Le Blog de Jean-Marc Tanguy
Le Blog de Jean-Marc Tanguy

5 semaines…

Nous avons 5 semaines pour faire campagne, 5 semaines où nous devrions consacrer toute notre énergie à ne faire que ça…

Nous devons défendre sur le terrain les valeurs qui sont les nôtres, y compris dans les nuances qui sont les nôtres, et surtout car la victoire d’Emmanuel Macron offre potentiellement de fortes zones d’incertitudes. C’est donc le moment où jamais d’affirmer ce qui nous rassemble, et non pas de donner à voir un congrès avant le congrès. Avant de nous parler à nous-mêmes, nous ferions mieux de parler aux Français, car je demeure persuadé que nous avons encore beaucoup à leur dire. Toute autre attitude revient à se saborder soi-même et à tomber dans le piège grossier qui nous est tendu par celles et ceux qui sont bien plus machiavels qu’ils le laissent penser..

D’autant qu’avec une participation historiquement faible pour ce type d’élections, avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, et une motivation de vote qui reposait pour une grande part sur l’indispensable barrage à la haine, le président de la république élu ne s’appuie pas sur base très solide et peut remercier la gauche. Le sondage qui nous dit que 61 % des Français ne souhaite pas donner au président élu une majorité vient d’ailleurs le rappeler. Sans parler du fait que les candidats en marche ne sont pas vraiment en ordre.. de marche, pas encore désignés, 15 000 volontaires, 577 investis.. donc éventuellement 14 423 déçus, fâchés, voir très en colère..

Ainsi, nous avons l’impérieux devoir de nous rappeler qu’au-delà des postures et « des socialistes qui parlent aux socialistes », notre étoile polaire doit être la recherche de l’égalité, notre boussole l’intérêt général. Car le score historique du Front National n’est « pas celui des fachos, mais des fâchés ». Pour mémoire, le FN c’était 5,5 millions de voix en 2002, 3,8 millions en 2007, 6,4 millions en 2012 et… 11 millions de voix dimanche dernier… Il faut vraiment avoir une poutre dans l’œil pour ne pas comprendre à quel point tant de gens vont mal dans notre pays ..

Notre plateforme programmatique doit reprendre très certainement à la fois un certain nombre de propositions de Benoit Hamon, qui portent en elle la justice sociale et également s’inscrire dans le prolongement d’une action gouvernementale sur certains sujets où le pays a avancé depuis 5 ans.

Ainsi, car nous ne pouvons compter que sur nous dans ce combat démocratique à venir, soyons nous-même pour ne pas disparaître, car cette disparition ne se décrète pas à la télévision..  Nos futur-e-s député-e-s ne doivent être ni des godillots silencieux, ni des frondeurs systématiques. Car nous ne devons pas être des oiseaux migrateurs. Face à ces instabilités qui s’annoncent, la solidité et le caractère rassembleur de Jean-Jacques Urvoas sont des atouts majeurs dans le moment que nous vivons. Nous sommes ni insoumis ni en marche, car dans un cas comme dans l’autre, le citoyen au moment de venir voter risque de préférer l’original à la copie..

Plaidoyer pour le projet de Benoit Hamon

Le projet de Benoit Hamon me paraît être le plus à même de rassembler la gauche. Car n’oublions pas que c’est le premier objectif. Si la gauche n’est pas rassemblée au premier tour le 23 Avril prochain, c’est l’histoire même de l’élection présidentielle, la défaite sera au RDV. Mais contrairement aux affirmations du rouleau compresseur cathodique, rien n’est joué à l’avance.. Le programme de Benoit Hamon est le seul qui me semble-t-il propose un projet de transformation de la société, une nouvelle approche, de notre rapport au travail et à l’économie. Et de cette vision, émanent des propositions concrètes sur tous les sujets, qui ne s’écrivent pas au fil de l’eau, ou en urgence entre noël et le jour de l’an façon devoir de vacances, mais qui répondent à une exigence de progrès social et écologique, à une république bienveillante et humaniste, et à une France indépendante et protectrice.

Le projet de Benoit Hamon est clairement ancré à gauche et réaliste. Une gauche qui s’assume, qui n’a pas peur d’elle-même, qui ne propose pas uniquement des rustines de régulation de l’austérité, mais un projet de transformation, ambitieux, crédible, cohérent, argumenté et chiffré. En cela, Benoit Hamon depuis 20 ans dit la même chose, en s’étant bien sur adapté aux grandes mutations.. La cohérence, la constance sont des valeurs sures en politique.. Benoit Hamon allie cohérence, constance, verticalité. Il est lui-même, pas de posture, pas de culture du slogan, de communication à outrance, d’égo démesuré..

La droite l’a quelque part démontré à sa façon, le meilleur gage de présidentialité, est la cohérence, la défense d’une vision, avec des propositions précises et nouvelles. A sa façon, et c’est aussi pour cette raison que d’autres candidats se tendent légèrement, Benoit Hamon est en quelque sorte le François Fillon de gauche.

Quelques mesures phares du programme du candidat : Revenu universel qui permet d’Eradiquer la grande précarité et contribuer à définir un nouveau rapport au travail et au temps libre, la réduction du temps de travail, abrogation de la loi travail, 49-3 citoyen pour permettre à 1% du corps électoral d’imposer au parlement l’examen d’une loi, reconnaissance du vote blanc, droit de vote aux étrangers aux élections locales, recrutement de 40 000 enseignant-e-s, création d’un visa humanitaire, arrêt des pesticides et des perturbateurs endocriniens, une PAC verte pour accompagner la transition agricole.

Mais  cet ensemble se tient dans une vision que soutient Benoit Hamon, s’appuyant sur un complet changement de modèle qui interroge notre rapport à l’économie et notre rapport au travail.

Il propose un nouveau modèle économique et social. Et pas l’unique dogme des points de croissance, car, honnêtement, tabler sur la croissance, faire reposer toutes ses propositions sur des hypothèses de croissance.. C’est tout miser sur Pépin du Poirier dans la 8ème.. Comme depuis 30 ans, si l’hypothèse c’est la croissance, rien de ce que certains proposent ne se fera. C’est cela être irréaliste.. Et c’est surtout cela l’impuissance politique… A quoi ça sert de prendre le pouvoir si ce n’est pas pour transformer le monde.

La recherche continue de la croissance du PIB ne peut plus être un modèle quand il génère un système de développement productiviste et consumériste : quand il est excluant, fracture le pays et souvent dangereux écologiquement.

Pas plus que le dogme de la règle des 3 % de déficit, sur laquelle repose pourtant l’ensemble de notre système budgétaire et qui ne s’appuie pourtant sur.. absolument rien. Crée par Guy Abeille, jeune diplômé, à la demande de François Mitterand. Cette règle est une aberration économique. Personne n’ose dire le contraire.

Benoit Hamon prône un total changement de paradigme.. Sans parler de Stiglitz, ou de Picketty, Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut pas taxer de gauchisme exacerbé disent bien que l’austérité, les dogmes budgétaires si mécaniquement réduisent dans un tout premier temps la dette.. Ces politiques baissent le niveau d’activité, et généré de la récession.. Selon l’observatoire des inégalités, l’Espagne et la Grèce connaissent des taux de pauvreté qui explosent la moyenne européenne.. Ils ont baissé leur dette, mais à quel prix !!! Voilà ce que génère donc la politique d’austérité ou sa simple régulation.

Ainsi, la seule vraie politique d’avenir est une mutation profonde de notre système économique, par une conversion écologique de notre modèle..

Le Revenu Universel par exemple soulève en réalité un vrai débat à gauche. Benoit Hamon pense en effet que le travail n’est pas le seul facteur d’émancipation.. Historiquement, la gauche voulait libérer l’individu de l’aliénation. On surinvestit en France le travail, qui est pourtant amené à disparaître progressivement par la révolution numérique. Le revenu universel permet donc la valorisation des engagement citoyens, bénévoles, associatifs. En sacralisant le travail, on stigmatise d’autant plus ceux qui n’ont pas d’activité.

La mécanique implacable de la raréfaction du travail (3 millions d’emplois en France supprimé à terme, selon le FMI) amènera mécaniquement la retraite à 70 ans, qu’on soit des tenants de l’austérité ou des régulateurs de cet austérité. Benoit Hamon nous propose de ne pas nous laisser faire et d’agir politiquement. C’est un vieux monde qui s’éteint, et à nous à gauche, d’ouvrir la prochaine page avec des réponses de gauche adaptées aux prochaines grandes mutations..

Et comme on parle parfois d’irréalisme à propos de Benoit Hamon.. Car il y a aujourd’hui Toujours un dominique Seux caché quelque part pour expliquer que rien n’est possible.. En 1945, quand le Conseil National de la Résistance a crée la sécurité sociale, heureusement que Dominique n’avait pas pignon sur rue pour nous expliquer que ce n’était pas possible avec une sécurité sociale qui coutait 100 % du PIB, quand le revenu universel en coûte entre 15 et 20 %.

Plus proche de nous, Michel Rocard de la « deuxième gauche ».. donc pas considérée comme la plus redistributive en 1988 avec le RMI, et qui avait aussi le projet d’un revenu universel pour les jeunes.

La fortune des plus riches ne cesse d’augmenter : Le capital cumulé des 500 Français les plus riches s’élève en 2015 à 460 milliards d’euros, cinq fois plus qu’en 1996.. Avec des augmentations fulgurantes ces dernières années.

Ainsi, pour le financement des propositions, Benoit Hamon propose, entre autres : La taxation des haut revenus, l’attaque de certaines niches fiscales, la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscale, une taxe de 0,65 % du patrimoine financier et immobilier et la taxe sur les grands groupes qui remplacent l’humain par le robot, renonçant ainsi au financement de la protection sociale..

Enfin, pour celles et ceux qui hésiteraient sur le soi-disant manque de « présidentialité » de Benoit Hamon, il est intéressant de constater que les deux derniers exercices présidentiels ne plaident pas en la faveur de cet argument. Car contrairement à ce qu’on pensait quelques mois avant.. Nicolas Sarkozy est celui qui a le plus abaissé la fonction présidentielle et si François Hollande ne se représente pas, c’est entre autre car on lui reproche de n’être jamais entré dans le costume..

« Faire président » c’est quoi ? avoir le bon manteau.. Le bon profil à la télé.. Marquer des silences en fin de phrases, faire preuve de solennité …J’ai tendance à penser que la cohérence, la constance, la vision d’ensemble peuvent construire en réalité un président. Benoit Hamon ne se veut pas dans le mythe mensonger d’un autre temps de l’homme providentiel, mais il est aujourd’hui le candidat utile à la gauche, et demain utile à la France.

Respect des partis et des militants.

Meilleurs vœux à toutes et à tous, et qui de mieux que Jacques Brel pour entamer cette nouvelle année, qui en 1968 nous disait entre autre la chose suivante :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d’être vous. »

Et au risque d’être à contre-courant, ce qui est finalement réjouissant, en ce début 2017, je rends d’abord hommage à l’engagement en général, et à l’engagement politique et militant en particulier.

En effet, il est de bon ton et particulièrement à la mode de tirer sur les partis politiques, et de surfer sur le « politique bashing ».

Même si les chiffres actualisés sont difficiles à trouver, il y aurait en France un peu plus de 400 000 adhérent-e-s dans les partis politiques. Un grand nombre d’entre eux n’exerce aucun mandat. Ils sont désintéressés, bénévoles, croient en un idéal, veulent analyser chaque thème, ne se laissant pas rattraper par l’écume des jours et la surface des choses. La plupart d’entre eux sont membres d’associations d’éducation populaire, culturelles, sportives, socio-culturelles.. Ils font le choix de venir à des réunions de section pour confronter leur point de vue plutôt que de faire la révolution de canapé devant leur télévision.. Ce sont aussi les fameux « vrais gens « , la fameuse société civile, dont personne ne peut se revendiquer un quelconque monopole.

Je parle ici de ce qui fonde les partis politiques. Qui très souvent sont aussi une école conviviale de formation pour les élus locaux. Même si un grand nombre ne sont pas issus de partis politiques, il y a plus de 615 000 élus locaux en France, qui chaque jour s’investissent pour l’amélioration du quotidien de leurs concitoyens sur tous les sujets.

Et pourtant.. Le rouleau compresseur des médias audiovisuels nous parlera systématiquement des partis politiques comme des fabriques à malhonnêteté… voire pire, et des élu-e-s comme des individus malhonnêtes.. voire pire.

Bien sûr qu’il y a des conflits internes, des fractures idéologiques qui traversent tous les courants politiques, c’est affaire de sociologie de groupe de base , comme on retrouve dans tout système organisé, dans tout groupe. C’est même plutôt sain et vivifiant démocratiquement.

Car au-delà de certains médias nationaux, de nouveaux courants politiques, qui à la moindre phrase chocs ont tous ces mêmes médias sur le palier de leur porte, entretiennent aussi à des fin pourtant tristement électoralistes ce « tous pourris » simplificateur et mensonger.

C’est paresse intellectuelle et facilité certaine de penser que sous couvert de nouveauté, l’on serait plus vertueux. Comme toute nouvelle histoire, il n’y a aucun nuage au début, dans un sorte de concours d’hypocrisie générale.. Comme s’il s’agissait d’un paradis terrestre qui s’exonérerait de tout conflit.. Mais la nature humaine est ainsi faite qu’elle se nourrit dans la confrontation.

Nous en reparlerons en effet dans quelques mois ou années, quand ces « nouveaux » mouvements seront fatalement moins nouveaux.. et eux aussi traversés par les turpitudes des désignations internes, des négociations, des compromis et des fameuses histoire de personnes.. Ils n’en seront pas exonérés.. Mais pour le moment, la nouveauté les en épargne. Ce n’est qu’une histoire de timing, très habilement et froidement calculé.. Ce qui est finalement très politique, dans le sens non noble du terme..

Dans la même idée, il ne faut pas confondre un leader charismatique et un leader cathodique. Je préfère par exemple le comportement du candidat que je soutiens à la primaire qui ne veut aucunement évoquer sa vie privée, que d’autres (hors primaires) qui s’exhibent familialement dans la presse de salles d’attente… Il y a d’un côté une modernité démocratique et de l’autre la perpétuation de la monarchie républicaine.. La modernité n’est pas toujours là où l’on pense…

Je martèle donc que l’engagement dans un parti politique n’est pas impure et je salue mes camarades, qui contre vents et marées, choisissent pas gros vent de ne pas se jeter dans le premier canot de sauvetage en or se trouvant sur leur chemin, et qui inlassablement défendent leurs valeurs, quel que soit le sens du vent. Que le maximum de respect leur soit consenti.

Faire battre le coeur de la France…

Appeler à voter pour un-e- candidat à la primaire de la gauche, c’est avant tout appeler à voter à la primaire de la gauche. Et c’est bien l’essentiel.. Car notre candidat-e- aura besoin d’une légitimité, issue d’un scrutin massif, populaire et fédérateur. Viendra ensuite le rassemblement autour de la personne et du projet. Cette séquence sera décisive et sa réussite indispensable pour la suite.

D’ailleurs, avec un euro de participation, le vote à la primaire de la gauche est… deux fois moins cher que le vote à la primaire de la droite, et pourtant deux fois plus important..

Dans ce cadre, j’ai choisi comme élu de donner mon parrainage à Benoit Hamon et comme militant de le soutenir.
Sa cohérence, ses idées précises et son ancrage à gauche me semblent incarner une gauche solide, comme réponse forte à une droite particulièrement dure.

Les idées concrètes qu’il développe, et que je vous invite à consulter concourent à œuvrer vers un progrès social et écologique, une république bienveillante et humaniste, dans le cadre d’une France indépendante et protectrice.

Aux idées, qui sont me semblent-ils juste le ciment de l’action politique, on m’objecte parfois la fameuse « présidentialité ».. Les deux derniers exercices en la matière ont déjà largement éprouvé cette fable d’un autre temps.. Il y a nécessité en la matière, au moins médiatiquement d’un changement de paradigme.

Si seule la présidentialité devient un critère, alors, c’est le renoncement aux idées, qui au-delà de ne pas se vérifier génère avant tout un flou idéologique, dont on connaît aujourd’hui les conséquences dramatiques pour le parti socialiste et donc pour toute la gauche..

Benoit Hamon est incontestablement « costaud idéologiquement », attendu que depuis 20 ans, il défend les mêmes valeurs. La cohérence est aussi un indéniable gage de qualité… Benoit Hamon n’invente pas ses propositions au fil de l’eau. Les siennes sont concrètes, solides et ancrées à gauche.

Par exemple :

L’abrogation de la loi travail, afin de refuser le postulat qui serait incontournable que l’activité professionnelle peut être gage de souffrance. Il ne s’agit pas de la réguler mais de lutter contre.

La « taxe sur les robots », afin que notre modèle de protection sociale soit financées par une taxe sur la valeur ajoutée ou le chiffre d’affaires, de façon à ce que symboliquement, les machines qui se substituent aux hommes permettent de cotiser et de financer notre protection sociale.

Ne plus avoir comme unique boussole d’être indexé à la croissance du PIB.. Celui-ci n’est pas que porteur d’égalité. Même le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut taxer de gauchisme exacerbé reconnaissent que l’austérité génère surtout de la baisse d’activité et donc de la récession. Une conversion écologique de notre système économique est une vraie option. Et c’est ce que propose Benoit Hamon, en repensant les changements qu’il faut opérer dans le domaine de l’agriculture, des énergies, du recyclage, de l’énergie circulaire etc..

Le revenu universel qui permettra d’abord à toutes celles et ceux qui ne touchent par leur allocation de rendre ce versement automatique. On ne laisse pas les gens sans aucun revenu dans notre pays.. Et dans la suite du Quinquennat, la deuxième étape est le revenu universel pour tous, afin de donner de la souplesse au travail, car celui-ci n’est pas le seul facteur d’émancipation..

De nombreuses autres propositions sur la santé, l’éducation, la fiscalité, le temps de travail etc.. qui méritent elles aussi de grands débats sont déjà sur la table, et d’autres suivront encore.

Je rencontre tous les jours de nombreux indécis pour cette primaire de la gauche, qui n’est aucunement joué d’avance. Mais face à un candidat de droite dure, dont les Français découvrent maintenant le réel contenu, la réponse doit être une gauche sure d’elle-même et solide… Car d’autres orientations plus flottantes, si elles ont su limiter la casse ont montré leurs limites…

En tous les cas, il ne faut pas se résigner et se laisser noyer dans l’amertume de l’écume des jours.. L’élection présidentielle réserve toujours son lot de surprises et tout peut changer en très peu de temps.. Demandez à Alain Juppé ce qu’il en pense…

Simplement, il nous faudra être rassemblés autour d’un-e- candidat-e- et d’un projet et démontrer, par l’intelligence collective de notre diversité que le socialisme est plus que jamais en phase avec le réel. C’est aussi les raisons pour lesquelles si je fais campagne aujourd’hui pour un candidat car c’est la séquence du moment, je ferai campagne quoi qu’il arrive pour celle ou celui qui gagnera la primaire de la gauche. Mieux que des aventures individuelles, individualistes et égotiques, Débattons maintenant pour mieux se retrouver demain..

L’Unité pour l’Egalité…

La droite s’est choisi son candidat au regard d’un processus qui, il faut bien sur le reconnaître a été pour eux une réussite.. Elle a surtout voté pour une idéologie ultra-conservatrice et infiniment libérale. Le choix est clair et sans aucune ambiguïté.

La réponse de la gauche doit être double :

Tout d’abord, le devoir de l’unité, qui demeure la condition indispensable de la victoire de la gauche, dans toute la force de sa diversité. Il s’agit donc de reconnaître ses erreurs, de faire œuvre de responsabilité, de prendre de la hauteur, de lutter contre les combinaisons qui ne mènent qu’à un chemin, celui de la défaite de la France et de la mort de la gauche.

Ensuite, l’exigence d’égalité. « Elle est notre étoile polaire » comme l’a dit récemment Jean Jacques Urvoas. Il nous revient de défendre les employés, les ouvriers, les chômeurs, les précaires et la France qui souffre, face à des projets de réformes totalement inégalitaires et un jusqu’auboutisme de caste.

Notre message doit être celui de l’espoir, et de ne surtout pas se résoudre à un duel trop annoncé entre une droite extrême et une extrême droite. A cet effet, le socle de nombreuses politiques de gauche, au travers le socialisme municipal et le socialisme territorial donne souvent l’exemple.

Ce message doit porter sur l’ancrage à gauche et la compréhension du réel, à travers par exemple une réforme fiscale, qui permettra une justice sociale du quotidien.

Il s’agira d’un choix de société entre deux blocs, qui n’offre que peu d’espace au centre en réalité. Celui-ci, le MODEM, l’UDI, ses cadres, militant-e-s, électeurs ne peuvent se retrouver autour des innombrables mesures de casse sociale que cette droite dure annonce. Car en terme de représentation politique, cette primaire ne fut pas celle de la droite et du centre.. Mais bel et bien la primaire de la droite et du parti démocrate-chrétien…

Les axes programmatiques de la droite qui a triomphé hier soir sont le démantèlement de la sécurité sociale, de nombreux déremboursements, la hausse de la TVA, des saignées dans les services publics et les collectivités, donc dans le secteur associatif, la baisse des impôts pour les plus riches, l’abandon d’une politique environnementale etc..

La stratégie de la radicalisation tatchérienne pour parler à un cœur électoral ne permettra peut-être pas au nouveau champion de la droite de dépasser les 50 %.. Le radicalisme de la droite Française ne pourra pas éteindre l’intensité du pays des lumières à défaut d’un avènement conservateur et traditionaliste.

Entre le maintien de l’austérité, uniquement pour les classes populaires et le renoncement de cette orthodoxie pour rassembler plus large, le chemin sera soit celui de l’inégalité, soit celui du mensonge.

Comme le disait François Mitterrand : « Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l’avenir ».

 

Le début de la fin…

Que Trump, Le Pen, Farage, Grillo, Orban, Hofer et Sarkozy à sa façon et sans doute encore d’autres soient déjà en responsabilité, ou aux portes de l’être doit très rapidement nous interpeller et nous faire réagir..

Le pire étant qu’ils puissent l’air de rien se réclamer de candidatures qui défendraient le peuple, le monde salarié, les « petites gens » la « majorité silencieuse ».. Comme s’ils pouvaient incarner les aspirations prolétariennes.. Il y a évidemment imposture et nivellement vers le bas.. Mais, très honnêtement, la gauche, en France, en Europe et partout dans le monde y a largement contribué en perdant quelques batailles culturelles majeures.

Pour que des millions de citoyens à travers le monde en arrivent à de telles conclusions électorales, pour que cette gigantesque imposture puisse fonctionner, nous devons sortir du constat angéliste de salon, en pensant que vraiment « les gens » n’ont rien compris, et avec la conviction béate que tout finira par rentrer dans l’ordre… Car si on admet qu’il n’est pas déjà trop tard, il convient de reconnaître nos fautes, notamment en n’assumant pas un héritage historique, en s’étant « technoifier » à outrance, en ayant créé des automates politiques déshumanisés, nous avons  installé, notamment à gauche une sorte de mépris de caste, une sorte de mépris de classe. Ce qui génère une médiocrité désespérante dans l’inaction politique, y compris vers celles et ceux qui souffrent le plus. La réponse à cette médiocrité et à ce mépris est la haine du politique, devenu une élite, que le politique le veuille ou non.. Les gens ne détestent pas la politique, bien au contraire, mais ils détestent ceux qui la font.. Il est impossible de continuer à nier cette évidence. Et il est si facile, de tomber dans la caricature crasse du peuple, armé de bon sens contre les élites ou de la bien-pensance du café de Flore. La réalité est bien plus complexe, mais devenir la caricature de soi même ne peut qu’alimenter ce processus de simplification..

Nous nous fourvoyons également en évoquant régulièrement le populisme de ces nouveaux prédicateurs de la haine.. Car en réalité, dans son sens premier, le populisme fait bien appel à l’intérêt que l’on porte au peuple.. Plus on va parler de populisme pour les désigner, plus on va marquer notre propre déconnexion et désintérêt envers justement le peuple..  Au lieu de les taxer de populistes, nous devrions tâcher de redevenir populaires..

Cette captation de la désespérance par les malfaisants sus nommés porte entre autre la marque de notre responsabilité, car nous avons cassé notre logiciel idéologique, notre capacité à produire des idées, pour n’être devenu qu’une machine, non plus à gagner, mais plutôt à perdre les élections… Alors que si on regarde en France, le seul parti qui travaille aujourd’hui sur le champ de l’idéologie, c’est bien le front national..

A la lecture de ces quelques lignes, en France, la droite n’a guère à se réjouir, car si demain, ils accèdent à des responsabilités nationales ils seront confrontés exactement aux mêmes difficultés.. Sachant que si l’on pardonne toujours davantage à la droite d’être les tenants d’un capitalisme déshumanisé, leur orthodoxie budgétaire, allié à un chronique manque d’empathie ne leur promet pas un chemin pavé de roses..

A l’image des grands basculements historiques, nous sentons ce grand vertige d’un désordre mondial irrémédiable, car cette odeur est dans l’air.. La seule réponse pour éviter ce qui semble aujourd’hui comme inévitable est de retourner aux fondamentaux de la gauche, de retrouver le chemin de l’émancipation de l’autre, qui doit être le leitmotiv de tout engagement politique à gauche. Servir et non se servir.

Si tout n’y est pas parfait, je plaide pour l’exportation du modèle finistérien, où tous les jours, nous appliquons une politique de gauche à dimension humaine et solidaire.. La proximité est notre guide. Même si j’ai parfois l’impression que nous nageons à contre-courant de la pensée dominante, qui nous démontre que l’autre, celui qui est en dessous est le fautif de tous nos maux : le migrant, le chômeur, le bénéficiaire du RSA etc…

Il existe un juste milieu entre les tenants actuels de l’ordre mondial, qui ne s’appuient que sur la finance et l’avènement capitalistique ; Entre les aspirants proches à court, moyen ou long terme de prendre possession de cet ordre mondial, qui ne créeront que désolation et guerres ; Entre les actuels déconnectés de la désespérance des foules incarnant les fractures contemporaines..

Si je demeure persuadé que tout commence en Finistère, espérons que demain à la même heure de l’écriture de ces lignes, outre atlantique, un drame démocratique ne se produise pas, car c’est potentiellement l’incarnation du début de la fin

Encore et toujours…

La surenchère Tatcherienne de la droite française est.. « en marche ».. et ce n’est que le début..

Trois exemples précis :

Tout d’abord, l’économie de 100 Milliards d’Euros (ou 85 selon le candidat de droite concerné) sur les dépenses publiques, tout en supprimant l’impôt sur les grandes fortunes (plus de 5 milliards de recettes en 2015 pour l’état), vont avoir comme conséquence directe et mécanique de baisser encore plus le concours financier de l’état au travers de la dotation globale de fonctionnement à l’ensemble des collectivités territoriales dans tout le pays.

Pour le dire autrement et plus simplement, si les collectivités dépendent en partie de l’état, de nombreuses associations dépendent de ces mêmes collectivités. Autant dire qu’il s’agit ici du lien social du quotidien à travers le maillage associatif sportif, culturel, socio culturel qui sera attaqué et même en péril.

Ensuite, la réduction (proposée encore aujourd’hui par un candidat à la primaire de « LR ») d’un fonctionnaire sur deux « même » au sein des collectivités territoriales attaque au cœur la solidarité entre les citoyens et les territoires. Dans un conseil départemental, par exemple, de telles mesures, à la Protection Maternelle Infantile (PMI), dans les services Enfance / Famille, Personnes âgées, Personnes en situation de handicap, jeunesse, insertion etc..  sans parler bien sûr de l’aide aux entreprises, à la pêche, à l’agriculture aura des conséquences désastreuses sur le service rendu au public. Nombre de ces services fonctionnent déjà à flux tendu et des mesures si radicales viendront précariser encore plus les précaires.

Enfin, le risque est évident de diviser le pays en fustigeant systématiquement une catégorie : Le discours de la droite cassoulet sur le RSA, laissant à penser qu’une majorité écrasante ne fait que profiter du système ainsi que la dégressivité de l’allocation chômage consiste à s’en prendre toujours aux mêmes.. Ce qui dans le même temps revient à ne surtout pas toucher aux amis du Fouquet’s.. C’est ici acte de constance dans le paradigme qui attaque systématiquement celui ou celle qui est juste en dessous, pensant que si celui-ci vit moins bien, c’est tous les autres qui vivront mieux.. Au-delà de flatter certains bas instincts, c’est bien la démagogie et la caricature qui s’imposent.

A gauche, nous ne pourrons nous contenter de faire peur avec cette droite ultra ultralibérale. Pour le moment, alors que tous les candidat-e-s à la primaire de la gauche ne sont pas connu-e-s, et qu’il paraît sage, pour un choix éclairé d’attendre la liste finale des candidat-e-s, qui sera définitivement connue le 15 décembre, il nous faudra un projet crédible, précis et ancré à gauche. Si comme la plupart de mes camarades, j’attendrai au moins le 15 Décembre pour me prononcer, certaines propositions notamment de Benoit Hamon me semblent pertinentes et crédibles, entre par exemple le revenu universel d’existence, la réduction du temps de travail pour le bien-être au travail et la lutte contre le chômage, la reconnaissance du vote blanc, un parlement simplifié, qui peut contrôler l’action de l’exécutif etc..

A 231 jour du premier tour de la présidentielle, nous sommes à un tournant de ce qui doit faire France, car l’offre politique sera très claire et contrairement à une pensée répandue, le clivage gauche droite est et sera particulièrement prégnant. Notre réponse doit elle aussi être claire et sans faille, face à une droite qui agite avec frénésie le chiffon de la peur, de la haine, de la division, en pensant que la question identitaire doit primer sur la question sociale. De telles mesures, comme exposées au début de ce propos, peuvent demain affaiblir ce qui fait la force et justement l’identité de la France, à savoir la pensée des lumières, avec comme piliers la tolérance, la liberté et l’égalité.

Face au danger de mort nationaliste d’une part et la surenchère identitaire et libérale d’autre part, c’est bel un bien une véritable œuvre de fraternité sur laquelle nous allons devoir travailler, avec bien sur des déclinaisons concrètes pour démontrer que la France non seulement n’est pas en panne, ne doit pas se replier sur elle-même, mais doit avancer, encore et toujours.

 

Concertationite…

Qu’elle soit passée ou à venir, la concertationite aigüe me guette : Réunions participatives sur le projet départemental, Bilans de mandat, réunions de quartiers avec le PS Quimper, Réunions Débats avec l’ensemble du mouvement sportif, Schéma d’accessibilité au service public avec élus et associations..

En l’espèce, la concertationite n’est pas une pathologie, mais plutôt une modalité indispensable d’aide à la réflexion. C’est en fait la question du sens que l’on donne aux décisions politiques et donc à l’action publique. Cette quête de sens ne peut se faire qu’au plus près des citoyens, qu’ils soient organisés ou non en associations. C’est ici toute la question de notre modèle démocratique à l’heure où les partis n’ont jamais été autant détestés (ce qui ni n’excuse, ni n’explique les violences inqualifiables à l’encontre aujourd’hui des biens, et demain des personnes…).

Le politique bashing est partout et sombre parfois dans une facilité navrante. Pour autant, ce qui doit être entendu, c’est la désespérance collective et les aspirations citoyennes vers une meilleure prise en compte  de la dimension humaine dans l’organisation politique et administrative de notre pays.

Ainsi, progressivement, en se nourrissant de ce que nous entendons au plus près des citoyens, en regardant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne, nos projets politiques locaux doivent être guidés par ce besoin de lien social en proximité. Y compris dans un projet local d’alternative, il sera indispensable de travailler à la mise en œuvre de modalités pratiques et concrètes pour qu’un certain nombre de questionnements de citoyens, sur leurs rues, leurs quartiers ou même sur des projets structurants de la ville trouve à la même hauteur de vraies réponses, en ne laissant personne suspendu dans le vide.

De vrais outils politiques, administratifs et techniques existent pour répondre efficacement aux demandes. Les élu-e-s doivent en être les garants. Nous serons amenés progressivement à déployer nos propositions en la matière, après les phases autant passionnantes qu’indispensables de concertation. C’est tout le sens d’un projet politique, qui doit s’appuyer sur une volonté de rénovation des pratiques, pour une refondation en profondeur. Le sujet ne fait que commencer. La porte s’entrouvre, écoute et échange en sont la clé.

Jean-Jacques Urvoas, un ministre du 21ème siècle…

Depuis 3 mois et 20 jours, le ministre de la justice est au travail, inlassablement.. On connaissait les qualités d’artisan du droit de Jean-Jacques Urvoas, mais son action à la Chancellerie démontre aussi un évident ancrage à gauche dans le contenu du travail fourni.

Tout d’abord, car dès son arrivée à la fonction de garde des sceaux, il s’est concentré sur un objectif simple, sur un axe majeur et sur une ambition unique : redonner des moyens à la justice pour fonctionner.

Pas besoin de grandes déclarations enflammées dans de multiples médias, mais une activité de tous les instants pour gagner son arbitrage.. C’est une pratique politique aussi respectueuse et discrète qu’efficace.. Réclamer ainsi des moyens budgétaires pour la justice , c’est d’abord et avant tout viser à l’amélioration d’un service public sinistré. Si les professionnels de la justice œuvrent dans des conditions décentes, les 4 millions de français qui entrent dans un tribunal par an seront accompagnés avec plus d’efficacité. C’est au final un dégel de 107 millions d’Euros, qui entre les frais de justice, le fonctionnement des juridictions, le réseau informatique et l’immobilier, doit permettre une nette amélioration pour la justice du quotidien.

Ensuite, au-delà des moyens, il y a le travail politique de fond à travers notamment le projet de loi sur « la modernisation de la justice du 21 ème siècle » dont l’examen commence cette semaine. Cette loi, au regard de ses orientations est celle du concret et du quotidien. C’est un pragmatisme de gauche. Le temps et les moyens manquent pour révolutionner totalement la justice dans notre pays, mais un certain mépris affiché devant une loi qui ne serait pas fondamentale est un mépris pour l’ensemble de nos concitoyens… Car il est dans ce texte d’abord et avant tout question de la justice du quotidien, avec des applications concrètes, aux motivations protectrices et simplificatrices. La justice est aussi et surtout le droit des plus faibles.

Comme l’a dit le garde des sceaux hier dans son propos introductif au débat : « les idées ne sont pas vraies ou fausses. Elles sont utiles ou ne le sont pas ». En complétant par une citation de Montesquieu : « Souvent l’injustice n’est pas dans les jugements, elle est dans les délais ». C’est typiquement le cas dans cette loi, malgré les polémiques naissantes sur la question des divorces ou des infractions routières.

Mais une mesure du projet de loi attire pour le moment moins l’attention et pour autant là aussi, elle incarne un discours de vérité et nécessite un certain courage politique face à la démagogie. Les tribunaux correctionnels pour mineurs instaurés par Nicolas Sarkozy en Janvier 2012 ne sont qu’un affichage électoraliste et sécuritaire. Les mineurs de plus de 16 ans ont vu leur situation pris en charge par cette juridiction dans… 1% des situations, et avec au final moins de sévérité que les décisions prises par les juges pour enfants. Mais le titre « tribunaux correctionnels pour mineurs »… consistait à soi seul une sorte de racolage électorale supra-démagogique… Constater que certains députés de « LR » continuent à défendre une juridiction pleinement inefficace est assez consternant.

Ainsi, dans cette analyse assumée comme pleinement subjective.. Si j’ai parfois quelques hésitations, pour ne pas dire davantage, avec certaines orientations gouvernementales… Je suis fier de l’action de Jean Jacques Urvoas, qui comme il le déclamait déjà dans sa première campagne en 2007 « agit et protège ».  C’est un ancrage à gauche que de vouloir, humblement, juste être utile.. En servant la justice de proximité. Cette volonté d’agir sur le quotidien est la même qui doit animer notre action politique locale. C’est la clef de la rénovation et de la refondation.

Bilan réunion publique.

Un vrai moment vivifiant hier soir en terme de démocratie participative lors de notre première réunion publique de bilan de mandat avec Isabelle Assih. Nous avons échangé avec force et détail sur les projets en cours, ceux à venir, et de la politique publique en général.

La première bonne surprise fut pour nous la participation citoyenne, avec une trentaine de Quimpéroises et Quimpérois venus pour échanger, dotée d’une réelle appétence au débat.

Nous avons entre autre débattu des nouveaux périmètres des compétences du département, en convenant que le calendrier posé par le législateur n’a pas eu pour effet de nous simplifier la tâche, en laissant peu de temps après les scrutins départementaux et régionaux pour travailler sur les transferts de compétence, avec pourtant des décisions clefs à prendre comme par exemple la question portuaire..

Le RSA dans sa dimension droits et devoirs a aussi suscité du débat où nous avons pu faire tomber certaines caricatures, entre la nécessaire humanité qui doit guider nos choix, mais aussi notre sens des responsabilités sur la gestion de l’argent public. L’idée étant de travailler sur la remobilisation, dans l’intérêt du bénéficiaire et dans celui de la collectivité.

Nous avons salué le travail des agents du département, sur des missions parfois méconnues, mais pourtant indispensables au maintien de missions essentielles de solidarité en proximité.

Un sujet, qui à mon sens est un enjeu prioritaire et d’avenir a occupé un espace important. Celui relatif à la démocratie participative. En effet, je suis convaincu que les politiques sont aujourd’hui.. détestés.. Pas personnellement bien sûr, mais pour ce qu’ils représentent.. Nous sommes un pays qui a tué ses rois.. Qui dit que dans 50 ans, le système des partis politiques sera toujours le modèle.. Pourtant, il existe aussi en la matière de nombreuses caricatures, avec un « politique bashing » permanent parfois un peu facile. Avec Isabelle, nous avons évoqué la réhabilitation de la notion d’engagement, y compris en politique, mais avec un besoin de rénovation en profondeur de nos fonctionnements.. A commencer très certainement par généraliser des réunions comme hier soir..

Enfin, des citoyens s’interrogeaient également sur notre fonctionnement en binôme après le scrutin. Si nous avons des personnalités différentes, et que nous investissons des dossiers qui ne sont pas forcément les mêmes, nous avons réaffirmé avec Isabelle notre parfaite entente, et notre détermination à continuer à fonctionner conjointement car élus sur le même territoire. J’en profite pour saluer le travail acharné de ma collègue binôme sur de nombreux dossiers avec un investissement  qui ne se voit pas toujours, mais pourtant si utile à la collectivité.

Rendez-vous Lundi à Ergué Armel pour un nouveau RDV citoyen s’annonçant passionnant également.