Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Plaidoyer à tendance sincère et subjective 2…

Il y a 5 ans jour pour jour, le 26 Mai 2012, j’écrivais la chose suivante : Plaidoyer à tendance sincère et subjective

En ce moment si particulier, si troublé où nombre de repères s’effritent et où tout ce que l’on pensait acquis ne l’est plus, il existe encore quelques références solides, et des bases fortes sur lesquelles il est possible de s’appuyer.

Le sérieux, le travail, la ténacité, le compétence et la disponibilité de Jean-Jacques Urvoas en font partie. Qualités mises au service de la constance et de la cohérence de son engagement à gauche. En 5 ans, il a bonifié pleinement le spectre de ses connaissances avec 4 ans passés à la commission des lois comme président et 1 an passé à la chancellerie comme garde des sceaux.

29 rapports, 710 amendements, 1526 prises de paroles en commission, 1085 interventions dans l’hémicycle, 152 questions écrites, 3 lois rédigées, 8 lois rapportées.. Peu de parlementaires peuvent se prémunir d’un tel bilan chiffré, à commencer par le premier ministre actuel, faute de cumul, ce qui est navrant et consternant de banalité en terme de manque de renouveau dans la pratique politique..

Jean-Jacques Urvoas n’est pas un oiseau migrateur, là où sans doute, il aurait été plus aisé de faire les yeux doux au camp du vainqueur annoncé.. Certains l’on fait et en récoltent aujourd’hui les bénéfices avec une investiture là, où la manque d’adversaire ici.. Mais sur quelle base autre que le service à soi-même peut-on ainsi se comporter. « JJU » a fait lui le pari de la sincérité et de l’ancrage.

Le vrai enjeu, le seul enjeu de ces élections législatives est la réussite du pays, donc du quinquennat actuel. Autant, on ne peut se positionner dans l’opposition dogmatique, au risque alors de fracturer le pays et de servir de marchepied en 2022 à l’extrême droite Française, autant le pire cadeau à faire à Emmanuel Macron serait de lui accorder un blanc-seing et une automaticité des votes. Ni frondeur, ni suiveur.

Jean Jacques Urvoas votera par exemple les textes sur le régalien, à savoir la défense, la justice, la sécurité intérieur, votera également de nombreux textes sur l’éducation nationale, comme le fait de réduire à 12 le nombre d’élèves pas classe en Zones d’Education Prioritaire.

Par contre, il est par exemple en désaccord sur la suppression de l’Impôt sur les grandes Fortunes et sur l’augmentation de 1.7 de CSG, qui à raison de 400 Euros par an viendra frapper les retraités qui gagnent tout juste plus que 1180 Euros..

Je préfère un député utile et constructif qui vote avec un sens politique ancré à gauche que des parlementaires qui dogmatiquement vont soit tout valider, même le pire ; ou soit tout contrer même le meilleur. Jean Jacques Urvoas l’a fait en s’opposant à tout quand il fut dans la minorité et en votant tout quand il fut dans la majorité.. Il sait et il dit que le temps est justement venu de travailler autrement, et c’est peut-être le message que les électeurs ont voulu faire passer lors de cette présidentielle.

Le renouveau à tout prix n’est pas un argument à soi seul.. Le seul lien qui unit les candidat-e-s estampillés de la majorité présidentielle est d’avoir cliqué sur internet le fait qu’ils voulaient être candidats..

Quel est le point commun, l’histoire collective entre le candidat en Marche « bobo chic » du 13 ème arrondissement de Paris et le même candidat en marche dans les alpes maritimes, copain du grand progressiste Eric Ciotti.. Pas sûr qu’un tel attelage une fois celui constitué se retrouve comme un seul homme, du seul fait princier, avec le risque qu’au premier coup de grisou, l’on assiste à une envolée de moineaux..

Alors, pour justement sortir des postures dogmatiques et stériles, pour ne pas se jeter pleinement dans l’inconnu, je choisis en ce qui me concerne la gauche, la solidité, la compétence, l’honnêteté et la ténacité. Il faudra être fort pour être entendu, il faut des boussoles qui servent à chaque texte, à chaque choix, à chaque rédaction d’amendement, je choisi celles de Jean-Jacques Urvoas : l’égalité et la justice sociale.

Jean Jacques Urvoas, je l’écrivais en 2012, je le redis ici et maintenant, fait partie de ceux qui donnent encore confiance et espoir en la politique. Il n’est guidé que par l’intérêt général, et seul le travail assidu a construit son ADN politique. Il préfère travailler un week-end entier à la rédaction d’une loi plutôt que d’arpenter la circonscription pour remettre des coupes.. Ce qui est très noble, mais sans lien avec la mission d’un député.. Il redonne en agissant ainsi ces lettres de noblesse à la pratique parlementaire. Cette attitude est trop rare pour ne pas être reconduite, ce talent est trop grand pour ne pas être utilisé à nouveau au service des citoyens.

Enfin, ce qui est plus méconnu, car derrière l’inlassable travailleur, existe un Jean Jacques Urvoas à dimension particulièrement humaine, révolté contre l’injustice sociale, qui garde cette propension salutaire à l’indignation, admiratif des combats portés par ceux qui bénévolement ou professionnellement tente de lutter contre la précarité sociale du quotidien.. Avec par ailleurs un humour sans faille, une culture vaste, bref une densité humaine qui en font au-delà du parlementaire fort et précieux un homme ouvert et qui pense que c’est toujours le gentil qui gagne.. Donnons-lui raison dès le 11 Juin prochain..

 

Plaidoyer pour le projet de Benoit Hamon

Le projet de Benoit Hamon me paraît être le plus à même de rassembler la gauche. Car n’oublions pas que c’est le premier objectif. Si la gauche n’est pas rassemblée au premier tour le 23 Avril prochain, c’est l’histoire même de l’élection présidentielle, la défaite sera au RDV. Mais contrairement aux affirmations du rouleau compresseur cathodique, rien n’est joué à l’avance.. Le programme de Benoit Hamon est le seul qui me semble-t-il propose un projet de transformation de la société, une nouvelle approche, de notre rapport au travail et à l’économie. Et de cette vision, émanent des propositions concrètes sur tous les sujets, qui ne s’écrivent pas au fil de l’eau, ou en urgence entre noël et le jour de l’an façon devoir de vacances, mais qui répondent à une exigence de progrès social et écologique, à une république bienveillante et humaniste, et à une France indépendante et protectrice.

Le projet de Benoit Hamon est clairement ancré à gauche et réaliste. Une gauche qui s’assume, qui n’a pas peur d’elle-même, qui ne propose pas uniquement des rustines de régulation de l’austérité, mais un projet de transformation, ambitieux, crédible, cohérent, argumenté et chiffré. En cela, Benoit Hamon depuis 20 ans dit la même chose, en s’étant bien sur adapté aux grandes mutations.. La cohérence, la constance sont des valeurs sures en politique.. Benoit Hamon allie cohérence, constance, verticalité. Il est lui-même, pas de posture, pas de culture du slogan, de communication à outrance, d’égo démesuré..

La droite l’a quelque part démontré à sa façon, le meilleur gage de présidentialité, est la cohérence, la défense d’une vision, avec des propositions précises et nouvelles. A sa façon, et c’est aussi pour cette raison que d’autres candidats se tendent légèrement, Benoit Hamon est en quelque sorte le François Fillon de gauche.

Quelques mesures phares du programme du candidat : Revenu universel qui permet d’Eradiquer la grande précarité et contribuer à définir un nouveau rapport au travail et au temps libre, la réduction du temps de travail, abrogation de la loi travail, 49-3 citoyen pour permettre à 1% du corps électoral d’imposer au parlement l’examen d’une loi, reconnaissance du vote blanc, droit de vote aux étrangers aux élections locales, recrutement de 40 000 enseignant-e-s, création d’un visa humanitaire, arrêt des pesticides et des perturbateurs endocriniens, une PAC verte pour accompagner la transition agricole.

Mais  cet ensemble se tient dans une vision que soutient Benoit Hamon, s’appuyant sur un complet changement de modèle qui interroge notre rapport à l’économie et notre rapport au travail.

Il propose un nouveau modèle économique et social. Et pas l’unique dogme des points de croissance, car, honnêtement, tabler sur la croissance, faire reposer toutes ses propositions sur des hypothèses de croissance.. C’est tout miser sur Pépin du Poirier dans la 8ème.. Comme depuis 30 ans, si l’hypothèse c’est la croissance, rien de ce que certains proposent ne se fera. C’est cela être irréaliste.. Et c’est surtout cela l’impuissance politique… A quoi ça sert de prendre le pouvoir si ce n’est pas pour transformer le monde.

La recherche continue de la croissance du PIB ne peut plus être un modèle quand il génère un système de développement productiviste et consumériste : quand il est excluant, fracture le pays et souvent dangereux écologiquement.

Pas plus que le dogme de la règle des 3 % de déficit, sur laquelle repose pourtant l’ensemble de notre système budgétaire et qui ne s’appuie pourtant sur.. absolument rien. Crée par Guy Abeille, jeune diplômé, à la demande de François Mitterand. Cette règle est une aberration économique. Personne n’ose dire le contraire.

Benoit Hamon prône un total changement de paradigme.. Sans parler de Stiglitz, ou de Picketty, Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut pas taxer de gauchisme exacerbé disent bien que l’austérité, les dogmes budgétaires si mécaniquement réduisent dans un tout premier temps la dette.. Ces politiques baissent le niveau d’activité, et généré de la récession.. Selon l’observatoire des inégalités, l’Espagne et la Grèce connaissent des taux de pauvreté qui explosent la moyenne européenne.. Ils ont baissé leur dette, mais à quel prix !!! Voilà ce que génère donc la politique d’austérité ou sa simple régulation.

Ainsi, la seule vraie politique d’avenir est une mutation profonde de notre système économique, par une conversion écologique de notre modèle..

Le Revenu Universel par exemple soulève en réalité un vrai débat à gauche. Benoit Hamon pense en effet que le travail n’est pas le seul facteur d’émancipation.. Historiquement, la gauche voulait libérer l’individu de l’aliénation. On surinvestit en France le travail, qui est pourtant amené à disparaître progressivement par la révolution numérique. Le revenu universel permet donc la valorisation des engagement citoyens, bénévoles, associatifs. En sacralisant le travail, on stigmatise d’autant plus ceux qui n’ont pas d’activité.

La mécanique implacable de la raréfaction du travail (3 millions d’emplois en France supprimé à terme, selon le FMI) amènera mécaniquement la retraite à 70 ans, qu’on soit des tenants de l’austérité ou des régulateurs de cet austérité. Benoit Hamon nous propose de ne pas nous laisser faire et d’agir politiquement. C’est un vieux monde qui s’éteint, et à nous à gauche, d’ouvrir la prochaine page avec des réponses de gauche adaptées aux prochaines grandes mutations..

Et comme on parle parfois d’irréalisme à propos de Benoit Hamon.. Car il y a aujourd’hui Toujours un dominique Seux caché quelque part pour expliquer que rien n’est possible.. En 1945, quand le Conseil National de la Résistance a crée la sécurité sociale, heureusement que Dominique n’avait pas pignon sur rue pour nous expliquer que ce n’était pas possible avec une sécurité sociale qui coutait 100 % du PIB, quand le revenu universel en coûte entre 15 et 20 %.

Plus proche de nous, Michel Rocard de la « deuxième gauche ».. donc pas considérée comme la plus redistributive en 1988 avec le RMI, et qui avait aussi le projet d’un revenu universel pour les jeunes.

La fortune des plus riches ne cesse d’augmenter : Le capital cumulé des 500 Français les plus riches s’élève en 2015 à 460 milliards d’euros, cinq fois plus qu’en 1996.. Avec des augmentations fulgurantes ces dernières années.

Ainsi, pour le financement des propositions, Benoit Hamon propose, entre autres : La taxation des haut revenus, l’attaque de certaines niches fiscales, la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscale, une taxe de 0,65 % du patrimoine financier et immobilier et la taxe sur les grands groupes qui remplacent l’humain par le robot, renonçant ainsi au financement de la protection sociale..

Enfin, pour celles et ceux qui hésiteraient sur le soi-disant manque de « présidentialité » de Benoit Hamon, il est intéressant de constater que les deux derniers exercices présidentiels ne plaident pas en la faveur de cet argument. Car contrairement à ce qu’on pensait quelques mois avant.. Nicolas Sarkozy est celui qui a le plus abaissé la fonction présidentielle et si François Hollande ne se représente pas, c’est entre autre car on lui reproche de n’être jamais entré dans le costume..

« Faire président » c’est quoi ? avoir le bon manteau.. Le bon profil à la télé.. Marquer des silences en fin de phrases, faire preuve de solennité …J’ai tendance à penser que la cohérence, la constance, la vision d’ensemble peuvent construire en réalité un président. Benoit Hamon ne se veut pas dans le mythe mensonger d’un autre temps de l’homme providentiel, mais il est aujourd’hui le candidat utile à la gauche, et demain utile à la France.

L’Unité pour l’Egalité…

La droite s’est choisi son candidat au regard d’un processus qui, il faut bien sur le reconnaître a été pour eux une réussite.. Elle a surtout voté pour une idéologie ultra-conservatrice et infiniment libérale. Le choix est clair et sans aucune ambiguïté.

La réponse de la gauche doit être double :

Tout d’abord, le devoir de l’unité, qui demeure la condition indispensable de la victoire de la gauche, dans toute la force de sa diversité. Il s’agit donc de reconnaître ses erreurs, de faire œuvre de responsabilité, de prendre de la hauteur, de lutter contre les combinaisons qui ne mènent qu’à un chemin, celui de la défaite de la France et de la mort de la gauche.

Ensuite, l’exigence d’égalité. « Elle est notre étoile polaire » comme l’a dit récemment Jean Jacques Urvoas. Il nous revient de défendre les employés, les ouvriers, les chômeurs, les précaires et la France qui souffre, face à des projets de réformes totalement inégalitaires et un jusqu’auboutisme de caste.

Notre message doit être celui de l’espoir, et de ne surtout pas se résoudre à un duel trop annoncé entre une droite extrême et une extrême droite. A cet effet, le socle de nombreuses politiques de gauche, au travers le socialisme municipal et le socialisme territorial donne souvent l’exemple.

Ce message doit porter sur l’ancrage à gauche et la compréhension du réel, à travers par exemple une réforme fiscale, qui permettra une justice sociale du quotidien.

Il s’agira d’un choix de société entre deux blocs, qui n’offre que peu d’espace au centre en réalité. Celui-ci, le MODEM, l’UDI, ses cadres, militant-e-s, électeurs ne peuvent se retrouver autour des innombrables mesures de casse sociale que cette droite dure annonce. Car en terme de représentation politique, cette primaire ne fut pas celle de la droite et du centre.. Mais bel et bien la primaire de la droite et du parti démocrate-chrétien…

Les axes programmatiques de la droite qui a triomphé hier soir sont le démantèlement de la sécurité sociale, de nombreux déremboursements, la hausse de la TVA, des saignées dans les services publics et les collectivités, donc dans le secteur associatif, la baisse des impôts pour les plus riches, l’abandon d’une politique environnementale etc..

La stratégie de la radicalisation tatchérienne pour parler à un cœur électoral ne permettra peut-être pas au nouveau champion de la droite de dépasser les 50 %.. Le radicalisme de la droite Française ne pourra pas éteindre l’intensité du pays des lumières à défaut d’un avènement conservateur et traditionaliste.

Entre le maintien de l’austérité, uniquement pour les classes populaires et le renoncement de cette orthodoxie pour rassembler plus large, le chemin sera soit celui de l’inégalité, soit celui du mensonge.

Comme le disait François Mitterrand : « Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l’avenir ».

 

Les plus et le moins…

Il y a 8 mois, le 27 Janvier dernier, Jean-Jacques Urvoas, tout fraichement nommé Ministre de la Justice avait annoncé : « J’ai quinze mois qui seront dédiés à une priorité, obtenir des moyens conséquents pour ce ministère ».

8 mois après, dans le cadre du projet de loi de finances de 2017, le budget de la justice sera en hausse de 9 % soit 520 Millions d’Euros, du jamais vu depuis 20 ans.

L’état d’urgence de la situation de la justice Française le justifiait incontestablement. Pour autant, en politique, le plus dur et le plus important est de … « gagner ses arbitrages » pour défendre sa politique et donner des moyens à son action.

Mais au-delà de l’habileté, et d’avoir tenu son engagement, le plus important est de souligner ici à quel point la politique du ministre de la justice est clairement ancrée à gauche, car derrière les chiffres, ce sont des réalités concrètes pour un service public sinistré. Car cette augmentation historique du budget de la justice s’adresse tout d’abord aux 25 000 Français qui entrent chaque jour dans un tribunal. Le garde des sceaux, avec la loi sur la justice du XXIème siècle avait déjà fait de la justice du quotidien sa priorité. C’est une « certaine conception de la justice »..

600 emplois crées dans les juridictions, en réponse à des vacances de postes ; une augmentation de 12 % des crédits de fonctionnement, pour que matériellement les conditions de travail soient réunies ; 31 % de plus pour l’immobilier (dont le tribunal de Quimper), une revalorisation de l’aide juridictionnelle ; une augmentation pour l’aide aux victimes ; l’engagement du programme sur l’encellulement individuel (1,158 Milliard) ; 1255 créations d’emplois dans l’administration pénitentiaire ; Création de 165 emplois pour la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) etc..

Ce dernier point concerne en particulier ce qu’on appelle les  Services Pénitentiaire d’Insertion et de probation (SPIP), qui sur le terrain accomplissent une tâche ingrate, mais essentielle en matière de prévention de la récidive et de suivi de la réinsertion des individus condamnées.

Jean Jacques Urvoas avait le 27 Janvier également annoncé : « Je parlerai peu, mais j’agirais beaucoup ». On y est..

Pour être tout à fait complet, après ce satisfecit qui, au-delà de l’objectivité de l’orateur est suffisamment chiffré et factuel pour modérer les esprits chagrins, je fais part d’un vif questionnement relatif à quelques récents choix gouvernementaux.

En effet,  dans un contexte budgétaire parfois intenable pour les collectivités, si je salue vivement les gestes justes et progressistes aux communes et intercommunalités (baisses de dotation d’état réduites de moitié), et aux régions (transferts d’une fraction de la TVA permettant de dégager d’importants crédits), j’attends avec impatience des décisions fortes pour les départements.

Il serait en effet regrettable que la collectivité des solidarités soit le parent pauvre de la politique territoriale du gouvernement. A moins de considérer bien entendu que les missions de protection de l’enfance, d’accompagnement des personnes âgées, en situation de handicap, d’insertion, de jeunesse, entre autres, soient assez inutiles, superflues, ou même insignifiantes. Les missions de solidarité de proximité sont suffisamment caricaturées par la droite, pour ne pas faire l’objet de mépris par la gauche..

Que ce projet en reste un !!!

Le projet de réforme du code du travail, tel qu’il est pour le moment rédigé, se pose à bien des égards comme une frontière infranchissable vers un libéralisme qui n’est pas la ligne que nombre d’entre nous avons choisi en s’engageant à gauche…

L’argument qui consiste à dire que celles et ceux qui critiquent ce texte sont les tenants de l’immobilisme est celui du pauvre.. Car si ce projet de loi installe du mouvement, c’est d’abord et avant tout celui de la régression sociale.

En ce qui concerne le plafonnement des indemnités prud’homales tel qu’il est proposé, il est essentiellement en faveur des employeurs et augmente structurellement le risque de licenciements, simplement au bon vouloir de la direction. C’est la pire des réponses au vrai problème des embouteillages dans les tribunaux concernés.

Il sera en effet bien plus facile pour une entreprise de se séparer d’un collaborateur en cas de ralentissement de son activité. Et ceci sans aucun contrôle de la réalité de la situation de la société concernée. Un des critères facilitateurs au licenciement est ainsi rédigé dans l’article 30 bis du projet de loi :

« Réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité ».

C’est la porte grande ouverte à la subjectivité absolue et au rapport de force gagnant-perdant dans la relation employeur-employé..

Il est en effet très facile, par exemple pour un grand groupe privé ou public, de déclarer en déficit l’une de ses branches par un jeu comptable. C’est pourquoi jusqu’à présent, un contrôle pouvait exister et sera supprimé si le projet de loi n’évolue pas…

En outre, la possibilité de référendum d’entreprise va donc bien être introduite, avec juste 30% des syndicats qui le demandent. D’une part, la symbolique est terrible dans cet affaiblissement du rôle des corps intermédiaires et représentatifs.. La gauche a une histoire, qu’il convient de ne pas piétiner.. D’autre part, le référendum dans le monde de l’entreprise n’est pas qu’un chemin pavé de roses.. En effet, tout dépend de la question posée. Elle peut l’être avec un pistolet sur la tempe, ou encore le fruit d’un choix entre la peste et le choléra.. Qui ne laissera guère le choix au salarié, allant donc systématiquement vers le moins disant social, même en optant pour le moindre mal, à défaut d’une discussion entre partenaires sociaux avec des bases initiales partagées et non unilatérales.

Enfin, la perspective du 49-3 n’est qu’un terrible aveu de faiblesse, face à une droite qui vante les louanges de ce projet et une gauche qui arrive avec le texte en l’état à une situation d’exaspération qui va bien au-delà de l’insupportable théâtralisation à outrance de certains frondeurs. Cette loi n’est encore qu’un projet.. Souhaitons qu’un certain nombre d’amendements en fassent un texte qui ne casse pas durablement les droits des salariés, au profit d’un changement de paradigme qui ne correspond aucunement à un modèle de société que nous avons historiquement et collectivement toujours porté et défendu..

En ordre de marche..

Hier, mon propos aux vœux de la section PS de Quimper :

« Plus rien ne sera comme avant le 07 Janvier.. Jean Jacques, tu as dis lors de tes vœux à propos du Dimanche 11 Janvier qui a suivi : « nous étions tous dans la rue comme une évidence, parce qu’il était tout simplement impossible d’être ailleurs, d’être autrement que rassemblés. Nous y étions tous parce qu’il est des circonstances où l’unité nationale n’est pas un slogan mais une exigence et une réalité presque physique. Une ville, ses habitants, rassurés d’être aussi nombreux, secoués encore de larmes et de colère mais unis dans la dignité. »

Le 07 et le 11 Janvier, emblèmes de nos drames et de nos espoirs. Qu’avons-nous collectivement raté pour en arriver là et qu’allons-nous faire de cet élan si spontané et généreux qui a suivi.. Je crois qu’il ne faut pas hésiter à se servir de tout ce qui nous est familier et agréable, de tremper son stylo dans l’acier et de faire vivre au quotidien ce qui fonde notre pacte républicain et ce qui fait société collective, à savoir la laïcité, la liberté et la solidarité.

La solidarité, nous l’avons au cœur, et elle sera précisément au cœur des semaines à venir, car nous avons l’impérieux devoir, non pas de la défendre, mais de la porter haut, notamment au travers les missions essentielles du Conseil Général.

Depuis 1998, l’action départementale est tournée vers la solidarité entre les citoyens et entre les territoires, à travers tant de réalisations concrètes, qui font vivre cette valeur en proximité immédiate des finistériens.

Car nous sommes de ces extra-terrestres qui pensons qu’il est un devoir moral de promouvoir les politiques d’accompagnement des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, de la jeunesse, de l’enfance et de toutes celles et ceux qui en ont besoin à moment donné, pour des raisons d’accidents de la vie, qui peuvent impacter n’importe lequel d’entre nous demain.

Alors, vous me direz, qu’est ce qui nous différencie de nos adversaires. Je vais vous dire… tout… En ces temps d’union républicaine, les exigences éphémères et artificielles de la communication me pousseraient à ne pas vous dire que nous sommes très inquiets si demain la droite arrivait à la tête de notre département. Mais la sincérité de notre engagement et l’authenticité de notre démarche me poussent à vous dire que nous devons être plus que jamais mobilisés.

Pourquoi ? Car l’essence même de nos ADN de gauche est ici en jeu.. Les valeurs du département sont notre passion, notre cœur de métier, et nous devons être les gardiens de ce temple.

Au delà de la libre appréciation de chacun sur tous les sujets, demandez à la chef de file de la droite départementale sa conception de ce qui fait famille… Je l’ai entendue, dans notre ville, dans quelques manifestations, bien moins glorieuses que nos récents rassemblements insulter tout ce qui ne serait pas issue d’un modèle familial séculaire et ne s’appuyant pas sur la laïcité pour fonder son argumentation. « Un père, une mère, c’est élémentaire » criait elle dos à la mairie et face à la cathédrale… C’est une insulte à toutes ces familles, notamment monoparentales, qui pour certaines d’entre elles ont besoin de l’accompagnement du Conseil Général. Que se passera-t-il pour ce public, que se passera-t-il pour les services, et que se passera-t-il pour le service public avec de telles orientations..

J’ai aussi entendu récemment de la part de cette famille politique que « depuis le temps que l’on fait du social et que ça marche pas »… Je pense alors à tous ces bénévoles, salariés, agents, qui très souvent dans l’ombre, à l’abri des regards, gèrent la détresse humaine que l’on ne saurait voir.. Je pense à tous ceux qui assurent la paix sociale..

Reprenons cette idéologie « depuis le temps que l’on fait du social, ça marche pas »… Allons jusqu’au bout, arrêtons ces politiques d’accompagnement, mais là, c’est la paix sociale que l’on se reprend en pleine figure..

Le plus important nous a rassemblés le 11 janvier dernier, et nous rassemblera encore à chaque fois qu’il en sera nécessaire, mais il y a aussi ce qui nous divise, et pourquoi le taire.. Nous croyons à la force du service public, et surtout, surtout, nous ne tomberons pas dans le piège grossier, caricatural et simpliste d’opposer l’économie et le social

UN exemple pour l’illustrer… Savez-vous ce qu’est un contrat jeune majeur… C’est un dispositif qui permet d’accompagner un jeune qui pour X raisons à entre 18 et 21 ans a besoin de soutien, car il est en difficulté. La mission du département sera en le prenant en compte dans sa globalité et sa singularité d’en faire un acteur social et économique, d’en faire un contribuable plutôt que quelqu’un qui dépend de l’impôt.. Et bien le conseil général du Finistère accompagne à ce jour des centaines de contrats jeunes majeurs. C’est aussi comme cela que l’on renforce notre économie.. Tout est lié, rien n’est à séparer..

Et c’est UN exemple, parmi tant d’autres dispositifs.. Et bien c’est ce modèle de vivre ensemble que je vous invite à défendre, car nous avons cette passionnante ambition, non pas pour nous-mêmes, cette ardente obligation, cette fois ci envers nous-même de préserver nos valeurs.

Ainsi, face aux visions caricaturales, voyez l’importance du modèle de civilisation que nous avons à défendre. Et la seule façon de faire face, de promouvoir nos valeurs et notre identité est bien de battre la campagne, de faire du porte à porte, de rencontrer les citoyens, de coller des affiches tous les jours s’il le faut sur les 8 semaines à venir. Quelle chance nous avons de pouvoir porter si haut ces valeurs.. Saisissions là maintenant, car évidemment il sera trop tard ensuite.. La politique c’est l’autre.. Profitons de cette campagne pour faire de la pédagogie citoyenne, sincèrement . Ne soyons pas politiciens, faisons de la politique..

Les victoires en politique sont toujours collectives, personne ne peut s’en glorifier seul. Les défaites le sont aussi et personne ne peut s’y soustraire.. Si nous ne faisons pas campagne avec ardeur, courage et obstination, et donc sans vous.. Je vous le dis.. Nous perdrons… Mais ce n’est pas Isabelle, Armelle, Janik, Laurence, Stéphane, Thierry, Roger et Jean-Marc qui perdront, c’est un peu de nous-même que l’on perdra..

Thomas Paine disait : « Plus difficile est la lutte, plus glorieux est le triomphe. Ce que nous recueillons trop facilement ne recueille pas notre considération. »

Nous sommes prêts, et comme hier tout comme demain, maintenant c’est avec vous.. »

Un binôme au service de l’autre.

IA

Isabelle ASSIH et moi-même serons donc les candidats du Parti Socialiste pour les élections départementales des 22 et 29 Mars prochain pour le canton de Quimper Centre-Ville, Kerfeunteun et Ergué-Armel.

Dans les semaines, dans les mois qui viennent, nous prendrons le temps d’expliquer les enjeux de ce scrutin aux Quimpéroises et Quimpérois. Nous ferons œuvre de pédagogie en expliquant les champs très vastes couverts par l’action du Conseil Départemental, sûrement trop méconnus, et pourtant si utiles au quotidien.

Dans les semaines à venir, nous développerons nos idées, à travers un programme qui sera concret et au service des habitants. Il s’inspirera d’un bilan, que nous défendrons car l’action des majorités successives de Pierre Maille a incontestablement renforcé les solidarités entre les citoyens et les territoires. Nous regarderons aussi vers l’avenir et les pistes d’amélioration, car il en existe bien sur toujours.

Le temps viendra rapidement pour développer de nombreuses thématiques, mais j’ai surtout envie aujourd’hui d’exprimer ma pleine et entière satisfaction de travailler en binôme avec Isabelle Assih.

En effet, Isabelle est d’abord et avant tout une battante ; elle a toujours envie d’y croire pour l’autre. Mère de famille, psychologue scolaire, je la sais infiniment sincère dans ses engagements et déterminée dans ses objectifs. « Issue de la société civile », elle incarne le renouveau et une forme de fraîcheur dont la politique manque terriblement parfois. La force de ses convictions chevillée au corps est aussi puissante que sa capacité à se projeter dans un mandat où je sais qu’elle agira dans le sens de l’intérêt général. Je suis fier de faire campagne à ses côtés.

Nos personnalités, nos professions, nos engagements dans la cité sont tournés vers la solidarité et en proximité immédiate. Nous sommes incontestablement faits de ce bois et nous ne changerons pas. Mais cette attention à l’autre, trop souvent oubliée en politique n’empêche évidemment pas de réfléchir et d’agir sur des grands projets structurants pour notre territoire et d’affirmer que les politiques économiques, au travers des contrats de territoire par exemple et de la mutualisation avec les intercommunalités peuvent également être portées à l’échelle du département. Il y va de notre force, de notre attractivité, de l’avenir des finistériens et donc du maintien d’un haut niveau de service public.

Notre binôme est un choix de longue date et s’inscrit dans un projet sincère qui contraste avec le divorce quotidien entre les citoyens et les milieux dirigeants. Le feuilleton politico-médiatique parisien génère une légitime colère. Nous pensons nous que l’authenticité de l’action locale doit permettre de redonner des lettres de noblesses à ce qu’est censée être intrinsèquement l’action politique.

Nous porterons avec sens de la pédagogie, authenticité et détermination les enjeux des politiques départementales dans les semaines qui viennent, loin des caricatures, dans un discours de vérité et d’ouverture. A très vite..

Samba, les transmetteurs de bonne humeur..

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« Tellement proches », « Nos jours heureux », « Intouchables », et maintenant « Samba », avec la chance d’avoir pu le voir en avant-première hier soir.

Une réalisation profondément généreuse, jamais pathos, qui filme au plus près le quotidien, souvent nocturne de celles et ceux qui souffrent, sans compassion ou condescendance mais avec une authenticité rare et la dose d’humour nécessaire.

Cette précision, cette plongée dans l’univers qu’ils ont choisi de montrer honnêtement, les réalisateurs voltigeurs Tolédano et Nakache la maîtrisent sur le bout des doigts. On le constate dans « nos jours heureux » pour quiconque a animé ou participé à une colonie. Allant jusqu’aux sacs en toile de jute à carreaux où l’on stocke le matériel, c’est un classique..

Je fiche mon billet, que pour « Samba » certains parleront de bons sentiments, car ils ne valident que les comédies bien grasses, sans âmes et d’une déconcertante facilité tellement convenue.. Ou les films japonais de 3H00 quand sous la pluie, on suit le chemin d’une pomme qui roule pendant la moitié du film..

Ceux-là n’aiment pas l’entre deux, qui pourtant réconcilie un cinéma bon public, populaire, et les laborieux, les exigeants..

Ce qui est remarquable dans Samba, c’est de montrer d’aussi près la relation d’aide, avec ici le franchissement du Rubicon dans la relation d’aidant à aidé.. Une vraie réflexion sur cette juste distance qui est en fait inexistante car impossible à trouver et qui atteste bien du fait que les « aidants » essaient souvent de donner ce qu’ils n’ont pas eu..

Charlotte Gainsbourg s’est faite un prénom depuis déjà bien longtemps, et son charme opère comme jamais. Sa façon de se mouvoir, de sourire, ses regards intenses et sa douceur instinctive sont une source de captation sans fin qui pimente indéniablement l’œuvre.

Omar Sy, moins expansif est plus mature que d’habitude, plus sage, il évolue comme la façon de filmer des transmetteurs de bonne humeur que sont Tolédano et Nakache.

Le film sort en salles le 15 Octobre. Il ne s’agit pas « d’Intouchables 2 », mais si les vannes claquent tout autant, c’est une impression d’approche de profondeur, un « début d’abus » comme comprendront celles et ceux qui doivent courir pour aller le voir..

L’Europe de Martin.

 

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A propos d’une fausse polémique sur l’hymne national, la droite Française par la voix de son leader se déshonore dans une indignation feinte et calque son comportement sur le parti nationaliste de Madame Le Pen. Pendant ce temps là, d’autres font campagne pour une meilleure Europe au service des habitants de notre bassin de vie. A cet effet, j’ai eu la chance hier soir à Rézé d’assister à un meeting de Martin Schulz, notre candidat à la présidence de la commission Européenne, puisque pour la première fois, il sera élu au suffrage universel direct.

Au delà de l’art oratoire, notre camarade candidat du Parti Socialiste Européen incarne pleinement les valeurs de gauche, notamment du fait d’un parcours personnel atypique qui en fait un personnage authentique et qui connaît les difficultés du quotidien. Son parcours politique s’inscrit dans cette cohérence, Martin Schulz n’a pas d’autre expérience que celle de maire d’une commune de 40 000 habitants, ce qui demeure la meilleure façon de se préoccuper politiquement de l’autre. Il fustige les cadeaux incessants de l’Union Européenne aux banques, et demande que l’union cesse de parler en milliards mais s’intéresse réellement à la jeunesse d’Europe. Il lutte contre le Dumping social, qui tue localement nos industries en prônant par exemple l’instauration d’un SMIC Européen. Saluons ici les socialistes allemand qui permettent qu’en Allemagne, le SMIC fasse mieux vivre les travailleurs Allemand tout en luttant contre une concurrence si déloyale.

Les élections Européennes qui se profilent le 25 mai prochain représentent un enjeu majeur dans la construction de notre avenir commun. Pourtant, force est de constater non seulement le désintérêt mais le rejet de nombre de français au sujet des institutions Européennes. On peut largement comprendre que l’Europe soit la mal aimée, tant elle est mal gérée par la droite depuis plus de 10 ans, qui ne cesse de faire des cadeaux aux plus fortunés et ne donne aucune orientation politique et démocratique à l’Europe. Pire encore, en France, le Front National devient l’idiot utile de l’UMP, car la gestion désastreuse de la droite en Europe éloigne l’habitant-e- du scrutin, abstention qui fait l’affaire de celles et ceux qui ne veulent pas d’une ré-orientation sociale de l’Europe.

L’Europe est une solution et non un problème, mais c’est bien la droite Européenne qui provoque ce rejet et ce dégoût. l’UMP en France ne parle pas d’Europe mais veut faire de ce scrutin majeur une campagne anti François Hollande. Encore un point commun avec le Front National qui parle de tout sauf d’Europe, en faisant un bouc émissaire permanent. Ainsi, le 25 Mai, autant essayer non pas le parti de la haine, dont les propositions anti-Europe provoqueraient en quelques semaines des millions de chômeurs en France, mais mieux vaut essayer les femmes et hommes de gauche qui sont dans l’opposition et qui veulent d’une ré-orientation humaniste et progressiste de l’Europe. La droite Française est d’ailleurs complètement déboulonnée, ne soutenant que du bout des lèvres leur candidat à la présidence de la commission Européenne, Jean Claude Juncker, voir ne le soutenant pas du tout, tant certain-e-s semblent avoir honte de ce qu’il a fait du projet Européen et de cette Europe ultral libérale désincarnée et déshumanisée. Je me demande d’ailleurs quel candidat à la présidence de la commission aura le privilège d’avoir le soutien du principal supporter de Jean-François Copé sur Quimper…

Pour ma part, je suis clair, je vote Martin Schulz, le seul à même d’orienter l’Europe vers le mieux disant social et qui sait que la construction Européenne s’est faite contre les nationalistes pour ne plus jamais connaître les atrocités du siècle dernier. Les mêmes nationalistes aujourd’hui, s’ils ont changé de tenue ne peuvent ainsi que s’ériger contre cette Europe, qui est celle de la paix, car comme le disait François Mitterand il y a quelques années à propos du vote d’extrême droite : « le nationalisme, c’est la guerre« .

 

 

Martin Président !!

Non, au regard du titre ci dessus, je ne retourne pas dans un récent passé en oubliant un « e » à Martin et un « e » à Président..

Tout le monde a intégré le fait que sur la forme, au sein du gouvernement, la méthode devait changer, et sur le fond que des efforts colossaux mais justes doivent être consentis par nombre de concitoyens. Mais où est ce cap, où est cette ambition de gauche, où est cet horizon socialiste qui reposent sur des principes et des valeurs, et qui sans promettre le grand soir, permettent juste de se dire que l’on veut continuer à vire ensemble, unis et solidaires.

Et bien à défaut de trouver pour le moment ce cap dans la bouche de ceux et celles qui devraient l’incarner près de nous, tournons nous vers un ami… Allemand… Oui cet ami Allemand s’appelle Martin Schulz. Candidat du Parti Socialiste Européen à  la présidence de la commission Européenne.

C’est demain, souhaitons le à toutes et tous que peut être, il sera notre papa.. Schulz..

Plus sérieusement, Martin nous parle avec une sincérité absolue ; nous parle vrai et simple tout en gardant sa hauteur ; Martin respire la gauche et le socialisme. Il a au cœur la jeunesse, l’emploi, l’Europe Sociale, la lutte contre le Dumping Social, contre les cadeaux incessants aux banques et démontre les postures populistes, électoralistes et caricaturales de l’extrême droite. Martin a fait un vœu d’égalité cher à nos cœurs d’Européens de gauche.

Pour lancer la campagne des Européennes, le parti socialiste est toujours en avance sur les autres. Je ne doute pas qu’il en sera exactement de même sur Quimper et dans notre circonscription sous la houlette bienveillante de Marine Boulakhras.

Lors de ce lancement de campagne à Paris, Quelques morceaux choisis :

« C’est seulement et seulement si nous sommes capables de ressentir la douleur de cette jeunesse que le peuple nous fera confiance »

« Je ne veux pas que notre Europe dégage des milliards pour sauver les banques, et rechigne à mettre la main à la poche quand il s’agit de nos jeunes »

« Je comprends ceux qui sont déçus par l’Europe. La crise économique a dévasté l’Europe, pour les 26 millions d’Européens qui recherchent un emploi, pour les 120 millions d’Européens qui sont exposés au risque de pauvreté, je veux leur dire que la réponse n’est pas non à l’Europe, mais oui à une meilleure Europe »

« Ce ne sera pas simple après 10 ans de droite qui ont nourri la méfiance des Européens auprès des institutions ».

Et le passage le plus fort :

« Nous dissertons à longueur de journées sur des milliards d’Euros pour sauver les banques. Chers camardes, nous ne parlons plus qu’en milliards. Alors que pour 96% de nos concitoyens et plus, 1000 Euros sont un horizon indépassable. C’est la raison pour laquelle je vous dit, arrêtons de parler qu’en milliards, parlons sur les gens pour lesquels, 1000 Euros est la vie de tous les jours. »

« J’ai un voisin, chez moi, le facteur de mon quartier, marié, deux enfants. Il touche 1250 Euros net, le loyer pour l’appartement c’est 550 Euros. L’Europe ne doit pas s’occuper de la banque où il paye ses échéances, je veux que l’Europe s’occupe de lui, ça c’est notre Europe »

« Je veux dire à Marine Le Pen, qui refuse de débattre, que vous n’avez aucun bilan de votre mandat Européen, que vous occupez un siège aux frais du contribuable. La seule chose que vous faites, c’est instrumentaliser ce scrutin à des fins politiciennes. »

Clairement, ce discours que je vous conseille de retrouver en cliquant ici requinque après la séquence que vous savez et on comprend mieux pourquoi récemment Madame Le Pen a refusé de débattre contre l’homme qui dit la vérité, qui parle de la souffrance économique et sociale de nos concitoyens avec ses tripes, et qui croît en l’Europe. La haineuse populiste électoraliste de l’extrême droite française se serait à coup sur faite humiliée par tant de hauteur et de parler vrai. Martin Schulz conjugue les deux, nous ferions bien de nous en inspirer.

Comment ne pas finir sur ces mots de Jacques Delors : « Je refuse une Europe qui ne serait qu’un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c’est vers ça qu’on va, je lance un cri d’alarme »