Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Le début de la fin…

Que Trump, Le Pen, Farage, Grillo, Orban, Hofer et Sarkozy à sa façon et sans doute encore d’autres soient déjà en responsabilité, ou aux portes de l’être doit très rapidement nous interpeller et nous faire réagir..

Le pire étant qu’ils puissent l’air de rien se réclamer de candidatures qui défendraient le peuple, le monde salarié, les « petites gens » la « majorité silencieuse ».. Comme s’ils pouvaient incarner les aspirations prolétariennes.. Il y a évidemment imposture et nivellement vers le bas.. Mais, très honnêtement, la gauche, en France, en Europe et partout dans le monde y a largement contribué en perdant quelques batailles culturelles majeures.

Pour que des millions de citoyens à travers le monde en arrivent à de telles conclusions électorales, pour que cette gigantesque imposture puisse fonctionner, nous devons sortir du constat angéliste de salon, en pensant que vraiment « les gens » n’ont rien compris, et avec la conviction béate que tout finira par rentrer dans l’ordre… Car si on admet qu’il n’est pas déjà trop tard, il convient de reconnaître nos fautes, notamment en n’assumant pas un héritage historique, en s’étant « technoifier » à outrance, en ayant créé des automates politiques déshumanisés, nous avons  installé, notamment à gauche une sorte de mépris de caste, une sorte de mépris de classe. Ce qui génère une médiocrité désespérante dans l’inaction politique, y compris vers celles et ceux qui souffrent le plus. La réponse à cette médiocrité et à ce mépris est la haine du politique, devenu une élite, que le politique le veuille ou non.. Les gens ne détestent pas la politique, bien au contraire, mais ils détestent ceux qui la font.. Il est impossible de continuer à nier cette évidence. Et il est si facile, de tomber dans la caricature crasse du peuple, armé de bon sens contre les élites ou de la bien-pensance du café de Flore. La réalité est bien plus complexe, mais devenir la caricature de soi même ne peut qu’alimenter ce processus de simplification..

Nous nous fourvoyons également en évoquant régulièrement le populisme de ces nouveaux prédicateurs de la haine.. Car en réalité, dans son sens premier, le populisme fait bien appel à l’intérêt que l’on porte au peuple.. Plus on va parler de populisme pour les désigner, plus on va marquer notre propre déconnexion et désintérêt envers justement le peuple..  Au lieu de les taxer de populistes, nous devrions tâcher de redevenir populaires..

Cette captation de la désespérance par les malfaisants sus nommés porte entre autre la marque de notre responsabilité, car nous avons cassé notre logiciel idéologique, notre capacité à produire des idées, pour n’être devenu qu’une machine, non plus à gagner, mais plutôt à perdre les élections… Alors que si on regarde en France, le seul parti qui travaille aujourd’hui sur le champ de l’idéologie, c’est bien le front national..

A la lecture de ces quelques lignes, en France, la droite n’a guère à se réjouir, car si demain, ils accèdent à des responsabilités nationales ils seront confrontés exactement aux mêmes difficultés.. Sachant que si l’on pardonne toujours davantage à la droite d’être les tenants d’un capitalisme déshumanisé, leur orthodoxie budgétaire, allié à un chronique manque d’empathie ne leur promet pas un chemin pavé de roses..

A l’image des grands basculements historiques, nous sentons ce grand vertige d’un désordre mondial irrémédiable, car cette odeur est dans l’air.. La seule réponse pour éviter ce qui semble aujourd’hui comme inévitable est de retourner aux fondamentaux de la gauche, de retrouver le chemin de l’émancipation de l’autre, qui doit être le leitmotiv de tout engagement politique à gauche. Servir et non se servir.

Si tout n’y est pas parfait, je plaide pour l’exportation du modèle finistérien, où tous les jours, nous appliquons une politique de gauche à dimension humaine et solidaire.. La proximité est notre guide. Même si j’ai parfois l’impression que nous nageons à contre-courant de la pensée dominante, qui nous démontre que l’autre, celui qui est en dessous est le fautif de tous nos maux : le migrant, le chômeur, le bénéficiaire du RSA etc…

Il existe un juste milieu entre les tenants actuels de l’ordre mondial, qui ne s’appuient que sur la finance et l’avènement capitalistique ; Entre les aspirants proches à court, moyen ou long terme de prendre possession de cet ordre mondial, qui ne créeront que désolation et guerres ; Entre les actuels déconnectés de la désespérance des foules incarnant les fractures contemporaines..

Si je demeure persuadé que tout commence en Finistère, espérons que demain à la même heure de l’écriture de ces lignes, outre atlantique, un drame démocratique ne se produise pas, car c’est potentiellement l’incarnation du début de la fin

ευχαριστώ (merci) Alexis..

La situation tragique quotidienne en Grèce est en fait une question bien plus politique que financière..

Tout d’abord, il est à dénoncer la mauvaise foi de certains médias… Les 640 Euros par Français que coûterait la réponse aux exigences grecques correspondraient à un effacement total de la dette.. Ce que personne ne demande… Une certaine droite populiste et démagogique (une fois de plus, le nom républicain est ici foulé au pied..) joue lamentablement sur ce type de peurs et d’égoïsme facile en s’appuyant sur un mensonge honteux..

En réalité, un rééchelonnement de la dette ne ferait pas perdre d’argent à la France.. Et d’après Libération, les bons du Trésor grecs achetés par la BCE rapporterait même à notre pays 80 millions d’Euros par an…

Sur le plan politique, comment ne pas saluer le courage démocratique, le courage politique et l’honnêteté intellectuelle du premier ministre Grec. C’est une forme de « romantisme politique » peut-être, mais alors quelle bouffée d’oxygène dans la prédominance actuelle de la tiède et médiocre technocratie.. Alors que les différents pouvoirs qui se sont succédés en Grèce ont admis en 2004 puis en 2009 leur mensonge absolu sur les comptes Grecs.. Et aujourd’hui,  c’est le premier ministre actuel Grec qui serait à condamner.. Et pas les menteurs et les fossoyeurs qui, de surcroît, pour faire plaisir à Bruxelles ont trahi leur peuple autant que l’Europe

Il faut aussi regarder l’histoire récente.. l’Europe a laissé Athènes entrer dans l’Euro.. en pleine connaissance de cause d’une situation qui ne fut dévoilée certes qu’en 2004.. Mais à l’époque, Berlin et Paris ont pourtant refusé de donner des pouvoirs d’investigation à Eurostat, l’institut de statistique européen. Nous fûmes étonnement tolérants à l’époque, et nous serions étonnement intransigeants maintenant..

Notre devoir est également de ne pas être tièdes et de ne pas laisser les extrêmes récupérer le courage de Tsipras. En particulier le parti d’extrême droite Français, qui profite à de très mauvaises fins de la situation, pour entretenir sa logorrhée tristement habituelle antisystème, mais qui ne partage rien sur le fond des orientations politiques du premier ministre grec ; A commencer par la volonté de l’entreprise Le Pen de l’affaiblissement de notre Union Européenne, que ni nous, ni Alexis Tsipras ne souhaitons..

Une autre voie est possible que celle de la frilosité social libéral, à défaut de la sociale démocratie, c’est celle d’un socialisme démocratique, d’autant que je demeure persuadé qu’une majorité de socialistes français auraient voté non Dimanche… Car les grecs qui ont voté oui, eux, sont d’abord et avant tout celles et ceux qui n’ont pas subi de plein fouet les politiques d’austérité.. Et nous rejoindrions leurs avis ? Nous femmes et hommes de gauche.. Choisis ton camp camarade..

Incontestablement, même si Le président Hollande semble tenter l’apaisement, il doit être bien plus fort et clair sur cette question.. C’est un moment historique pour sortir de l’ambiguïté et de la peur de déplaire.. Car de cette peur, on n’en sort jamais.. Les conséquences politiques, stratégiques et géopolitiques de la sortie de la Grèce de la zone Euro seraient dramatiques et le parti de Sarkozy à cet effet se ridiculise en évoquant cette possibilité.. l’Europe n’existe pas sans la Grèce.. Si elle sort, le coût pour la France sera alors bien plus élevé..

Si comparaison ne vaut pas toujours raison, comment ne pas se rappeler du 27 février 1953 et de l’effacement de la dette de l’Allemagne, dont un des créanciers qui avait accepté l’annulation de 60% de la dette était… la Grèce.. Il n’est point question ici de redevabilité, mais retrouvons notre intelligence collective. Car ce qui coute le plus cher dans notre construction Européenne, ce qui fait sa valeur, c’est la solidarité entre les peuples.. Le reste, c’est l’Europe de la jungle..

La vraie force de l’Europe réside dans cette solidarité.. Faire croire qu’entendre Tsipras et le peuple qu’il représente aujourd’hui est signe de faiblesse est une facilité idéologique populiste, qui procède du repli sur soi. La vraie faiblesse est de nier la réalité historique de l’Europe, dont la construction s’appuie sur une communauté de destins..

A l’image de notre drapeau bleu et jaune.. Il est plus que temps que notre projet politique européen touche enfin les étoiles..

Comment et pourquoi on est tellement mieux à 5…

Lors de la semaine passée, grâce à « Bretagne Réunie » et à « Unis Pour Pluguffan », j’ai pu apprécier des interventions d’une grande pertinence et richesse, défendant la réunification de la Bretagne historique, sur les volets économiques, sociologiques, culturels et politiques.

Si la réforme territoriale a le mérite d’exister, son vrai problème demeure en son démarrage.. Une vraie cohérence territoriale, une réforme d’ampleur de nos bassins de vie, des transferts de compétences, et une pensée globale sur la refondation politique et administrative du pays auraient mérité un autre débat que des charcutages en règle sur un bout de table dans l’urgence un lundi soir..

Car même si cette réforme peut sembler éloignée des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens, tout à chacun sera impacté par les mutations à venir car il s’agit précisément de la réorganisation de notre modèle structurel, qui pèsera lourdement sur notre avenir économique et social.

Face à cet imparfait départ, les brèches étaient à colmater et le pire à éviter. A ce titre, il serait injuste de ne pas souligner le rôle essentiel de Jean-Jacques Urvoas et de Jean-Yves Le Drian, à qui, entre autre l’on doit la non fusion, et une Bretagne à 9, grand corps mou aussi stérile qu’insensé.. Cet argument du moindre mal peut revêtir un caractère « inentendable » pour les tenants historiques d’une revendication séculaire, qui étaient en droit d’attendre de cette velléité politique l’opportunité tant attendue. Mais face à des résistances certes injustifiées, mais néanmoins majoritaires, le vrai combat consistait dans cette première étape à éviter le pire pour tendre vers le sens de l’histoire à travers le vœu d’une Bretagne à 5.

A cet égard, la perspective d’avenir réside évidemment dans l’évolution du futur droit d’option. Ce dernier s’il se veut cohérent doit à mon sens intégrer deux principes :

Par voie référendaire, 50.01 % de la région d’accueil qui se prononce pour l’arrivée d’un nouveau département.

Par voie référendaire, 50.01 % du département concerné qui se prononce pour l’arrivée dans une nouvelle région.

C’est évidemment la question de la réciprocité d’une volonté populaire commune qui doit s’imposer et permettra ainsi d’ouvrir de passionnants débats sur l’avenir de nos territoires et donc des femmes et des hommes qui le composent. Adieu les 3/5, qui sont aussi insensés que la règle des 3% de déficit, décidé sur un coin de table. Adieu la consultation de la région du département sortant, qui stérilise le droit d’option, et le vide de son sens originel.

La réforme permettra également une simplification pour nos concitoyens, avec par ailleurs une nécessaire refondation du statut de l’élu et de ses missions pour plus de justice sur la possibilité d’engagement, y compris pour les salariés du privé, avec des formations et surtout pour que chaque élu ne soit pas godillot mais porte un projet politique fort. On peut faire de la meilleure politique avec moins d’élus sans doute, ce qui évite également les luttes permanentes à des fins personnels et l’abandon des convictions.

Restera à définir l’organisation la plus efficace pour la prise de décisions dans le cadre de l’assemblée de Bretagne, et à ce titre, les intercommunalités d’abord permettent de garder une proximité avec le citoyen dans le cadre d’un service public du quotidien. Les pays ensuite semblent l’échelon administratif et politique adéquat en terme de prise de décisions pour les grandes orientations qui doivent présider au destin de l’assemblée de Bretagne.

Enfin, une thématique trop peu abordée, relative aux champs de compétence, notamment ceux qui sont aujourd’hui prises en charge par les conseils généraux. Certains d’entre eux sont suffisamment sensibles pour mériter toute notre attention et dont le service ne doit pas être sacrifié à l’autel d’une réforme qui caricaturerait des missions essentielles en gabegie, juste pour suivre l’air du temps simplificateur consistant à caricaturer la fonction publique.

Je souhaiterai tant que certain-e-s de mes frileux camarades assimilent enfin que ce débat n’est pas l’apanage des tribunitiens du repli identitaire, qui feraient se fissurer les murs de la République, mais qu’au contraire, la république, en ce 21 Septembre où l’on célèbre sa proclamation ne peut se nourrir que par la défense de la diversité de ces multiples territoires. Je suis un citoyen du monde, qui n’aspire qu’à la découverte de l’autre mais dès que je quitte La Bretagne, Le Finistère et Quimper, je suis en manque, c’est ainsi, c’est non choisi, mais constitutif, je crois de beaucoup de Bretons.

C’est un peu cet ensemble que j’irai défendre le 27 En Bretagne, à Nantes avec un seul étendard, celui du sens de l’histoire et ne serait-ce que pour avoir le plaisir d’entendre Clarisse Lavanant chanter « j’avais 5 enfants »…

I have a dream..

Mardi 26 Aout 10H00 : François Hollande décidait que l’heure était grave et se mit à regarder les statistiques de la précarité dans notre pays, tout en lisant les résultats des derniers scrutins des élections municipales et européennes villes par villes, bureaux par bureaux… Il est l’heure de renverser la table..

Mardi 26 Aout 11H00 : le président convoque une réunion extraordinaire à l’Élysée avec de nombreuses personnalités de gauche qui se succèdent.

Mardi 26 Aout 13H00 : Conférence de presse où le patron de l’Élysée annonce une union impérative des forces de gauche pour répondre d’urgence à trop de souffrances de nos compatriotes et à la montée de la haine dans le pays. Il annonce une quinzaine de mesures rapides, emblématiques, peu coûteuses à destination des milieux les plus précarisés et des classes moyennes. Le pacte de responsabilité est maintenu mais assoupli et à destination prioritaires des TPE et PME avec un renforcement des engagements sur l’emploi, l’écologie, le mieux disant social. Il se rendra à un JT du soir pour expliquer la méthode au niveau européen afin que l’Europe ne soit plus le seul continent au monde à continuer la politique de l’austérité.

Mardi 26 Aout 14H00 : Une fois la méthode mise en place, le superflu jeu d’égo passe après et celui des compétences passe avant ; le jeu des courants après, celui de la gauche forte et unie avant. Un casting qui va de Manuel à Clémentine, en passant par Martine, Eva, Pierre, Najat, Ségolène, Michel, Stéphane et les autres..

Mardi 26 Aout 19H45 : Le chef de l’état explique au journal télévisé… d’ARTE…. qu’il recevra demain Matteo Renzi afin de travailler sur un accord avec le premier ministre espagnol et portugais sur la fin de l’austérité avec la croissance et le pouvoir d’achat. Ils se rendront ensuite tout deux et avec tous les chefs d’états Européens qui le souhaitent à Athènes pour une conférence exceptionnelle Vendredi 29 Aout pour rencontrer Monsieur Samaras et annoncer une nouvelle aspiration Européenne, avec Madame Merkel qui est priée de se joindre à la majorité Européenne ainsi mise en place..

Mardi 26 Aout 20H44 : Les ministres en charge de la question annoncent collectivement la première mesure gouvernementale, à savoir la volonté d’un nouveau travail sur la carte des régions, avec pris en exemple la nécessaire réunification de la Bretagne.

Mardi 26 Aout 23H50 : ITV, BFM, LCI, LCP L’Express, Le Point, Le Figaro, Le monde, Libération, les échos et Radio Classique ont collectivement commandé un sondage à BVA, IPSOS, LH2, CSA, Opinion Way, IFOP ; TNS Soffres Harris Interactive, VIA VOICE où en quelques heures la cote de popularité de Monsieur Hollande est passée de 17% à 71%. Chiffre correspondant au pourcentage de Français ayant retrouvé confiance en leurs élus.

Mercredi 27 Aout 07H25 : Je me réveille… j’ai fait un rêve.. Aussi incohérent que peut être un rêve, comme chacun sait…

J’allume France Inter.. Ha oui, là, c’est sur.. J’ai fait un rêve..

Réaction à l’appel au non vote !!

Je fais part de ma consternation à la lecture de l’appel de trois organisations dites d’extrême gauche (dont je préfère taire le nom), pour inciter les citoyens à ne pas participer au scrutin Européen de Dimanche prochain.

Le droit de vote est une longue histoire internationale. En France, il a succédé au suffrage censitaire et a continué son évolution, qui n’est souhaitons le pas terminée. Il en aura fallu des hautes luttes de grand-e-s citoyen-e-s du monde pour mettre en place le vote des hommes et des femmes.

Il est l’expression de la démocratie, qui pour paraphraser la pensée Churchillienne est « le pire des régimes à l’exception de tous les autres ». Refuser la démocratie, c’est fatalement le début de la dictature.

La liberté est totale de considérer que l’union européenne est une construction illégitime, une mascarade, ou « qu’elle est le fruit d’une construction néolibérale » comme l’affirment les trois mouvements en questions. Mais il me semble qu’avec 25 listes en présence, ou le vote blanc, le spectre est suffisamment large pour précisément contester le modèle européen. De nombreuses forces en présence s’en revendiquent d’ailleurs.

Un tel appel confine à nier notre histoire collective, à refuser le progrès toujours possible et dénote de l’irresponsabilité la plus totale. J’ai ici une pensée pour celles et ceux qui partout dans le monde tombent sous les balles en revendiquant la possibilité de glisser un bulletin dans une urne.

L’union Européenne est trop souvent un outil du libéralisme à tout crin, je partage pleinement ce constat. Elle est dirigée sans âme par une droite qui préfère aider la banque qui étouffe le chômeur plutôt que l’inverse, et qui ne parle plus qu’en milliards.

Mais je n’abandonne pas mes rêves d’une Europe des peuples, qui permet l’émancipation de celles et ceux qui souffrent le plus, qui lutte activement contre le chômage massif, notamment des jeunes, par l’arrêt des cadeaux aux banques, la fin du dumping social, l’instauration d’un SMIC Européen, le paiement des impôts là où les bénéfices sont réalisés etc…

Ne pas proposer autre chose que la non participation au scrutin est une insulte à nos anciens, et un risque pour nos enfants. Comment ne pas conclure sur cette citation de Lincoln qui disait « un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil ».

Le Pen, un vote dangereux et inutile…

Hier, belle matinée de campagne Européenne sur Quimper, où la droite locale brillait d’ailleurs par son absence, avec juste un militant présent, à une semaine d’une élection majeure… Étonnant. Sans doute qu’à Paris comme à Quimper, au sein de l’UMP, personne n’est d’accord sur une vision commune de l’Europe. Je continue toujours à m’interroger, si près du scrutin, sur le choix du principal soutien de Jean François Copé sur Quimper quant au futur président de la commission européenne.

Hier après-midi, devant un « discours » lénifiant de Madame Le Pen, présidente du premier parti d’extrême droite française. Définitivement, le front national est :

Le Parti de la haine. Car comment ne pas comprendre la désespérance, la souffrance, le sentiment de mépris que ressentent tant de nos concitoyens. Mais les diatribes anti-immigration ; L’absence de discours sur des valeurs universelles ; L’absence de mots sur la lutte contre les atrocités de la guerre que nous avons connues sur notre continent ; La connivence avec des groupuscules les plus dangereux d’extrême droite sur l’ensemble de l’Europe.. Tout ça ne doit pas trouver tant d’écho dans notre pays.

Le parti du mensonge. Contrairement à leurs fausses affirmations, l’inflation avant l’Euro atteignait des niveaux record. La fin de l’Euro et la déflation généreraient des millions de chômeurs en quelques semaines, sauf pour les auto-proclamés économistes sympathisants de la cause identitaire. Enfin, l’immigration est moins forte en France que chez la plupart de nos voisins Européens, et ce qu’elle rapporte est supérieur à ce qu’elle coûte selon des chercheurs de l’université de Lille (60 Milliards contre 48 Milliards)

Le parti du vide : Pendant le discours d’hier, très court en temps, nourri d’incantations, de petites phrases, de jeux de mots douteux et à la limite de la vulgarité parfois, il est possible de décompter… zéro proposition, et un maximum de boucs-émissaires. En particulier, rien sur la jeunesse d’Europe.

Le parti de l’incompétence : Votez pour le front national, c’est une forme de financement d’emplois fictifs, grassement rémunérés, au regard du rendement des nationalistes français sur les bancs Européens. Ils ne participent pas aux travaux législatifs, ni à la commission, ni dans les groupes de travail. La fille de Jean Marie Le Pen fustige la loi sur les travailleurs détachés et le lendemain ne vote pas contre, mais s’abstient… Le père de Marine Le Pen a voté lui contre une loi proposant l’éradication de la torture.. Bref, soit ils ne sont pas là, où du moins sont suffisamment présents pour toucher le chèque de 6200 Euros mensuels (sans parler des autres indemnités), soit ils votent n’importe quoi. Madame Le Pen est plus que jamais la candidate du système qu’elle dénonce. Voter Front National, c’est voter inutile.

C’est donc le néant nationaliste, qui prospère grâce au rejet de la politique Européenne incarnée par une droite qui la gère sans âme et qui peut se féliciter d’avoir trouvé son idiot utile dans le front national. Face à ce vote inutile, Une candidate ancrée à gauche : Isabelle Thomas, un futur président de la commission qui parle simple et vrai tout en maintenant le débat à un haut niveau : Martin Schulz. Contre le dumping social, les cadeaux aux banques, et en travaillant au quotidien pour la jeunesse.  

Nous ne pouvons que craindre le pire dimanche 25 Mai… Au delà de notre score… Mais surtout si le nationalisme triomphe car comme le disait Romain Gary : « le patriotisme, c’est l’amour des siens. Le nationalisme c’est la haine des autres ».

L’Europe de Martin.

 

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A propos d’une fausse polémique sur l’hymne national, la droite Française par la voix de son leader se déshonore dans une indignation feinte et calque son comportement sur le parti nationaliste de Madame Le Pen. Pendant ce temps là, d’autres font campagne pour une meilleure Europe au service des habitants de notre bassin de vie. A cet effet, j’ai eu la chance hier soir à Rézé d’assister à un meeting de Martin Schulz, notre candidat à la présidence de la commission Européenne, puisque pour la première fois, il sera élu au suffrage universel direct.

Au delà de l’art oratoire, notre camarade candidat du Parti Socialiste Européen incarne pleinement les valeurs de gauche, notamment du fait d’un parcours personnel atypique qui en fait un personnage authentique et qui connaît les difficultés du quotidien. Son parcours politique s’inscrit dans cette cohérence, Martin Schulz n’a pas d’autre expérience que celle de maire d’une commune de 40 000 habitants, ce qui demeure la meilleure façon de se préoccuper politiquement de l’autre. Il fustige les cadeaux incessants de l’Union Européenne aux banques, et demande que l’union cesse de parler en milliards mais s’intéresse réellement à la jeunesse d’Europe. Il lutte contre le Dumping social, qui tue localement nos industries en prônant par exemple l’instauration d’un SMIC Européen. Saluons ici les socialistes allemand qui permettent qu’en Allemagne, le SMIC fasse mieux vivre les travailleurs Allemand tout en luttant contre une concurrence si déloyale.

Les élections Européennes qui se profilent le 25 mai prochain représentent un enjeu majeur dans la construction de notre avenir commun. Pourtant, force est de constater non seulement le désintérêt mais le rejet de nombre de français au sujet des institutions Européennes. On peut largement comprendre que l’Europe soit la mal aimée, tant elle est mal gérée par la droite depuis plus de 10 ans, qui ne cesse de faire des cadeaux aux plus fortunés et ne donne aucune orientation politique et démocratique à l’Europe. Pire encore, en France, le Front National devient l’idiot utile de l’UMP, car la gestion désastreuse de la droite en Europe éloigne l’habitant-e- du scrutin, abstention qui fait l’affaire de celles et ceux qui ne veulent pas d’une ré-orientation sociale de l’Europe.

L’Europe est une solution et non un problème, mais c’est bien la droite Européenne qui provoque ce rejet et ce dégoût. l’UMP en France ne parle pas d’Europe mais veut faire de ce scrutin majeur une campagne anti François Hollande. Encore un point commun avec le Front National qui parle de tout sauf d’Europe, en faisant un bouc émissaire permanent. Ainsi, le 25 Mai, autant essayer non pas le parti de la haine, dont les propositions anti-Europe provoqueraient en quelques semaines des millions de chômeurs en France, mais mieux vaut essayer les femmes et hommes de gauche qui sont dans l’opposition et qui veulent d’une ré-orientation humaniste et progressiste de l’Europe. La droite Française est d’ailleurs complètement déboulonnée, ne soutenant que du bout des lèvres leur candidat à la présidence de la commission Européenne, Jean Claude Juncker, voir ne le soutenant pas du tout, tant certain-e-s semblent avoir honte de ce qu’il a fait du projet Européen et de cette Europe ultral libérale désincarnée et déshumanisée. Je me demande d’ailleurs quel candidat à la présidence de la commission aura le privilège d’avoir le soutien du principal supporter de Jean-François Copé sur Quimper…

Pour ma part, je suis clair, je vote Martin Schulz, le seul à même d’orienter l’Europe vers le mieux disant social et qui sait que la construction Européenne s’est faite contre les nationalistes pour ne plus jamais connaître les atrocités du siècle dernier. Les mêmes nationalistes aujourd’hui, s’ils ont changé de tenue ne peuvent ainsi que s’ériger contre cette Europe, qui est celle de la paix, car comme le disait François Mitterand il y a quelques années à propos du vote d’extrême droite : « le nationalisme, c’est la guerre« .

 

 

Martin Président !!

Non, au regard du titre ci dessus, je ne retourne pas dans un récent passé en oubliant un « e » à Martin et un « e » à Président..

Tout le monde a intégré le fait que sur la forme, au sein du gouvernement, la méthode devait changer, et sur le fond que des efforts colossaux mais justes doivent être consentis par nombre de concitoyens. Mais où est ce cap, où est cette ambition de gauche, où est cet horizon socialiste qui reposent sur des principes et des valeurs, et qui sans promettre le grand soir, permettent juste de se dire que l’on veut continuer à vire ensemble, unis et solidaires.

Et bien à défaut de trouver pour le moment ce cap dans la bouche de ceux et celles qui devraient l’incarner près de nous, tournons nous vers un ami… Allemand… Oui cet ami Allemand s’appelle Martin Schulz. Candidat du Parti Socialiste Européen à  la présidence de la commission Européenne.

C’est demain, souhaitons le à toutes et tous que peut être, il sera notre papa.. Schulz..

Plus sérieusement, Martin nous parle avec une sincérité absolue ; nous parle vrai et simple tout en gardant sa hauteur ; Martin respire la gauche et le socialisme. Il a au cœur la jeunesse, l’emploi, l’Europe Sociale, la lutte contre le Dumping Social, contre les cadeaux incessants aux banques et démontre les postures populistes, électoralistes et caricaturales de l’extrême droite. Martin a fait un vœu d’égalité cher à nos cœurs d’Européens de gauche.

Pour lancer la campagne des Européennes, le parti socialiste est toujours en avance sur les autres. Je ne doute pas qu’il en sera exactement de même sur Quimper et dans notre circonscription sous la houlette bienveillante de Marine Boulakhras.

Lors de ce lancement de campagne à Paris, Quelques morceaux choisis :

« C’est seulement et seulement si nous sommes capables de ressentir la douleur de cette jeunesse que le peuple nous fera confiance »

« Je ne veux pas que notre Europe dégage des milliards pour sauver les banques, et rechigne à mettre la main à la poche quand il s’agit de nos jeunes »

« Je comprends ceux qui sont déçus par l’Europe. La crise économique a dévasté l’Europe, pour les 26 millions d’Européens qui recherchent un emploi, pour les 120 millions d’Européens qui sont exposés au risque de pauvreté, je veux leur dire que la réponse n’est pas non à l’Europe, mais oui à une meilleure Europe »

« Ce ne sera pas simple après 10 ans de droite qui ont nourri la méfiance des Européens auprès des institutions ».

Et le passage le plus fort :

« Nous dissertons à longueur de journées sur des milliards d’Euros pour sauver les banques. Chers camardes, nous ne parlons plus qu’en milliards. Alors que pour 96% de nos concitoyens et plus, 1000 Euros sont un horizon indépassable. C’est la raison pour laquelle je vous dit, arrêtons de parler qu’en milliards, parlons sur les gens pour lesquels, 1000 Euros est la vie de tous les jours. »

« J’ai un voisin, chez moi, le facteur de mon quartier, marié, deux enfants. Il touche 1250 Euros net, le loyer pour l’appartement c’est 550 Euros. L’Europe ne doit pas s’occuper de la banque où il paye ses échéances, je veux que l’Europe s’occupe de lui, ça c’est notre Europe »

« Je veux dire à Marine Le Pen, qui refuse de débattre, que vous n’avez aucun bilan de votre mandat Européen, que vous occupez un siège aux frais du contribuable. La seule chose que vous faites, c’est instrumentaliser ce scrutin à des fins politiciennes. »

Clairement, ce discours que je vous conseille de retrouver en cliquant ici requinque après la séquence que vous savez et on comprend mieux pourquoi récemment Madame Le Pen a refusé de débattre contre l’homme qui dit la vérité, qui parle de la souffrance économique et sociale de nos concitoyens avec ses tripes, et qui croît en l’Europe. La haineuse populiste électoraliste de l’extrême droite française se serait à coup sur faite humiliée par tant de hauteur et de parler vrai. Martin Schulz conjugue les deux, nous ferions bien de nous en inspirer.

Comment ne pas finir sur ces mots de Jacques Delors : « Je refuse une Europe qui ne serait qu’un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c’est vers ça qu’on va, je lance un cri d’alarme »