Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Interdits de débat…

Encore un conseil municipal de Quimper hier soir où l’autoritarisme du maire et l’agressivité d’un certain nombre de ses adjoints furent aussi prégnants que consternants..

A chaque fois de façon républicaine, l’opposition s’oppose et propose… Rien de nouveau sous le soleil… La majorité ne répond quasiment jamais à aucune des questions, surtout quand celles-ci sont précises. La stratégie est de soit répondre à une question qui n’a pas été posée en prêtant à l’interlocuteur des propos qui n’ont jamais été tenus, soit en accusant de posture en permanence, car il est entendu que tout ce que peut dire un contradicteur est guidé par la mauvaise foi et non par la conviction

Un maire qui, une fois que la presse a quitté l’enceinte, manque de respect, utilise parfois l’invective, tourne le dos très souvent dès qu’un membre de l’opposition s’exprime, regarde l’horloge en permanence, et coupe même le micro… Comme hier empêchant un débat de se tenir.. Un comportement global qui ne ressemble pas à celui qui prédomine à la présidence de ce type d’assemblée.. Cette pensée n’est pas partagée que par les membres de l’opposition..

Hier soir, il nous a donc empêché de nous exprimer sur tous les dossiers d’une des commissions, et ce malgré nos demandes. Pourtant, je voulais entre autre aborder un sujet qui avait fait l’objet d’un débat aussi intéressant que consensuel en commission. Je m’étais engagé auprès d’une adjointe de la majorité qui porte le projet que nous aurions ce débat, et que pour une fois un de ces sujets serait mis à l’honneur..

Il s’agissait de souligner tout l’intérêt d’une convention entre la ville et l’association Pas à Pas Finistère, qui permettra aux professionnels de la petite enfance de Quimper d’être formés par ceux du service d’accompagnement spécialisé accueillant des enfants autistes.

La majorité municipale de l’époque, avec le soutien du député Jean Jacques Urvoas, avions installé au Centre de Loisirs de Kérogan le service d’accompagnement, au moment où pourtant la prise en charge comportementaliste était très décriée. L’idée était hier de mettre en lumière l’évolution de ce débat et de défendre la présence sur Quimper de cette structure, qui voit en ce moment ces crédits ARS réorientés, rendant potentiellement moins efficace la prise en charge des enfants. Le clivage politique était donc pleinement dépassé..

Je rouvrirai prochainement ce débat sur le blog et au conseil municipal, mais je déplore l’attitude du maire de Quimper qui n’a pas laissé hier cette discussion se tenir, pour un sujet qui le mérite vraiment… Si le maire ne se comportait pas ainsi, il aurait donc pu constater que la parole de l’opposition n’est pas la caricature dont il se persuade qu’elle peut être..

Plus les questions sont précises, plus le maire et certains de ses adjoints s’énervent.. Elles le seront alors de plus en plus..

Sport Solidaire…

Là où d’autres prennent des décisions brutales, la concertation semble le meilleur chemin..

Les deux premiers temps de concertation sur les nouvelles orientations politiques pour le sport départemental ont permis de tirer déjà quelques constats. Presque 100 participants avec entre autre des acteurs du monde sportif, des membres de comités départementaux, de clubs, des bénévoles, des éducateurs sportifs. Mais aussi des coordinateurs jeunesse, des responsables associatifs du monde du handicap ou de l’insertion, des travailleurs sociaux etc..

Notre ambition est clairement d’aller vers les publics les plus éloignés de la pratique sportive, qui sont également les « publics prioritaires » du conseil départemental, renforcés que nous sommes en la matière par aussi bien la loi notre que par notre projet politique, qui nous engage sur un mandat.

Ainsi, le travail concret en ateliers lors des deux premiers temps de rencontre aura été l’occasion de faire travailler ensemble deux mondes parallèles qui s’ignorent parfois, et que le département veut rapprocher. Je suis persuadé que la cohésion sociale existe déjà dans le mouvement sportif. Mais l’idée est de certes, valoriser ce qui se fait déjà, tout en incitant à aller encore un peu plus loin. Car oui la cohésion sociale existe dans le sport, mais quand il s’agit par exemple d’inscrire son enfant atteint de trisomie à l’athlétisme.. C’est tout de suite plus compliqué.. C’est pourtant là où le département peut être un levier, un support. Aucune question d’opposer la pratique sportive traditionnelle, faite de loisirs ou de compétitions à la cohésion sociale mais plutôt une velléité de promouvoir la complémentarité de ces deux mondes qui ne peuvent continuer à s’ignorer. C’est évidemment une des fonctions du sport, celle de la cohésion sociale, dans la mesure où le sport est d’abord du vivre ensemble, avant d’être de l’animation subventionnée. Il n’y pas d’incompatibilité, mais une synergie à trouver.

C’est ensuite une question de posture.. Car j’entends avec difficulté l’affirmation « ce n’est pas notre métier d’accueillir certains publics ».. Par contre mettre en place un ensemble d’actions pour permettre que cet accueil se fasse, oui. Mais si dès le début, on se dit que c’est impossible, alors, on ne va pas chercher la compétence qui va permettre le travail en commun.

Ainsi, nous allons maintenant synthétiser la presque trentaine de propositions qui a émergé, entre par exemple la volonté partenariale de conventionnement entre les clubs et les associations du champ social, la formation des bénévoles, une campagne de recrutement de bénévoles sur le volet éducatif, la promotion du sport famille pour les mères ou pères isolés avec leurs enfants, la mise en place d’un comité jeunesse au sein du mouvement sportif, un travail approfondi avec les étudiant-e-s en STAPS, une réflexion sur la création de postes mutualisés d’ETAPS (Educateur Territorial des Activités Physiques et Sportives), des forums des clubs dans les collèges etc etc etc.. J’en passe et des meilleurs.

Il nous reste une troisième concertation Samedi sur « Quel modèle économique pour le sport », où nous nous interrogerons sur le « Qui fait quoi » entre les différentes collectivités et le privé, pour travailler en cohérence de compétences plutôt qu’en saupoudrage irréfléchi, afin de tendre vers une meilleure efficacité dans les politiques sportives. Il conviendra aussi de s’interroger sur la mise en place d’un formulaire unique pour les demandes de subventions des clubs, car on voudrait décourager les bénévoles que l’on ne s’y prendrait pas autrement..

Enfin, l’idée directrice est bien de donner du sens à notre politique, de se doter d’une vision, d’une doctrine, de critères, afin de construire un projet politique sportif départemental. Ainsi, au-delà des aléas budgétaires, c’est le projet qui mène le budget et non l’inverse. Je me refuse à courir derrière les chiffres.. Sinon, on ne fait que subir et il ne se passe… rien pour les citoyens. Ainsi autour de la cohésion sociale, nous tâcherons ainsi d’être créatifs, novateurs et fédérateurs. Ce n’est qu’un début..

Les Rétrogrades…

Après Sarkozy sur les écoles, Fillon sur le logement…

En effet l’ancien premier ministre, tout comme l’ancien président insulte gratuitement le droit des personnes en situation de handicap..

Dans un haut dérapage démagogique, F. Fillon estime, je cite « absurde » que tous les logement soient accessibles « aux handicapés »…

Bien sûr que l’inflation des normes et la lourdeur administrative pèsent parfois sur les entrepreneurs.. Mais il existe là comme une forme de constance impressionnante, une grande cohérence, à faire payer toujours aux mêmes le poids de la réglementation… A en croire Messieurs Fillon et Sarkozy, il faut donc des ghettos scolaires, proche de ghettos d’habitations.

Ma seule satisfaction sera de mettre pour une fois d’accord les deux concurrents à la primaire de la droite sur le fait que franchement, les personnes handicapées abusent..

Cohérence que de contraindre les personnes handicapées à la double peine, consistant à ne pas avoir à choisir comme tout le monde une école et un logement.. J’espère juste qu’ils se mettront d’accord pour rapprocher l’école accessible des logements qui le seront aussi.. Autant parquer celles et ceux qui posent problèmes et qui sont une charge pour l’économie nationale..

Le seul point commun est le renoncement des « LR » à toute notion de justice et d’égalité.. Comme si, et très sincèrement, au-delà des alternances politiques, nous n’étions pas parmi les pays Européens les plus à la traine en matière d’accessibilité..

Tout comme ce fut le cas pour N. Sarkozy, j’invite F. Fillon à venir rencontrer les « déplaceurs de montagne » que sont les parents d’enfants en situation de handicap pour leur exposer leurs théories progressistes. Je ne savais pas que LR signifiait : Les Rétrogrades.

 

Sarkoghetto

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’accessibilité des écoles aux enfants en situation de handicap sont purement scandaleux..

Il affirme, je cite « on est pas obligés de mettre des ascenseurs dans toutes les écoles, il n’y a qu’à réserver une ou deux écoles pour l’accessibilité handicapés »…

Le patron de « Les Républicains » a donc en projet de créer des ghettos scolaires hyper-stigmatisants.. Car après tout… Pour qui se prennent-ils ces enfants en situation de handicap, à vouloir comme tous les autres s’inscrire dans leurs écoles de quartiers.. Ils n’ont qu’à traverser toute la ville pour retrouver leurs copains, forcément en fauteuil roulant eux aussi..

Tous les jours, dans mes fonctions d’élu départemental, et auparavant dans un parcours associatif sur ces questions, je mesure le parcours du combattant pour les enfants en situation de handicap et leurs parents.. Au lieu de leur faire part de l’infini respect qu’ils méritent.. Monsieur Sarkozy vient de leur cracher à la figure honteusement.. Pour une raison d’économies, toujours sur le dos des mêmes, très probablement afin d’avoir les coudées franches pour supprimer l’ISF de ses amis..

J’ai demandé officiellement à ce monsieur de retirer ces propos rétrogrades, irresponsables et honteux, ou de réaliser les économies qu’il évoque en rendant toutes les écoles de France accessibles avec le montant des sondages de l’Elysée entre 2007 et 2012 et l’argent récolté pendant ses conférences de 2012 à aujourd’hui.

Les artisans de l’inclusion

Le combat pour éviter la fermeture du poste de l’enseignante spécialisée à Jacques Prévert fut exemplaire à tout point de vue. Comment ne pas cacher sa satisfaction suite à la décision rendue hier par l’académie qui revient sur sa position initiale et qui laisse l’enseignante en place.

Ce combat a d’abord été celui des enfants. En premier lieu les enfants sourds et malentendants qui ne verront pas leur avenir compromis. J’ai donc une forte pensée ce matin pour Léa et ses petits camarades, qui continueront à bénéficier de l’accompagnement qu’ils méritent et surtout dont ils ont besoin. Je pense aussi à tous les autres enfants, les « entendants » qui grâce à la présence de ce dispositif s’ouvrent à la tolérance et au respect de l’autre. Il s’agit fondamentalement de l’inclusion au quotidien, aussi bien en salle de classes que dans la cour d’école où le handicap disparaît aux yeux de tous.

Ce combat a ensuite été celui des parents. Les parents des 5 enfants concernés bien sûr. Leur humilité et leur discrétion n’ont pas entamé leur détermination. Et je ne suis pas prêt d’oublier le visage d’une maman en particulier quand hier, elle a appris que l’enseignement spécialisé était maintenu. Soulagement, bonheur et dignité retrouvée s’y mêlaient, devant le maintien de cet opportunité pour son enfant, qui dans cette école n’est pas différent. Comment ne pas penser non plus à tous ces autres parents de l’école Jacques Prévert, qui n’ont pas d’enfant sourd ou malentendant, mais qui par solidarité et par envie de conserver le modèle inclusif se sont battus eux aussi avec une détermination sans faille.

Ce combat a également été celui de l’enseignante spécialisée qui défend une éthique professionnelle et qui, pour l’avoir vue en situation, apporte à ces enfants bien plus que ses hautes qualités pédagogiques, mais aussi toute l’attention et l’affection dont les enfants ont besoin pour compenser leur situation de handicap

Ce combat a enfin été celui.. de nous tous. Car il s’agit du maintien d’un modèle de société où l’attention à l’autre prime, au-delà du respect stricto sensu des cadres établis ou imposés. Ce combat démontre que les luttes légitimes ne sont pas vaines, y compris dans nos sociétés fracturées. Je suis heureux ce matin d’y avoir travaillé avec Isabelle Assih et Jean-Jacques Urvoas, et une fois de plus, ce résultat appartient avant tout à toutes celles et ceux cités plus haut, qui le méritent grandement car leur joie est très certainement à la hauteur de la détermination et du cœur qu’ils ont mis à ce précieux ouvrage.

Longue vie à l’inclusion à l’école Jacques Prévert à Quimper

En ordre de marche..

Hier, mon propos aux vœux de la section PS de Quimper :

« Plus rien ne sera comme avant le 07 Janvier.. Jean Jacques, tu as dis lors de tes vœux à propos du Dimanche 11 Janvier qui a suivi : « nous étions tous dans la rue comme une évidence, parce qu’il était tout simplement impossible d’être ailleurs, d’être autrement que rassemblés. Nous y étions tous parce qu’il est des circonstances où l’unité nationale n’est pas un slogan mais une exigence et une réalité presque physique. Une ville, ses habitants, rassurés d’être aussi nombreux, secoués encore de larmes et de colère mais unis dans la dignité. »

Le 07 et le 11 Janvier, emblèmes de nos drames et de nos espoirs. Qu’avons-nous collectivement raté pour en arriver là et qu’allons-nous faire de cet élan si spontané et généreux qui a suivi.. Je crois qu’il ne faut pas hésiter à se servir de tout ce qui nous est familier et agréable, de tremper son stylo dans l’acier et de faire vivre au quotidien ce qui fonde notre pacte républicain et ce qui fait société collective, à savoir la laïcité, la liberté et la solidarité.

La solidarité, nous l’avons au cœur, et elle sera précisément au cœur des semaines à venir, car nous avons l’impérieux devoir, non pas de la défendre, mais de la porter haut, notamment au travers les missions essentielles du Conseil Général.

Depuis 1998, l’action départementale est tournée vers la solidarité entre les citoyens et entre les territoires, à travers tant de réalisations concrètes, qui font vivre cette valeur en proximité immédiate des finistériens.

Car nous sommes de ces extra-terrestres qui pensons qu’il est un devoir moral de promouvoir les politiques d’accompagnement des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, de la jeunesse, de l’enfance et de toutes celles et ceux qui en ont besoin à moment donné, pour des raisons d’accidents de la vie, qui peuvent impacter n’importe lequel d’entre nous demain.

Alors, vous me direz, qu’est ce qui nous différencie de nos adversaires. Je vais vous dire… tout… En ces temps d’union républicaine, les exigences éphémères et artificielles de la communication me pousseraient à ne pas vous dire que nous sommes très inquiets si demain la droite arrivait à la tête de notre département. Mais la sincérité de notre engagement et l’authenticité de notre démarche me poussent à vous dire que nous devons être plus que jamais mobilisés.

Pourquoi ? Car l’essence même de nos ADN de gauche est ici en jeu.. Les valeurs du département sont notre passion, notre cœur de métier, et nous devons être les gardiens de ce temple.

Au delà de la libre appréciation de chacun sur tous les sujets, demandez à la chef de file de la droite départementale sa conception de ce qui fait famille… Je l’ai entendue, dans notre ville, dans quelques manifestations, bien moins glorieuses que nos récents rassemblements insulter tout ce qui ne serait pas issue d’un modèle familial séculaire et ne s’appuyant pas sur la laïcité pour fonder son argumentation. « Un père, une mère, c’est élémentaire » criait elle dos à la mairie et face à la cathédrale… C’est une insulte à toutes ces familles, notamment monoparentales, qui pour certaines d’entre elles ont besoin de l’accompagnement du Conseil Général. Que se passera-t-il pour ce public, que se passera-t-il pour les services, et que se passera-t-il pour le service public avec de telles orientations..

J’ai aussi entendu récemment de la part de cette famille politique que « depuis le temps que l’on fait du social et que ça marche pas »… Je pense alors à tous ces bénévoles, salariés, agents, qui très souvent dans l’ombre, à l’abri des regards, gèrent la détresse humaine que l’on ne saurait voir.. Je pense à tous ceux qui assurent la paix sociale..

Reprenons cette idéologie « depuis le temps que l’on fait du social, ça marche pas »… Allons jusqu’au bout, arrêtons ces politiques d’accompagnement, mais là, c’est la paix sociale que l’on se reprend en pleine figure..

Le plus important nous a rassemblés le 11 janvier dernier, et nous rassemblera encore à chaque fois qu’il en sera nécessaire, mais il y a aussi ce qui nous divise, et pourquoi le taire.. Nous croyons à la force du service public, et surtout, surtout, nous ne tomberons pas dans le piège grossier, caricatural et simpliste d’opposer l’économie et le social

UN exemple pour l’illustrer… Savez-vous ce qu’est un contrat jeune majeur… C’est un dispositif qui permet d’accompagner un jeune qui pour X raisons à entre 18 et 21 ans a besoin de soutien, car il est en difficulté. La mission du département sera en le prenant en compte dans sa globalité et sa singularité d’en faire un acteur social et économique, d’en faire un contribuable plutôt que quelqu’un qui dépend de l’impôt.. Et bien le conseil général du Finistère accompagne à ce jour des centaines de contrats jeunes majeurs. C’est aussi comme cela que l’on renforce notre économie.. Tout est lié, rien n’est à séparer..

Et c’est UN exemple, parmi tant d’autres dispositifs.. Et bien c’est ce modèle de vivre ensemble que je vous invite à défendre, car nous avons cette passionnante ambition, non pas pour nous-mêmes, cette ardente obligation, cette fois ci envers nous-même de préserver nos valeurs.

Ainsi, face aux visions caricaturales, voyez l’importance du modèle de civilisation que nous avons à défendre. Et la seule façon de faire face, de promouvoir nos valeurs et notre identité est bien de battre la campagne, de faire du porte à porte, de rencontrer les citoyens, de coller des affiches tous les jours s’il le faut sur les 8 semaines à venir. Quelle chance nous avons de pouvoir porter si haut ces valeurs.. Saisissions là maintenant, car évidemment il sera trop tard ensuite.. La politique c’est l’autre.. Profitons de cette campagne pour faire de la pédagogie citoyenne, sincèrement . Ne soyons pas politiciens, faisons de la politique..

Les victoires en politique sont toujours collectives, personne ne peut s’en glorifier seul. Les défaites le sont aussi et personne ne peut s’y soustraire.. Si nous ne faisons pas campagne avec ardeur, courage et obstination, et donc sans vous.. Je vous le dis.. Nous perdrons… Mais ce n’est pas Isabelle, Armelle, Janik, Laurence, Stéphane, Thierry, Roger et Jean-Marc qui perdront, c’est un peu de nous-même que l’on perdra..

Thomas Paine disait : « Plus difficile est la lutte, plus glorieux est le triomphe. Ce que nous recueillons trop facilement ne recueille pas notre considération. »

Nous sommes prêts, et comme hier tout comme demain, maintenant c’est avec vous.. »

Longue vie au Foot Fauteuil sur Quimper !!

Le foot fauteuil est d’abord et avant tout une activité sportive. Un sport qui se destine à des personnes en situation de handicap moteur, mais qui dans ses caractéristiques répond à de nombreuses exigences sportives, entre le sens de l’effort, la précision, l’importance du collectif, la joie de marquer un but, de faire la passe décisive etc..

Cette activité reprend sur Quimper et c’est une excellente initiative. Pour en avoir été l’entraîneur il y a quelques années, j’en connais les vertus sportives et humaines mais aussi toutes les difficultés en terme logistiques et organisationnelles.

Mais elles seront à n’en point douter dépassées quand je regarde l’enthousiasme et le dynamisme de celles et ceux, qui encadrent l’activité. Je ne serai jamais loin et donc à leur côté pour que cette activité se prolonge sur Quimper même si je devine leur capacité à déplacer des montagnes, apanage des parents et familles d’enfants en situation de handicap. Merci et ne lâchez rien Fabrice, Arnaud et les autres.. Rien ne leur est facile, donc le combat est devenu une habitude quotidienne, ce qui bien sur ne devrait pas être le cas.

Jouer au foot fauteuil permet de pouvoir dire : « je vais à l’entraînement » comme tout le monde. La joie de marquer un but en match officiel (après quelques mois de galère pour mettre en place l’activité) procure à l’ensemble du groupe (entraîneur compris..) une incommensurable joie. Après les avoir rencontrés, j’ai reconnu des sourires que je connais, ceux des joueurs, qui au-delà du handicap sont surtout en situation de réussite, ce qui est tellement précieux.

A la lecture du magazine d’information de Quimper communauté, je constate d’ailleurs que l’action politique des dernières années en matière de politique du handicap sur Quimper est prolongée, en souhaitant qu’elle soit bien sûr amplifiée.

Très heureux de finir 2014 et d’entamer 2015 sur la renaissance du foot fauteuil à Quimper. A cet effet, un récent article de Côté Quimper que vous trouverez en cliquant ici : article côté quimper.

Et quelques archives qui donnent du baume au cœur sur le blog du député ici, et autre article de presse là.

Dernier lien où j’ai le plaisir de retrouver un héros discret du quotidien.. Louis, à qui on te doit beaucoup, et où que tu sois, je devine ton sourire devant le retour du foot fauteuil à Quimper.

Très bonne année à toutes et tous.

J’accède, donc je suis…

Hier, journée éminemment concrète et utile, grâce à une intelligente initiative de l’espace associatif Quimpérois. En partenariat avec « jaccède.com », nous sommes quelques bénévoles à nous être rendus dans différents sites du quartier de Penhars en particulier pour certes vérifier l’accessibilité des espaces publics, bâtiments municipaux et commerces, mais surtout pour faire œuvre de pédagogie et engager un dialogue direct et très concret avec celles et ceux que nous rencontrions.

J’ai donc crapahuté avec Chrystel, mon binôme du jour, qui avec son fauteuil électrique, n’a pas hésiter à tester, expérimenter, essayer de franchir parfois l’infranchissable..

Ce fut pourtant une journée tristement ordinaire, avec ses poubelles en plein milieu du trottoir, ses voitures stationnées en mode anarchie totale, ses portes lourdes comme un cheval mort etc etc etc..

Sur une journée type, la personne en situation de handicap se retrouve en position perpétuelle de quémandeur permanent, ce qui en soi est difficilement supportable, induisant ainsi le sentiment de dépendance et une forme de privation de liberté.

Nous avions comme mission en particulier d’évaluer les nouveaux commerces des 4 vents dans le quartier de Kermoysan. Deux constats s’imposent : la gentillesse et la chaleur humaine de l’ensemble des commerçants que nous avons rencontrés, et une accessibilité qui a été pensée et anticipée dans l’ensemble de ces sites, à une exception notable près.. Les portes de chaque commerce sont bien trop lourdes et sans accompagnement, Chrystel n’aurait jamais pu entrer dans aucun d’entre eux.. Encore la dépendance en pleine face.. L’environnement crée ici la situation de handicap..

Il y aurait plusieurs tomes à écrire pour narrer cette journée qui fut si intense, si dense et parfois si violente. Il faut beaucoup d’abnégation, de volonté, d’humour et de patience pour ne pas exploser de colère devant un environnement bien trop souvent hostile.

Si j’affirme totalement subjectivement que beaucoup a été fait en matière d’accessibilité sur Quimper ces dernières années, j’ajoute qu’énormément demeure à faire. En tant qu’élu municipal d’opposition, j’aurai évidemment l’œil bien ouvert sur le budget consacré à la mise en accessibilité de la ville, y compris sur la voirie, qui traditionnellement est doublé à chaque changement de mandature..

Toujours est-il qu’hier, aller sur le terrain fut bien entendu particulièrement salutaire avec des rencontres hautes en couleur et un sentiment de désespérance passagère vite effacée par une envie permanente de conquérir les étoiles, handicap ou pas.

Accessibilité : une affaire de volontarisme politique

Le baromètre national de l’Association des Paralysés de France donne la ville de Quimper comme mal classée. Ce classement est à modérer et à analyser.

Tout d’abord sur la question de la temporalité : les villes les mieux positionnées, comme Nantes ou Grenoble ont commencé à faire de l’accessibilité bien avant 2008. Quand notre équipe municipale est arrivée aux responsabilités, il n’y avait rien d’engagé en la matière alors que nous avions l’échéance de 2015 en vue. De nombreux dossiers ont pu avancer durant notre mandat.

Un schéma directeur de l’accessibilité des écoles a été mis en place : les écoles Frédéric Le Guyader, Kergoat ar Lez, Kervilien, Ferdinand Buisson sont accessibles depuis cette rentrée. Les travaux sont en cours à Léon Goraguer, Yves Le Manchec, Jacques Prévert et Jules Ferry. En janvier 2015, environ 70% des écoles seront accessibles.

Des bâtiments publics comme les mairies annexes ont et vont déménager pour pouvoir rendre un service public accessible à tous : Penhars à la Maison des services publics et la mairie annexe de Kerfeunteun dans le futur projet au Bois du séminaire. Enfin, les médiathèques et les piscines sont accessibles comme bientôt le Conservatoire de Musique et d’Arts Dramatiques (CMAD).

Dans l’ensemble de nos projets majeurs, Parc des Expositions, Centre des Congrès, Pôle Max Jacob et Pôle Sportif, la question du handicap occupe une place centrale.

Ce sont 12 millions d’euros qui sont investis durant ce mandat sur la question de l’accessibilité des bâtiments de la ville.

Soucieux du bon usage du denier public, le nombre de chantiers à faire démarrer simultanément ainsi qu’une réflexion sur le devenir de nombreux bâtiments nous contraints à regarder au-delà de l’horizon 2015. Il est impensable de fermer les bâtiments le temps des travaux et d’engager des sommes importantes sur des bâtiments dont le devenir est en question.

En revanche, la volonté politique de ces investissements financiers est à la hauteur de l’enjeu de l’accès à tout pour tous.

L’ensemble du réseau de transports en commun sera accessible avant l’échéance légale de 2015, notamment grâce à l’action du Plan Transports. Nous équipons progressivement tous les bus de deux places pour les personnes en fauteuil. Réduire la taille des véhicules compromettrait d’ailleurs cette avancée.

Les moyens du service Handicub sont augmentés parallèlement à l’accessibilité du réseau commun car les besoins des personnes ne sont pas forcément les mêmes.

Pour la voirie, le budget de nos prédécesseurs a été doublé mais l’effort doit se poursuivre lors du prochain mandat.

Pour conclure, il reste du chemin à parcourir notamment dû à l’immobilisme de l’équipe précédente. On peut raisonnablement affirmer que jamais autant n’aura été fait sur un mandat à Quimper en matière de prise en compte des personnes en situation de handicap, comme l’indique en particulier la note du baromètre de 21/21 pour le volontarisme politique.

Bonne lecture

Notre liste « Quimper pour vous » a présenté son projet, au sujet duquel je serai facilement tenté de vous dire qu’il est évidemment plus pertinent que celui de nos principaux concurrents dans cette élection municipale et communautaire.

Je ne le dirai pas, et ce pour une excellente raison puisque pour le moment, la liste menée par le candidat de Jean François Copé sur Quimper n’a tout simplement aucun projet d’ensemble porteur d’avenir pour la ville.

Gageons que ça ne saurait tarder, même si j’avoue mon scepticisme.. En effet, de notre côté, nous avons, tout d’abord au sein du parti socialiste travaillé depuis un an sur un projet qui a ensuite été validé et amendé par nos partenaires de gauche. Un vrai travail de bilan et de perspectives pour la ville. D’autres listes nous parlent de certaines thématiques qui semblent se travailler au gré des évènements. Ce n’est ni sérieux ni responsable et en dit long sur une future gestion.

Notre projet inclut bien évidemment une phase de bilan, qui se juge à l’importance des projets qui s’annoncent. Ce n’était pas le cas en 2008, c’est le cas en 2014. Le progrès ou le déclin, l’action ou l’immobilisme, marqueur de la droite à Quimper depuis des années.

Les axes conducteurs, qui sont autant partie d’un bilan, se prolongeant dans un projet sont notamment :

L’attractivité comme vecteur de développement et d’emploi, en offrant aux entreprises les réserves foncières suffisantes pour les terrains, des modes de transport rapides et modernes, l’équipement numérique en très haut débit, l’encouragement à l’enseignement, la recherche et l’innovation, l’offre de services éducatifs, sportifs et culturels pour les salariés, et surtout la priorité donnée au logement pour que chacun puisse accomplir un choix d’habitation.

La solidarité comme vecteur de cohésion, en adaptant à chaque famille la politique fiscale comme la politique tarifaire de services offerts, par des abattements pour la première et de la progressivité pour la seconde. Tout doit être accessible à tous, concernant la petite enfance, l’école, les équipements sportifs, culturels, socio-culturels. Le soutien au CCAS (+12 % sur le dernier mandat) sera renforcé ainsi que les structures d’insertion, l’aide aux associations et aux maisons pour tous ainsi que l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

La modernité comme vecteur d’avenir, qui est le sens du développement des transports en commun sur l’agglomération, le projet de la gare, le pôle culturel Max Jacob, le pôle sportif de Creach Gwen, le futur centre des congrès, la révolution numérique, et le projet Ialys, qui nous permettra de devenir un territoire référent en matière élémentaire.

Bref, une vraie ambition pour notre territoire, avec 200 propositions sur l’ensemble des sujets qui touchent notre ville et notre agglomération au quotidien comme la création d’un nouveau grand quartier, d’une plateforme jeunesse à la providence, d’un nouvel EPHAD, le soutien aux manifestations sportives et culturelles gratuites pour tous en cœur de ville, la halle des sports de Kerfeunteun, le maintien d’un haut niveau de service au public au travers le CCAS et les MPT, l’observatoire de l’emploi, les assises de l’attractivité du centre-ville etc etc..

Vous trouverez notre projet et ses 200 propositions en cliquant ici.

Et bien sur notre site internet, particulièrement réactif et participatif : www.poignant2014.fr

Dès aujourd’hui, nous viendrons à votre rencontre pour échanger sur vos attentes et notre projet, car il est pour vous, car il s’agit de « Quimper pour vous ».