Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Un vendredi soir au Novomax..

Très belle soirée avec mon ami Gilbert Gramoullé vendredi soir au Novomax avec notamment Octave Noir et Radio Elvis qui se sont produits dans une salle comble et ravie.

Octave Noir, pour leur première production scénique a rendu une copie parfaite, dans un registre psychédélique et éléctro, proposant une sensibilité à fleur de peau. De nombreuses influences les guident, et c’était notamment comme si le mythique groupe « Ange » s’était mit à l’éléctro et s’était produit vendredi soir. Un très beau voyage..

Radio Elvis.. Que d’énergie et de talent.. Du Rock glamour et millimétré où les trois artistes se donnent à cœur joie nous embarquant dans de vrais moments de bravoure où ils se donnent à fond, tirant le meilleur de leurs instruments respectifs. Avec un  chanteur ultra charismatique, aux textes profonds et recherchés. Ils mériteraient largement, par exemple de jouer dans un festival du côté du centre Finistère cet été…

Un grand bravo à l’équipe des Polarités, qui a fait du Novomax un objet vivant, un lieu de vie du matin au soir, où la jeune scène peut faire ses gammes, jouer, enregistrer, se chercher, parfois se produire. Une vraie ruche qui s’ouvre à de nombreux autres univers artistiques et qui ne se cantonne pas dans le cliché du Punk à chien !!

A l’image du public présent vendredi soir, un véritable métissage et brassage social et générationnel qui se côtoie.

Au cœur de ville, le Novomax est un écrin  qui se fond dans son décor naturel et urbain et qui ouvre le champ de tous les possibles.

Bravo à Gilbert Gramoullé, qui en tant qu’adjoint à la culture lors du mandat municipal précédent a œuvré et même bien plus que ça, pour que ce lieu émerge et soit ouvert sur Quimper et le monde. Le pari est pleinement réussi, grâce à la co-construction en lien avec les polarités.

La culture n’est pas une histoire d’injonctions du « payeur ».. , qui par ailleurs sont souvent plusieurs.. Mais il s’agit bel et bien d’un portage commun, de désaccords parfois sur les contenus, mais c’est toute la nuance, elle est de taille, entre la co-construction et la commande unilatérale.. Une fois le terrain d’entente trouvé, c’est la question de la confiance qui s’engage, puis celle de l’évaluation. Il s’agit de la rencontre entre le bon usage de l’argent public et l’offre culturelle proposée aux habitant-e-s d’un territoire. Et imaginer que les contenus doivent être guidés par ce que l’on pense soi même comme étant la vérité, penser unilatéralement être le patron et ainsi tout décider, au delà de la dérive autoritariste et dictatoriale est un non sens qui n’a aucun avenir..

A presque un an des effroyables assassinats du 13 Novembre, où nous étions d’ailleurs au Novomax pour son inauguration, c’était une fierté d’être présent à ces concerts, où il n’est question finalement que de lien social du quotidien.

Encore et toujours…

La surenchère Tatcherienne de la droite française est.. « en marche ».. et ce n’est que le début..

Trois exemples précis :

Tout d’abord, l’économie de 100 Milliards d’Euros (ou 85 selon le candidat de droite concerné) sur les dépenses publiques, tout en supprimant l’impôt sur les grandes fortunes (plus de 5 milliards de recettes en 2015 pour l’état), vont avoir comme conséquence directe et mécanique de baisser encore plus le concours financier de l’état au travers de la dotation globale de fonctionnement à l’ensemble des collectivités territoriales dans tout le pays.

Pour le dire autrement et plus simplement, si les collectivités dépendent en partie de l’état, de nombreuses associations dépendent de ces mêmes collectivités. Autant dire qu’il s’agit ici du lien social du quotidien à travers le maillage associatif sportif, culturel, socio culturel qui sera attaqué et même en péril.

Ensuite, la réduction (proposée encore aujourd’hui par un candidat à la primaire de « LR ») d’un fonctionnaire sur deux « même » au sein des collectivités territoriales attaque au cœur la solidarité entre les citoyens et les territoires. Dans un conseil départemental, par exemple, de telles mesures, à la Protection Maternelle Infantile (PMI), dans les services Enfance / Famille, Personnes âgées, Personnes en situation de handicap, jeunesse, insertion etc..  sans parler bien sûr de l’aide aux entreprises, à la pêche, à l’agriculture aura des conséquences désastreuses sur le service rendu au public. Nombre de ces services fonctionnent déjà à flux tendu et des mesures si radicales viendront précariser encore plus les précaires.

Enfin, le risque est évident de diviser le pays en fustigeant systématiquement une catégorie : Le discours de la droite cassoulet sur le RSA, laissant à penser qu’une majorité écrasante ne fait que profiter du système ainsi que la dégressivité de l’allocation chômage consiste à s’en prendre toujours aux mêmes.. Ce qui dans le même temps revient à ne surtout pas toucher aux amis du Fouquet’s.. C’est ici acte de constance dans le paradigme qui attaque systématiquement celui ou celle qui est juste en dessous, pensant que si celui-ci vit moins bien, c’est tous les autres qui vivront mieux.. Au-delà de flatter certains bas instincts, c’est bien la démagogie et la caricature qui s’imposent.

A gauche, nous ne pourrons nous contenter de faire peur avec cette droite ultra ultralibérale. Pour le moment, alors que tous les candidat-e-s à la primaire de la gauche ne sont pas connu-e-s, et qu’il paraît sage, pour un choix éclairé d’attendre la liste finale des candidat-e-s, qui sera définitivement connue le 15 décembre, il nous faudra un projet crédible, précis et ancré à gauche. Si comme la plupart de mes camarades, j’attendrai au moins le 15 Décembre pour me prononcer, certaines propositions notamment de Benoit Hamon me semblent pertinentes et crédibles, entre par exemple le revenu universel d’existence, la réduction du temps de travail pour le bien-être au travail et la lutte contre le chômage, la reconnaissance du vote blanc, un parlement simplifié, qui peut contrôler l’action de l’exécutif etc..

A 231 jour du premier tour de la présidentielle, nous sommes à un tournant de ce qui doit faire France, car l’offre politique sera très claire et contrairement à une pensée répandue, le clivage gauche droite est et sera particulièrement prégnant. Notre réponse doit elle aussi être claire et sans faille, face à une droite qui agite avec frénésie le chiffon de la peur, de la haine, de la division, en pensant que la question identitaire doit primer sur la question sociale. De telles mesures, comme exposées au début de ce propos, peuvent demain affaiblir ce qui fait la force et justement l’identité de la France, à savoir la pensée des lumières, avec comme piliers la tolérance, la liberté et l’égalité.

Face au danger de mort nationaliste d’une part et la surenchère identitaire et libérale d’autre part, c’est bel un bien une véritable œuvre de fraternité sur laquelle nous allons devoir travailler, avec bien sur des déclinaisons concrètes pour démontrer que la France non seulement n’est pas en panne, ne doit pas se replier sur elle-même, mais doit avancer, encore et toujours.

 

A deux vitesses..

Alors qu’une formidable compétition s’achève au Brésil, une autre, moins prometteuse s’ouvre en France de Frangy en passant par Neuilly. Mais intéressons-nous à la première..

Merci aux athlètes, qui nous ont offert une véritable trêve à travers des moments fédérateurs et les valeurs de l’olympisme.

Bravo et merci à Marie Riou, Virgnie Cueff, Léa Jamelot, Camille Lecointre, athlètes finistériennes, aux fortunes diverses, mais qui ont tout donné et qui peuvent être fières de l’image qui a été offerte.

Car en effet, quel plaisir d’entendre certains athlètes, contrairement à certains milliardaires en short qui toute l’année agressent la syntaxe et la grammaire hexagonale.. A croire que les millions sur les comptes en banque ne suffisent pas pour acheter un dictionnaire.. Le fossé qui sépare le sport de haut niveau et le sport business est là aussi béant..

Je pense entre autres à Pierre Ambroise Bosse, 4ème du 800 mètres, qui salue son chat au micro, à l’intelligence, le respect et la fraicheur de Maxime Beaumont, médaille d’argent de sprint en Kayak monoplace et évidemment à la sportivité de la délégation des boxeurs tricolores, avec notre maintenant emblématique couple en or Estelle Mossely et Tony Yoka qui nous ont offert de l’amour en or..

Le fossé n’est pas que dans la mentalité et l’état d’esprit des sportifs, car il faut savoir qu’en France, loin de certaines représentations, un peu plus de 4 sportifs de haut niveau sur 10 gagnent moins de 500 Euros mensuels. Je pense, et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres à Phara Anarcharsis, vice-championne d’Europe du 4 X 400 mètres d’athlétisme, qui travaille à mi-temps à Décathlon et a du mal à boucler ses fins de mois.. Il est dans de telles conditions impossible de concurrencer d’autres nations, qui elles, soutiennent leurs athlètes dans les plus grandes compétions.

Je ne dis pas ici que ces sportifs devraient être des privilégiés absolus, mais incontestablement, un équilibre devrait pouvoir être trouvé pour leur permettre, ne serait-ce que de vivre de leur sport, puisqu’ils nous représentent à l’international et génèrent une véritable respiration populaire. D’autant que dans le sport Français, c’est une minorité, donc quelques disciplines qui se partagent le gâteau, laissant des miettes à la majorité.

De tout temps, et au-delà même des alternances politiques, la France n’investit pas dans le sport. Sans doute, l’explication repose sur une forme de mépris pour ce qui est réduit à des jeux pour calmer les peuples.. J’aurais pourtant tendance à penser que le sport est avant tout créateur de moments fédérateurs, qui ne sont pas légion aujourd’hui. Le sport étant également un grand contributeur de « résilience sociale » pour une part importante de celles et ceux qui le pratiquent. Sans bien sûr avoir vocation à être une politique régalienne, le sport dans notre pays mérite un autre traitement que celui qu’il subit aujourd’hui..

En tous les cas, j’en sors encore plus convaincu que je ne pouvais l’être de tout l’intérêt de défendre les pratiques sportives sur le territoire Finistérien, y compris à l’approche de futurs débats budgétaires. Notre choix est celui de la cohésion sociale, et si je suis convaincu que c’est le bon, il nécessitera non seulement la continuation mais surtout la montée en puissance des actes déjà posés pour construire un sport départemental cohérent et viable.

Si la piteuse actualité nationale peut rendre les passionnés déjà nostalgiques des émotions brésiliennes, les paralympiques arrivent (enfin normalement, et souhaitons le vivement) et nous suivrons avec la même émotion notamment Katell Alençon et Bruno Jourdren, qui démontreront à nouveau que tout commence en Finistère.

Sport Solidaire…

Là où d’autres prennent des décisions brutales, la concertation semble le meilleur chemin..

Les deux premiers temps de concertation sur les nouvelles orientations politiques pour le sport départemental ont permis de tirer déjà quelques constats. Presque 100 participants avec entre autre des acteurs du monde sportif, des membres de comités départementaux, de clubs, des bénévoles, des éducateurs sportifs. Mais aussi des coordinateurs jeunesse, des responsables associatifs du monde du handicap ou de l’insertion, des travailleurs sociaux etc..

Notre ambition est clairement d’aller vers les publics les plus éloignés de la pratique sportive, qui sont également les « publics prioritaires » du conseil départemental, renforcés que nous sommes en la matière par aussi bien la loi notre que par notre projet politique, qui nous engage sur un mandat.

Ainsi, le travail concret en ateliers lors des deux premiers temps de rencontre aura été l’occasion de faire travailler ensemble deux mondes parallèles qui s’ignorent parfois, et que le département veut rapprocher. Je suis persuadé que la cohésion sociale existe déjà dans le mouvement sportif. Mais l’idée est de certes, valoriser ce qui se fait déjà, tout en incitant à aller encore un peu plus loin. Car oui la cohésion sociale existe dans le sport, mais quand il s’agit par exemple d’inscrire son enfant atteint de trisomie à l’athlétisme.. C’est tout de suite plus compliqué.. C’est pourtant là où le département peut être un levier, un support. Aucune question d’opposer la pratique sportive traditionnelle, faite de loisirs ou de compétitions à la cohésion sociale mais plutôt une velléité de promouvoir la complémentarité de ces deux mondes qui ne peuvent continuer à s’ignorer. C’est évidemment une des fonctions du sport, celle de la cohésion sociale, dans la mesure où le sport est d’abord du vivre ensemble, avant d’être de l’animation subventionnée. Il n’y pas d’incompatibilité, mais une synergie à trouver.

C’est ensuite une question de posture.. Car j’entends avec difficulté l’affirmation « ce n’est pas notre métier d’accueillir certains publics ».. Par contre mettre en place un ensemble d’actions pour permettre que cet accueil se fasse, oui. Mais si dès le début, on se dit que c’est impossible, alors, on ne va pas chercher la compétence qui va permettre le travail en commun.

Ainsi, nous allons maintenant synthétiser la presque trentaine de propositions qui a émergé, entre par exemple la volonté partenariale de conventionnement entre les clubs et les associations du champ social, la formation des bénévoles, une campagne de recrutement de bénévoles sur le volet éducatif, la promotion du sport famille pour les mères ou pères isolés avec leurs enfants, la mise en place d’un comité jeunesse au sein du mouvement sportif, un travail approfondi avec les étudiant-e-s en STAPS, une réflexion sur la création de postes mutualisés d’ETAPS (Educateur Territorial des Activités Physiques et Sportives), des forums des clubs dans les collèges etc etc etc.. J’en passe et des meilleurs.

Il nous reste une troisième concertation Samedi sur « Quel modèle économique pour le sport », où nous nous interrogerons sur le « Qui fait quoi » entre les différentes collectivités et le privé, pour travailler en cohérence de compétences plutôt qu’en saupoudrage irréfléchi, afin de tendre vers une meilleure efficacité dans les politiques sportives. Il conviendra aussi de s’interroger sur la mise en place d’un formulaire unique pour les demandes de subventions des clubs, car on voudrait décourager les bénévoles que l’on ne s’y prendrait pas autrement..

Enfin, l’idée directrice est bien de donner du sens à notre politique, de se doter d’une vision, d’une doctrine, de critères, afin de construire un projet politique sportif départemental. Ainsi, au-delà des aléas budgétaires, c’est le projet qui mène le budget et non l’inverse. Je me refuse à courir derrière les chiffres.. Sinon, on ne fait que subir et il ne se passe… rien pour les citoyens. Ainsi autour de la cohésion sociale, nous tâcherons ainsi d’être créatifs, novateurs et fédérateurs. Ce n’est qu’un début..

Les Rétrogrades…

Après Sarkozy sur les écoles, Fillon sur le logement…

En effet l’ancien premier ministre, tout comme l’ancien président insulte gratuitement le droit des personnes en situation de handicap..

Dans un haut dérapage démagogique, F. Fillon estime, je cite « absurde » que tous les logement soient accessibles « aux handicapés »…

Bien sûr que l’inflation des normes et la lourdeur administrative pèsent parfois sur les entrepreneurs.. Mais il existe là comme une forme de constance impressionnante, une grande cohérence, à faire payer toujours aux mêmes le poids de la réglementation… A en croire Messieurs Fillon et Sarkozy, il faut donc des ghettos scolaires, proche de ghettos d’habitations.

Ma seule satisfaction sera de mettre pour une fois d’accord les deux concurrents à la primaire de la droite sur le fait que franchement, les personnes handicapées abusent..

Cohérence que de contraindre les personnes handicapées à la double peine, consistant à ne pas avoir à choisir comme tout le monde une école et un logement.. J’espère juste qu’ils se mettront d’accord pour rapprocher l’école accessible des logements qui le seront aussi.. Autant parquer celles et ceux qui posent problèmes et qui sont une charge pour l’économie nationale..

Le seul point commun est le renoncement des « LR » à toute notion de justice et d’égalité.. Comme si, et très sincèrement, au-delà des alternances politiques, nous n’étions pas parmi les pays Européens les plus à la traine en matière d’accessibilité..

Tout comme ce fut le cas pour N. Sarkozy, j’invite F. Fillon à venir rencontrer les « déplaceurs de montagne » que sont les parents d’enfants en situation de handicap pour leur exposer leurs théories progressistes. Je ne savais pas que LR signifiait : Les Rétrogrades.

 

La tête haute..

Une fois n’est pas coutume, évoquons un film pas encore vu. Mais avec « la tête haute », que je vous conseille d’aller voir au Quai Dupleix à Quimper ce week-end, et qui est diffusé ce soir en avant-première à Cannes, c’est ici le portrait d’une jeunesse en errance.. Mais n’en déplaise aux théoriciens de la lapalissade démagogique, est décrit sans concession, et au plus près, la souffrance psycho-affective et morale d’un enfant qui dès le plus jeune âge connaît l’abandon et le rejet, et qui se venge ensuite aux âges où il peut le faire..

Contrairement à ce qui est indûment théorisé et diffusé par les tenants d’une ligne sécuritaire à tout crin, tous les chiffres extraits d’études sérieuses démontrent que la délinquance chez les mineurs augmente bien moins depuis 10 ans que celle des majeurs.

Autre statistique éloquente. La justice des mineurs concerne par an 212 500 enfants au civil, et 92 000 au pénal, selon les chiffres du ministère de la justice. Et pourtant, c’est systématiquement cette dernière qui est évoquée au détriment de la première, par certains politiques et certains médias..

« la tête haute » rétablira la vérité, un peu comme le fait « polisse », « Suzanne », ou la minisérie « 3XManon ». Tous tellement renversants et bouleversants de vérité..

Pas étonnant que Sara Forestier joue dans « la tête haute » et dans « Suzanne » et que Emmanuelle Bercot réalise « la tête haute » après avoir elle même joué dans « polisse ». Elle a hier matin sur Inter, défendu avec authenticité et émotion ce qui selon elle devrait légitimement être sacralisé, à savoir les politiques de protection de l’enfance.

Le conseil départemental en a précisément la responsabilité et les acteurs quotidiens de sa mise en œuvre doivent être pleinement reconnus. Ils sont plongés au quotidien dans ce que parfois la société refuse de voir, ou qu’elle préfère caricaturer à travers des représentations populistes mensongères, qui permettent de regarder ailleurs. Pourtant, les chiffres évoqués précédemment démontrent à quel point de nombreux héros du quotidien sont trop méconnus.

Qu’ils soient remerciés pour leur dévouement et à travers les politiques départementales, il est évident que le maximum doit être mis en œuvre pour permettre à tant d’enfants de se développer au mieux et ainsi de se construire un avenir.

Que celles et ceux qui osent par cynisme, méconnaissance ou confondante bêtise, parler d’un sujet qu’ils ne connaissent pas, à travers un poncif poujadiste tel que « laxisme » se taisent.. la tête basse..

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19552996&cfilm=224999.html

 

Les artisans de l’inclusion

Le combat pour éviter la fermeture du poste de l’enseignante spécialisée à Jacques Prévert fut exemplaire à tout point de vue. Comment ne pas cacher sa satisfaction suite à la décision rendue hier par l’académie qui revient sur sa position initiale et qui laisse l’enseignante en place.

Ce combat a d’abord été celui des enfants. En premier lieu les enfants sourds et malentendants qui ne verront pas leur avenir compromis. J’ai donc une forte pensée ce matin pour Léa et ses petits camarades, qui continueront à bénéficier de l’accompagnement qu’ils méritent et surtout dont ils ont besoin. Je pense aussi à tous les autres enfants, les « entendants » qui grâce à la présence de ce dispositif s’ouvrent à la tolérance et au respect de l’autre. Il s’agit fondamentalement de l’inclusion au quotidien, aussi bien en salle de classes que dans la cour d’école où le handicap disparaît aux yeux de tous.

Ce combat a ensuite été celui des parents. Les parents des 5 enfants concernés bien sûr. Leur humilité et leur discrétion n’ont pas entamé leur détermination. Et je ne suis pas prêt d’oublier le visage d’une maman en particulier quand hier, elle a appris que l’enseignement spécialisé était maintenu. Soulagement, bonheur et dignité retrouvée s’y mêlaient, devant le maintien de cet opportunité pour son enfant, qui dans cette école n’est pas différent. Comment ne pas penser non plus à tous ces autres parents de l’école Jacques Prévert, qui n’ont pas d’enfant sourd ou malentendant, mais qui par solidarité et par envie de conserver le modèle inclusif se sont battus eux aussi avec une détermination sans faille.

Ce combat a également été celui de l’enseignante spécialisée qui défend une éthique professionnelle et qui, pour l’avoir vue en situation, apporte à ces enfants bien plus que ses hautes qualités pédagogiques, mais aussi toute l’attention et l’affection dont les enfants ont besoin pour compenser leur situation de handicap

Ce combat a enfin été celui.. de nous tous. Car il s’agit du maintien d’un modèle de société où l’attention à l’autre prime, au-delà du respect stricto sensu des cadres établis ou imposés. Ce combat démontre que les luttes légitimes ne sont pas vaines, y compris dans nos sociétés fracturées. Je suis heureux ce matin d’y avoir travaillé avec Isabelle Assih et Jean-Jacques Urvoas, et une fois de plus, ce résultat appartient avant tout à toutes celles et ceux cités plus haut, qui le méritent grandement car leur joie est très certainement à la hauteur de la détermination et du cœur qu’ils ont mis à ce précieux ouvrage.

Longue vie à l’inclusion à l’école Jacques Prévert à Quimper

Semaine décisive pour Jacques Prévert..

Cette semaine, la décision sera prise relative à la fermeture ou non du poste d’enseignante spécialisée à l’école Jacques Prévert pour les enfants sourds et malentendants. Parents, enseignants, syndicats, et élus ont chacun dans leur rôle travaillé au maintien indispensable du fonctionnement actuel. Avec Isabelle Assih et Jean-Jacques Urvoas, nous avons tenté et tenterons jusqu’à mercredi matin d’éviter cette fermeture, que je considère pleinement comme injuste.

En effet, l’apport de l’enseignante spécialisée dans la prise en charge d’un handicap si spécifique est une véritable plus-value pour les enfants. Pour avoir pu assister à leur prise en charge, et constaté au plus près leurs difficultés, je crains que dans un groupe classe bien plus important, même avec un-e- Auxiliaire de Vie scolaire, ils ne soient perdus dans les apprentissages. Les enfants avancent considérablement malgré leurs difficultés et une rupture dans les modalités de prise en charge serait dommageable. D’autant que pour la rentrée prochaine, il est légitime de se questionner sur le manque de formation aux singularités du handicap auditif si des AVS prenaient le relais dans les écoles de proximité des enfants concernés.

Par ailleurs, au sein même du projet d’école de Jacques Prévert, l’inclusion est réelle et implique chaque acteur de l’école, à commencer par tous les autres enfants, qui au-delà des temps spécifiques de prise en charge sont en classe avec leurs camarades sourds et malentendants.

J’ai pleinement conscience que le fonctionnement de l’école Jacques Prévert peut revêtir un caractère atypique, n’étant pas une CLISS par exemple, mais il me semble qu’elle respecte pleinement le cadre de la loi par son aspect le plus important : sa vocation inclusive.

Enfin, après 25 ans de fonctionnement qui donne satisfaction aux enfants, aux parents et aux équipes éducatives de l’école, un temps de concertation doit être pris pour regarder la situation de chaque enfant, dans le cadre d’un travail avec l’ensemble des partenaires, à savoir l’académie, les parents, les équipes éducatives, l’Association Finistérienne pour Déficients Auditifs (AFDA) et les élus de proximité.

Vous retrouverez la pétition demandant le maintien du poste en cliquant : ICI.

 

Proximité et volontarisme

Hier, à la rencontre des habitant-e-s de Kerfeunteun dans le secteur de l’école Jacques Prévert. Nous sommes sur le terrain, et nous martelons qu’une fois conseillers départementaux, nous reviendrons dans chaque quartier de notre canton, au service des citoyens de notre territoire.

Les Conseillers Départementaux travaillent aux grandes orientations stratégiques qui mettent en œuvre les politiques départementales, mais doivent également demeurer au plus près des populations. Les champs de compétence du conseil départemental sont tellement vastes que notre devoir est d’assurer cette proximité.

Il ne s’agit pas de se faire élire et de disparaître ensuite.. Notre engagement est authentique. Il repose sur les politiques de solidarité, que nous lions directement aux enjeux économiques. Nous serons force de propositions et d’innovations dans l’accompagnement des personnes âgées, en situation de handicap, de l’enfance et de la jeunesse, tout en assurant la vitalité économique de notre département.

Un focus aujourd’hui (d’autres viendront sur d’autres thèmes) sur les politiques de jeunesse où le Conseil Général s’engage pour soutenir les familles et la jeunesse. Notamment au travers les politiques de prévention et de protection de l’enfance où la famille est au cœur de l’accompagnement car quiconque à un moment de son existence peut être en difficulté. C’est l’investissement dans les 63 collèges publics du département, notamment en matière d’accessibilité où l’ensemble de ces établissements scolaires seront accessibles à toutes les formes de handicap. Tous les départements ne peuvent en dire autant.

De nombreux dispositifs volontaristes permettent à plus de 450 jeunes d’être aidés pour le permis de conduire ou à 1000 jeunes de bénéficier d’un accompagnement renforcé vers l’emploi, grâce à l’expérimentation de la garantie jeune Finistère. Sans parler de l’accompagnement des contrats jeune majeur qui permettent à des centaines de jeunes de réunir toutes les chances pour une réelle insertion économique et sociale.

En effet, donner une chance à la jeunesse, c’est aussi parier sur les politiques économiques d’avenir. Tout est lié et aucune opposition n’est possible. Promouvoir d’autres choix, comme notamment promettre chacun pour son bout de territoire, comme ce fut le cas avant 1998 met en péril ces politiques globales qui servent l’ensemble d’une population. Ce qui n’empêche bien sûr pas d’être au plus près des habitant-e-s de son territoire, ce que nous voulons faire avec Isabelle ASSIH sur Ergué-Armel, Kerfeunteun et le centre ville de Quimper.

Être Conseiller Général et demain Conseiller Départemental, c’est tout mettre en œuvre pour maintenir ce niveau de service public à destination des populations et avoir la capacité d’innover et de proposer pour amplifier et rendre le plus efficace possible l’application concrète de ces politiques sur le terrain.

Nous serons ce jour à Ergué Armel, dans le secteur de Kerlaëron pour continuer ces rencontres citoyennes. Nous croyons en la force de l’engagement et nous voulons transmettre cette passion qui nous anime.

L’humain comme réponse..

Dans notre république, existent des territoires perdus, et ce n’est pas nouveau. En face, jusqu’à présent, toutes les réponses ont été caricaturales.. Entre une démagogie qui consiste à montrer ses muscles à grand renfort de communication à droite ; et un aveuglément angélique d’abord motivé par un électoralisme bon teint à gauche.

Sauf que l’addition est bien trop lourde aujourd’hui et génère désolation à l’intérieur de ces territoires perdus et à minima incrédulité pour les observateurs que nous sommes. N’oublions jamais que l’épilogue de la crise des banlieues de 2005 n’est pas dû à l’action du pompier pyromane, ministre de l’intérieur de l’époque qui a voulu rejouer la lutte des classes, ce n’est pas grâce aux forces de l’ordre, ni à l’armée, encore moins aux grands frères, mais bel et bien par l’action des imams en particulier. Illustration glaçante de la prise de pouvoir du dogme religieux sur la laïcité républicaine.

Au-delà des politiques économiques et sociales, il est temps de donner un visage humain à l’urbanisme. La loi SRU est un levier mais l’effort doit être prolongé. Clairement, tout le monde «n’est pas né sous la même étoile ». Le béton ou la plage.. Les fossoyeurs de la pensée feraient mieux d’admettre que certaines constructions, loin de tout, « bunkérisées », enfermées dans un béton sans horizon sont le premier facteur d’une concentration de difficultés. Ce n’est bien sûr pas une histoire de couleur, de dogme religieux (même s’il n’aide pas), mais de mode de vie, de contexte.. C’est bien sûr la question de l’inégalité territoriale qui se pose. Les réponses sont stériles à cet effet de la part de chaque camp pour le moment et ne confortent que la montée des populismes.

Une des meilleures réponses semble être la proximité, la réponse à dimension humaine. L’urbanisme, les formations, le logement repensé prendront des décennies pour à tout point de vue reconstruire nos cités et accompagner les populations vulnérables car la pierre a été privilégiée à la personne pendant des décennies. Elle a été pensée pour une catégorie de privilégiée.. La pierre doit aujourd’hui enfin être juste et intégrante..

Tout être humain est un être culturel, à partir du moment où il entre dans le langage et mérite considération et même accès à la possibilité de l’émancipation. Cet humanisme qui s’est récemment levé doit guider l’ensemble des actions de celles et ceux qui aujourd’hui décident ou aspirent à le faire.