Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

Faire battre le coeur de la France…

Appeler à voter pour un-e- candidat à la primaire de la gauche, c’est avant tout appeler à voter à la primaire de la gauche. Et c’est bien l’essentiel.. Car notre candidat-e- aura besoin d’une légitimité, issue d’un scrutin massif, populaire et fédérateur. Viendra ensuite le rassemblement autour de la personne et du projet. Cette séquence sera décisive et sa réussite indispensable pour la suite.

D’ailleurs, avec un euro de participation, le vote à la primaire de la gauche est… deux fois moins cher que le vote à la primaire de la droite, et pourtant deux fois plus important..

Dans ce cadre, j’ai choisi comme élu de donner mon parrainage à Benoit Hamon et comme militant de le soutenir.
Sa cohérence, ses idées précises et son ancrage à gauche me semblent incarner une gauche solide, comme réponse forte à une droite particulièrement dure.

Les idées concrètes qu’il développe, et que je vous invite à consulter concourent à œuvrer vers un progrès social et écologique, une république bienveillante et humaniste, dans le cadre d’une France indépendante et protectrice.

Aux idées, qui sont me semblent-ils juste le ciment de l’action politique, on m’objecte parfois la fameuse « présidentialité ».. Les deux derniers exercices en la matière ont déjà largement éprouvé cette fable d’un autre temps.. Il y a nécessité en la matière, au moins médiatiquement d’un changement de paradigme.

Si seule la présidentialité devient un critère, alors, c’est le renoncement aux idées, qui au-delà de ne pas se vérifier génère avant tout un flou idéologique, dont on connaît aujourd’hui les conséquences dramatiques pour le parti socialiste et donc pour toute la gauche..

Benoit Hamon est incontestablement « costaud idéologiquement », attendu que depuis 20 ans, il défend les mêmes valeurs. La cohérence est aussi un indéniable gage de qualité… Benoit Hamon n’invente pas ses propositions au fil de l’eau. Les siennes sont concrètes, solides et ancrées à gauche.

Par exemple :

L’abrogation de la loi travail, afin de refuser le postulat qui serait incontournable que l’activité professionnelle peut être gage de souffrance. Il ne s’agit pas de la réguler mais de lutter contre.

La « taxe sur les robots », afin que notre modèle de protection sociale soit financées par une taxe sur la valeur ajoutée ou le chiffre d’affaires, de façon à ce que symboliquement, les machines qui se substituent aux hommes permettent de cotiser et de financer notre protection sociale.

Ne plus avoir comme unique boussole d’être indexé à la croissance du PIB.. Celui-ci n’est pas que porteur d’égalité. Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut taxer de gauchisme exacerbé reconnaissent que l’austérité génère surtout de la baisse d’activité et donc de la récession. Une conversion écologique de notre système économique est une vraie option. Et c’est ce que propose Benoit Hamon, en repensant les changements qu’il faut opérer dans le domaine de l’agriculture, des énergies, du recyclage, de l’énergie circulaire etc..

Le revenu universel qui permettra d’abord à toutes celles et ceux qui ne touchent par leur allocation de rendre ce versement automatique. On ne laisse pas les gens sans aucun revenu dans notre pays.. Et dans la suite du Quinquennat, la deuxième étape est le revenu universel pour tous, afin de donner de la souplesse au travail, car celui-ci n’est pas le seul facteur d’émancipation..

De nombreuses autres propositions sur la santé, l’éducation, la fiscalité, le temps de travail etc.. qui méritent elles aussi de grands débats sont déjà sur la table, et d’autres suivront encore.

Je rencontre tous les jours de nombreux indécis pour cette primaire de la gauche, qui n’est aucunement joué d’avance. Mais face à un candidat de droite dure, dont les Français découvrent maintenant le réel contenu, la réponse doit être une gauche sure d’elle-même et solide… Car d’autres orientations plus flottantes, si elles ont su limiter la casse ont montré leurs limites…

En tous les cas, il ne faut pas se résigner et se laisser noyer dans l’amertume de l’écume des jours.. L’élection présidentielle réserve toujours son lot de surprises et tout peut changer en très peu de temps.. Demandez à Alain Juppé ce qu’il en pense…

Simplement, il nous faudra être rassemblés autour d’un-e- candidat-e- et d’un projet et démontrer, par l’intelligence collective de notre diversité que le socialisme est plus que jamais en phase avec le réel. C’est aussi les raisons pour lesquelles si je fais campagne aujourd’hui pour un candidat car c’est la séquence du moment, je ferai campagne quoi qu’il arrive pour celle ou celui qui gagnera la primaire de la gauche. Mieux que des aventures individuelles, individualistes et égotiques, Débattons maintenant pour mieux se retrouver demain..

Un vendredi soir au Novomax..

Très belle soirée avec mon ami Gilbert Gramoullé vendredi soir au Novomax avec notamment Octave Noir et Radio Elvis qui se sont produits dans une salle comble et ravie.

Octave Noir, pour leur première production scénique a rendu une copie parfaite, dans un registre psychédélique et éléctro, proposant une sensibilité à fleur de peau. De nombreuses influences les guident, et c’était notamment comme si le mythique groupe « Ange » s’était mit à l’éléctro et s’était produit vendredi soir. Un très beau voyage..

Radio Elvis.. Que d’énergie et de talent.. Du Rock glamour et millimétré où les trois artistes se donnent à cœur joie nous embarquant dans de vrais moments de bravoure où ils se donnent à fond, tirant le meilleur de leurs instruments respectifs. Avec un  chanteur ultra charismatique, aux textes profonds et recherchés. Ils mériteraient largement, par exemple de jouer dans un festival du côté du centre Finistère cet été…

Un grand bravo à l’équipe des Polarités, qui a fait du Novomax un objet vivant, un lieu de vie du matin au soir, où la jeune scène peut faire ses gammes, jouer, enregistrer, se chercher, parfois se produire. Une vraie ruche qui s’ouvre à de nombreux autres univers artistiques et qui ne se cantonne pas dans le cliché du Punk à chien !!

A l’image du public présent vendredi soir, un véritable métissage et brassage social et générationnel qui se côtoie.

Au cœur de ville, le Novomax est un écrin  qui se fond dans son décor naturel et urbain et qui ouvre le champ de tous les possibles.

Bravo à Gilbert Gramoullé, qui en tant qu’adjoint à la culture lors du mandat municipal précédent a œuvré et même bien plus que ça, pour que ce lieu émerge et soit ouvert sur Quimper et le monde. Le pari est pleinement réussi, grâce à la co-construction en lien avec les polarités.

La culture n’est pas une histoire d’injonctions du « payeur ».. , qui par ailleurs sont souvent plusieurs.. Mais il s’agit bel et bien d’un portage commun, de désaccords parfois sur les contenus, mais c’est toute la nuance, elle est de taille, entre la co-construction et la commande unilatérale.. Une fois le terrain d’entente trouvé, c’est la question de la confiance qui s’engage, puis celle de l’évaluation. Il s’agit de la rencontre entre le bon usage de l’argent public et l’offre culturelle proposée aux habitant-e-s d’un territoire. Et imaginer que les contenus doivent être guidés par ce que l’on pense soi même comme étant la vérité, penser unilatéralement être le patron et ainsi tout décider, au delà de la dérive autoritariste et dictatoriale est un non sens qui n’a aucun avenir..

A presque un an des effroyables assassinats du 13 Novembre, où nous étions d’ailleurs au Novomax pour son inauguration, c’était une fierté d’être présent à ces concerts, où il n’est question finalement que de lien social du quotidien.

Réal politique…

A l’heure où de tout côté, la politique nationale n’aura rarement autant donné un sentiment de médiocrité, alimenté par l’orthodoxie cathodique, en quête de l’anecdote permanente, la réalité se poursuit discrétement.

Au sein du Conseil Départemental du Finistère, deux projets sur lesquels votre serviteur travaille méritent d’être ici valorisés, tant ils mettent en avant le rôle essentiel de fédération et d’animation de la collectivité départementale et la volonté des élus de la majorité d’offrir le meilleur service au public, y compris en période de disette budgétaire.

Ces deux schémas, si on souhaitait les caricaturer peuvent paraitre techniques, voir technocratiques, mais pourtant, il s’agit de « réal politique », avec des ramifications et déclinaisons concrètes sur le terrain.

Tout d’abord, le Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des services au public (SDAASP). Ce schéma est une commande de l’état auprès des conseils départementaux et des préfectures, qui pilotent leur application.

Le schéma a pour aspiration d’offrir le meilleur service pour une meilleure égalité entre les citoyens, en réduisant les zones en déficit. Il s’agit du service au sens large, car il intègre du public et du privé, du marchand et du non marchand délivrés par les opérateurs nationaux et locaux. Nous évoquons donc ici par exemple l’offre de santé, de commerces, de présence des services publics, de transports et de la nécessaire mutualisation pour tendre vers une meilleure efficacité.

Ainsi, à l’échelle des pays, le conseil départemental réunit autour de la table une cinquantaine de partenaires en ce qui concerne la Cornouaille : des élus et techniciens des collectivités (ville, communauté de communes), des institutionnels (CAF, Pole Emploi, Poste, Agence Régionale de Santé, chambres consulaires), et des associations de tout secteur pour définir des priorités et trouver des solutions communes afin d’essayer de faciliter la vie des citoyens.

A titre d’exemple concret, des Maisons de Service au Public sont en fonction ou en projet sur l’ensemble du département, et permettent de regrouper au sein d’un même bâtiment de nombreux services, afin d’éviter aux citoyens de passer d’une administration à une autre, et de se perdre dans un dédale sans fin aussi illisible que décourageant au final. Ainsi, les institutions au sein du même bâtiment travaillent directement ensemble et tout le monde gagne du temps.

Ensuite, le Projet Départemental d’Insertion (PDI), 2016-2021 qui se décline là aussi à l’échelle des pays, que j’accompagne, car il se travaille en Cornouaille sous la houlette de ma collègue Isabelle Assih. Ce projet réunit et fédère l’ensemble des acteurs de l’insertion qui accompagne au quotidien celles et ceux qui sont en situation d’exclusion économique et sociale. C’est ici à nouveau la réal politique et non pas les caricatures outrancières qui perdurent notamment sur les bénéficiaires du RSA.

Qu’il s’agisse de l’Insertion par l’Activité Economique, des chantiers d’insertion, des ateliers d’insertion, de l’Economie Sociale et Solidaire, c’est toute l’offre d’insertion qui est mise sur la table, afin bien sûr de dégager des diagnostics territoriaux, pour recenser tout ce qui existe sur le département et ainsi se fixer des objectifs concrets. Notamment, ceux de favoriser l’accès aux droits et à l’autonomie, de favoriser l’accès et le retour à l’emploi, favoriser la coordination des acteurs et la communication.

Dans les deux exemples en question, le conseil départemental utilise l’intelligence collective et participative pour trouver des solutions concrètes sur le terrain. Construire une politique publique adaptée aux aspirations citoyennes nécessite ce type de préalable. Mais ils est souvent plus facile de décider seul dans son coin, pour donner une réponse court-termiste à un problème immédiat.. C’est ici toute la question du portage politique ou pas d’un sujet. C’est aussi  toute la difficulté de la gauche à rendre lisible, simple et concrète la mise en place de politiques publiques au service du citoyen.

Enfin, si le gouvernement reconnaît au travers des deux dispositifs pré-cités le rôle clef du département en terme d’échelon de proximité, ce même gouvernement décide de snober le conseil départemental pour lui donner les moyens de ces missions, car non seulement, nous serons la seule collectivité ne bénéficiant pas de coup de pouce, mais qui verra même sa charge financière considérablement alourdie. Entre une droite qui caricature les missions essentielles du département et une gauche gouvernementale, qui semble nous mépriser.. Nous continuerons à porter haut et fort nos missions de solidarités, entre les citoyens et les territoires.

Sport Solidaire…

Là où d’autres prennent des décisions brutales, la concertation semble le meilleur chemin..

Les deux premiers temps de concertation sur les nouvelles orientations politiques pour le sport départemental ont permis de tirer déjà quelques constats. Presque 100 participants avec entre autre des acteurs du monde sportif, des membres de comités départementaux, de clubs, des bénévoles, des éducateurs sportifs. Mais aussi des coordinateurs jeunesse, des responsables associatifs du monde du handicap ou de l’insertion, des travailleurs sociaux etc..

Notre ambition est clairement d’aller vers les publics les plus éloignés de la pratique sportive, qui sont également les « publics prioritaires » du conseil départemental, renforcés que nous sommes en la matière par aussi bien la loi notre que par notre projet politique, qui nous engage sur un mandat.

Ainsi, le travail concret en ateliers lors des deux premiers temps de rencontre aura été l’occasion de faire travailler ensemble deux mondes parallèles qui s’ignorent parfois, et que le département veut rapprocher. Je suis persuadé que la cohésion sociale existe déjà dans le mouvement sportif. Mais l’idée est de certes, valoriser ce qui se fait déjà, tout en incitant à aller encore un peu plus loin. Car oui la cohésion sociale existe dans le sport, mais quand il s’agit par exemple d’inscrire son enfant atteint de trisomie à l’athlétisme.. C’est tout de suite plus compliqué.. C’est pourtant là où le département peut être un levier, un support. Aucune question d’opposer la pratique sportive traditionnelle, faite de loisirs ou de compétitions à la cohésion sociale mais plutôt une velléité de promouvoir la complémentarité de ces deux mondes qui ne peuvent continuer à s’ignorer. C’est évidemment une des fonctions du sport, celle de la cohésion sociale, dans la mesure où le sport est d’abord du vivre ensemble, avant d’être de l’animation subventionnée. Il n’y pas d’incompatibilité, mais une synergie à trouver.

C’est ensuite une question de posture.. Car j’entends avec difficulté l’affirmation « ce n’est pas notre métier d’accueillir certains publics ».. Par contre mettre en place un ensemble d’actions pour permettre que cet accueil se fasse, oui. Mais si dès le début, on se dit que c’est impossible, alors, on ne va pas chercher la compétence qui va permettre le travail en commun.

Ainsi, nous allons maintenant synthétiser la presque trentaine de propositions qui a émergé, entre par exemple la volonté partenariale de conventionnement entre les clubs et les associations du champ social, la formation des bénévoles, une campagne de recrutement de bénévoles sur le volet éducatif, la promotion du sport famille pour les mères ou pères isolés avec leurs enfants, la mise en place d’un comité jeunesse au sein du mouvement sportif, un travail approfondi avec les étudiant-e-s en STAPS, une réflexion sur la création de postes mutualisés d’ETAPS (Educateur Territorial des Activités Physiques et Sportives), des forums des clubs dans les collèges etc etc etc.. J’en passe et des meilleurs.

Il nous reste une troisième concertation Samedi sur « Quel modèle économique pour le sport », où nous nous interrogerons sur le « Qui fait quoi » entre les différentes collectivités et le privé, pour travailler en cohérence de compétences plutôt qu’en saupoudrage irréfléchi, afin de tendre vers une meilleure efficacité dans les politiques sportives. Il conviendra aussi de s’interroger sur la mise en place d’un formulaire unique pour les demandes de subventions des clubs, car on voudrait décourager les bénévoles que l’on ne s’y prendrait pas autrement..

Enfin, l’idée directrice est bien de donner du sens à notre politique, de se doter d’une vision, d’une doctrine, de critères, afin de construire un projet politique sportif départemental. Ainsi, au-delà des aléas budgétaires, c’est le projet qui mène le budget et non l’inverse. Je me refuse à courir derrière les chiffres.. Sinon, on ne fait que subir et il ne se passe… rien pour les citoyens. Ainsi autour de la cohésion sociale, nous tâcherons ainsi d’être créatifs, novateurs et fédérateurs. Ce n’est qu’un début..

Familles de demain..

Le croquis ci dessous vu à un concours de dessin sur les familles d’hier, d’aujourd’hui et de demain.. Concours organisé par des travailleurs sociaux du Département ou se mélangent enfants confiés, suivis en prévention et enfants du personnel départemental.

Dessins dont une partie était pilotée en atelier avec les enfants par un bénéficiaire du RSA. Remarquable initiative avec aucune hiérarchie dans la relation entre les un-e-s et les autres. C’est un véritable engagement de service public qui a guidé les agents de la collectivité qui ont piloté cette action.

Action qui s’inscrit dans la nécessaire démocratisation de l’action sociale, qui permet de sortir l’espace d’un instant du cadre établi, ce qui peut être très payant car c’est la possibilité d’une relation égalitaire, au-delà des statuts.

Ce moment rappelle l’exposition actuelle à la maison du département sur les métiers du service public départemental. Les agents de la collectivité sont 4000 et représentent plus de 100 métiers, au service des finistériennes et finistériens.

Merci à toutes celles et ceux qui ont travaillé sur ce projet, qui correspond à un réel besoin de solidarité collective.

Le dessin ci-dessous est un message d’ouverture pour le moins intéressant à mettre en avant..

concours dessin

 

Assises de la Protection de l’Enfance

De retour des assises nationales de la protection de l’enfance qui se déroulaient à Rennes. De nombreux débats et échanges passionnants et percutants, qui évoquaient entre autre la notion de risque dans les politiques de protection.

Sur le contenu, c’est en fait la question de l’engagement des professionnels, des élu-e-s et bien sur des familles qui se pose. Un travailleur social peut-il par exemple, et sans inverser évidemment les rôles, ou trop en faire, partager une simple anecdote personnelle avec un-e jeune, ou une famille, afin de déhiérarchiser la relation, de désacraliser le statut dominant du tout puissant aidant sur l’aidé. Ou même sans en arriver là, comment en tous les cas trouver l’ouverture pour tendre vers une relation humaine, profondément égalitaire, propice à la confiance, donc donnant accès au réel travail de protection.

De nombreux pédopsychiatres, chercheurs, sociologues, élu-e-s, administratifs, anciens enfants confiés se sont succédés à la tribune. Avec le plaisir d’avoir entendu Emmanuelle Bercot, réalisatrice du si précieux « la tête haute » et ayant également co-écrit avec Maewenn l’indispensable « polisse ». Emmanuelle Bercot fut à la tribune humble, franche, entière, à fleur de peau, laissant deviner des fêlures, et suggérant une sensibilité profondément émouvante. Elle a su trouver les mots justes et forts pour expliquer sa passion et son amour pour le dévouement déployé par des travailleurs sociaux, qui au quotidien touchent à l’obscur, avec en tête la lumière pour celles et ceux qu’ils accompagnent.

Christiane Taubira, dans son style inimitablement lyrique a également honoré les travailleurs de l’ombre en évoquant notamment des dispositifs et des principes qui lui sont chers, en terme de bienveillance pour « nos enfants », quel qu’ils soient. Même s’il est possible de s’interroger sur les choix économiques gouvernementaux, notamment en terme de baisse de dotations aux collectivités, qui assurent pourtant le lien social quotidien à tous niveaux..  Profitons en également pour rappeler que la justice des mineurs concerne par an 212 500 enfants au civil, et 92 000 au pénal, selon les chiffres du ministère de la justice. Et pourtant, c’est systématiquement cette dernière qui est évoquée au détriment de la première, par certains politiques et certains médias..

Dans ses orientations politiques, le Conseil Départemental du Finistère met en place certains de ces dispositifs, sans doute avant-gardistes, comme par exemple l’extension à 25 ans des contrats jeunes majeurs. Pendant deux jours, nous avons en effet entendu toute la difficulté pour de nombreux jeunes, qui à la majorité, ou à 21 ans, sortent de l’ensemble des mesures d’accompagnement.

Pour conclure, les politiques de protection de l’enfance méritent toute notre attention et concentration. Il faut saluer le travail ingrat des soldats anonymes, qui visent la résilience de celles et ceux qu’ils croisent sur leur chemin. La protection de l’enfance doit être sacralisée et la réflexion permanente, dans un respect absolu des situations rencontrées, pour une science à dimension définitivement humaine.

« L’enfant a toujours l’intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit » Françoise Dolto.

La tête haute..

Une fois n’est pas coutume, évoquons un film pas encore vu. Mais avec « la tête haute », que je vous conseille d’aller voir au Quai Dupleix à Quimper ce week-end, et qui est diffusé ce soir en avant-première à Cannes, c’est ici le portrait d’une jeunesse en errance.. Mais n’en déplaise aux théoriciens de la lapalissade démagogique, est décrit sans concession, et au plus près, la souffrance psycho-affective et morale d’un enfant qui dès le plus jeune âge connaît l’abandon et le rejet, et qui se venge ensuite aux âges où il peut le faire..

Contrairement à ce qui est indûment théorisé et diffusé par les tenants d’une ligne sécuritaire à tout crin, tous les chiffres extraits d’études sérieuses démontrent que la délinquance chez les mineurs augmente bien moins depuis 10 ans que celle des majeurs.

Autre statistique éloquente. La justice des mineurs concerne par an 212 500 enfants au civil, et 92 000 au pénal, selon les chiffres du ministère de la justice. Et pourtant, c’est systématiquement cette dernière qui est évoquée au détriment de la première, par certains politiques et certains médias..

« la tête haute » rétablira la vérité, un peu comme le fait « polisse », « Suzanne », ou la minisérie « 3XManon ». Tous tellement renversants et bouleversants de vérité..

Pas étonnant que Sara Forestier joue dans « la tête haute » et dans « Suzanne » et que Emmanuelle Bercot réalise « la tête haute » après avoir elle même joué dans « polisse ». Elle a hier matin sur Inter, défendu avec authenticité et émotion ce qui selon elle devrait légitimement être sacralisé, à savoir les politiques de protection de l’enfance.

Le conseil départemental en a précisément la responsabilité et les acteurs quotidiens de sa mise en œuvre doivent être pleinement reconnus. Ils sont plongés au quotidien dans ce que parfois la société refuse de voir, ou qu’elle préfère caricaturer à travers des représentations populistes mensongères, qui permettent de regarder ailleurs. Pourtant, les chiffres évoqués précédemment démontrent à quel point de nombreux héros du quotidien sont trop méconnus.

Qu’ils soient remerciés pour leur dévouement et à travers les politiques départementales, il est évident que le maximum doit être mis en œuvre pour permettre à tant d’enfants de se développer au mieux et ainsi de se construire un avenir.

Que celles et ceux qui osent par cynisme, méconnaissance ou confondante bêtise, parler d’un sujet qu’ils ne connaissent pas, à travers un poncif poujadiste tel que « laxisme » se taisent.. la tête basse..

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19552996&cfilm=224999.html

 

Proximité et volontarisme

Hier, à la rencontre des habitant-e-s de Kerfeunteun dans le secteur de l’école Jacques Prévert. Nous sommes sur le terrain, et nous martelons qu’une fois conseillers départementaux, nous reviendrons dans chaque quartier de notre canton, au service des citoyens de notre territoire.

Les Conseillers Départementaux travaillent aux grandes orientations stratégiques qui mettent en œuvre les politiques départementales, mais doivent également demeurer au plus près des populations. Les champs de compétence du conseil départemental sont tellement vastes que notre devoir est d’assurer cette proximité.

Il ne s’agit pas de se faire élire et de disparaître ensuite.. Notre engagement est authentique. Il repose sur les politiques de solidarité, que nous lions directement aux enjeux économiques. Nous serons force de propositions et d’innovations dans l’accompagnement des personnes âgées, en situation de handicap, de l’enfance et de la jeunesse, tout en assurant la vitalité économique de notre département.

Un focus aujourd’hui (d’autres viendront sur d’autres thèmes) sur les politiques de jeunesse où le Conseil Général s’engage pour soutenir les familles et la jeunesse. Notamment au travers les politiques de prévention et de protection de l’enfance où la famille est au cœur de l’accompagnement car quiconque à un moment de son existence peut être en difficulté. C’est l’investissement dans les 63 collèges publics du département, notamment en matière d’accessibilité où l’ensemble de ces établissements scolaires seront accessibles à toutes les formes de handicap. Tous les départements ne peuvent en dire autant.

De nombreux dispositifs volontaristes permettent à plus de 450 jeunes d’être aidés pour le permis de conduire ou à 1000 jeunes de bénéficier d’un accompagnement renforcé vers l’emploi, grâce à l’expérimentation de la garantie jeune Finistère. Sans parler de l’accompagnement des contrats jeune majeur qui permettent à des centaines de jeunes de réunir toutes les chances pour une réelle insertion économique et sociale.

En effet, donner une chance à la jeunesse, c’est aussi parier sur les politiques économiques d’avenir. Tout est lié et aucune opposition n’est possible. Promouvoir d’autres choix, comme notamment promettre chacun pour son bout de territoire, comme ce fut le cas avant 1998 met en péril ces politiques globales qui servent l’ensemble d’une population. Ce qui n’empêche bien sûr pas d’être au plus près des habitant-e-s de son territoire, ce que nous voulons faire avec Isabelle ASSIH sur Ergué-Armel, Kerfeunteun et le centre ville de Quimper.

Être Conseiller Général et demain Conseiller Départemental, c’est tout mettre en œuvre pour maintenir ce niveau de service public à destination des populations et avoir la capacité d’innover et de proposer pour amplifier et rendre le plus efficace possible l’application concrète de ces politiques sur le terrain.

Nous serons ce jour à Ergué Armel, dans le secteur de Kerlaëron pour continuer ces rencontres citoyennes. Nous croyons en la force de l’engagement et nous voulons transmettre cette passion qui nous anime.