car ce lieu culturel avait la force de sa liberté, et offrait des alternatives. Le débat est bien celui de la diversité culturelle, garante de liberté, porteuse d’espoir, et créatrice d’une génération de citoyens qui n’abandonne pas.. « Cette métamorphose la plus profonde de l’être humain » comme dirait Malraux ..

Il y a aujourd’hui dans des greniers les chefs d’œuvre inconnus de demain.. Picasso, Gauguin et Van Gogh, en savent quelque chose..

Quelques propositions : relancer le processus de discussion, vous y êtes invité par Marc Bécam, vous avez de meilleures perspectives budgétaires pour 2017, avec une baisse de DGF divisée par 2.. Avec les 120 000 Euros proposés par le ministère. Passez les équipements culturels à l’échelon communautaire avec la force du Pays Glakik et de l’Arthémuse, travaillez avec Brest à une solution mutualisée. La politique ce sont des choix. Je ne fais que poser la question : vaut-il mieux stationner 1H00 ou 1H30 de plus… plutôt que de priver nos enfants demain de l’accès à une forme de culture ? C’est une question de vision d’avenir ou pas de notre société.. C’est le besoin immédiat face à l’intérêt général..

La petite économie comptable d’aujourd’hui peut devenir le grand appauvrissement politique de demain.

Alors, pour conclure, Mesdames et messieurs de la majorité : COURAGE, ce n’est pas courage fuyez, mais courage ASSUMEZ !!!

Pensez à nouveau à Malraux, qui en 2 phrases répondait à son premier ministre lui donnant une note de cadrage qui devait saper la politique culturelle.. en 2 Phrases : « Je n’ai  pas beaucoup aimer votre courrier.. Veuillez m’en écrire un autre… »…

Alain, je crois que tu n’es pas d’accord avec ce qui se passe.. Ce n’est pas trop tard.. Mais il n’y a que les combats que l’on ne mène pas qui sont perdus d’avance !! Aujourd’hui le Quartier, demain ART4CONTEXT, après-demain, à qui le tour ?

Mesdames et messieurs de la majorité, ce n’est pour le moment que le bureau municipal qui en quelques minutes a décidé de rayer 25 ans d’histoire. La décision vous revient, c’est ça être élu !!! Je vous demande donc Solennellement de ne pas participer à cette erreur historique pour notre ville..  Ce n’est pas une raison économique donc il est encore temps..

Proposez nous ce soir une porte de sortie. Tout le monde peut se tromper, c’est un geste fort de reconnaître ses erreurs.. Ne soyez pas sectaire comme vous l’aviez
indiqué pour votre première phrase de maire… »

 

Goéland.. Mon amour..

Ci-dessous, mon discours lu lors de l’inauguration du festival du Goéland Masqué. Il est un peu long certes, mais aujourd’hui c’est férié, il y a le temps… J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire et à le dire..

« Merci pour cette invitation. C’est pour le Conseil Départemental du Finistère un plaisir d’être à vos côtés pour ce 16 ème festival… 16 ans, un âge de tous les possibles, celui de l’insouciance et parfois de l’inconscience.. En tout cas, un âge où on s’interdit peu de choses… Ce qui, je trouve caractérise bien l’état d’esprit du Goéland.

L’an dernier, juste avant de faire le discours inaugural, j’ai notamment fait la connaissance de Jean Bernard Pouy.. On m’en avait un peu parlé avant… Et on ne m’avait pas menti…

En effet, l’an dernier, juste avant le discours, Jean-Bernard Pouy vient vers moi et me demande, un tantinet goguenard : « Alors, c’est vous le député-maire ? »… Je lui réponds : « Je ne suis ni député, ni maire ».. Mais alors, « vous êtes de quel bord ? ».. Réponse : « de gauche ».. Et lui : « Mais quelle gauche ? »… Vient alors le moment du discours, sauvé que je fus de répondre à une question à laquelle, encore aujourd’hui plus qu’hier, il est compliqué de répondre..

Je lisais Jeudi dans la presse ce que disait le président, Roger Hélias : « Avec Jean-Bernard Pouy, on ne sait jamais sur quel pied danser, entre sincérité et ironie ».. Je valide l’affirmation… En un échange de quelques secondes l’an dernier, il m’a fait passer d’innombrables messages, aussi justes qu’existentiels. La force, la férocité et la sensibilité de celui qui a écrit quelques 115 romans noirs, et 350 nouvelles..

Le décor était planté. Je comprenais là que le festival du goéland masqué fonctionne entre autre sur deux principes, aussi indispensables qu’ils se raréfient dans la période : la liberté, et l’irrévérence..  C’est un de vos secrets et même un de vos trésors, gardez le précieusement..

D’autant plus, j’ai développé un lien fort avec le festival, presque charnel.. Sans parler d’une forme de zoophilie littéraire avec le goéland, je ne pensais pas un jour tomber amoureux d’un palmipède.. De quoi mettre au chômage son psychiatre..

vous avez eu en effet la folie de m’octroyer lors du dernier concours du goéland croqué le prix humour noir pour un modeste texte nommé plume de sang.. (d’ailleurs s’il y a des éditeurs dans l’assistance, je suis prêt à travailler sur la suite des aventures de Thérèse Leduc, qui éviscère ces victimes à la petite cuillère..). Je précise de suite aux esprits chagrins que le concours était anonyme, et que si notre relation est charnelle… elle n’est pas tarifée.. Vous ne m’avez pas donné ce prix pour être sûr de percevoir la subvention du conseil départemental…. Enfin j’espère.. Je conclurai à ce sujet…

Délivrer un pris à des amateurs, c’est aussi ça le goéland, cette bienveillance, cette attention à l’autre, je l’ai vécu de près.. Donc « merci pour ce moment »… Comme dirait… comme dirait.

Mais plus institutionnellement parlant, ce qui nous plait le plus dans votre démarche, c’est que vous êtes presque visionnaire… Un goéland extra lucide, aussi bien en un mot qu’en deux… Car, je l’ai dis l’an dernier, je le redis cette année, depuis déjà longtemps, vous avez placé la solidarité et la cohésion sociale au cœur de votre action d’éducation populaire…

En effet, vous intervenez à l’EPHAD de Menez Kergoff, vous multipliez les activités scolaires, vous organisez les rencontres au bistrot. L’ensemble de ces actions permet la rupture de l’isolement, et favorise la culture pour tous. C’est pour nous au conseil départemental constitutionnel et intrinsèque à ce que devrait être chaque velléité d’une association qui se veut porteuse d’une volonté d’éducation populaire. Car c’est ce que vous faites, en réhabilitant auprès de toutes et tous la lettre, le mot, la phrase et le livre…

Au Goéland Masqué, vous avez donc tout compris, car de surcroît votre action s’inscrit aussi dans ce que j’appellerai une forme de résistance contemporaine… Résistance face à un fléau qui a franchi les portes de la cité.. Fléau cathodique, fléau numérique, fléau médiatique, et fléau qui est devenu universel, et qui s’appelle l’immédiateté…

En son nom, s’opère un crime quotidien, celui de la simplification, du jetable, de l’analyse primitive en surface… Vous, vous prenez le temps de vous arrêter, sur les lettres, sur les mots, sur les phrases, sur les livres… Vous nous parlez donc de l’essentiel, de l’existence dans la richesse de sa complexité, à travers l’inspiration des auteurs artistes.. Lire un livre est un moment d’intimité, un moment de grâce et une véritable plongée introspective dans ce qu’il y a de plus vrai en chacun d’entre nous.. Lire un livre est un acte infini d’humanité.. Car oui, le polar est le révélateur de l’âme humaine par excellence.. Il va chercher les tréfonds des viles mais aussi géniales pensées et fantasmes..

Il faut en effet se battre au quotidien pour que le lecteur ne soit pas, comme dirait Jean Bernard Pouy « une espèce en voie de disparition ». Ce combat est le votre, c’est celui de l’émancipation.. Le thème cette année étant le polar et le rock, je n’ai pu m’empêcher une analogie… Le Goéland masqué est au polar, ce que « Stairway To Heaven » de Led Zepplin est au Rock.. Indispensable et éternel..

Pour conclure, je vous livre un petit texte hommage au goéland qui n’a pas été primé cette fois ci, et qui démontre que notre relation n’est donc pas tarifée..

« Le Goeland masqué se gèle les gaules dans sa geaule palmé. Mais, Goulument, la grandiloquence des géants gangsters du galimatias n’a d’égal que la gentillesse des gagas du gargantusesque groupement du goéland. Malgré la gouvernance gérontocratique..

Ces grivois gargamels se gavent à la gaudriole et gauloise galéjade, en gravant dans le galet du Guilvinec et de Treguennec la grandeur de leur géantisme génie.

Avec gourmandise, ces gogos nous guident pour Gambader groupés afin de gouter la ganja givré du Groenland Mais gare aux gros gorets qui se gargarisent des génocides et guerres de la grave ganacherie.

C’est bien leur augural gnose qui gratouille notre point G. Un giga orgasme gravitationnel et généralisé.

Le gras goéland se gondole et glousse de gaieté tant ses organisateurs et géniteurs savent goûter et faire déguster sans frugalité ce qui génère leur légendaire et glorieuse grâce.. en un mot : la générosité. »

Alors, merci pour votre écoute et même s’il n’y a aucun rapport, j’ai eu envie de finir sur une citation de Pierre Dac : « si, vous avez perdu au Tiercé, vengez-vous, mangez du cheval »…

Longue vie au Goéland.. »

Merci Arno…

De la chaleur et de la douceur hier soir à Rosporden, avec le concert d’Arno..

Un grand bonhomme cet Arno.. Belge, bègue, torturé, poivre et sel, et pourtant une vraie rock star, une sensibilité à fendre l’âme.. L’antithèse d’un autre rocker, belge aussi.. Mais depuis peu et pour des raisons fiscales…

Il en devient beau et magnétique le Arno tant il maîtrise pleinement son art et qu’il est le PATRON sur scène.. Sa voix cassée est poétiquement hurlante et nous dit là toute la souffrance de ce loup des terres et des mers.. Générosité et humilité.. Enchaînant rock électrisant, ballades sensibles et aériennes, la palette est complète avec parfois du ska et même du reggae..

Et puis il s’en fout Arno… Et il a raison.. Il nous conte des histoires où il manque parfois le début, souvent la fin, et dont la finalité demeure parfois obscure.. Mais avec un sens de la formule à couper au couteau.. La factrice, son oncle réincarné en mouette, mais sans lunettes etc etc…

Et puis, il y a des chefs d’œuvres… Morceaux choisis arbitrairement :

« Avec rien je suis bien… Avec peu je suis mieux »…

Et puis, en nous faisant faire les mouches en levant tous les mains et en les agitant, il nous hurle :

« Au chômage les psychiatres »…

Et comment ne pas évoquer son cri soudain, et annonciateur de la reprise « des filles du bord de mer » :

« Vive les moules !!!! »

Bref, il faisait chaud, ça puait la bière et le rock, ça transpirait la liberté et les complaintes du poète enchanteur et humaniste Arno n’implorent rien d’autre chose que le bonheur universel

« Les yeux de ma mère« … « la reine du suppositoire ».. Bijou d’une poésie argotique propre à ce génie que l’on écouterait sans fin… :

https://www.youtube.com/watch?v=2rrYrTQUlY0

 

« On ne va pas donner 37 000 Euros pour faire grimper les enfants dans les arbres »…

Sans rejouer la scène du conseil municipal du terrain Bouchaballe de Max Jacob, hier soir au cœur de l’assemblée délibérante, la comédie fut assez dramatique.. Les acteurs ont enlevé leurs masques, une fois la presse sortie du théâtre bien sur..

L’adjoint à la culture a endossé le rôle du comédien naïf et sympathique en nous avouant, avoir découvert dans la presse le départ de Teatr Piba sur Brest.. Effet boomerang pour le maire de Quimper.

Mais l’acteur comique s’est soudainement transformé en tragédien, car le pourtant affable adjoint à la culture à balancé à propos de Très Tôt Théâtre, au sujet des festivités de fin d’année la réplique suivante, sans doute sous forme de théâtre d’improvisation, non écrite aux dialogues : « On ne va pas donner 37 000 Euros pour faire grimper les enfants dans les arbres ».. Je vous laisse respirer et profiter..

Monsieur Le Roux n’est aucunement quelqu’un de méprisant, pour autant cette phrase est empreinte de mépris..

Les bénévoles et artistes qui font vivre la structure en s’investissant depuis des années apprécieront très certainement, même si force est de constater qu’ils commencent à en avoir l’habitude.. Là aussi, comme un boomerang pour le maire de Quimper..

Ma dernière tirade de cette comédie humaine qui tourne doucement au film d’horreur sera finalement de constater la cohérence de la majorité car… Ce sont les patrons, ils paient, ils décident, ils n’aiment pas, ils ne paient pas.. On connaît la chanson, les paroles sont glauques, les interprètes tristes, la musique.. Funéraire..

Le goéland masqué

goéland

Retour sur le festival littéraire du « Goéland masqué » à Penmarc’h où j’avais hier soir le plaisir de représenter la présidente de notre département Nathalie Sarrabezolles, dont l’attachement à la culture, et entre autre aux politiques de lecture publique est bien connu et reconnu.

La culture comme le sport sont l’un et l’autre des leviers d’émancipation indispensables. Ils permettent, en ces temps de tension permanente, de s’échapper, de s’évader l’espace d’un instant, et doivent pouvoir toucher tous les publics. A cet effet, Malraux allait jusqu’à dire « La culture, ce qui a fait de l’homme autre chose qu’un accident de l’univers.. ». Nous avons le devoir de mettre en œuvre un projet politique, qui permet le lien social, donc le bien social, et dans une finalité d’éducation populaire, d’élévation collective..

Le festival « le goéland masqué » répond pleinement à ces exigences. D’abord, car le projet vise à favoriser l’accès d’un large public à la culture dans le domaine de la littérature, mais aussi la lecture et l’image en y impliquant l’ensemble des bibliothèques, travail essentiel en terme de politique de lecture public, d’autant plus sur un territoire quelque peu excentré.

L’association de l’ensemble du réseau de lecture est essentielle dans le cadre de ce festival. J’ai vu très récemment, le week-end dernier notamment… d’autres événements… payants… avec aucun travail de fond en terme de politique de lecture publique… ni en amont, ni en aval.. et qui donc, à part le plaisir immédiat, ne sert strictement à rien

Toute l’année, le Goéland masqué intervient au sein de l’EPHAD de Menez Kergloff à Penmarc’h, travaille également à la promotion de la langue bretonne, organise des rencontres régulières avec les auteurs dans les bistrots et intervient également dans les établissements scolaires, de l’enseignement primaire au supérieur afin de développer la créativité de nos plus jeunes, et de contribuer à faire de la civilisation de demain des citoyens avertis et ouverts sur le monde.

Le Goéland masqué s’adresse à un public non pas de 7 à 77 ans, mais de 3 à 120 ans, soit à tous les âges de la vie, et contribue au rayonnement culturel de son territoire.

En ce qui concerne le polar, en particulier breton, ma connaissance se limite à des titres qui à la fois prête au sourire mais joue également sur la promotion de notre territoire comme « un macchabée à pont l’abbé », ou encore « coup de boule à Tréboul..

Pour autant, j’avais eu la chance il y a quelques années de rencontrer Thierry Jonquet, qui nous a malheureusement quitté et qui fut un pilier du polar social et engagé, dont l’œuvre m’a souvent profondément touché.

Lire un livre est un moment de grande intimité partagé avec l’auteur, un moment de calme apparent et pourtant une nourriture intellectuelle dont la source ne tarit jamais.

La lecture permet le silence, dans des fonctions politiques où tout le monde parle beaucoup et même tout le temps.. à commencer par moi… Ce silence permet d’apprécier la quiétude d’un moment de lecture. Et au-delà de son élévation, la lecture permet aussi le repos de l’âme..

Merci infini aux auteurs, qui nous offrent le cadeau du partage de leurs inspirations et nous font voyager dans des histoires qui se réinventent en permanence, avec audace et créativité.

Chabrol disait : « j’aime le polar, c’est comme une bouée de sauvetage pour explorer l’humain ».

Dans ce même esprit, les Espagnols votent ce dimanche et certains partis ont évoqué au cœur de leur campagne le polar : « le bourreau de Gaudi », parce que le polar s’inscrit dans la société, et qu’il est un révélateur de l’âme humaine, loin de ce qui ressemble parfois à un certain nombrilisme littéraire..  Le polar, lui s’ouvre sur le monde. Ce qui tombe bien dans le cas de ce festival, attendu que.. « tout commence en Finistère« ..

En ordre de marche..

Hier, mon propos aux vœux de la section PS de Quimper :

« Plus rien ne sera comme avant le 07 Janvier.. Jean Jacques, tu as dis lors de tes vœux à propos du Dimanche 11 Janvier qui a suivi : « nous étions tous dans la rue comme une évidence, parce qu’il était tout simplement impossible d’être ailleurs, d’être autrement que rassemblés. Nous y étions tous parce qu’il est des circonstances où l’unité nationale n’est pas un slogan mais une exigence et une réalité presque physique. Une ville, ses habitants, rassurés d’être aussi nombreux, secoués encore de larmes et de colère mais unis dans la dignité. »

Le 07 et le 11 Janvier, emblèmes de nos drames et de nos espoirs. Qu’avons-nous collectivement raté pour en arriver là et qu’allons-nous faire de cet élan si spontané et généreux qui a suivi.. Je crois qu’il ne faut pas hésiter à se servir de tout ce qui nous est familier et agréable, de tremper son stylo dans l’acier et de faire vivre au quotidien ce qui fonde notre pacte républicain et ce qui fait société collective, à savoir la laïcité, la liberté et la solidarité.

La solidarité, nous l’avons au cœur, et elle sera précisément au cœur des semaines à venir, car nous avons l’impérieux devoir, non pas de la défendre, mais de la porter haut, notamment au travers les missions essentielles du Conseil Général.

Depuis 1998, l’action départementale est tournée vers la solidarité entre les citoyens et entre les territoires, à travers tant de réalisations concrètes, qui font vivre cette valeur en proximité immédiate des finistériens.

Car nous sommes de ces extra-terrestres qui pensons qu’il est un devoir moral de promouvoir les politiques d’accompagnement des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, de la jeunesse, de l’enfance et de toutes celles et ceux qui en ont besoin à moment donné, pour des raisons d’accidents de la vie, qui peuvent impacter n’importe lequel d’entre nous demain.

Alors, vous me direz, qu’est ce qui nous différencie de nos adversaires. Je vais vous dire… tout… En ces temps d’union républicaine, les exigences éphémères et artificielles de la communication me pousseraient à ne pas vous dire que nous sommes très inquiets si demain la droite arrivait à la tête de notre département. Mais la sincérité de notre engagement et l’authenticité de notre démarche me poussent à vous dire que nous devons être plus que jamais mobilisés.

Pourquoi ? Car l’essence même de nos ADN de gauche est ici en jeu.. Les valeurs du département sont notre passion, notre cœur de métier, et nous devons être les gardiens de ce temple.

Au delà de la libre appréciation de chacun sur tous les sujets, demandez à la chef de file de la droite départementale sa conception de ce qui fait famille… Je l’ai entendue, dans notre ville, dans quelques manifestations, bien moins glorieuses que nos récents rassemblements insulter tout ce qui ne serait pas issue d’un modèle familial séculaire et ne s’appuyant pas sur la laïcité pour fonder son argumentation. « Un père, une mère, c’est élémentaire » criait elle dos à la mairie et face à la cathédrale… C’est une insulte à toutes ces familles, notamment monoparentales, qui pour certaines d’entre elles ont besoin de l’accompagnement du Conseil Général. Que se passera-t-il pour ce public, que se passera-t-il pour les services, et que se passera-t-il pour le service public avec de telles orientations..

J’ai aussi entendu récemment de la part de cette famille politique que « depuis le temps que l’on fait du social et que ça marche pas »… Je pense alors à tous ces bénévoles, salariés, agents, qui très souvent dans l’ombre, à l’abri des regards, gèrent la détresse humaine que l’on ne saurait voir.. Je pense à tous ceux qui assurent la paix sociale..

Reprenons cette idéologie « depuis le temps que l’on fait du social, ça marche pas »… Allons jusqu’au bout, arrêtons ces politiques d’accompagnement, mais là, c’est la paix sociale que l’on se reprend en pleine figure..

Le plus important nous a rassemblés le 11 janvier dernier, et nous rassemblera encore à chaque fois qu’il en sera nécessaire, mais il y a aussi ce qui nous divise, et pourquoi le taire.. Nous croyons à la force du service public, et surtout, surtout, nous ne tomberons pas dans le piège grossier, caricatural et simpliste d’opposer l’économie et le social

UN exemple pour l’illustrer… Savez-vous ce qu’est un contrat jeune majeur… C’est un dispositif qui permet d’accompagner un jeune qui pour X raisons à entre 18 et 21 ans a besoin de soutien, car il est en difficulté. La mission du département sera en le prenant en compte dans sa globalité et sa singularité d’en faire un acteur social et économique, d’en faire un contribuable plutôt que quelqu’un qui dépend de l’impôt.. Et bien le conseil général du Finistère accompagne à ce jour des centaines de contrats jeunes majeurs. C’est aussi comme cela que l’on renforce notre économie.. Tout est lié, rien n’est à séparer..

Et c’est UN exemple, parmi tant d’autres dispositifs.. Et bien c’est ce modèle de vivre ensemble que je vous invite à défendre, car nous avons cette passionnante ambition, non pas pour nous-mêmes, cette ardente obligation, cette fois ci envers nous-même de préserver nos valeurs.

Ainsi, face aux visions caricaturales, voyez l’importance du modèle de civilisation que nous avons à défendre. Et la seule façon de faire face, de promouvoir nos valeurs et notre identité est bien de battre la campagne, de faire du porte à porte, de rencontrer les citoyens, de coller des affiches tous les jours s’il le faut sur les 8 semaines à venir. Quelle chance nous avons de pouvoir porter si haut ces valeurs.. Saisissions là maintenant, car évidemment il sera trop tard ensuite.. La politique c’est l’autre.. Profitons de cette campagne pour faire de la pédagogie citoyenne, sincèrement . Ne soyons pas politiciens, faisons de la politique..

Les victoires en politique sont toujours collectives, personne ne peut s’en glorifier seul. Les défaites le sont aussi et personne ne peut s’y soustraire.. Si nous ne faisons pas campagne avec ardeur, courage et obstination, et donc sans vous.. Je vous le dis.. Nous perdrons… Mais ce n’est pas Isabelle, Armelle, Janik, Laurence, Stéphane, Thierry, Roger et Jean-Marc qui perdront, c’est un peu de nous-même que l’on perdra..

Thomas Paine disait : « Plus difficile est la lutte, plus glorieux est le triomphe. Ce que nous recueillons trop facilement ne recueille pas notre considération. »

Nous sommes prêts, et comme hier tout comme demain, maintenant c’est avec vous.. »

La culture.. c’est moi..

A propos de ce lien.. http://vimeo.com/114442871

Parler de la culture en disant « je » et « moi » sans arrêt, c’est déjà n’avoir rien compris à la création artistique qui est de fait universelle. Même de la part d’un expert reconnu, ce comportement serait étonnant et détonnant, mais ce n’est ici pas le cas me semble-t-il.

Après un match de l’UJAP ou du Quimper Volley, M. Jolivet pense pouvoir se rendre dans les vestiaires pour dire : « c’est nul, c’est pas comme ça qu’il faut jouer »..

Définitivement, Monsieur Jolivet n’est pas un maire, mais un patron.. Il y a grand danger de vouloir ainsi faire ingérence dans les choix culturels et de vouloir peser sur la programmation.

Il parle de « culture populaire », car sur un mode on ne peut plus démagogique, il veut opposer ce que tout le monde aimerait comme lui, à une forme d’élite qui se pâmerait devant du contemporain qui compterait pour rien. Toutes les formes d’art peuvent élever, et qui serait Monsieur Jolivet pour opposer les arts les uns aux autres, en fonction de ses propres critères, qui seraient donc ceux de la majorité des habitants de cette ville.. Il pense que Quimper lui appartient, on l’avait deviné, mais il veut aussi être propriétaire des goûts des plus de 63 000 habitants de notre cité…

Le plus grave, il dit, je cite, « c’est les consignes que je donne ».. L’ingérence municipale et même de la politique en général sur la culture est l’apanage d’un système dictatorial ou du moins d’un douteux complexe d’autoritarisme.

« Il est absurde d’avoir une règle rigoureuse sur ce qu’on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu’on ne devrait pas lire » Oscar Wilde.

8 mois de communication, des saignées injustes et un scandale..

Il y a 8 mois, dès son discours d’investiture, le nouveau maire de Quimper, Ludovic Jolivet n’avait eu aucun mot pour le service public. Nous comprenons mieux pourquoi aujourd’hui.

En ce jour d’élections professionnelles dans la fonction publique, Ludovic Jolivet démontre par ses paroles et ses actes qu’il n’a en fait aucune considération pour la notion de service public. Quimper n’est pas son entreprise privée, mais une belle et chaleureuse ville qui appartient à ses habitant-e-s.

Décryptage : il pense pourtant que la ville lui appartient.. Il répète à tue-tête de nombreuses contre-vérités avec un autoritarisme sidérant qui interpelle : « je paie, je décide », « c’est moi le patron », « c’est moi qui décide ». Non, Monsieur Le Maire, non seulement vous n’êtes pas seul à décider, car il y a des élus dans votre majorité et vous avez même une opposition, qui d’ailleurs pourrait s’agrandir, vu qu’en 6 mois, déjà deux élus de votre groupe se vont vu retirer leurs délégations..

Aucune considération pour la culture, avec des coupes claires prévues, et du mépris pour de nombreux acteurs et créateurs. Stigmatisation de certaines associations humanitaires qui viennent en aide en particulier aux étrangers. Une drôle de danse du ventre avec un autre parti politique dont il s’agit sans doute de remercier les électeurs. La majorité municipale oublie que les acteurs associatifs sont des acteurs économiques (dans le département, 1 emploi sur 6 provient de l’associatif) qui produisent des emplois, de l’activité et donc de la richesse.

Ensuite, la scandaleuse rémunération du Directeur Général des Services. Au-delà de la légitime application de la grille de salaire de la fonction publique, Ludovic Jolivet a choisi son DGS et a négocié avec lui son périmètre d’intervention, ses primes etc.. Le maire de Quimper doit la transparence à ses administré-e-s et il a le devoir d’annoncer clairement la rémunération de son DGS, primes comprises et en précisant cette drôle de mission de son DGS auprès du CCAS. Il ne s’agit pas de « voyeurisme », comme le dit fébrilement M. Jolivet mais de transparence dans le bon usage de l’argent des Quimpérois. Et pas de faire voter en catimini la prime de son ami DGS en dissimulant délibérément le montant sans doute scandaleux de la dite prime..

Au regard des chiffres qui circulent (seule base de référence tant que le chiffre n’est pas rendu public), l’augmentation de la rémunération du DGS par rapport au mandat précédent correspond à 6 emplois à temps plein.. Il doit en effet être compétent ce DGS pour faire le travail de 6 agents.. Cette augmentation correspond au budget total de l’accessibilité de la voirie sur Quimper pour les personnes en situation de handicap..  D’autres exemples ne manquent pas..

A l’heure où à Quimper, plus de 10 000 personnes touchent par mois 900 Euros ou moins, le maire de Quimper organise les conditions du retour de l’argent fou, fruit d’une idéologie qui consiste à se servir plutôt qu’à servir. A l’heure où le secteur associatif va être atteint lourdement par des choix idéologiques, où les fonctionnaires municipaux vont devoir se serrer la ceinture comme jamais, leur directeur général des services lui se fait plaisir. C’est le retour « des copains et des coquins » comme à la grande époque du RPR..

En 8 mois : déni de démocratie, choix idéologiques nauséabonds, retour de l’argent roi, mépris des acteurs associatifs.. Seule la communication fait l’objet de toute l’attention du maire et de sa majorité. Le maire a récemment dit dans une grossière erreur à propos des subventions aux associations : « c’est moi qui paie ». Je vous réponds à propos de la scandaleuse rémunération de votre DGS : ce sont les Quimpérois qui paient..

Le choix politique du démantèlement

Tribune des élus d’opposition de la commission culture de la ville de Quimper (Nolwenn Macouin, Gilbert Gramoullé, Jean-Marc Tanguy) :

« Nous apportons notre soutien aux acteurs culturels et socioculturels quimpérois qui ont fait part de leur légitime grande inquiétude face aux choix totalement injustes de la majorité municipale. Nos pensées vont naturellement vers les salariés de ces associations qui aujourd’hui risquent de perdre leur emploi.

Nous saluons le courage de ces associations qui n’ont d’autres choix que de faire part publiquement de leur désappointement.

Nous partageons l’inquiétude des associations car nous considérons que la culture est essentielle pour l’émancipation et le lien entre les individus.

L’adjoint à la culture de la ville de Quimper n’a aucunement prit son dossier à bras le corps et n’a défendu aucun projet pour Quimper.  Entre l’abandon du Pôle Max Jacob et des coupes de 10% voire bien davantage pour les associations, c’est pour l’adjoint à la culture une défaite face au maire qui opte pour un choix profondément inique et dangereux concernant l’ensemble de la politique culturelle et socioculturelle quimpéroise.

Les choix politiques de la majorité municipale sont un démantèlement en règle et vont générer une perte d’attractivité conséquente pour la ville car la culture est créatrice d’une forte activité pour nombre de salariés, notamment d’associations.

Ces choix politiques se sont fait en complet mépris des acteurs concernés, qui n’ont aucunement été entendus dans leurs revendications, avec des déclarations contradictoires et sans aucun fil conducteur du maire et de son adjoint.

Ces choix politiques n’ont été aucunement débattu, en particulier au regard du nombre de Quimpéroises et Quimpérois concernés, puisque les Maisons pour Tous subiront aussi les lourdes conséquences de coupes claires. 

Perte d’attractivité, mépris des acteurs culturels, aucun débat.. L’exact contraire des engagements d’un candidat, qui devenu maire s’offre une crise en 6 mois avec les acteurs culturels et socioculturels de la ville.

Nous martelons que d’autres choix sont possibles, comme le fait la majorité des autres villes avec des structures équivalentes. Cette politique, ou plutôt cette absence de  politique culturelle de la ville porte la douloureuse empreinte d’une idéologie de droite dure. De la casse sur le fond et de la stratégie bassement électoraliste sur la forme, en essayant de faire passer la douloureuse le plus vite possible.

Il y a quelques semaines, le maire de Quimper évoquait des mesures inédites. Le caractère de ces attaques à des  pratiques qui méritent pourtant le respect des élus est en effet désespérément inédit. »